Qui des gouvernants des oligarchies ou des root auront le dernier mot ?

Les premiers tweets en provenance du FIC2013 ne laissent aucun doute. Les dirigeants des oligarchies et les responsables du secteur de la sécurité informatique n’ont rien appris. L’avenir est toujours aussi sombre, notamment dans ce
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Auteur: Antoine Champagne - kitetoa

Dinosaure du Net, journaliste à ses heures. A commis deux trois trucs (Kitetoa.com, Aporismes.com et Reflets.info).

20 thoughts on “Qui des gouvernants des oligarchies ou des root auront le dernier mot ?”

  1. Nice nice nice.
    J’aime bien ce genre de papier, ca réussit a me faire croire qu’une fraction de la populace anticipe et s’arme – comprenez par là s’instruit – anticipant la tempête qui vient.

    1. Je ne pense pas.
      L’informaticarchie (ou netocratie) s’appuie souvent sur les réseaux d’educ pop et a mis en place depuis très longtemps des outils pédagogiques permettant à tout un chacun d’apprendre. Le pouvoir et le savoir ne sont pas enfermés mais au contraire complètement ouverts et libres.

  2. Sauf qu’ILS trouverons toujours des root sans conscience pour faire tourner leurs Qosmos, BlueCoat et autre DPI

    Et d’autres pour piloter leurs drones et assassiner des enfants.

    No Future

  3. Certaines entreprises ayant des activités relatives à la sécurité informatique imaginent pouvoir trouver un moyen de retirer ses prérogatives à ces méchants root en qui on ne peut pas avoir confiance.

    On ne peut pas faire confiance aux root, c’est un des constats des dossiers tels que ceux de certaines sociétés (voir DBIR 2008 à 2012) qui conduit à cette vision des dirigeants. On peut ne pas être d’accord avec le contenu de ces dossiers, mais le problème est que ces mêmes dossiers sont une source d’information pour les décideurs.

    Cela s’applique aussi aux utilisateurs finaux, et en définitive, on ne peut faire confiance à personne (le « on » désignant les dirigeants, bien entendu).

    La dérive classique pour l’utilisateur final, c’est de lui interdire pratiquement tout sur son poste de travail, avec des situations cocasses comme celle du portable dont tous les ports USB sont inactifs et qui est accompagné d’un appareil photo numérique, nécessaire à l’accomplissement du travail dudit utilisateur final.

    Priver un root de réaliser toutes les opérations possibles sur un environnement est cependant un cran au dessus en matière d’ânerie, surtout le jour où il faut dépanner le bouzin.

    On sent bien le biais apparaître de coller un garde-chiourme derrière chaque root, avec un accès restreint par authentification nécessaire du root et du flic, mais on sent bien aussi que tout ça devrait être mis en place par… un super-root, de préférence une société privée à la botte d’un ami. Une histoire de poule et d’oeuf, en somme.

    Et donc on arrive au fond du problème: les root ont du pouvoir dans les différentes organisations. Pas simplement le pouvoir de faire grève, non, ils ont le pouvoir hypothétique de faire tout et n’importe quoi avec les données d’une organisation. Et ça, ça fiche une trouille terrible aux générations d’élites qui n’y pannent rien. Et la peur mène généralement à faire n’importe quoi.

    Ce qui m’étonne dans la démarche intellectuelle à laquelle nous sommes confrontés, c’est qu’à aucun moment personne ne s’interroge sur ce qui fait la relation de confiance, et le pourquoi on ne peut faire confiance à personne. On imagine tout et surtout n’importe quoi pour verrouiller, brider, interdire, forcer (et bien d’autres verbes aussi peu positifs), alors même que pour le cas des root, la confiance mutuelle pourrait être profonde et durable sans qu’il soit nécessaire d’y investir des millions.

    Les root pourraient être un peu mieux payés, il est vrai, parce que c’est parfois limite du froutage de yeule, mais je ne crois pas qu’ils demandent des ponts d’or tel que le font des commerciaux ou des dirigeants. Je crois qu’ils ont des attentes différentes, qui relèvent plus du challenge technologique que de l’aspect purement pécuniaire, et surtout d’une confiance qui soit sincère.

    Mais en disant cela, j’oublie juste un détail: les élites n’ont que faire de ces manants de root. Avec quelques lois, ces agents du chaos ne seront plus une gène.

  4. Nos dirigeants ont peur d internet car c est un media qu il ne controlent pas (contrairement a la TV/journaux qui leur mangent dans la main) et qui peut influencer pas mal de monde (en france, l electrochoc pour la classe politique a ete le referendum sur la ocntitution europeenne perdu malgre l appui des partis dominants (UMP/PS))

    Quand a croire que c est parce qu on fait marcher leur monde et qu on leur est utile qu ils vont nous epargner, c est se faire de grosses illusions sur la nature humaine. Le seigneur du moyen age dependait de ses manants pour tout (nourriture mais aussi ressource financieres) et pourtant il les meprisait profondement et n hesitait pas a les tuer pour leur montrer qui etait le chef (la repression des jacqueries etait pas particulierement soft)

  5. Répandre la peur avec des cyber-apocalypse ne sert qu’à une autre.
    Crée des cyber-gestapos (Point godwin à la 2ème phrase record perso battu) sans que les gens réagissent. Parce qu’après tout si on à rien à se reprocher pourquoi voudrait t’on cacher sa vie privée?

    Ce genre de raisonnement fallacieux est ultra dangereux.

    J’ai aussi bien aimé les citations de V for Vendetta semées dans le billet.
    Cependant je suis surpris que tu n’ai pas cité celle ci

    « And where once you had the freedom to object, to think and speak as you saw fit, you now have censors and systems of surveillance coercing your conformity and soliciting your submission. How did this happen? Who’s to blame? Well certainly there are those more responsible than others, and they will be held accountable, but again truth be told, if you’re looking for the guilty, you need only look into a mirror. »

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