Les macarons du diable

Peut-être est-ce dû à la façon dont je choisis mes sources d’information: il semble que ces derniers temps le débat sur la publicité en ligne soit présent partout, et plus particulièrement concernant l’impact des bloqueurs
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16 thoughts on “Les macarons du diable”

  1. Merci M. Chemla pour ce nouveau point de vue sur un débat maintes fois abordé par d’autres, mais pas sous cet angle bien plus intéressant.

    Et tout ceci vient abonder dans le sens de l’obligation qui se fait à nous de bloquer les pubs à grande échelle !

  2. Laurent, la publicité à un poids économique important. Ça représente beaucoup d’emplois directement et indirectement. Non?

    Combien de sites hébergés chez Gandi sont uniquement financés par la publicité?

  3. « C’est toujours celui qui la reçoit qui la paye ». Rappel plus que sain pour supprimer le sentiment de culpabilité injustifié que les manipulateurs ont réussi à nous inculquer : « c’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma très grande faute » fut une invention religieuse déjà bien lointaine pour soumettre le bas peuple, et qui nous pourri la vie.

    Merci pour cet instant de fraîcheur. J’étais en train d’essayer d’avaler la bouillie immangeable vomie par Ben Oït Thieulin pour le « gouvernement français », et j’avais vraiment du mal, sursautant quasiment à chaque phrase. Après vous avoir lu, il me faut me rendre à l’évidence : je ne vais pas avoir la force de participer à cette soi-disant consultation « populaire » sur la « république numérique », cela sent vraiment trop mauvais.

    Comme je l’ai lu dans un commentaire, et je n’aurais pas pu dire mieux, « Internet n’est pas une république, c’est une anarchie ». Quant aux zélites, waou, le gouffre qu’ils leur reste à franchir est gigantesque.

    Note perso à la rédaction de Reflets, vous inclus : après quelques mois de vaches maigres, je peux enfin vous envoyer des brouzoufs, en espérant que cela va durer. Merci Laurent, merci à tous.

  4. Merde, je m’suis planté de bouton répondre… je reprends ma connerie :

    AVERTISSEMENT : Les commentaires favorables, semi-favorables ou un tant soit peu favorable à la publicité en ligne seront systématiquement supprimés.

    Inutile de venir mener des actions de lobbying ou tout simplement dialoguer ici.

    Chalut ! À demain, si on veut bien !

  5. Merci pour cet article qui amène encore une fois un point de vue plus qu’intéressant et différent de ce qu’on peut lire ça et là dans la presse ou sur le web.
    Je ferai de la pub pour les macarons Chemla ;)
    La bizz
    François

  6. Belle remarque…

    A quoi bon parler de neutralité du Web quand on imagine pas d’autre alternative que de le « financer » avec « de la pub ».

    Mais comment s’étonner qu’il en soit ainsi quand le référent à ce sujet est une presse précisément financée par la pub ?

    Le problème n’est donc pas ce qui est dit : tout intellectuel vit aux dépens de celles qui l’écoutent. Le problème est dans le relais d’une parole vendue aux capitalistes, qu’il serait infiniment plus sage d’ignorer (avec ses relais et ses idiots utiles)

    1. Sans chiffrement, la décentralisation des serveurs (Web ou pas) ne sert à peu près à rien pour la vie privée, avec le chiffrement de bout en bout c’est autre chose. De plus, le nombre de fournisseurs d’accès à Internet n’est pas limité techniquement, c’est également une de choses à décentraliser (voir FFDN et compagnie).

  7. On revient toujours à la question du busines model… tu es un bon exemple non ? pas de pub OK appel aux dons 5,3%…. pour financer €5.300 par mois dur, très dur quand on n’est pas un « top site »,

    De même l’abonnement n’est réservé qu’a un très petit nombre de sites, après tes contre-exemples pour se débarrasser de la publicité représentent au grand max 20% des sites. Par nature un site ou blog éditorial a comme base de son business model la publicité, on va diversifier ses revenus avec les solutions que dénombre, mais ce ne sont que des revenus complémentaires.

    Après tu ironise sur le chantage à l’emploi… c’est pourtant une réalité indiscutable. Quand tes revenus baissent de 40% alors que ton trafic à augmenté de 20% en une année… et bien tu ne vas pas embaucher de nouveaux journalistes et rédacteurs.

    Mais c’est vrai que l’utilisateur lambda il s’en fout complètement, c’est pas son problème et vient avec la bonne grosse tarte a la crème de chercher et changer de business model… Alors Cedric, l’article est agréable à lire mais tu ne connais rien à l’entreprenariat du web, les sources de revenus sont diverses et variées mais dans la grande majorité des cas et comme tous les médias on et off line la publicité est le nerf de la guerre, tout le reste est littérature de gare.

    Même si je suis le premier a reconnaitre qu’il y a des abus sur certains sites, de véritables sapins de noel, l’utilisation des adblockers est néfaste pour le développement des sites médias et son utilisation ne relève que d’une vision personnelle et égoiste des choses. SI tu n’aime pas un site car il y a trop de pubs et bien tu ne reviens pas dessus, on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre

    Et pour conclure que penser du business des adblockers avec le chantage qu’ils font sur les régies et les sites… on en parle aussi ?

    1. « SI tu n’aime pas un site car il y a trop de pubs et bien tu ne reviens pas dessus, on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre »
      Le problème, c’est qu’avec un adblocker, tu ne la vois [pratiquement] plus, tu ne peux plus le savoir. :D

      La pub, le pire fléau qui soit, la maîtrise est totale: arriver à vivre en abreuvant les autres de véritables nuisances ou d’appels à la consommation quand on a un monde qui va droit dans le mur à cause de cela. On se demande comment on arrivait à vivre sans avant, mais ça c’est la manœuvre de tout publicitaire.

      Que les sites qui ne puissent pas se relever de ce blocage massif, crèvent sous les balles de leur guerre pour savourer leur allégeance et leur inadaptation économique, ça a un coté darwinien: cruel mais naturel, les plus faibles s’en vont en premier, faute de fretin les plus gros suivront. /dev/null : La poubelle du net est vaste.
      C’est irrévocable et faire pleurer sur une réalité économique bien moche n’est qu’écume sur les vagues. Et parler d’égoïsme, on croirait rêver quand les promoteurs de la pub sans fins souhaitent la cibler/personnaliser, ils reprocheraient presque le comportement attendu par défaut. Ma vie privée et mon temps de cerveau m’appartiennent, je ne vous ai jamais invité, je me défends comme je l’ai toujours fait auparavant : en fermant la porte à tout démarcheur qui viendrai me vendre encyclopédie ou aspirateur; mais eux, au moins, ils ne m’ont jamais fait la morale ou de cours d’économie libérale.

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