Entretien avec une puissance médiatique individuelle

Reflets a été invité à deux journées de rencontre des « médias libres ». Comme nous sommes polis, nous y sommes allés. Le plus intéressant de ces 48h se trouvait être (d’après nous) un trublion, ni journaliste
Abonnez-vous ou connectez-vous pour lire le reste de cet article
Twitter Facebook Google Plus email

15 thoughts on “Entretien avec une puissance médiatique individuelle”

  1. Merci je ne connaissais pas et c’est juste excellent, tout y est : le travail, la création monaitaire, les dominants, les esclaves, les médias et en plus du sexe sur les plages de l’Hérault ;)

    J’adhère à 200%, on ne peut pas faire les bons choix si on n’a pas les bonnes sources d’information (ça me rappelle un histoire de % du nucléaire…). Le téléspectateur de TF1 croit que le travail est une valeur, le chomage honteux, les arabes des voleurs, les roms des envahisseurs etc etc etc… du coup il fait les choix correspondants sur la base des informations qu’il a, et se retrouve esclave d’un monde de merde.
    Et là on retrouve bien la notion de propagande…

    J’aime beaucoup aussi ses réflexions sur le travail et notamment l’histoire du pompier piromane, qui détruit pour gagner sa vie et fini même à la retraite par continuer son activité par peur du vide, inertie, et incapacité d’être libre.

    Tout ça nous ramène à l’éducation populaire chère à Franc Lepage. Mais pour éduquer le peuple, encore faudrai-il qu’il en ai envie. Vous avez déjà essayé de faire boire un ane qui n’a pas soif? :)

    Passionant mais je ne peux m’empécher d’ajouter ma touche de pessimisme:

    Quelles que soient les idées de nouvelles sociétés qu’on pourra trouver et tenter de mettre en place, les dominants ne se laisseront pas faire et feront tout pour garder le système actuel (car le cerveau est conçu pour dominer – Laborit : http://fr.wikiquote.org/wiki/Henri_Laborit) et ils ont aujourd’hui atteint un tel niveau de puissance que je vois mal un peuple souhaitant changer le système le renverser. La seule issue a mon avis est la fuite, en tant qu’individu ou petit groupe d’individus. Savoir vivre avec le strict nécessaire pour être heureux et en autonomie. Et pour pouvoir payer le superflux (un accès internet?), plonger dans la matrice pour y faire quelques tafs en vitesse et vite ressortir.

    Il y un exemple de gens qui vivent un peu comme cela, je pense que l’avenir leur donnera raison. Ils s’appellent Longo Mai. Malheureusment, il ne peuvent pas vivre reclus et subiront forcément les conséquences des abus de la société qui les entoure. Si une guerre se déclare il pourront pas dire : « Ah non mais nous, on fait pas parti de votre jeu là… ». Et puis, parait que c’est pas franchement reposant d’être libre, d’après ce que j’ai pu lire sur eux… (voir aussi http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2965). Marinaleda ça n’a pas l’air d’être simple non plus…

    PS:
    Pourquoi Bourino?
    Les captcha sont de plus en plus dur, au débt j’avais des additions, maintenant j’ai carrément pytagore… j’espère qu’on ira pas jusqu’aux fonctions d’onde…

    1. « La seule issue a mon avis est la fuite, en tant qu’individu ou petit groupe d’individus. Savoir vivre avec le strict nécessaire pour être heureux et en autonomie. Et pour pouvoir payer le superflux (un accès internet?), plonger dans la matrice pour y faire quelques tafs en vitesse et vite ressortir. »

      Toi, j’t’aime bien. Sincèrement.

      Par contre, tu émets une contradiction totale. Informatique et autonomie ne vont pas de pair. Réparer le matos en faisant une soudure ? J’espère que tu trouveras une communauté avec une mine d’étain à proximité, sinon, c’est pas dit (et je minimise le problème). L’autonomie a, je pense, forcément à voir avec la décroissance de nos usages actuels; j’ai bien du mal à concevoir le contraire en tout cas.

      L’article en lui-même: gros +1. Il est important de rappeler de temps en temps la puissance des mots et de la façon de les utiliser. Les mots ne sont pas vecteurs que d’informations et de savoirs, mais aussi de conditionnement et de pouvoir.

  2. Intéressant… Pas toujours facile à suivre mais très intéressant. Il met le doigt, à mon avis, sur les 2 plus grosses aberrations de notre civilisation 1) Continuer à se multiplier exponentiellement comme si la place sur cette planète n’était pas limitée 2) Continuer à utiliser un système financier basé sur la croissance comme si les ressources de cette planète n’étaient pas limitées. C’est tout le problème avec les « dominants », ils ne manquent de rien et ne peuvent/veulent pas concevoir que ça puisse arriver. Il devrait y avoir un module « Sid Meyer’s civilization » obligatoire à l’ENA…

  3. Pff, moi non plus je n’en peux plus de ces gens qui continuent à glorifier la reproduction de l’espèce humaine…

    Des exemples? Un décret de 2010 ne permet pas le remboursement de la stérilisation féminine par Essure (la méthode la plus moderne) avant 40 ans. Alors déjà qu’on me laisse pas choisir si je veux avoir des enfants ou pas, on pousse l’ironie jusqu’à faire profiter du remboursement à des femmes déjà ménopausée, ou dans 10/15 ans.

    Donc la femme de 20 ans très fertile devra débourser 2000 € pour être tranquille et celle de 80 ans déjà stérile depuis 30 ans pourra se faire opérer gratos, mais cela est tout à fait logique voyons! Puisque c’est la loi qui le dit (et le gouvernement en place à l’époque. Je suis consternée que l’actuel n’ai toujours pas abordé ce problème car c’est une discrimination).

    Pour lutter contre ce décret, rendez-vous ici: http://mlsv.tk/

    Et sinon puisqu’on en parle et que c’est mon sujet de prédilection, je voulais dénoncer les pressions constantes de la société contre les childfree (ceux qui veulent pas d’enfant quoi). Chaque fois que le sujet revient sur le tapis, on me rappelle que « je vais FORCEMENT changer d’avis », que « c’est magnifique de donner la vie », et j’ai déjà été taxée d’égoïste. N’oublions pas les médecins opposés à l’avortement, etc…

    Bref, toutes mes excuses pour cette parenthèse un peu hors sujet, j’avais besoin de m’exprimer :mrgreen: et encore mes félicitations à Bourino :smile:

    P.S.: Le sujet des pressions de la société au niveau de la démographie mérite d’être creusé sur Reflets!

  4. C’est bien que Monsieur Bourino ait pu profiter de plusieurs années pour reconstruire un état d’esprit ouvert, faire de l’art et du sexe, développer de belles idées inaugurées ailleurs.

    Mais tout ça pour pour en arriver à présenter la diminution démographique comme un programme politique … C’est légèrement démago et ça risque plus de susciter l’attention des amateurs d’arithmétique libérale que de « faire fuire 90% des gens ».

    – Trop nombreux sur terre ? Mince ! Heureusement que des technocrates (polytechniciens, comme M. Bourino ?) bienveillants et soucieux de notre liberté se chargent de cloisonner la matière humaine superflue et d’aménager les ressources terrestres pour satisfaire les exigences d’un milliard de bagnoles.

    – Financer les gosses des autres, vous plaisantez ? Si les pauvres manquent de bras pour nourrir leur famille, qu’ils se les paient eux-mêmes !

    J’en ricanerais si ce n’était aussi glauque.

    1. Je ne comprends pas pourquoi tu trouves ça glauque. On est trop, de plus en plus trop et ça a des conséquences catastrophiques. Trop de maisons, trop de routes, trop de bitume et de béton, trop de bouches à nourrir (et entre 10 et 20% de la pop mondiale qui crève de faim, quand même…) à soigner, à éduquer (mal, du coup) et pourquoi? Pour quelle qualité de vie? Dans nos pays développés, la majorité des enfants se retrouvent à 3 ou 4 mois à la crèche parce que les parents doivent travailler pour subsister! (et dans des tas d’autres pays, ils se retrouvent à 5 ou 6 ans à travailler dans des conditions épouvantables) Franchement tu trouves ça bien et beau?

      Et puis il parle de soutenir chacun (Je préfère mille fois donner de l’argent à tout le monde…) que d’encourager les gens à faire des mômes. Donc, non, l’idée c’est l’inverse: si les gens sont moins pauvres ils feront moins d’enfants (ce qu’on a vérifié dans toutes les sociétés)

      Et, au passage, je te rappelle que la Chine applique ce programme depuis de nombreuses années – pas de façon bienveillante, hélas…

      (et je précise que j’ai fait et élevé 2 enfants – qui sont maintenant 2 jeunes adultes brillantes – et que j’aime profondément les mômes… Et c’est bien pour ça que je suis désolée de voir dans quelles conditions la plupart vivent. Pousser les gens à en avoir pour payer nos pensions – ou en faire de la chair à canon ou de sages travailleurs/consommateurs lobotomisés suivant les endroits du monde – non!)

      1. J’ai l’impression que tu te réponds à toi-même, Mélusine, mais il y a quelques contradictions dans ton commentaire qui reflètent bien le piège de la « surpopulation ».

        Alors laisse-moi t’expliquer l’évidence : la surpopulation est un marronier, un attrape-nigauds, qui légitime l’éradication, non pas de la misère, mais des pauvres eux-mêmes. Un rêve totalitaire qui trouve, comme par hasard, sa justification dans « l’enrichissement de tous » (les économistes du FMI ne sont pas les seuls à croire à ces sornettes, apparemment).

        Tu ne sembles pas ignorer que la « qualité de vie » est une préoccupation des pays riches, fondamentalement inégalitaire, pour la simple raison que la seule *survie* est une préoccupation encore effroyablement répandue. Vouloir empêcher les populations pauvres de faire des enfants, quelle qu’en soit la raison, alors que leur taux de natalité et leur espérance de vie sont plus faibles que dans les pays riches (pour l’instant), est non seulement une arnaque, mais une « inhumanité ». Cette privation des peuples du droit à disposer d’eux mêmes, en vertu de « l’enrichissement de tous » (ou plutôt de « certains ») est-elle bienveillante ? Peut-être. En revanche, si ces mêmes intentions conduisent à la perpétuation de la soumission des pauvres aux critères (économiques ou démographiques, par exemple) dictés par leurs « bienfaiteurs », peut-on encore appeler cela de la bienveillance ?

        Pousser les gens à avoir des enfants ? Absurde. Empêcher les pauvres d’en avoir ? « Pour leur bien » ? C’est plus qu’absurde, c’est « glauque ». Tout ce dont l’être humain a besoin, *pour commencer*, c’est qu’on lui foute la paix. N’importe quel gentil technocrate débonnaire, joyeux, bienfaisant, devrait commencer par comprendre ça. Et arrêter de vouloir être « responsable » à la place des autres.

        1. 1) l esperance de vie est certes plus faible dans les pays pauvres mais c est en aucun cas le cas de la natalite (2 en france, 7 au niger)
          2) sans aller jusqu a empecher les gens de faire des gosses comme en chine (ou d ailleurs c etait toute la population, pas que les pauvres), on pourrait quand meme essayer de freiner la natalite non ? et c est vrai que le gros du freinage est a faire dans les pays pauvres. en europe on est deja en desous de 2 donc ca necessite beaucoup d energie/d argent pour baisser juste un peu
          3) si au niveau « local » faire des gosses est une facon de survivre (on peut faire travailler le gamin, plus tard il va payer pour toi quand tu sera vieux) c est un catastophe au niveau d un etat (pression sur les ressources, manque de soins/d education, chomage massif et emigration (ou envahissement du voisin)

  5. Suite à la lecture de l’entretien, intéressé, je clique sur le lien.
    Et là le choc ! Des documents en .doc !
    Je dl quand même. J’installe abiword. Ca ne s’ouvre pas. Je laisse tomber.
    L’alternative du gratuit ne passera pas par moi :(

  6. Mea culpa. J’ai réussi à ouvrir un des documents mais il ne passe pas bien tout de même sous abiword. Je ne veux pas juger uniquement la forme mais je trouve dommage d’évoquer la facilité d’accès aux ressources et d’utiliser un tel format.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *