Skynet is *fuc…* your economy : oh my brain !

(le HFT — High Frequency Trading — est très certainement l’une des causes importantes des casse-gueules à répétitions des « marchés », mais qu’est-ce qui fait tourner ce HFT ? Petit essai de vulgarisation du concept sous-jacent de
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22 thoughts on “Skynet is *fuc…* your economy : oh my brain !”

  1. Ayant moi-même quelques connaissances en machine learning (ouais c’est comme ça qu’on appelle ça aujourd’hui, « intelligence artificielle » ça fait trop années 80) je peux vous dire que les techniques ont énormément évolué depuis 14 ans. Les réseaux de neurones de l’époque seraient considérés comme plutôt basiques aujourd’hui. Les RdN modernes n’ont d’ailleurs plus grand chose à voir avec des neurones naturels. Sans compter qu’il y a beaucoup d’autres techniques que les RdN (SVM, LDA, PCA…).

    Voir de quelle manière tout cela est utilisé me fait froid dans le dos. C’est vraiment triste que toutes les technologies, aussi formidables soient-elles, soient systématiquement employées dans le but d’enc*ler son voisin.

    Il ne faut pas oublier que le machine learning aussi pour des choses beaucoup plus saines : numériser des documents, aider les médecins à repérer des tumeurs sur un scanner, repérer des planètes et galaxies sur des photos prises par des télescopes, etc. Malheureusement, trop d’experts sont attirés par les salaires astronomiques des salles de marchés.

  2. Wait. L’apprentissage Bayésien n’explique pas tout. Comment les algo font des choix ?? De la programmation stochastique? le trucs les plus récents que j’ai vu sont sur des règles de décisions linéaires (Daniel Kuhn) et consomment bien trop de CPU pour pouvoir fonctionner à la nano seconde. D’ailleurs les réseaux de neurone, comme toutes les méthode non supervisés, sont des grosses consommatrice de CPU.

    1. Beaucoup d’algos sont effectivement très consommateurs en CPU au moment de l’apprentissage, mais sont ensuite capables de réponses quasi-instantanées. Je ne connais pas vraiment la pointe de la pointe, mais ça ne me paraît pas déraisonnable que de tels algos soient utilisés pour du HFT.

  3. soyez pas si dur avec les traders. Si les reseaux neuronaux marchent bien, il va y avoir du degraissage dans les salles de marche: pourquoi payer un humain (le trader) alors qu une machine peut faire le job pour rien ?

    plus serieusement, le probleme c est la place de la finance dans le monde en general et dans l economie en particulier. Si on peut faire une fortune en achetant puis vendant 1 s plus tard, il est pas etonnant que des gens le fasse. C est dommage que l intelligence humaine soit utilisee pour ca, mais apres tout des tas de gens on cherche des martingales pour gagner au casino (ou la pierre philosophale)

  4. Il faut regarder « Les nouveaux maîtres du mondes » de Jean-Luc Leon, Album Production

    « Les rouages de Goldman Sachs »

    Timidement diffusé sur C@N@L+ 2 fois dont ce matin à 4h15.

    Le sénateur Ted KAUFMAN parle un peu du HFT.

    « We Have no ideas, no ideas of danger »

    Sinon à revoir ici :

  5. le HFT a surtout une influence sur le gap et sur la liquidité, plus que sur l’évolution des marché. c’est le principe même du HFT : ne plus dépendre de l’évolution moyen terme des cours ( et moyen terme pour le HFT c’est la minute ) pour faire du profit. Du coup le gain est a peu prêt indépendant de l’évolution de cours, donc il n’y a aucun intérêt à manipuler les cours dans un sens ou dans l’autre.

    Après il peut y avoir des problèmes de stabilité des algorithmes, comme dans tout système rétroactif, mais ils relèvent du bug et pas de l’intention, ni du concepteur, ni du système lui même.

    IMHO, la crainte du HFT relève parfois de la morale et souvent de la légende urbaine.

    1. Sauf que si on espere tirer un profit du systeme, on le fait en prenant de l’argent à quelqu’un…
      Qui subit la perte ? On a l’impression que c’est personne…
      Et en quoi sont ils plus utiles que la personne a laquelle ils prennent l’argent ?
      Ca sert parce que grace à ca, on financerait une course aux armements entre IA ?

      Hmm, je suis perplexe.

      1. dans une transaction boursière, les deux parties sont consentantes, donc personne ne prend d’argent à personne.

        Pour l’annulation d’ordre, ça a toujours était pratiqué, et c’est même une nécessité, y compris en trading humain dès lors qu’on prend des positions court termes, ça sert à se couvrir et à déboucler ses position pour ne pas aller là ou on ne voulait pas, le THF ne l’a pas inventé

        1. « dans une transaction boursière, les deux parties sont consentantes, donc personne ne prend d’argent à personne »

          Ah oui c’est sûr qu’avec ce genre de logique (auantique?) on est directement dans la nouvelle génération d’intelligence artificielle, celles qui ont fumé la moquette…

  6. Si je trouve que la partie du billet décrivant les réseaux de neurones vulgarise assez bien le concept,je ne suis pas ultra convaincu par l’axe du billet concernant l’analogie avec une IA type Skynet. Elle est rigolote ne me semble pas refléter la réalité de ce qu’est un réseau de neurones artificiels que l’on pourrait voir plutôt comme un modèle de calcul qu’une IA omnisciente. C’est d’ailleurs un peu comme ça qu’ils sont présentés par leurs supporters : laisser tourner et le réseau va tout trouver automatiquement comme par magie.
    D’ailleurs il y a aussi une part de com pour récupérer des nouveaux clients dans les sociétés type Trade Workstation qui annonce des nouvelles techniques révolutionnaires pour avoir des rendements fantastiques.

    Dans la pratique c’est un peu plus compliqué

    Entre la structure du réseau,les couches et les connections, les poids à mettre aux entrées, les fonctions d’activation et de connection que vous mentionez il y a beaucoup de choix arbitraires et pas mal de bidouilles et de recette de cuisines pour les ajuster. Et la rétroaction dynamique n’est pas aussi performante qu’on pourrait le penser. En plus pour des cours de bourse, ça marche… jusqu’à ce que ça plante parce que le modèle n’est pas suffisamment robuste pour capter les brusques changements. C’est pourquoi je ne crois pas à leur grande autonomie.

    Je n’ai nul doute dans leurs usages dans le trading. En cela les réseaux de neurones s’ajoutent à toute la panoplie de modèles et de méthode d’économétrie, car après la vague d’engouement de ces réseaux dans les années 90 on a effectivement trouvé qu’il fonctionnait bien pour certaines tâches précises : le tri ou la reconnaissance de forme comme vous le soulignez. Mais le chemin jusqu’à Skynet est (heureusement) encore bien long.

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