S’il a l’air d’un saint, c’est un saint (le mercredi, c’est soufi)

Un homme alla voir l’Imam Zain-ul-Abidin et lui dit :

« Je vous reconnais pour mon guide et maître, et vous supplie de me permettre d’apprendre avec vous.

— Pourquoi penses-tu que je suis un guide et un maître ? demanda l’Imam.

— Toute ma vie j’ai cherché. Je n’ai trouvé personne qui soit aussi réputé que vous pour sa bonté, sa cordialité et sa belle apparence. »

L’Imam pleura et dit :

« Cher ami, qu’elle est fragile la créature humaine, et menacée ! La réputation et les comportements que tu me prêtes caractérisent quelques-uns des pires individus de la terre. Si tous ne jugeaient que sur les apparences, les démons passeraient bientôt pour des saints, et les hommes réellement grands pour des ennemis du genre humain. »

 

 

Twitter Facebook Google Plus email


2 thoughts on “S’il a l’air d’un saint, c’est un saint (le mercredi, c’est soufi)”

  1. Ces mercredis me font penser à deux livres que j’ai lu il y a quelques années … « Sublimes paroles et idioties de Nasr Eddin Hodja » voici une petite histoire :

     » Quatre garçons vinrent trouver Djeha-Hodja Nasreddin et lui dirent :
    – Nous ne pouvons pas partager des noix équitablement entre nous. Voulez-vous nous aider ?

    – Voulez-vous le partage de Dieu ou celui du commun des mortels ? Leur demanda Djeha-Hodja Nasreddin.

    – Le partage de Dieu,répondirent-ils.

    Djeha-Hodja Nasreddin ouvrit le sac et donna deux poignées de noix à l’un des garçons, une poignée à un autre, deux noix au troisième et une noix au quatrième.

    – Qu’est-ce que c’est que cette distribution, s’exclamèrent les enfants.
    – C’est la manière divine, rétorqua Djeha-Hodja Nasreddin. Il donne beaucoup à certains, peu à quelques-uns et rien à d’autres. Si vous aviez choisi la manière des hommes, j’aurais fait un partage équitable. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *