Sexe, amour et handicap

Depuis la nuit des temps, l’humain s’est évertué à créer des reproductions de lui-même, des images de son temps, des témoignages de son univers. De la grotte de Lascaux à l’holographie, en passant par Niepce,
Abonnez-vous ou connectez-vous pour lire le reste de cet article
Twitter Facebook Google Plus email

15 thoughts on “Sexe, amour et handicap”

  1. Merci beaucoup… Je suis photographe et j’ouvre bientôt un magazine dédié à la photo mais je vais venir ici pour d’autres critiques de l’art de l’image de façon régulière.

    1. Oui, effectivement.
      Et de lire d’autres articles d’epimae.
      Je lui souhaite bon courage pour son magazine… la photo, mes débuts dans la vie active, avant que je « bifurque ».

  2. « Sujet difficile qui encore aujourd’hui, à l’heure de la sacro sainte liberté sexuelle »

    C’est une blague ?
    A l’heure du puritanisme ambiant, de gauche comme de droite, j’ai du mal à voir qui se bat pour la défense de la liberté sexuelle.
    On est plus dans les années 70…

    De toute façon en France le sexe ne peut être abordé que de deux façons : c’est tabou et donc on en parle mais uniquement pour s’en scandaliser; ou c’est grivois, on en parle comme d’un bonne blague.

    Le reste de l’article est intéressant.

    1. Formidable réponse qui résume bien la mentalité ambiante vis-à-vis du handicap. A moins que ce ne soit de l’humour de type « second degré » ? Voir troisième degré ?

      1. Il n’y a là absolument pas matière à rire. La raison de la séparation des toilettes hommes et femmes n’a en réalité de sens que par la présence de pissotières qui pourraient déranger certains et/ou certaines. Il n’y a aucune raison de pas avoir de toilettes individuelles mixtes pour handicapés.
        En ce qui concerne ma « formidable réponse qui résume bien la mentalité ambiante vis-à-vis du handicap », sachez que je suis moi-même atteint d’un handicap et que j’ai également travaillé avec des enfants polyhandicapés entre autres.

  3. kla, A l’heure du puritanisme ambiant ? tu rigole ? sors un peu de chez toi!! A l’heure des cougars, des milf refaite qui drague des minots de 17 ans et des couples echangiste le purisme ont la mis de coté !! suffit de zapper 5 min sur les reportages type « c’est ma vie », « vraiment vrai » etcc.. si ca resiste autant, que le sujet est aussi developper c’est parce que ca fait de l’audience !Et merci a epimea, qui m’a offert un moment de detente, grace a sa jolie plume.

  4. Bonsoir et merci pour vos commentaires élogieux, cela fait toujours plaisir.
    Pour répondre aux différents points.

    D’abord le handicap, il se trouve que je le connais très bien car en plus de mon activité de photographe, je suis psychomotricienne et je suis spécialisée dans ce qu’on appelle le grand handicap (polyhandicap, myopathie et autres), c’est à dire que j’ai travaillé auprès de personnes, enfants ou adultes, affligés d’une dépendance extrême qu’elle soit psychique ou physique.
    Le tabou sur le handicap et la sexualité existe bel et bien et y compris au sein des institutions; Il n’y a qu’à s’intéresser à la grande question des assistants sexuels pour s’en rendre compte. Je ne connais pas hastalavista mais on me l’a conseillé mais il y a deux films et doc qui parlent de ce souci : « sexe, amour et handicap » fait par arte (j’ai emprunté le titre) et nationale 7. C’est à voir et très très proche de la réalité de la vie sexuelle des personnes handicapées. enfin quand je parle de vie sexuelle, je devrais plutôt parler de ce que familles, proches et soignants leur permettent de faire… c’est à dire quasiment rien.
    L’histoire des toilettes n’est pas réductible à un simple problème de pissotières et être une femme, de surcroît handicapée peut justifier le fait d’avoir envie d’avoir une certaine intimité. D’ailleurs, pour ma part je suis une femme et j’ai absolument horreur de croiser un homme dans les toilettes et je ne suis pas particulièrement prude.
    Les personnes handicapées sont brimées niveau sexualité au sein des institutions. C’est certes une vérité dérangeante mais c’est le cas.

    De rouille et d’os a déclenché beaucoup de passion, beaucoup trop dans certains milieux et j’ai entendu dire que des scènes d’amour avec une cul de jatte c’était violent et vulgaire. Je comprends donc que si l’actrice avait ses deux jambes, cela n’aurait pas choqué, voire même cela en aurait excité certains. Mais une handicapée ohhh beurk quelle horreur!!!!

    Je reprends ma casquette de photographe pour parler de la sexualité. Le puritanisme ambiant je le vois pas du tout, mais alors pas du tout. Impossible de chercher un torrent sur le net sans devoir se fader des chattes, des couilles, du sperme et autres choses. L’érotisme en photo (qui est un art) laisse la place petit à petit à du cru, du vulgaire où la femme se réduit à un sexe béant. Quand on voit ce que certains photographes ont pu faire avec le corps de la femme, ce qu’ils ont pu envoyer comme suggestion et non comme réalité crue, on perçoit aisément que ce n’est pas si simple de photographier du nu.
    Mais je vous ferai une chronique sur la photo de nu (masculin et féminin) et vous jugerez par vous mêmes.
    Non non il n y a aucun puritanisme.
    En tant que photographe, nous avons des outils numériques incroyables ou un corps banal devient un objet sexuel époustouflant. Le gras, les grains de beauté, les petites imperfections qui font qu’un corps est naturel et séduisant sont gommés et pourquoi? justement pour faire de la femme un objet sexuel parfait, sans aspérités, sans défaut pour faire bander, sans plus…
    Je n’ai pas cette conception de la photographie et je préfère un beau clair obscur sur un corps banal qui met en valeurs des courbes ou des creux que des photos retouchées qui n’ont plus aucun sens.
    Je n’ai pas non plus cette conception de la féminité. Vous l’avez compris, je suis une nana et je suis autre chose qu’un objet sexuel au sens que la sexualité je la vis avec qui je veux, comme je le veux et surtout dans l’état où je suis, avec mon âge, mes imperfections etc..
    Je ne considère pas la femme libérée parce qu’elle peut être exhibée sur des pub ou autres de manière fausse et et contrefaite. Je ne considère pas non plus la femme libérée parce qu’on peut la mater dans toutes les positions possibles sur le net.
    La libération de la femme c’est juste reconnaître nos différences, nos défauts et nos qualités, tout comme vous messieurs.

    Quant au puritanisme, je le répète je cherche mais je ne le vois pas. Nous sommes à l’ère du porno artificiel, cru et vulgaire et je regrette bien certains photographes ou cinéastes qui savaient faire un érotisme pur et classe.

    Voilà, en tout cas merci à tous. Rendez vous pour la prochaine chronique qui traitera d’un photographe.
    Epimaë

    1. Le commentaire de ‘kla’ sur le puritanisme évoquait deux perceptions de la sexualité dans notre société : tabou ou vulgaire.

      Vous semblez être plus sensible (ou exposée) au côté vulgaire qui s’étale sur le net.

      Mais le tabou est tout aussi indéniable. La sexualité en tant qu’expérience de vie (affranchie de toute règle sociale, ou de toute « norme sportive ») est aussi peu abordée à l’église que sur le net…

      Sauf peut-être dans ce film, si j’en crois votre article (bien agréable à lire).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *