Salut les salopes !

Il faut visiblement toujours se fier à sa première impression…

J’avais repréré un salarié de l’agence assez particulier. Il doit avoir à peu près 50 ans, mais s’habille comme un djeunz : chaussures de sport, jean troué, chemise ouverte. Son apparence est assez proche de la caricature du communiquant : cheveux poivre et sel assez longs, toujours bronzé, gros cigare au bec, air faussement décontracté embonpoint qu’il tente de dissimuler en rentrant le ventre.

La première fois que je l’ai vu, il devait participer à une sorte de plans board. En tout cas, il discutait avec d’autres communicants. Mais il était le seul allongé sur une sorte de canapé, avec ses chaussures.

L’autre jour, je discutais avec un collègue lorsque paraît le bellâtre.

“Il a vraiment une bonne tête de winner”, dis-je.

“Oui, et c’est un gros con” me répond mon camarade.

Ah…, tiens… Et en quoi ?

“Lorsqu’il entre dans le service, il lance régulièrement à la cantonade un tonitruant : salut les salopes !”.

Une phrase rituelle qui connaît toutefois des variantes :

“Salut les pouffiasses, salut les grosses connes”, etc.

Je me demande ce qu’il dirait si je le saluais en lui disant “salut l’enculé, ça va ton anus ?”.

Non pas que je me lance là dans une tirade homophobe, mais comme je le soupçonne fortement de l’être, justement, homophobe, je me dis que c’est probablement le genre de phrase qui pourrait le mettre dans le même état que les filles à qui il adresse régulièrement son “salut les salopes”.

Ce que j’aime dans la com’, c’est la finesse des gens que l’on y croise.

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Auteur: Antoine Champagne - kitetoa

Dinosaure du Net, journaliste à ses heures. A commis deux trois trucs (Kitetoa.com, Aporismes.com et Reflets.info).


15 thoughts on “Salut les salopes !”

  1. Ce n’est pas que c’est pas intérressant comme post(étant un lecteur de ce type de blog triste mais enrichissant tel « Petit Lexique Officieux du Consultant »), mais reflets.info n’est pas un blog ?! :s

    Vous pourriez peut etre séparer les posts « perso » des articles documentés que vous faites habituellement.

    Parce que ça perd un peu en crédibilité de les mettre cote à cote :s

    Enfin, c’est peut etre juste une impression

  2. Bonjour,

    je lis régulièrement reflets pour son point de vue et ses infos sur la face peu connue du Net. Le présent article n’a pas sa place dans ce contexte. D’une part parce qu’il enfonce des portes ouvertes sur la vulgarité de nombre effrayant de nos contemporain et d’autre part parce qu’il nuit à votre du fait que vous vous abaissez à donner de l’importance (sur votre site qui est important) à ce genre de type.
    Voilà, c’est dit.

    1. Cet article fait partie d’une saga qui décrit la vie dans les agences de communication. Nous vous décrivons un petit monde en soi.

      Effectivement, si vous ne lisez pas le reste de la saga, c’est sans intérêt.

      Peut-être décrirons-nous la vie dans d’autres secteurs économiques plus tard…

  3. Moi, rien à dire sur la saga, ça détend.
    Par contre, mais où travailles tu kitatoa? des piges au Canard aux journaux financiers, qu’est ce que tu peux bien foutre dans un boite de com ? A force de laisser des traces si bizarres, c’est la fin de ton anonymat :D

    1. :)

      déjà dit :

      je ne travaille pas dans une agence de com’

      je ne fais que publier ces textes sur le site (d’où ma signature, mais je pourrais créer un utilisateur « bienvenuedanslacom »)

      je pige au Canard

      parfois ailleurs mais pas souvent

  4. Merci pour ces petites tranches de com’ si proches de celles que me narre un ami qui bosse pour publicis.

    Ce billet me fait penser à une rééducation que nous nous sommes imposés avec des amis.
    Dans les expression toutes faites qui nous poursuivent depuis l’enfance comme : fais pas ton|ta pd, salope, tafiole et autre folklore stupide nous remplaçons le terme offensant par homophobe.
    Et je dois dire que ce renversement de situation est très plaisant. Dire devant un parterre fourni à quelqu’un qui se fait désirer : vas y ne fait pas ton homophobe est encore aujourd’hui une source de plaisir.

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