Psyop, Syrie et mauvais SEO.

Ou comment utiliser de vieilles techniques SEO pour monter une Psyop en Mousse.

Vous vous y connaissez en SEO ? Vous savez, ces mecs qui reprennent les expressions Hacker et qui se disent Whitehat ou Blackhat. Ces mecs qui arrivent à la fin de ton projet web pour te dire « Oué mais là le texte dans l’image c’est naze » ou « Ton ajax, il est pas crawlable et ton contenu pas du tout optimisé« … bref, des mecs qu’on déteste presque autant que les commerciaux.

Ces mecs sont obsédés par Google et – les blackhats en tout cas – ne reculent devant rien pour placer leur site de rachat de crédit sur la bonne requête. Ca fait bouillir la marmite (le rachat de crédit, le poker ou le porn) mais il y a du monde sur le marché, alors ils inventent toujours de nouvelles solutions pour tromper Google et générer suffisamment de trafic.

Il y a quelques années la mode était au Linkbaiting ou au PageRank Sculpting. Je me souviens également d’une technique de netlinking appelée « mininet Butterfly » avec des schémas compliqués :

La Joconde

Aucun rapport avec la Syrie ni avec une psyop mais c’était la minute culturelle.

Maintenant reprenons l’idée de la pyramide de sites expliquée dans l’article chez @rudy_som et appliquons la à Twitter. Ca donnerait un truc dans le genre :

 

Une armée de petits bots qui spament sur un mot clés (par exemple : Syrie, Syria, Bahrain, Yemen…)




Le rôle de ces bots esclaves est d’alimenter le compte maître en followers.

 

Le compte maître : #MastaOfBullShit


MastaOfBullShit est marketé : Il doit inspirer confiance, faisons le correspondant d’Al Jazeera. MastaOfBullShit est discret (mais pas très malin) : il ne fait jamais aucun lien vers AJ.

MastaOfBullShit n’a qu’un but : diffuser ses messages :


En fonction de l’actualité :

 

C’est tout con comme technique.
C’est bien plus sommaire que le Mininet Butterfly.
N’importe quelle PME vendant du SEO peut pondre une idée comme ça (avec un forfait à 300€ par mois pour avoir accès aux stats Bit.ly ou Analytics).

Bref, c’est une technique en mousse…qui marche :


Qui marche tellement que certains relaient ses messages ou lui parlent :

Et pas que des lapins de 6 semaines :

Evidemment ça ne dure qu’un temps :



 

MastaOfBullShit n’était finalement pas si malin que ça, il s’est fait rattraper par le Gritche.

La logique de cette psyop est exactement la même que celle du référenceur : Canaliser le « jus » (PageRank en SEO, influence sur Twitter) vers une cible, semble-t-il blanche comme neige.

Quel dégâts a-t-elle pu faire avant d’être cramée ? Et surtout, comment on repère / monte une LinkWheel sur Twitter ?

 

Pearltree des liens de l’article : http://pear.ly/ZL79
Chanson écoutée pendant la rédaction : Anita Tijoux 1977

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6 thoughts on “Psyop, Syrie et mauvais SEO.”

    1. En terme de référencement (cad l’effet que celà peut avoir sur les moteurs de recherches) je ne sais pas du tout. J’ai laché le SEO depuis trois bonnes années.

      Par contre il y a d’autres Linkwheels sur Twitter. Plus ou moins automatisées et plus ou moins centralisées.

      Sinon, sérieux, tu t’appelles vraiment « Création site internet » ?

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