Pratiquer la guérilla électrique citoyenne (2/2)

Plus subversive que des attaques DoS sur le web d’EDF, quoique d’un impact à court terme d’importance comparable, cette action ne vous séparera ni de votre ordi, ni ne vous ramènera à la bougie, malgré les sombres pronostics des fanatiques.

 

Vous avez lu la première partie :

Tyrannie de la centralisation énergétique (1/2)

 

Alors passons aux choses sérieuses.

Trêve d’ergotages philosophico-humanistes, du concret, un devis !

En premier lieu il s’agit de se séparer de tout appareil électrique à forte composante «effet Joule», tout bidule produisant de la chaleur en excès est au mieux suspect, généralement à proscrire. Adieu plaques de cuisine électriques, chauffe-eau à 2000w, éclairages à filament, idem les pseudo ampoules «économiques», mais aussi le Pentium4 avec des ventilos gros comme le poing…

Dans l’ordre on remplace tout ça avec: une cuisinière à bois ou à gaz, des panneaux solaires thermiques couplés à un chauffe eau à gaz/bois pour les sombres jours d’hiver, des éclairages à LEDS triés sur le volet (https://www.dotlight.de/), un ordi avec un microprocesseur économe style Atom et un écran raisonnable (plutôt Netbook que 25 pouces). La machine à laver le linge puisera son eau chaude dans le circuit de la maison plutôt que d’actionner sa vulgaire résistance, le frigo/congelo sera de classe A++ , de dimensions réduites et disposé dans un endroit frais.

Rien que ça et déjà la facture EDF se réduit quasiment… à l’abonnement. Ce qui est évidemment encore trop cher pour un guerillero anti-centraliste épris de nobles idéaux.

On continue…

La consommation électrique restante est certes devenu minime par rapport au standard occidental mais reste chose compliquée à produire chez soi avec par exemple une installation photovoltaïque à batteries, dans sa configuration classique. En effet l’hiver on consomme probablement davantage que l’été, alors que l’ensoleillement «efficace» peut s’approcher du néant, parfois durant des semaines.

Puiser dans des batteries n’est alors ni écolo, ni durable. En pratique on détruit rapidement les batteries pour affronter la consommation hivernale. La parade extrêmement vulgaire et au final très peu rentable, était de grossir l’installation (capacité des batteries + nombre de module photovoltaïques), et ne dispensait pas d’être pointilleux sur la maîtrise de la consommation.

Or que fait-on généralement quand il fait froid ou à la nuit tombée: on chauffe nos maisons, de préférence au bois, mais pourquoi pas au biogaz, au pire avec un carburant fossile. L’astuce consiste à prélever une partie de cette chaleur importante, de l’ordre de plusieurs kilowatts, pour continuer à maintenir les batteries à leur charge maximale. L’avantage d’une batterie toujours chargée est qu’elle fonctionne alors avec un rendement optimal, que ce soit en charge, ou en consommation. Elle peut affronter alors des pointes de consommation importantes, et correspond ainsi davantage à un «condensateur» qu’à une réserve qui ressemblait fort à un «découvert» coupable. Cette utilisation de la bonne vieille batterie plomb/acide correspond à un fonctionnement de type automobile, où elle excelle, d’autant plus qu’elle sera dans un lieu tempéré. Elle tiendra ainsi minimum une dizaine d’année, voire le double si de conception robuste.

Venons-en à ce chapitre essentiel, la transformation de chaleur en électricité, cœur de tout système de cogénération.

Les rares dispositifs complets et commercialisés sont prévus pour être reliés au réseau ( http://www.whispergen.fr/fr.html , http://www.electrotech.be ), ou de dimensions «industrielles», seuls les premiers sont éventuellement détournables pour nos besoins, les seconds serviront plutôt dans le cadre du réseau électrique «local» d’un immeuble ou d’un hameau et seront mis en œuvre par du personnel qualifié.

Installation commerciale d'une chaudière électrogène à gaz (© Whispergen/electrotech.be)

 

La micro-cogénération est en plein développement, on relèvera agréablement que Siemens, en parallèle de sa séparation pertinente avec Areva, a conçu et commercialisé un «moteur stirling» orienté cogénération individuelle et d’une puissance de 1kw.

On peut également mentionner une technologie du XIXème, donc à priori maîtrisable à notre modeste échelle: la vapeur ! On trouvera sur ce site un petit moteur à vapeur moderne, idéal pour notre application.

Moteur à vapeur couplé à un alternateur à aimants permanents (http://www.greensteamengine.com/)


Bien plus accessible financièrement mais assez marginal, donc nécessitant toujours un certain investissement technique (ce qui ne fera pas peur aux électro-guerilleros déterminés), la thermo-électricité (basée sur l’effet Peltier/Seebeck), qui comme le moteur Stirling exploite un différentiel de température.

Je vous invite à visiter illico http://thermalforce.de/ pour y découvrir différents systèmes, dont certains parfaitement dimensionnés et conçus pour notre utilisation (comme par exemple le modèle qui récupère la chaleur dans le tuyau d’évacuation des fumées). La régulation de la charge des batteries est similaire à une installation «solaire», la partie refroidissement sera typiquement un circuit d’eau avec circulateur et échangeur de chaleur. Un avantage de la thermoélectricité est l’absence de pièces mobiles, gage d’une faible maintenance.

Installation artisanale de modules thermo-électriques, pour une production d'environ 30w. Régulation rustique par injection d'eau (ouverture d'une électrovanne à 230°c)

 

Les puissances électriques disponibles grâce à cette technologie sont certes très faibles, mais n’oubliez pas qu’elles servent à maintenir la charge des batteries, qui elles peuvent assurer des pointes de consommation beaucoup plus importantes.

Un tel dispositif est assez simple à mettre au point sur un chauffage régulé (gaz par ex.) mais des expérimentations élégantes et très rustiques, intégrés à des cuisinières à biomasse, sont menées par des universitaires et une ONG au profit du tiers monde, où la centralisation énergétique n’a pas encore exercé ses ravages…

 

Cuisinière à pyrolyse avec module thermoélectrique pour la charge de batteries, (ONG «Planète bois»/Université de Pau, avec l'aimable autorisation de D.Champier)

 

Quel sera donc l’investissement financier minimum pour une installation typique de production d’énergie décentralisée, installée par un electro-guerillero soigneux et débrouillard ? Un calcul de coin de table, pour une maisonnette abritant deux personnes, à titre indicatif…

  • 2 modules photovoltaïques : 400€
  • Régulation de charge : 200€
  • Batteries : 600€
  • Convertisseur/onduleur 220v : 300€
  • Chauffe-eau solaire, réservoir avec échangeur, tuyauterie : 1500€
  • Un voltmètre : 20€
  • Cables, divers : 300€
Puis au choix, pour un  coût approximatif de 1000€ :
  • Génération Thermo Electrique (modules, régulation, pompe etc…) ou
  • Eolienne et son mat, si vents fréquents et endroit propice
  • Picocentrale hydroélectrique si présence d’un cours d’eau adapté.

Total approximatif 5000€

Maintenant une configuration minimaliste à vocation urbaine, adaptée à un studio de prolétaire, avec toutefois un balcon plein sud. On remplace ici la cogénération par le « human bike generator »

  • 1 module photovoltaïque 100w : 200€
  • Régulation de charge : 100€
  • 1 batterie de camion 150a/h : 150€
  • 1 convertisseur 12/220v «pur sinus» : 150€
  • 1 bike power generator : 600€

Total 1200€

On transforme ici avantageusement la nourriture et/ou la cellulite en électricité:) En plein blackout électrique, votre appart sera illuminé de mille Leds, sonorisé généreusement avec ce genre de merveille d’efficacité énergétique:

Module Amplificateur AUDIOPHONICS V2 Stéréo TA2020 TRIPATH

Pour donner un ordre d’idée, une heure de pédalage soutenu, permettra jusqu’à huit heures d’utilisation d’un netbook économe, et ce même en plein hiver nucléaire…

 

Tout ceci peut être revu à la baisse comme à la hausse selon vos capacités et possibilités de récupération. Je vous laisse comparer avec vos factures EDF, car je n’en reçois plus. Mais également avec les 227 milliards d’euros et des brouettes qu’ont nécessité la recherche et l’exploitation du nucléaire, probablement considérablement actualisés à la hausse quand on aura démantelé ne serait-ce que le premier de nos réacteurs…

Certes les compétences à acquérir pour gagner son autonomie représentent également un investissement en temps, mais les techniques nécessaires pour une telle installation sont amplement documentées sur le net, et en attendant que des industriels clairvoyants nous préparent des offres clés en mains, voilà, certes au prix d’un moindre confort insouciant, de quoi ne plus se compromettre en finançant EDF/Areva et leurs actionnaires.

Et peut-être même que dans un avenir pas si lointain, nous pourrons avec nos excédents de production électrique, non pas les revendre au réseau, mais recharger notre automobile électrique, et par là même ajouter Total à notre tableau de chasse, en s’affranchissant ainsi de cet autre talon d’Achille de nos sociétés, l’addiction maladive au pétrole.

 

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57 thoughts on “Pratiquer la guérilla électrique citoyenne (2/2)”

  1. Voila ! le problème est abordé. Aujourd’hui les Hommes (tout du moins les Occidentaux) ne conçoivent pas de devoir produire leur électricité.. Haha quand je vois que Greenpeace peut infiltrer nos centrales nucléaires, que les attaques informatiques contre des infrastructures publiques sont fort probables a court terme, je ne m’étonne plus de rien !
    Sinon très bon article. Reflets.info, un site qui dérange par sa justesse

  2. Bon, ben comme je le supposais, ça reste des situations pas vraiment applicable en ville (je le pose où mon chauffe-eau solaire en appart ? Et génératrices de CO2, fossile en plus dans le cas du gaz. Quand à la biomasse (le bois) je ne suis pas sur que ce soit une alternative raisonnable pour beaucoup de monde avant que la déforestation ne menace de nouveau la France.

    Très heureux de savoir que Siemens fait des Stirlings à 1 kw, j’adore ce modèle de moteurs, mais il faut rappeler que le Stirling a besoin d’un point chaud (qu’il refroidit) et d’un point froid (qu’il réchauffe). Il faut le voir comme un trou dans l’isolation !

    Les cellules Peltier/Seebeck, c’est une excellente idée de les mettre sur les poëles, je rappelle juste que c’est à peu près le seul endroit où elles sont utilisables car il leur faut plusieurs centaines de degrés de différence pour atteindre péniblement un rendement énergétique de 10% à peu près.

    Donc l’idée serait globalement d’économiser et de se mettre au bois ? Admettons. Il faudrait donc qu’on ait tous de quoi stocker quelques m3 de bois (j’ai vécu dans une maison chauffée au bois, je vous garantit que ça part vite) et réalimenter ça tous les quelques mois. Je me demande si la logistique supplémentaire n’a pas un énorme coût énergétique caché. De plus on ne fait que déporter la dépendance d’un fournisseur d’énergie (EDF) à un autre (les vendeurs de bois de chauffe)

    Je demande à voir la suite des calculs. J’ai pu voir les estimations d’urbanisme pour Londres : les économies d’énergie, même les plus exigeantes, n’arrivaient pas à diminuer la consommation de plus de 25%.

    Quant à la perte d’une heure de loisir par jour pour recharger un netbook pour 8 heures, je suis désolé, mais j’ai un peu de mal à prendre cette proposition au sérieux.

    1. Sans compter la nocivité du bousin.
      J’ai comme l’impression que l’auteur n’a pas tenu compte de l’étude d’impact du chauffage « à flamme » dans le monde réalisé par un organisme de l’ONU et publiée cette année qui évalue à 2 millions de morts prématurées par an dans le monde les victimes collatérales de systèmes de chauffages à flammes dans le monde.

      Alors ok bon nombre de ces victimes sont localisées dans des pays dit émergents et subissent leur sort car enfermées dans des cases et tributaires du chauffage à la bouse animale. Mais ça tombe bien en France on aime faire de la stats et si j’en crois ce rapport http://www.invs.sante.fr/beh/2010/01/beh_01_2010.pdf 80% des intoxications ont lieux dans l’habitat et ont conduit à 3300 hospitalisations par an pour pas loin de 80 décès. Sachant que ce type de chauffage n’est pas pour le moment fortement développé (oui on aime bouffer du kWh nucléaire) proner le retour au chauffage à flamme avec biomasse c’est se foutre doucement de la gueule du monde en mettant en rapport les risques du nucléaires. Parce qu’une mort au CO c’est directement reliée à un mode de chauffage défectueux.

      Bref balance bénéfice/risque à revoir pour l’argumentation

      1. Hé oui, comme tu dis, le CO vient d’un « chauffage défectueux » : avec une bonne combustion on a plus ce problème (un apport en oxygène suffisant) ; or de toute façon il Faut une bonne combustion si on utilise le bois pour se chauffer (et le reste). C’est vrais qu’il y a 10 ans la plus part des sistèmes de chauffage vendus en France ne pratiquaient pas la double combustion (qui consiste à brûler la créosote, le gaz contenu dans le bois, qui constitue presque la moitié de l’énergie qu’ilcontient), cela avait pour résultat une production de goudrons (condensation de ces gaz), de gaz, de pollution tout en consommant trop de bois pour être efficasse.
        Mai aujourd’hui on a les moyens de construire/acheter des sistèmes avec des rendements au dessus de 90% , on brûle moins de bois pour plus ‘ennergie. En fait on reprend des sistèmes utilisés dans les pays où il fait vraiment froid (Allemagne, Europe de l’est et du norrd, Amérique du Nord,..) comme le poele de masse avec lequel on chauffe une maison bien isolée pendant un an avec 4 stères de bois (1stère =~ 1 m3 selon le bois). De toute façon il ne faut pas oublier que le bois en se décomposant relache autant de gaz que quand il est brûlé, et la France regorge de fôrets non entretenues pleines de bois en décomposition (souvent depuis la tempète de 1999) : le problème des forets en France est donc plutôt un problème de gestion.
        Enfin en France il y a aussi les mauvaises habitudes qu’on a pris sur l’utilisation du bois :
        # On le brûle trop humide -> chute de rendement, le bois devrait avoir au moins 1 an de séchage (il est inutile de le brûler si son humidité dépace les 20% et le bois n’est pas toujours vendu comme ça, si on est pas absolument sûr de l’origine du bois il vaut mieux acheter un humidimètre)

        # On fait un feu continu on met le feu au « ralenti » (on fait en sorte que le feu brûle moins fort pour qu’il dure plus longtemps) -> chute de rendement, il faudrait que le feu soit toujours à son intensité maximale pour conserver un rendement optimal : pour cela on utilise un régime de flambées (comme ceux du Nord du monde), on fait des feux courts mais vifs.

        # On utilise de grosses bûches -> même problème : ça brûle moins bien, l’oxygène passe mal entre les bûches. Il faudrait en utiliser dont la section s’inscrit dans un carré de 8 cm de coté (ou moins) ; malheureusement c’est aussi la limite minimale légale pour qu’un bois puisse être vendu comme bois de chauffage … de manière assez inexpliquable.

        Le bois est donc un bon sistème, on possède de bonnes techniques et technologies, mais en France il faut encore développer les moyens, les cultures pour s’en servir correctement.

    2. C’est applicable en ville, les Allemands commercialisent de gros stirling de plusieurs dizaines de kilowatt, de quoi alimenter un immeuble à partir du système de chauffage central (une autre technologie du XIXème…)Mais c’est vrai que ça relève davantage des choix politiques que de la bonne volonté individuelle. L’homo urbanis n’a pas vocation à être autonome.
      L’énergie bois pourrait en France alimenter 10 à 15 millions de foyers en chaleur à raison de 4 à 8m3 par foyer, ce qui ne marche que dans un habitat bien isolé. (des calculs divers trainent sur le net)
      Le stirling peut se satisfaire d’un point froid de 30°, ce qui peut être l’eau d’un radiateur de chauffage, donc pas de trou dans l’isolation !
      Et pour les générateurs thermo électriques, il en existe qui exploitent un différentiel de seulement 100°… jamais plus de 300°, rien de bien exotique dans un système de chauffage.
      Autant de solutions que de mauvaises volontés !

      1. Pour situer le truc, j’ai travaillé pratiquement une dizaine d’année dans la cogénération et en particulier sur les cycles de Stirling.

        Visiblement, hormis les calculateurs disponibles sur le net vous n’y connaissez pas grand chose.

        D’abord d’un point de vue rendement, un stirling, surtout à pistons, ce qui est le cas des petits modèles, n’atteindra jamais le rendement d’une turbine. Les frotements, l’acyclisme du mécanisme engendrent des pertes difficilement surmontables.

        Ensuite d’un point de vue bêtement mécanique, le stirling à piston ne peut pas être lubrifié. Ce qui veut dire que pour le faire fonctionner sur un foyer à bois qui atteint les 1200°C, il faut employer des matériaux aéronautiques qui rendent l’objet hors de prix.

        L’absence de soupapes rend le cycle largement dépendant de la géométrie de l’échangeur principal. Ainsi, si le cycle est optimisé sur un régime de fonctionnement, toute variation de régime entraine un écroulement des performances.

        Ensuite, les fumées issues d’un foyer à bois sont largement chargées de fumées abrasives et acides. ce qui pose de gros soucis sur ce genre d’appareils. Résultat, pour ne plus avoir de problèmes on les fait tourner avec du gaz. Bonjour l’empreinte carbone du truc !

        Enfin, l’échangeur fonctionne en régime Gaz/Gaz, ce qui donne des coefficients d’échange très mauvais, et oblige a designer un échangeur de surface gigantesque comparativement à la puissance produite.

        On pourrait parler aussi du coût au kwh électrique produit qui est sans commune mesure avec le cout d’une production a grande échelle.

        Alors effectivement le stirling est une solution séduisante sur le papier, mais en application industrielle, ou grand public, c’est encore loin d’être au point.

        Pour finir, le chauffage au bois c’est effectivement une bonne chose, si tant est que le bois soit produit à proximité du consommateur. Si il faut transporter le bois sur des dizaines de kilometres par camion, le bilan carbone de l’opération n’est pas non plus des meilleurs.

        Il faut bien avoir à l’esprit que si une solution idéale existait, ça se saurait !

      2. Je suis d’accord qu’en ville, pousser au chauffage central a beaucoup plus de sens, mais on sort à ce moment là du but de l’autonomie énergétique individuelle. Autant aller jusqu’au bout de la logique et prôner un chauffage central urbain (À Lyon on a un réseau d’eau chaude alimenté par la chaleur perdue de l’incinérateur)

        Le Stirling peut marcher avec quelques degrés de différence, mais de façon logique il produit moins à ce moment là. Pareil pour les cellules Peltier/Seebeck : c’est le rendement qui baisse à moins de 100° mais elles continuent de produire. On en revient toutefois au même point : la création initiale d’énergie c’est de la flamme (avec des risques très sérieux d’intoxication) et ça ne rend pas du tout indépendant à moins de disposer d’un hectare boisé et exploité de façon durable.

        Aussi, pour avoir visité une ville qui se chauffe en grande partie au bois ou au charbon (Beijing avant les JO) je peux vous assurer qu’on perd beaucoup en qualité de l’air. Le smog y est horrible.

        Je pense qu’on a beaucoup à faire pour réduire notre consommation, je suis pour qu’on parvienne à augmenter notre autonomie énergétique, que ce soit au niveau du pays, de la ville, de l’immeuble ou du foyer, mais je me méfie des fausses solutions.

  3. Un panneau solaire photovoltaïque produit même sans soleil, parfois même la nuit (mais ça reste rare). Les panneaux pompes dans l’intensité lumineuse du ciel, il produiront moins certes, mais le rendement est vraiment bon.
    Quand il s’agit d’un obstacle permanent c’est autre histoire, car la durée de certains cellules seront en parfait état, ce qui désiquilibrera la production (au final) car en courant continu.

    1. Le rendement d’un panneau solaire c’est moins de 10%. Alors 10% moyenné sur une journée ou l’ensoleillement optimum ne dure que 1 ou 2 heures, en été, c’est déjà pas top, mais 10% de rien c’est encore moins !

      Idem que le reste des commentaires que j’ai fait. Si on regarde l’empreinte carbone totale d’un panneau photovoltaïque, c’est loin d’etre une gloire !

      1. Les modules « amorphes » sont je crois les plus crados, alors que les mono et polycrystallin se recyclent avantageusement… en nouveaux modules photovoltaïques.
        Le bilan carbone pour fondre le silicium peut être quasi négligeable, pour une industrie à proximité d’un barrage hydro, comme on faisait avant pour les fonderies d’acier..

        1. Et le monocristalin, vous savez comment on le fabrique? Ça vous dit quelques chose la distillation en phase gazeuse du tetrachlorure de silicium? Ça vous parait particulièrement écolo et sain comme procédé?

          Faut arrêter un peu de dire des conneries les bricolos du dimanche!

  4. Comment rendre un poêle à granulé relativement autonome en énergie?
    J’ai un poêle à granulé qui consomme environ 60W en fonctionnement et 250W au démarrage.
    La température de la fumée en sortie est d’environ 150°C.
    En cas de panne de courant, c’est l’arrêt immédiat.

    Supposons que j’installe un système comme celui ci au niveau de la cheminée : http://thermalforce.de/engl/download/m2070.pdf
    Je n’arrive pas à comprendre si il faut un système de refroidissement liquide et une batterie 12V ou si le système permet de réchauffer de l’eau qu’il faut ensuite utiliser pour produire de l’électricité. Les indications « Leistung: 12 V bis 20 V, 2 bis 3,5 A » et « Achten Sie beim elektrischen Anschluß auf die richtige Polarität des Verbrauchers. Beschränken Sie die » semblent indiquer la première solution mais ma compréhension de l’allemand est approximative…

    Dans le cas ou il faut « uniquement » la source d’eau « froide » et une batterie. Est-il possible de dimensionner un système de refroidissement du liquide qui maintienne un débit de 800L/h et ce sans pompe?

    1. C’est jouable, mais pas simple je préviens.
      Le débit d’air chaud est à vérifier pour calculer le nombre et le type de modules nécessaires pour tenir 60w, et mieux vaut prévoir large, la production étant exponentielle au delta T°
      Un circulateur avec un bon rendement pour 800l/h, consommation 8W environ…
      Faut étudier, ça se mérite mais c’est un beau challenge, affaire de conviction/intérêt/curiosité, en attendant que les fabricants intègrent ça eux mêmes.
      Je doute que votre chaudière laisse échapper un flux de 3000w exploitable pour tirer 100w mais c’est à calculer/verifier.

  5. chez moi, pas mal de gens on une chaudiere au bois.
    Faire son jogging a certaines heures est une plaie:

    http://www.mddep.gouv.qc.ca/air/chauf-bois/index.htm

    Pour le reste, quelques « how to » pour montrer ce qu’il faut faire pour mettre ces idées en applications seraient utiles.

    Autre critique: facture trimestrielle d’electricité:
    56-58 euros dont la moitié en abonnement.
    Meme si le prix de l’electricité triple, je m’en tire avec 100 euros pas trimestre.

    5000 euros d’investissement.
    50 trimestres a cout de fonctionnement nul.
    Autant dire que ce n’est pas rentable.

  6. Des trucs intéressants.
    C’est bien que la question sois abordées en tout cas.
    Comme les commentaires plus haut, je suis pas sur que tout sois applicable pour tout le monde, mais c’est bien en faisant et testant des trucs qu’on en fera marcher.

    Sinon ya pleins de moyens d’économiser de l’énergie sans aller dans les bricolages pointus, surtout à la conception d’une maison.
    En vrac : Pompe à chaleur, puits canadiens, meilleure isolation, ampoule LED, …

  7. Article intérréssant. J’ai pour ma part investi dans une chaudière pellet. Quasiment aucune fumée, fonctionnement sans effort (chargement automatique par aspiration). J’ai 2 bacs de cendre a vider deux fois par an a peu près, c’est tout. Cela permet d’éviter la production énergétique via une ressource polluante comme le fioul par exemple. Je réduit donc ma dépendance au fioul grâce a cette méthode.

    Concernant les LEDs, je viens de tester avec des ampoules LED dite « surpuissante » acheté dans un supermarché de bricolage classique. Base de puissance : 2W. Franchement, les deux défauts dont on m’avait informé sont clairement la :

    1. La lumière est « froide ». C’est une impression pas forcément super agréable mais bon, ca je peux supporté

    2. La puissance : la franchement, c’est pas franchement top. La lumière n’est pas assez forte comparé a mes « eco-halogène » de 50W. Ca existe des LED plus puissance que ca ?

    1. Cherchez donc sur le net les termes suivants :

      « empreinte carbone granulés de bois » ou « Life-cycle assessment of wood pellets » et vous constaterez, non sans un grand étonnement j’en suis sur, que le séchage, la granulation et le transport des granulés sur des distances inconsidérées réduit pratiquement à néant les économies de CO2 qu’on est censées réaliser en brûlant du bois.

      Les granulés sont juste une escroquerie écologique. C’est certes très pratique pour faciliter la manutention de sa chaudière au petit écolo en herbe, mais d’un point de vue environnemental, c’est tout sauf efficace.

      1. Concernant la partie « transport » je confirme que je me suis clairement poser la question. Je suis en Alsace et les camions ne font pas 500 Km pour me livrer les pellets, la dessus je suis clean.

        Concernant l’empaquetage, me faisant livré a la tonne dans un silo, pas s’emballage, je suis clean aussi.

        Je pense donc avoir clairement un meilleur bilan carbonne que le pétrole, le gaz ou le charbon. Certes moins bonne que le chauffage buche, mais la encore, tout dépend de la manière et du bois. Mes pellets on un rendement très très bon !

    2. Hello,

      Depuis peu, j’éclaire ma cuisine avec 4 spot led de 7W.
      J’ai du passer par un semi grossiste en matériel électrique.
      Les led me sont revenu à +/- 35 € pièce.
      J’estime ne pas avoir perdu en luminosité.

  8. Vive la production décentralisée d’électricité !

    Mais c’est un choix de société avant tout car le coût au kWh est largement supérieur au coût de la production centralisée.

    Typiquement le kWh électrique coûte 6 à 8 ct€ en France. 1 kWh cogénération, pour une unité industrielle, c’est, au bas mot, 15 ct€. Avec le facteur d’échelle, ramené au niveau du foyer, on atteindrait sans doute pas loin des 30 ct€/kWh

    Donc, on voit bien que produire localement, c’est accepter que l’électricité aura un coût bien plus élevé.

    La plus grande problématique c’est de trouver des moyens de production qui n’aient pas seulement l’air d’être écolos mais qui conduisent effectivement à une réduction des émissions de carbone. Et ça on ne peut le savoir qu’en menant des études de cycle de vie approfondies ou on prend en compte tous les paramètres d’une filière.

    Dans ce sens, je tiens à relativiser votre discours sur les batteries. Je suis tombé il n’y a pas longtemps sur une étude de ce type sur des voitures hybrides. Or on se rend compte de quoi quand on lit l’étude ? C’est que l’impact environnemental global est plus élevé pour les véhicules hybrides que pour le GPL par exemple. A cause de la chimie et de l’industrie des batteries.

    On se rend même compte que le gain total en émissions de carbone n’est finalement pas si favorable par rapport aux simples voitures à essence.

    Le problème de l’écologie, c’est que c’est devenu un marché avant de devenir une priorité politique. Résutat, le GreenWashing bât son plein et on nous propose des tonnes de solutions, dont on se rendrait compte, si on prenait la peine de les étudier dans le détail, qu’elles sont sans doute pire que le mal qu’elles combattent.

  9. Intéressant.

    Ya a re dire évidemment, mais je m’arrête surtout sur la conclusion:

    «Et peut-être même que dans un avenir pas si lointain, nous pourrons avec nos excédents de production électrique, non pas les revendre au réseau, mais recharger notre automobile électrique, et par là même ajouter Total à notre tableau de chasse, en s’affranchissant ainsi de cet autre talon d’Achille de nos sociétés, l’addiction maladive au pétrole.»

    Là par contre c’est du pur rêve.
    Je ne crois pas une seule seconde a la viabilité des automobile électrique, c’est même totalement débile.(La production des batteries au lithium sont illimités vous pensez?…)

    Je crois beaucoup plus en ceci:

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Algocarburant

    http://www.nowhereelse.fr/bio-petrole-bleu-bfs-41979/

    http://www.biopetroleo.com/france/

    Après pour la ville, soyons logique, les transports en communs le sont.
    Tramway etc
    Gratis et on fou le paquet pour en avoir suffisamment et de très bonne qualité.

    Pour l’habitat c’est sur que le principe des pompe a chaleur ou du moins la géothermie semble etre la meilleurs solution pour le chauffage.
    La géothermie profonde pour la production d’electricité.(on y recycle beaucoup des travailleurs du nucléaire là dedans (hydraulique etc) et du pétrole(forages etc).

    Coté construction et architecture ya pleins de choses a

    1. L’autoconsommation c’est aussi une volonté politique. En allemagne par exemple, les particuliers qui produisent de l’électricité par photovoltaïque sont incités financièrement à autoconsommer leur électricité.

      En france ça n’a aucun interet. Les tarifs de rachat de l’électricité photovoltaIque sont tellement élevés et le cout du kWh tellement bas que ça n’a aucun sens.

      Paradoxalement, c’est l’augmentation du coût de l’énergie à moyen terme qui favorisera le recours à des ressources alternatives et les rendra rentable.

      La bonne nouvelle c’est qu’avec la libéralisation du marché de l’énergie en europe, EDF va s’aligner sur les prix de nos voisins (20 ct€/kWh) ce qui rendra viable la plupart des installations de cogénération à moyenne échelle (200 – 500 kWel)

    2. Les voitures électriques sont aussi anciennes que les thermiques, ils leur manquent seulement les milliards de recherche et développement accordés au pétrole pendant leXXième siècle parsqu’il était moins cher. Aujourd’hui je pense ququ’il faut laisser du temps à la voiture électrique pour qu’elle puisse devenir quelque chose de moderne, elle n’aura alors pas de mal selon moi à battre le moteur à explosion, relique du temps où la Terre était une bulle de pétrole.

    3. Pour le géothermique profond, c’est un McGuffin!

      Grosso modo il faut forer à 15 km pour avoir une source chaude suffisante, tout en ayant un flux thermique adéquat pour éviter la déplétion thermique due à l’exploitation de votre forage . 15km, c’est 3 km de plus que le forage le plus profond fait par les soviétiques dans la presqu’ile de Kola, dans le cadre de recherche en géophysique, et de l’ordre de 10km au max en plus de ce que l’on sait faire pour l’exploitation pétrolière.

      Une paille…

      Ah j’oubliais: les propriétés mécaniques des aciers spéciaux évolue grandement avec la chaleur, et pas dans le bon sens: vue les températures où l’on travaille, va falloir aussi reconvertir les gars de l’aéronautique et de l’aérospatiale.

  10. Intéressant.

    Ya a re dire évidemment, mais je m’arrête surtout sur la conclusion:

    «Et peut-être même que dans un avenir pas si lointain, nous pourrons avec nos excédents de production électrique, non pas les revendre au réseau, mais recharger notre automobile électrique, et par là même ajouter Total à notre tableau de chasse, en s’affranchissant ainsi de cet autre talon d’Achille de nos sociétés, l’addiction maladive au pétrole.»

    Là par contre c’est du pur rêve.
    Je ne crois pas une seule seconde a la viabilité des automobile électrique, c’est même totalement débile.(La production des batteries au lithium sont illimités vous pensez?…)

    Je crois beaucoup plus en ceci:

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Algocarburant

    http://www.nowhereelse.fr/bio-petrole-bleu-bfs-41979/

    http://www.biopetroleo.com/france/

    Après pour la ville, soyons logique, les transports en communs le sont.
    Tramway etc
    Gratis et on fou le paquet pour en avoir suffisamment et de très bonne qualité.

    Pour l’habitat c’est sur que le principe des pompe a chaleur ou du moins la géothermie semble etre la meilleurs solution pour le chauffage.
    La géothermie profonde pour la production d’electricité.(on y recycle beaucoup des travailleurs du nucléaire là dedans (hydraulique etc) et du pétrole(forages etc).

    Coté construction et architecture ya pleins de choses a faire également.

    https://secure.wikimedia.org/wikipedia/fr/wiki/Mur_Trombe (pas l’idéale a priori mais je commence par ca, tant pis)

    https://secure.wikimedia.org/wikipedia/fr/wiki/Energie_solaire

    https://secure.wikimedia.org/wikipedia/fr/wiki/Bioclimatique

    etc

  11. Bref, comme d’hab on ne fera rien de crédible et de durable sans passer par une politique publique gouvernemental étatiste ou ce que vous voulez comme terme mais ou concrètement ca passe par la politique et l’État.

          1. C’est bien ce que je pensais, tu es un gros débile qui n’a rien compris.

            Oui alors puisqu’il faut t’expliquer:

            Tu confonds production d’énergie et décisions politiques.

            Mais je t’en veux pas, pas trop.

  12. Pas le courage de tout lire, mais un truc qui a l’air super intéressant, qui se fait pas encore trop en france mais dans d’autres pays, la cogénération : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cog%C3%A9n%C3%A9ration

    Sur le principe il s’agit juste de récupérer la chaleur produite lors de la création d’électricité et de la redistribuer (chauffage et cie). C’est tout con, mais super rentable énergétiquement parlant.

  13. Quelques consommations journalières…

    Frigo Steca PF166: 30 wh
    8h de netbook 250 wh
    8h d’éclairage pour 2 pièces 160 wh
    12 de musique à fond 40 wh
    forfait outillages divers 50 wh

    total 530 wh

    Soit :

    6h de soleil avec un panneau de 100w
    OU
    17h de chauffage avec production thermoélectrique de 30w
    OU
    24h avec une nanocentrale hydraulique de 22w

    Le changement de paradigme réside dans l’utilisation efficace de l’électricité là et seulement là ou elle est indispensable. Dès lors on peut fonctionner confortablement avec des productions dérisoires.
    C’est du vécu, et avec un budget faible! Vos raisonnements oiseux sur le rendement de ceci ou le bilan de cela, ne change rien au fait que l’on peut dès à présent se passer d’EDF si on le veut vraiment. CQFD

  14. A un niveau industriel, on ne parle jamais ou peu, des centrales solaires thermiques ou solaires thermodynamiques qui fonctionnent très très bien (de jour comme de nuit). https://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_solaire_thermodynamique
    Ça s’adapte sans problème sur des installation existantes, en remplaçant juste la source de production de chaleur (nuke, charbon, gaz etc…). Pas besoin de changer le reste de l’install.
    Comme il est possible depuis déjà longtemps de transporter le courant sur de très longues distances (en THT continu) avec une perte moindre qu’avec l’alternatif (3% de perte par 1000 km en CC et 20% en CA triphasé) http://www.desertec.org/en/concept/technologies/
    Il serait donc possible que les pays à grandes surfaces désertiques alimentent le reste de la planète, proprement.
    Ah oui mais merde, la géopolitique en serait toute retournée …
    Les pays « pauvres » ne le seraient plus !!! Ça ne doit pas être au gout de quelques-uns me semble-t-il… Quoique: http://www.blogphotovoltaique.com/index.php?2011/04/14/280-areva-solar-va-installer-la-plus-grande-centrale-solaire-thermique-d-australie

    Ps: Cette techno fonctionne également dans des pays à taux d’ensoleillement moyen. Comme chez nous quoi ^^

  15. Merci pour cet article, et les commentaires.

    Une petite piste de réflexion supplémentaire…

    « le frigo/congelo sera de classe A++ , de dimensions réduites et disposé dans un endroit frais. »

    Truc qui a besoin de rester branché tout le temps, qui supporte mal les coupures, qui est utilisé pour conserver des aliments qui souvent peuvent se conserver autrement voire qui souvent finissent à la poubelle sans être déballés (je ne parle de personne en particulier ;) )…

    De la même manière que pour sa consommation d’électricité dans cette démarche, pour aller plus loin, on peut réfléchir à son alimentation et à l’utilité d’un frigo personnel. On a en effet pas attendu le nucléaire pour savoir conserver les aliments et on en a appris bien plus depuis (et bcp de choses sont expérimentés dans les Pays du Sud également). Selon son alimentation et son lieu de vie, on peut se passer de frigo totalement ou partiellement (complément éventuel en été avec un mini frigo).

    Cela peut paraître extrémiste pour bcp, mais nous sommes de plus en plus nombreux à franchir le pas, souvent à la suite d’une panne du frigo. Les changements alimentaires (bio, local, saison, peu transformés, peu de produits animaux…) font que le frigo est souvent… plein de vide, et son intérêt devient quasi négligeable face à sa consommation d’élec et la place qu’il occupe. Des éco-designers explorent même l’agencement de l’espace et des lieux de stockage des aliments dans des cuisines « sans frigo » ou minuscule; un resto sans frigo s’est lancé dans je ne sais plus quel pays… bref ce n’est pas forcément une lubie de guerilleros ;)

    Bon bricolage et bon amusement à tous en tout cas :)

  16. Et pourquoi pas un DDOS sur les infra de l’oligarchie : aujourd’hui (3/02/2012) est prévu un pic de consommation electrique en Republique Democratique Francaise.

    ce soir a 20H : allumez tous vos equipement electiques.

    War is declared against oligarchy, no quarter, no surrender

  17. J’ai vraiment du mal a lire cet article. Le human bike generator c’est une blague ?
    Quel est l’objectif a atteindre ? L’autonomie, l’economie, la préservation de l’environnement, propagande du tout ECO faussement recyclable ( ampoules faible conso au mercure dont le verre ne peut-être recyclé ) dans les foyers qui n’est qu’une vaste fumisterie, de la poudre au yeux.

    Pendant que l’on me/nous harcèle sur une ampoule de 10 watt allumée, a 500 mètres de chez moi je peux admirer chaque nuit dans le ciel la trainée du projecteur de plusieurs KWatt du commissariat de police.

    Si ce n’est pas me prendre pour un imbécile….

  18. beaucoup de solutions pour économiser ou utiliser différemment l’énergie semblent buter sur le bilan carbone. Or il se trouve que la « théorie » du réchauffement climatique du à la production de CO2 par l’homme est dénoncée par des scientifiques indépendants du monde entier, comme issue de rapports faussés par les « experts » du GIEC.

    http://www.pensee-unique.fr/index.html

  19. >recharger notre automobile électrique, et par là même ajouter Total à notre tableau de chasse, en s’affranchissant ainsi de cet autre talon d’Achille de nos sociétés, l’addiction maladive au pétrole.

    Ou pourquoi pas, recharger le compresseur pour alimenter notre voiture à air comprimé : http://mdi.lu/

    «MDI est le fruit d’un projet initié et dirigé par Guy NEGRE.

    PDG et fondateur de MDI, cet ingénieur motoriste de formation a débuté sa carrière en concentrant ses travaux de recherches sur le rendement des moteurs. (…)»

  20. Bonjour.

    Je déterre cette discussion qui me paraît encore d’actualité, et ne serait-ce aussi pour remercier la grande majorité de ses participants pour leurs apports constructifs.

    Et pour préciser sur les sujets suivants :

    1.0 Le BOIS.

    1.1 La forêt est très bien gérée en France et dans la plupart des pays d’Europe du nord et même progresse => bilan carbone POSITIF (ou sens carbone fixé moins carbone rejeté), bien sûr strictement sur ce critère d’évaluation (je veux dire sans tenir compte des transports et du reste).

    1.2 Donc oui, la localisation des sources de bois est essentielle dans le bilan carbone de la filière chauffage bois. Mais rappelons que la France était appelée pour de bonnes raisons « le pays chevelu », non pas parce qu’on avait des « crinières » en lieu et place de barbes et de cheveux lol mais à cause de la très grande proportion de forêt sur notre territoire, et c’est encore le cas si bien que dans la plupart des régions, vous n’avez PAS besoin de faire plus de quelques dizaines de kilomètres pour trouver une foret ou un bois.

    1.4. Je rappelle que l’on peut produire du gaz à partir de bois et ainsi alimenter les camions de transport ; résultat : si le transport est lui aussi propre, alors le bilan est EXTRAORDINAIREMENT BON !

    1.5. Il n’y a vraiment AUCUN problème de sécurité avec une chauffage flamme, TANT que les normes sont respectées, aussi bien pour le gaz de ville que le bois. De plus, dans le cas de l’hydrogène, il n’y a AUCUNE production NI de CO2, NI de monoxyde de carbone qui est lui parfaitement toxique NI de goudron ou de produits azotés acides mais de l’eau pure. La pyrolyse et la double combustion, réduit de toute façon à quasi rien ce genre de rejets toxiques pour le bois.

    1.6 Oui, il faut vérifier le tôt d’humidité pour le bois et exiger un bois séché naturellement.

    1.7 Merci L, pour l’info sur les « régimes de flamme » qui ont bien sûr un meilleur rendement. Ces régimes peuvent être facilités par des moyens naturels tels que le thermosiphon par des tubages verticaux et prises d’air adaptés, AVANT l’évacuation des fumées proprement dite (création d’une aspiration d’air neuf « naturellement forcée » qui remplace l’insufflateur électrique qui consomme et ne fonctionne pas en cas de coupure de courant).

    2.0 La « VOLONTÉ POLITIQUE »

    2.1 Je suis bien d’accord avec toi, Redg : « AUTANT DE SOLUTIONS QUE DE MAUVAISE VOLONTÉ (politique), et il me semble que cette « volonté », dépend aussi de nos VOTES et surtout de nos CHOIX d’achats : toutes les industries sont basées SUR LE COMMERCE, or nous nous en rendons pas suffisamment pas compte à mon avis, c’est NOUS qui achetons, et TOUT le pouvoir des grands industriels ne repose que sur une chose vraiment : NOS DÉCISIONS D’ACHATS ; NOUS AVONS LE POUVOIR ET NOUS NE LE RÉALISONS PAS !

    3.0 La TURBINE TESLA

    3.1 Que pensez-vous de la turbine Tesla comme noyau de générateur électrique ? vapeur ou moins probablement à air chaud.

    4.0 Le « GAZ »

    4.1 Le gaz de ville peut être très avantageusement et effectivement produit par les communes à partir des déchets ménagers et de la biomasse des espaces verts ; en plus de pouvoir produire du chauffage pour brûlage des déchets ultimes. Bordeaux est leader européen dans le domaine ; ville que j’habite ^_^.

    5.0 Les MODULES PELTIER

    5.1 Les modules peltier semblent avoir un rendement du même ordre de grandeur que les cellules photovoltaïques ; qu’en est-il de leur bilan écologique ? quelqu’un aurait-il des données là-dessus ?

    5.2 Les modules peltier peuvent revenir beaucoup moins cher si on s’adresse directement aux fabricants chinois et si l’on en commande en suffisamment grandes quantités : jusqu’à 3 kW de puissance chez ce fournisseur pour juste 153 € (prix de ce matin 07/09/2014) http://peltiermodules.com/?p=z.peltier.pricelist

    6.0 L’hydrogène SOLAIRE.

    6.1 Plutôt que de vouloir transformer l’énergie solaire en électricité pour la transférer des zones désertiques aux autres zones du globe (pertes en lignes globales 2/3 même de France à France), nous pouvons produire de l’hydrogène à partir de l’eau de mer et la transférer de la même façon que le gaz pétrolier : dans des gaziers, les gaziers comme les camions citernes alors fonctionnant tous à l’hydrogène solaire ou à électricité produite à partir de ce même hydrogène.

    6.2 Evidemment, il ne s’agirait pas forcément de décentralisation si on transforme l’hydrogène solaire en électricité pour en faire l’énergie primaire du pays, ensuite redistribuée pour toutes les utilisations. Cela dit, vu encore les pertes par transport pour l’électricité, même en courant continu, l’énergie primaire hydrogène solaire pourrait rester concurrentielle dans bien des cas et même pour se faire livrer chez soit en maison individuelles pour cogénération, ou pour alimenter les collectivités locales et les petites ou plus grandes industries.

    6.3 Tel que je le vois, avec SEULEMENT de l’hydrogène solaire, nous pourrions couvrir très très largement nos besoins planétaires en énergie, même sans nous restreindre ; donc en ajoutant toutes les autres solutions possibles lorsque bien adaptées à la situation géographique du lieu de consommation …

    7.0 ÉLECTRICITÉ

    7.1 Les SUPERCONDENSATEURS, notamment ceux au graphène que l’on peut faire nous-même à la maison avec du savon, pourraient supprimer nos soucis de batteries au plomb : poids ET recyclage !

    7.2 Déjà dit mais c’est important me semble-t-il : ~2/3 de l’énergie primaire perdue durant la distribution ; il faut grosso-modo 3 kWh d’énergie primaire pour que nous soyons livrés d’1 kWh seulement.

    7.3 Voici une voiture SPORTIVE (!!!) qui roule à l’électricité et ce, à partir de l’eau salée ; et quelle voiture ! :D https://www.youtube.com/channel/UCeA8UhVvZWhANbbk9pjBXkQ et donc le système moteur peut je crois se décliner à l’infini question utilisation (je n’ai aucune info sur le bilan écologique de cette solution mais à première vue ça semble assez prometteur :) ).

    8.0 BIOCARBURANTS

    8.1 Difficile en production individuelle, uniquement viable à partir du niveau de la ferme agricole ou spécialisées dans cette production spécifique.

    9.0 SYNTHÈSE

    9.1 Même avec une solution aussi GLOBALE et PUISSANTE que l’hydrogène solaire, cela ne nous dispenserait pas de vérifier constamment l’impact écologique de chaque solution énergétique disponible, et de privilégier celles qui s’avéreraient plus performantes écologiquement parlant mais aussi économiquement/socialement parlant ; comme en local :
    – le bois,
    – l’huile de friture naturellement filtrée,
    – les ordures ménagères,
    – la biomasse communale ou individuelle,
    et l’emploi dans la construction de toutes les solutions BIOCLIMATIQUES connues depuis des décennies mais qui ne sont toujours quasiment pas utilisées en France ou trop peu (je sais de quoi je parle : mes premières constructions sans AUCUN besoin d’un système de chauffage autre que l’exercice physique, ou un tout petit poêle à bois, j’en ai connues et conçues il y a déjà depuis plus de 30 ans – grâce à un ingénieur qui lui-même connaissait ça depuis quelques temps de par ses propres recherches à l’international) ;
    – etc.

    En passant :

    Merci Blob pour l’info sur le tetrachlorure de silicium pour le photovoltaïque.

    Merci Redg pour tes diverses infos notamment de conso perso.

    Merci Raffa pour le ton de ton post, que j’ai trouvé très rafraîchissant ^_^.

    @ WarOnOligarchy, qui semble bien porter son nom :

    – Pourquoi ne pas plutôt racheter discrètement nous-mêmes les sociétés qui nous embêtent afin de dicter leur éthique économique et écologique ? Un groupe de communistes a fait ça après apparemment que je l’ai suggéré à l’un de leur « camarade » et responsable, et il ont pu le faire pour deux grande sociétés françaises de renommée internationale ; non pas en fait pour les raisons précédentes mais pour des raisons sociales (non je ne donnerai pas les noms ! ^_^ mais je peux vous donner un indice, elles sont passées du statut de « SA » à celui de « SAS » ;) ).

    ou

    – Constituer des fonds d’investissements orientés écologie et financer de nouvelles sociétés de distribution énergétiques à grande échelle ? Il existe déjà des coopératives énergétiques de regroupement de microproducteurs mais le principe pourrait être étendu et amplifié, et une banque coopérative… ;)

    Donc encore une fois, comme tu l’as bien dit, ce ne sont pas les solutions qui manque, mais la volonté de les mettre en oeuvre ou de les exiger, et peut-être aussi comme je le disais aussi : le manque de conscience que C’EST BEL ET BIEN NOUS QUI AVONS LE POUVOIR ; car seuls notre manque de prise de conscience de cela ainsi que le manque d’organisation/synchronisation internationalement, font qu’on va dans tous les sens sans pouvoir inquiéter ces mêmes industries. Et pourtant, nous avons Internet ! …

    Didier

  21. bonjour suis tres interesse par ce genre de production, j’aimerais investir ds une pile tesla si cela fonctionne pour conserver mon autonomie qu’en pensez vous? j’aimerais acheter un stirling pour faire un essai ou est ce possible? suis sur troyes recherche techniciens comme moi pour prototype merci

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