Orange et le Deep Packet Inspection sur les réseaux mobiles

Connecting peopleCe qui est bien avec les réseaux mobiles, c’est qu’il est assez simple de centraliser un maximum le trafic, afin d’avoir un coeur de réseau tout beau où on peut placer des beaux équipements pour faire du Deep Packet Inspection. Un autre gros avantage, c’est que les débits ridicules, savamment bridés, se prêtent parfaitement à une volumétrie traitable raisonnable pour faire du traitement sur l’ensemble du trafic 2G, 3G, 3G+ et wifi.

Le matériel utilisé par Orange est l’oeuvre de Nokia Siemens Network (vous savez, Nokia Siemens, comme en Iran, où ce matériel sert d’ailleurs à filtrer tous les noeuds TOR et les VPN en ce moment même)… Et que fait Orange avec ces beaux joujoux ? Et bien figurez que ce petit monde tourne sur de plateforme WISP (Wireless Internet Service Provider) d’Orange  qui est la jonction technique entre les services mobiles grands publics d’Orange et le coeur de réseau de l’opérateur. Sa spécialité c’est les sessions datas et le traitement intelligent des flux de données… pour par exemple du filtre parental ou du traitement protocolaire.

C’est surtout une brique essentielle qui permet à la plateforme CGS (Content Gateway Service) d’Orange de facturer vos offres « illimitées ». Il faut donc bien être en mesure d’identifier les flux chez Orange pour brider les services, mesurer les consommations, bloquer le Peer to Peer, et peut être même bien d’autres choses… Pour ça la techno sympa, c’est le Deep Packet Inspection. L’idée c’est de déployer des sondes sniffers qui envoient tout un ensemble d’informations sur des routeurs de service en plus du trafic.

Orange, comme probablement tous les opérateurs mobiles, traite vos flux de données datas sur tous ses réseaux mobiles, pour l’ensemble du trafic. Et ça fait pas que produire de petits dessins sympas à filer à la direction marketing de l’opérateur pour que celle-ci invente les prochains bridages de vos illimités (throttling, détection de l’utilisation de votre téléphone comme modem pour vous le facturer en plus comme SFR…), ou planche à de nouvelles offres d’accès à un réseau qui est tout sauf Internet, amputé de protocoles entiers.

Tunisiana, l’opérateur mobile tunisien a lui aussi fait le choix des solutions de Nokia Siemens Network en 2008, et si vous voulez notre avis, il est probable que ça arrangeait bien l’ancien régime.

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16 thoughts on “Orange et le Deep Packet Inspection sur les réseaux mobiles”

  1. Hello hello,

    Corrigez moi si je me trompe mais il me semble que la quantité de donnée sur un cœur de réseau umts reste très importante, et les équipements renvoie en général le trafic (via un port miroir par exemple) vers les dites sondes qui n’ont finalement pas d’impact direct sur le réseau mais permettent d’effectuer des traitement « post process » sur les données collectées, le résultats de ces process peuvent alors être utiliser afin d’investiguer sur des problèmes sur le réseau et/ou « produire de petits dessins sympas à filer à la direction marketing » et/ou imaginer de nouveaux services, et comme vous le dites, c’est à ce niveau que se situe le dpi(tout est dans l’utilisation des données collectées).
    A côté de ces systèmes les équipements NSN par exemple auront ils un jour la capacité de faire du dpi en temps réel et, par exemple, identifier qui regarde les vidéos où apparaissent des personnages particuliers (identification de vidéo par reconnaissance faciale, technologie à l’étude, et ce de façon très avancée parait-il, chez Orange – Squeeze yourself -)… Et agir en conséquence ?
    Perspective autrement plus inquiétante n’est-il pas ?

      1. Je pense que je me suis mal exprimé, je sais de source sur qu’ils sont capables (et ils ne sont pas les seuls…) de faire du dpi en temps réel, c’est sur leur capacité à exploiter les résultat en temps réel que j’ai des doutes, ils sont peut être capable de le faire sur de petites échelles mais à une échelle opérateur pour un pays comme la france il s’agit de centaines de giga de données à traiter, non ?

        Ceci dit s’il n’en sont pas capable aujourd’hui il est clair qu’il le seront demain…

  2. Salut Bluetouff,

    question bête, est-ce que d’après toi Orange et SFR deepent aussi les abonnements revendus à des tiers qui se baladent sur leur réseau (exemple tous les abo passés avec les fournisseurs low cost qui utilisent des minutes revendues en gros) ??

    1. Hello Lam,

      Une chose est sure ce que l’on appelle « les roamers » constitue l’une des plus importante source de revenu pour un opérateur donc tu peux être sur qu’il sont des users à ne pas rater and so…

      Me forvoie je ?

  3. Actuellement ce pour la France ça reste très théorique, mais dans des autres pays de l’union européenne,
    comme par exemple où j’habite actuellementl’Italie, c’est une réalité pure et dure.

    Par exemple mon abonnement mobile Vodafone pour parler citer,
    Interdit le trafic sur son réseau mobile de tous les protocoles de type VoIP e skype Et les fois que ça nous vienne à l’idée de passer par un VPN quelconque et les peines sont interdits sur tel réseau est bloquée aussi.
    Mais le père acteur qui défie toute la concurrence est tout autrement seul opérateur Wind qui est la succursale d’Orange en Italie qui interdit tout trafic skype sous tout son réseau sauf pour les possesseurs iphone se sont autorisés à utiliser skype, et avec mon pauvre Samsung galaxy S2 on autorise pas à passer des appels avec skype à différence de mon frère qui peut tranquillement appeler avec iphone.

    Tout ça pour vous dire que la technique Deep Packet Inspection peut repérer la marque et le modèle de vôtre téléphonie mobile et se comporter diversement selon ces paramètres

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