Martine à la plage : le feuilleton de l’été

Après avoir vu une infowar rondement menée étriller le candidat naturel du PS, la remplaçante à peine levée du banc de touche s’aperçoit avec effroi que le torrent de merde – le terme vient d’un outsider du PS, pas de moi – se détourne de son lit pour parfumer d’effluves délicates sa campagne à peine entamée.

La réaction de la dame de Solférino ne se fait pas attendre, et sort tout droit du XXe siècle : la menace juridique, censée calmer les ardeurs de la presse osant relater une quelconque rumeur concernant Martine, ou pire encore, une information.

Seul problème, d’ailleurs bien identifié par Martine : les pédonazis de l’internet à l’égo surdimensionné, incarnés par ce qui est bien plus difficile à censurer : Facebook et Twitter, pointés du doigt récemment (laissant entrevoir au passage un revirement à 180° de l’approche que le PS à d’internet, ce qui s’est confirmé récemment par l’intervention publique d’un responsable du parti que Dominique Wolton lui même aurait applaudi à tout rompre).

Les spécialistes du torrent de merde numérique (de tout bords) regardent le spectacle et leurs réactions divergent. Il y a ceux – qui participent activement à tout cela – qui se marrent, en attendant de voir comment Martine va faire inculper un botnet de faux comptes Twitter cachés derrière Tor et des VPN, ou mettre en garde à vue les multiples fans-pages Facebook mises en place depuis des lustres, et attendent patiemment le moment propice pour déverser la boue, et les autres, qui sortent les popcorns et se préparent à un spectacle grandiose où les Bisounours, tels des lapins sur une autoroute de l’information, se feront écraser les uns après les autres.

Car si le nouveau PS post-DSK n’aime pas internet, la réciproque est vraie. Non pas qu’internet ait la moindre opinion politique, il est neutre (enfin, pour l’instant), mais ceux qui savent s’en servir, eux, n’aiment pas Martine, et se préparent à une partie de ball trap spectaculaire : un fusil à la main, pour ceux qui roulent pour le camps d’en face, ou armés de popcorns, pour ceux que Martine a pris pour des cons et qui se garderont, selon toute vraisemblance, d’interférer (vas-y Nono, le champ est libre).

La stratégie de Martine – la censure en passant par un juge – est redoutable… Au XXe siècle, ça aurait marché parfaitement. Manque de pot, on est au XXIe depuis une bonne dizaine d’années, ce que les dirigeants politiques actuels semblent, à gauche tout du moins, superbement ignorer. S’il est évident qu’un certain contrôle des média traditionnels est un atout maitre pour orienter l’opinion publique, dans la plupart des démocraties oligarchies, une élection se joue au centre, sur ces quelques pourcents d’indécis. Sur ce segment de la population, internet devrait avoir un impact décisif, et le censurer revient souvent à censurer la pensée : les questions que se posent ces connards d’internautes à l’égo surdimensionné dénoncés par Martine.

Nul besoin d’aller sur Twitter scruter les pokemons de la iForce (l’arbre qui cache la forêt) pour sonder les Français, et inutile d’affirmer que l’on les connaît mieux que quiconque. Il existe des outils de veille redoutablement efficaces qui montrent de façon d’autant plus crue qu’ils sont algorithmiques, les véritables interrogations (au sens propre) de madame Michu. Certes, c’est une conne, mais que voulez vous Martine, tout le monde n’a pas fait l’ENA.

La preuve par le Google-predictivesearch-LOL

Là, difficile Martine d’accuser Twitter, Facebook ou même Google, il ne s’agit que d’un outil prédictif basé sur les requètes – et donc les interrogations – des Français (parce que franchement, Martine, à l’étranger, autant DSK pouvait susciter de l’intérêt, autant là, il est aisé d’affirmer que sorti des frontières de l’hexagone, tout le monde s’en fout, ce que Google Trends confirme par ailleurs).

Allons plus loin dans le LOL pour passer au LULZ : alors que Martine se réveille à peine et voit avec effroi les odieuses rumeurs fleurir ça et là, et que ses amis se font dessus à l’idée que l’épée de Damoclès qu’ils ont au dessus de la tête puisse fondre sur eux à la moindre sortie d’une information délicate (on apelle cela un leak), il est temps de réaliser que le dispositif qui s’abat sur l’ex patronne du PS est en place depuis… mi février…

La preuve par le Google-trend-LULZ

5 mois pour réaliser qu’il y a un problème, et pas la moindre idée d’où il vient ni de la façon dont il est orchestré, ça fait beaucoup, Martine. Car ces ‘sources’ (du torrent de merde, j’imagine) sont à coup sûr un leurre – un de plus – destiné à faire perdre un peu de temps (nécessaire) à une stratégie de campagne qui, dans les années 80, aurait eu toutes les chances d’être efficace. Le temps, Martine, s’est considérablement accéléré, et c’est un vrai problème (d’ailleurs fort justement repéré par le responsable cité au début de ce billet, pastichant Wolton, qui fait parti des rares à comprendre la catastrophe à venir et se retrouve du coup dans une situation bien inconfortable).

DSK vient d’ailleurs de mesurer à quel point sur internet, tout est une question de timing (une leçon apprise par les hacktivistes depuis belle lurette). Une pipe maquillée en viol : un mois, une requalification en viol (prescription de 10 ans) d’une supposée agression sexuelle (prescription de 3 ans) : quelques semaines, de quoi rater le train de la primaire socialiste : priceless, pour le plus grand bonheur de Martine, qui réalise désormais qu’elle aussi, va avoir droit au même traitement.

La suite est facile à prévoir : l’usine à merde qui alimente le torrent du même nom (parce qu’en réalité, Martine, il n’y a pas une ou des sources, c’est plus compliqué que ça internet), va se doubler d’autres dispositifs, comme celui, encore plus vil, de diffuser des informations embarrassantes que Dominique Wolton, en passe de devenir l’idéologue numérique du parti, qualifierait de ‘volés’.

Sortez les popcorn, on va bien rire, et faites vous une raison, quel que soit le vainqueur, le vrai perdant sera l’internet libre. Le discours officiel est lui, facile à anticiper, au hasard, une intervention de Wolton sur France Culture, d’où est extrait cette citation LOLesque, où ce qui sert d’intellectuel confond allègrement information et marketing (5:35).

Wolton sur Radio France on Huffduffer

« Le propre de la démocratie ce n’est pas de révéler, le propre de la démocratie, c’est d’avoir des journalistes qui à partir des informations, des faits, décident eux arbitrairement, intelligemment, de construire des informations […] et les exposent au public qui peut les accepter ou les refuser »

(le lien hypertexte est un ajout cynique de ma part)

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Auteur: Fabrice Epelboin

Ancien directeur de publication de ReadWriteWeb France, cofondateur de plein de trucs, e-guerillero fi Tounes, spécialiste intergalactique de l'infowar, réincaranation de Nostradamus tous les 26 du mois par temps agité à très agité.


73 thoughts on “Martine à la plage : le feuilleton de l’été”

  1. Contrairement à 2007 , le net va véritablement rentré dans la danse et cela va être de lâché des bombes H en pleine bataille de la guerre de 100 ans , un massacre , les partis politiques sont plus des reliquats du passé que de vrai think thank et la facture , ce feras sentir pour le  » gagnant « 

    1. merde …
      donc je disais:
      fait pas pour de bonnes raisons …

      bon, c’est surement là qu’on pige qu’elle ( et surtout son staff ) a rien pigé au nain-ternet …

      pasque , une attaque Politique contre le « Google-predictivesearch-LOL » , ça , ça aurait eu de la gueule …
      tout comme un démontage du modéle fessebouc , et plein d’autres choses du genre …

      Mais dans l’équipe à Martine, ils croient tous qu’une bonne campagne façon OBAMA est la clé du succés ( faut dire que leurs gourous communicants … fin, bref ) …
      On verra dans quelques mois si je me plante , mais j’ai comme l’impression que la méthode Corrézienne , « trés au cul des vaches » risque de les détromper … ( et je peux dire que « notre ami François » pige pas mieux les enjeux du nain-ternet libre que martine … ) …

      Tout ça pour dire que faudra pas espérer des propositions sur le numérique qui aillent pas dans le sens d’un minitel 3.0 du coté des partis qu’ont les moyens de se payer des agences de com …

      Bon, reste que j’ai un p***** de doute sur le poids d’internet sur la campagne … en dehors d’une toute petite bande de névrosés complotistes dans chaque parti …

    1. bof …
      la leçon de tout ça , c’est que le taff sur wikipedia va être chaud ces prochains mois …
      mais je reste sceptique sur le poids réel sur les votes de ces vomissures …
      et pour les « affaires embarassantes » genre france-afrique, y a bien que les medias traditionnels ( j’ai pas dit journalistes , pas taper :o) ) qui vont decouvrir ce scoop …
      Dans quelques semaines ils vont decouvrir que depuis Deferre, le PS marseillais nage dans les eaux troubles du vieux port ?

  2. Ca y est, la campagne anti-Martine a commencé sur reflets.info, parce qu’elle a eu la mauvaise idée de dire une vérité sur Twitter et Facebook ?

    Même en étant un grand adepte des sujets traités sur ce site (neutralité du net, anti-Hadopi, etc…), je trouve le ton employé pour écrire les articles horriblement présomptueux.

    Les rédacteurs de ce site me font pleinement penser à ce que « Martine » critique en disant que ces réseaux contiennent des personnent qui « pense[nt] à [leur] nombril ». Il va peut être falloir, un jour dégonfler ce qui vous sert de cerveau et arrêter de se masturber intellectuellement en cercle fermé et concevoir que dans le vrai monde, celui des électeurs et des gens qui ne passent pas leur vie sur internet (ce dont je fais partie), certaines personnes peuvent avoir des opinions différentes des votres sans pour autant être des cons.

    Porter plainte lorsque l’on est diffamé, sur Internet ou ailleurs, est un droit que chacun a. Le fait que des robots aient fait circuler ces rumeurs en utilisant Tor ou autre n’est en rien un prétexte pour laisser dire tout et n’importe quoi, quel que soit le moyen utilisé.

    Porter plainte, dans le cas de Martine Aubry, est plus une action symbolique pour mettre sur le tapis les rumeurs qui circulent sur elle et les dénoncer qu’une attaque envers les instigateurs de celle-ci. Mais vous êtes peut être trop préoccupés par vos fantasmes internet-centrés pour comprendre celà : c’est vrai, pour des gens qui ne pensent qu’à l’hacktivisme à longueur de journée, il est dissicile de comprendre que l’on réalise des actions de communication et que l’on réponde à des attaques dans la vie réelle, destinées à être relayées également par les médias traditionnels … Si c’est ca une campagne du XXème siècle, alors les campagnes du XXème siècle ont de beaux jours devant elles.

    Il n’est peut être pas judicieux pour Martine Aubry de stigmatiser les technologies utilisées contre elle, ainsi que l’ensemble des personnes qui l’utilisent. Elle ne les attaque pas non plus de la meilleure des manières. Mais pointer du doigt les problèmes et critiquer/attaquer les propos diffamatoires portés sur ceux ci ne constitue pas une preuve d’incompréhension de l’internet. Je pense même le contraire … Vous préfèreriez peut être que le PS mette en place une campagne de « torrent de merde » similaire à celle de l’UMP ? Quelle preuve d’attachament à la démocratie et aux idées ! Mais vous préfèreriez surement que la campagne n’aborde pas de sujets sérieux et reste dans ces tons afin favoriser les extrêmes et faire une place dans l’opinion pour d’autres courants ne se caractérisant que par des actions populistes ou un vide idéologique sur 75% des sujets de société …

    La politique de sur-utilisation de l’internet et des réseaux sociaux de la part de l’UMP et ses cowboys numériques peut très bien (et rapidement) se retourner contre elle, si le PS arrive à démontrer et pointer du doigt dans l’opinion publique la campagne de dénigrement systématique et aveugle dont ses candidats sont victimes. Et surtout, si le PS arrive à développer ses sujets et idées malgré l’omerta médiatique sur ceux ci et le désintérêt qu’y portent les gens comme vous.

    Enfin, en quoi le fait de porter plainte pour les diffamations portées sur les réseaux sociaux aurait il une conséquence sur le programme numérique du Parti Socialiste ? Celà n’a rien à voir avec la neutralité du net, avec le téléchargement d’oeuvres protégées légalement par le droit d’auteur, avec une quelconque censure (on ne parle pas de censurer Twitter, mais simplement de dénoncer une diffamation et de condamner, en ayant recours à la justice, les personnes qui en sont à l’origine dans le cas où l’on pourrait prouver qu’elles en sont les auteurs et que ces accusations ne seraient pas étayées), ni même la liberté d’expression (porter des attaques diffamatoires sans aucune preuve/raison contre quelqu’un n’est pas une expression, et porte atteinte à la dignité de cette personne).

    Alors s’il vous plait, un peu de modestie dans vos propos. Donner son opinion sur des candidats et leurs actions, d’accord, mais le faire en se prenant pour le messie, celui qui dit la vérité, face aux autres qui ne comprennent rien, sans même essayer de comprendre la position « adverse » constitue justement la caricature de ce que Mme Aubry pointait du doigt en critiquant les réseaux sociaux, et fait plus de mal à l’internet qu’elle ne le défend !

    1. euh …
      putain, revoilou le classement binaire les bons et les extrémes …
      faut pas déconner chouchoune, mes pôtes et moi, on dézingue jamais quelqu’un sur ses putatifs choix de vie, mais sur son programme politique , sur ses choix sociétaux etc …
      alors arréte avec tes amalgames à la plantu sur les extrémes …
      les saloperies raciales et autres c’est le fond de commerce des fachos epicétou !

      Sur le reste , l’équipe de Reflets.info te répondra .

      1. Quel rapport avec une quelconque saloperie raciale ? Je me pose juste la question de « a quoi celà sert il de dézinguer Aubry simplement parce qu’elle donne une opinion valable et partagée par certains sur Twitter et Facebook » (j’aurais par ailleurs émis des critiques bien plus acerbes moi …) et pourquoi critiquer la campagne internet du PS qui me parrait bien plus saine que celle de francs tireurs tels Debré à l’UMP ?

        Je ne pense pas qu’il y ait des « bons » dans les partis « de pouvoir » et des « mauvais » aux extrèmes, je suis par contre convaincu qu’il faille respecter ses « adversaires » et essayer de comprendre les positions contraires aux siennes. Cet article a des relents de « Martine est une conne, elle ne comprend rien, et nous on sait tout sur internet et comment gagner une élection présidentielle grâce à Internet » qui me gènent beaucoup. Je ne comprends pas que l’on instaure en « bon exemple » la campagne de l’UMP qui décrédibilise la politique. A quoi celà sert il ? J’ai peut être fait une erreur en pointant du doigt « les extrèmes » en général et en mettant tout ce qui n’est pas dans les partis de gouvenement dans le même sac. J’aurais du parler spécifiquement de l’extrême droite qui surfe sur cette vague d’anti-« politique traditionnelle », les mouvements anarchistes qui souhaitent provoquier un raz le bol et déstabiliser le Pouvoir pour favoriser un soulèvement « populaire », ou les mouvements tels que le Parti Pirate qui aimeraient grapiller quelques pourcents (et donc euros) aux législatives sur le dos du PS, en ayant un programme limité sur la plupart des sujets autres que l’Internet et le numérique. Je ne présage par ailleurs pas de la validité de ces mouvements, qui peuvent être respectables et respectés, mais m’interroge simplement sur la motivation des auteurs de reflets.info et plus particulièrement des articles attaquant gratuitement Martine Aubry …

        1. Ben alors Chouchoune ? On vous entendait pas quand on tapait sur le camp d’en face (ce que l’on fait 100x plus que sur Martine, force est d’en convenir).

          Pas mal la petite pique sur le Parti Pirate et les méchants anarchistes… on est dans la version édulcoré des pédonazis ?

          Cette attaque est tout sauf gratuite, si vous lisez régulièrement Reflets, vous vous doutez qu’on a du très très lourd, sinon, jetez un oeil aux archives.

          By the way, relisez à tête reposé cet article et posez vous la question : sur qui tapent-t-ils vraiment, en fait ? Qui a mis en place les stratagèmes qu’ils démontent (et qu’ils utilisent pour se foutre de la gueule de Martine, c’est sûr, mais… c’est accessoire).

          Fail.

    1. Si elle souhaitait stopper la propagation de ces rumeurs, elle n’irait pas les étaler dans le JDD … Son but n’est pas de stopper et censurer ces rumeurs, mais au contraire de les mettre sur la table et les combattre, ou combattre ceux qui en font le promotion. L’inverse de l' »effet Streisand » donc …

  3. Chouchoune, j’abonderais dans votre sens si les politicien(ne)s faisait preuve d’un tant soit peu d’intégrité, ce qui n’est apparemment pas le cas, à droite comme à gauche. Je trouve cet article excellent d’une part parce qu’il ne participe pas aux commentaires de ces rumeurs et d’autre part parce qu’il met le doigt sur un fait, que les politiques prennent les gens pour des cons.

  4. Entièrement d’accord avec Chouchoune sur le fond comme sur la forme. L’argument de l’Ours à propos de l’absence d’intégrité des femmes et hommes politiques est totalement hors-sujet ici. Ce n’est simplement pas de cela qu’il est question ! Ne confond pas ton opinion « tout les politiques en général prennent les gens pour des con » et tous pourris et toussa avec un fait

    1. « L’argument de l’Ours à propos de l’absence d’intégrité des femmes et hommes politiques est totalement hors-sujet ici. »

      Pas vraiment Charlie. Mais patience, ça va venir.

      Si tu veux causer technique et dessous de campagne, on peut y aller. S’allier avec la fédé des Bouches du Rhone, question résultats du scrutin et participation aux primaires dans le sud, c’est malin (j’ai pas dit bourrage d’urne, tu noteras), mais c’est prendre quand même le risque de se prendre un effet Wikileaks dans le tronche.

      Et là aussi, ça se fera sur internet. LULZ.

  5. Fabrice,

    Martine Aubry connaissait l’état de ces rumeurs depuis bien longtemps déjà. C’est d’ailleurs pour ça que son mari Jean-Louis Brochen avait fait une interview dans Non-Fiction il y a un an de ça (http://www.nonfiction.fr/article-3635-qui_connait_jean_louis_brochen_.htm). A l’époque, seul le FN et ses amis de Riposte Laïque, Islamisation.info… relayaient ces infos. Depuis peu, l’UMP, par ses responsables, relaient aussi ces rumeurs.

    Et contrairement à ce que tu écris, Martine Aubry ne fait pas l’amalgame entre internautes et pédonazi. Ton raccourci est juste médisant sur la véritable pensée de Martine Aubry concernant Internet : http://www.rue89.com/2011/06/22/la-france-connectee-une-tribune-de-martine-aubry-210341

    1. Bien sur, ils ont tout de même un service de veille. Les contenus sont apparus en 2007, voir avant, mais ce que je souligne ici c’est la demande en contenu, pas l’offre ;-) Et ça, c’est apparu mi février, et pas de nulle part, juste d’un endroit mystérieux que Google ne peut pas scruter, qui s’apelle Facebook :-) TaDa ! (ça c’est pour l’alcoolisme).

      Pour le vilain mari islamiste barbu (mais néanmoins catholique, on s’y perd), c’est une toute autre stratégie qui est à l’oeuvre, assez proche des alliances perverses entre islamistes et Ben Alistes, sauf que c’est la fachosphère franchouillarde infiltrée (enfin, c’est un bien grand mot), c’est plus complexe, et ce sera l’objet d’un prochain billet (ou pas, parce qu’on n’a pas que ça à foutre non plus, on n’est pas payé pour ça, hein, c’est juste pour le LULZ).

      Pour la tribune de rue89, je l’ai lu, tu t’en doute, ça ma inspiré ce petit dessin pour illustrer l’article http://reflets.info/wp-content/uploads/2011/07/programme-numerique-ps-bisounours.jpg

      1. Pour l’alcoolisme d’Aubry, la première fois que j’en ai entendu parlé c’était en 2008 lorsqu’Aubry est devenue une candidate possible à la succession de François Hollande. Elle venait de soutiens d’autres candidats putatifs comme des rumeurs et ragots qui circulent dans les « dîners en ville »…

  6. Pour ma part je suis entièrement d’accord avec Chouchoune. Ce texte est très décevant et c’est un euphémisme.

    Je n’ai pas l’habitude de lire des argumentations oscillant aussi allègrement entre la mauvaise foi et la manipulation sur reflets.info

    C’est un article intéressant, mais plus par ce qu’il montre des a priori de Fabrice que de la haine d’internet qu’il prête gaillardement à Martine.

    Et ça commence très fort dès le second paragraphe. La « menace juridique », en fait le recours en justice, sort tout droit du XX° siècle. Or nous sommes entré de plein pied dans le XXI°. Bref la justice c’est un truc de has been totalement débranché des réalité du web2.0 moderne et contemporain. Voila qui va ravir Eolas et Mô.
    On remarquera aussi le rapprochement entre rumeur et information, la première étant sans doute une étape préalable à la seconde selon le principe (pourtant beaucoup plus ancien que le XX° siècle) qu’il n’y a pas de fumée sans feu. Vas-y coco, ça c’est de l’info !
    Dans le même ordre d’idée je m’interroge encore sur l’inversion de valeur que l’auteur prête à Martine : l’information c’est pire que la rumeur. Ironie ? Peut-être. Mais affirmer par ce biais que le PS en général et Martine en particulier veulent censurer les médias et internet me paraît plus digne d’Atlantico que de Reflets.

    D’autant que Fabrice ne s’arrête pas là. Passons donc au paragraphe suivant.

    Martine a horreur de Facebook et Twitter. Pourquoi ? Réponse de Martine « C’est typique de cette société où chacun pense à son nombril… Et puis tous ces faux amis… Ce n’est pas mon truc d’expliquer mes états d’âme. La vie, c’est aussi être libre de regarder autour de soi… »

    Heureusement, Fabrice est là pour nous expliquer que non non non, on a mal lu ; que Martine prend les internautes pour des cons et qu’en fait elle pense que Facebook et Twitter incarnent les pédonazis de l’internet.
    De la part de quelqu’un qui semble avoir, lui, un peu tendance à le faire (http://reflets.info/operation-childsafe-oui-mais-en-fait-non) c’est à pleurer de rire.

    Bref tout cela fait que les internautes qui savent se servir d’internet (la preuve ils sont sur facebook et twitter et ils adooooorent ça) n’aiment pas Martine. Et ils ont bien raison puisque, comme les autres dirigeants politiques de « gauche tout du moins » (c’est sympa pour les autres – verts, PC etc.), elle n’a pas compris que l’on avait changé de siècle.
    A droite, c’est sur, ils l’ont compris (cf DADVSI, les LOPPSI sans parler de l’HADOPI ou de la réforme en cours de la CNI). Peut-être que Fabrice va aussi nous expliquer que MMM est en réalité une trotsko-écolo infiltrée au sein de l’UMP ?

    Finalement c’est plutôt à pleurer tout court !Car en l’occurence, j’ai vraiment l’impression que c’est Fabrice qui prend les internautes pour des cons…

      1. Premièrement, quel est le rapport entre nous, Joffrin et Martine Aubry ? À priori, aucun, à part éventuellement le bord politique.

        Joffrin a récemment dépassé pas mal de barrières morales qui ne reflètent pas les idéologies et propositions de gauche, et notamment celles du PS, telles que je les concois (peut-être ai-je tord, là n’est pas le débat). Par contre, étendre ce que dit Joffrin pour l’approprier à Martine Aubry ou d’autres personnes la défendant (même si Joffrin le fait dans l’optique de défendre Martine Aubry également) est faire preuve d’une certaine mauvaise foi intellectuelle.

        Je trouve insensées les attaques unilatérales contre Internet et la liberté d’expression ainsi que la censure auxquelles se livrent de plus en plus de politiques et hommes de médias. Par contre, il me parrait légitime que des personnes coupables de diffamation ou d’actes illégaux sur Internet puissent-être poursuivies à postériori : ceci sans remettre en cause leur liberté de s’exprimer (les écrits peuvent et doivent rester écrits … datalove), mais parce que la responsabilité morale doit exister, à titre individuel, sur internet. Ca ne remet en rien en cause le fonctionnement libre, neutre, égalitaire du réseau, où chacun doit avoir droit à la parole et la capacité de se faire entendre, ni même sa capacité de prolifération rapide de l’information qui sont un atout important dans beaucoup de situations : mais il faut savoir rester responsable de ses écrits et de ses actes, en toute circonstance, ou alors ne pas se faire chopper (comme dans la vraie vie quoi).

        Internet est un outil fantastique qu’il ne faut absolument pas réguler ni contrôler, mais dont les acteurs doivent être responsables juridiquement de leurs actes et soumis aux mêmes « punitions » que les acteurs de la vie réelle en cas de non respect de la Loi (qui a pour but de protéger d’autres Droits fondamentaux tels que le droit à la dignité).

        1. Le rapport ? Aucun, en effet, sauf qu’ils sont du même bord politique… On est bien d’accord.

          Pas mal le schéma dialectique ;-) Il y a un manuel ?

          Et puis arrêtez de jouer à l’idiote, il n’y a pas de ‘personne’ derrière ces rumeurs, il y a un réseau Tor et des IP, bordel, vous le savez (presque) aussi bien que moi. Allez donc inculper un réseau Tor ou déposer plainte contre lui. C’est de la com’ tout ça, comme Joffrin, et vous, d’ailleurs.

          1. et derrière les réseaux Tor il y quoi? Ils y a bien des humains, à moins qu’il y ait une génération spontanée…

      1. C’est gentil à toi de demander à se synchroniser avec Joffrin. Hélas ça ne va pas être possible vu que ce qu’il vient d’écrire est exactement à l’opposé de ce ce que je pense (et accessoirement semble montrer qu’il n’a rien compris du tout) !
        Lulz certe, mais si tu avais quelque chose de plus consistant ce serait sympa…

        Concernant le « botnet à rumeur » s’il est bien fait, je me permet de supposer qu’il inclue quelques machines aux IP bien de chez nous histoire de rajouter un peu de grain à moudre, d’huile sur le feu et de cerise sur le gateau.

        Au demeurant, identifier les commanditaires du botnet n’est peut-être pas absolument nécessaire. En effet l’utilisation d’un tel outil indique assez que l’origine de la rumeur est volontairement malveillante et diffamatoire. D’un point de vue politique c’est déjà pas mal même si c’est insuffisant.

        En outre, je pense vraiment que l’on a tous tout interêt a ce que les responsables soient identifiés sans quoi on auras inévitablement droit à plus de discours type Joffrin, avec d’autre lois à la con pour « civiliser » internet dont on sait pertinement qu’elles sont aussi inutiles que dangeureuses.

        1. Bingo. En effet, identifier le botnet et tout le toutim et démontrer qu’il est un des composants de l’usine à merde, ce serait bien plus efficace pour démontrer le caractère malveillant de la rumeur (n’est ce pas l’esprit de cet article, dans le fond ?). C’est pas vraiment ce que fait Martine en accusant ses amis dans les diner en ville, pourtant… Quand à la réaction de Joffrin, qui accuse l’internet dans son ensemble, c’est pire encore.

          Double fail ?

  7. Salut !

    Je vous lis depuis un mois et j’aime beaucoup ce que j’y apprends. Il y a une chose que j’aimerai que vous m’expliquiez, si je prends ces 2 phrases de votre article :

    « La réaction de la dame de Solférino (…) sort tout droit du XXe siècle : la menace juridique »
    Il s’agit à priori de rumeur, que faire contre des rumeurs hormis le recours au juge ? Se comporter comme l’agence H (pour le coup en plus ce n’était pas des rumeurs qu’ils « combattaient »)

    « La stratégie de Martine – la censure en passant par un juge(…) »
    Si elle souhaitait la censure, elle ne s’adresserait pas à un juge mais à une officine, façon agence H. Non ?
    Vous n’allez pas un peu vite ?
    Globalement, je pense qu’elle vous prends plus pour des no-life que pour des pedo nazis.

      1. Si mes souvenirs sont bons, c’était plus des insultes qu’une rumeur non ? Ce qui est différent: un internaute sans opinion lit les insultes et sait que c’est de la diffamation, dans le cas de la rumeur il a juste une info non vérifié (qu’il pourra éventuellement tenter de vérifier en augmentant les google trends…). L’intérêt de la décision de justice est de trancher cette information (ce qui n’a effectivement aucun intérêt dans le cas d’une simple insulte)

      2. Mais qu’avez vous à défendre face à ces attaques ? Comparer votre situation dans un cas précis à celle de Martine Aubry est ridicule ! Il y a une différence d’échelle, de public, d’auditoire et de propagation de l’information !

        C’est justement pour ca que je critique le caractère présompteux de vos interventions : vous n’êtes pas le centre du monde et vous ne touchez pas les personnes que Martine Aubry doit toucher pour se défendre, et elle ne peut pas se permettre de répondre comme vous avez pu le faire avec l’agence H.

        On ne peut pas comparer ! Les seules réponses pour elle sont la feinte d’ignorance ou la contre-attaque, notamment en justice.

        Quand au fait qu’il y ait « un réseau Tor et des adresses IP », c’est anecdotique : premièrement parce qu’elles s’en contre-balance, la Martine, de trouver des coupables (c’est une opération de com’ pour faire face aux rumeurs, rien de plus), et deuxièmement parce que le fait de se cacher derrière Tor et des adresse IP n’enlève en rien la responsabilité théorique de l’auteur, même si, lui, arrive à « ne pas se faire chopper ».

        1. Je parle de méthodo Chouchoune, vous vous perdez dans votre dialectique (et dans les attaques perso, c’est tout vilain). Evidemment que l’amplitude du truc n’est pas comparable, mais les méthodes d’attaques sont du même ordre (botnet, toussa), et les moyens pour répliquer aussi.

    1. Au passage, Agence H est bien incapable de censurer quoi que ce soit, et le PS ne dispose pas de blackops internet, il sont tout juste en train de réaliser l’étendue et les moyens des blackops qu’ils ont face à eux… chaque chose en sont temps ;-) Avoir un retard collosal en matière d’internet, ça a un prix… De l’autre coté, ils sont en ordre de marche depuis des années, et ont déjà plusieurs campagnes électorales dans les jambes (plutôt successful d’ailleurs).

  8. Je trouve aussi pas mal de faux arguments dans cet article:
    * Elle n’aime pas twitter et facebook ? et alors ? moi non plus et ça ne m’empêche pas de connaître le ouèbe
    * On la diffame et elle veut porter plainte pour diffamation ? Fabrice a-t-il une autre solution à lui proposer ?
    * Sa plainte a des chances de ne pas aboutir ? Est-ce vraiment à elle de savoir si l’origine des messages est in-traçable derrière un botnet ou viens directement des jeunesses UMP (au pif hein, j’insinue rien) ? Non, c’est aux enquêteurs
    * Pour finir l’amalgame Joffrin-Aubry… [quote]Mais LULZ quoi ![/quote]

    Bref, pas grand chose à part « lol elle pas contente ». Que ce soit Martine Aubry ou un clone UMP n’y change pas grand chose pour ma part mais je ne vois pas la pertinence de l’article (désolé).

    (Ma question sur quelle autre solution que la plainte au XXIème siècle n’est poas que réthorique)

  9. * Elle n’aime pas twitter et facebook ? et alors ? moi non plus et ça ne m’empêche pas de connaître le ouèbe

    >> gros fail de communication tout de même. Quant à savoir si Martine connait le web, franchement, vous y croyez ? C’est pas ce qu’on lui demande d’ailleurs. Juste de ne pas dire de connerie, ce serait bien déjà.

    * On la diffame et elle veut porter plainte pour diffamation ? Fabrice a-t-il une autre solution à lui proposer ?

    Oui, cf commentaire ci dessus.

    * Sa plainte a des chances de ne pas aboutir ? Est-ce vraiment à elle de savoir si l’origine des messages est in-traçable derrière un botnet ou viens directement des jeunesses UMP (au pif hein, j’insinue rien) ?

    Non, et c’est bien tout l’objet de mon article. Si elle n’a aucune idée d’où ça vient, c’est catastrophique (un enquète judiciaire ? Vous savez combien de temps ça prend un truc pareil ? On sera en 2013 d’ici là).

  10. C’est très bien de défendre Internet, mais quand on parle de « botnet de faux comptes Twitter cachés derrière Tor et des VPN » et de « multiples fans-pages Facebook mises en place depuis des lustres » et de « déverser la boue » ou encore que « les Bisounours, tels des lapins sur une autoroute de l’information, se feront écraser les uns après les autres. » Tout cela ne démontre t-il pas le côté pervers que peuvent avoir Internet et les réseaux sociaux en particulier? Cela ne peut-il pas expliquer la méfiance (justifiée ou non, c’est une autre histoire) de « ceux qui ne comprennent pas »?
    Pour mériter son « statut », Internet devrait commencer par faire preuve d’auto-critique et d’auto-régulation. Ce qui, je pense, est malheureusement encore loin d’être suffisamment le cas. Et si ce n’est pas possible, alors on a quand même un petit problème… Non?

      1. Auto-régulation… ok. Mais je doute que la plupart des utilisateurs d’Internet arrive à un tel résultat. Dès lors que leur reste t-il comme autre solution que de porter plainte?
        Ou alors offrez-vous vos services ;-)
        Aussi non je partage l’avis de votre réponse « Bingo… » (apparue pendant que je rédigeais mon premier commentaire).

        1. Mais en même temps vous vous rendez bien compte que porter plainte ne sert à rien ? D’autant que dans le cas de Martine, le timing ne joue aps du tout en sa faveur et que le temps de la justice, par définition, est long.

          La solution ne consiste-t-elle pas à favoriser l’émergence de cette auto régulation plutot que de taper sur internet à l’aveugle ou dans son ensemble ? Le fait qu’elle soit l’apanage d’une petite élite ne change rien, l’important c’est qu’elle ait lieu, non ?

          1. En effet.
            Mais cela engage alors une certaine responsabilité de cette élite. Et un « contrôle » (légitime?) de l’ensemble de la communauté Internet. Auquel participe ce site.

          2. Non Lou, internet, ça ne marche pas comme ça, et ça ne peux techniquement pas marcher comme ça. C’est le sens de « code is law ».

            Il ne peut y avoir de « contrôle », légitime ou pas, pas tel que vous l’entendez, et l’ensemble de cette communauté, comme vous dites, a en son coeur des éléments qui sont sur des enjeux fondamentaux qui sont parfaitement absents de la campagne : éthique des technologies numérique et leur régulation, réforme en profondeur de la propriété intellectuelle, droit à l’anonymat, régime juridique des données personnelles, open data et transparence, neutralité du net, censure, surveillance des citoyens…

            Vous mesurez le cultural gap qui nous sépare et le décalage dans nos sujets de préoccupations politiques ?

            Et pourtant, je suis de gauche, croyez moi ;-)

  11. mon dieu, une rumeur, ô mon dieu dieu dieu

    Gauche comme droite, tout l’échiquier lance des rumeurs…
    Je ne sais pas d’où ça vient, perso, de l’extrême gauche à l’extrême droite, je ne vois que des jacobins, défendant leur intérêt propres.( rester en poste, cela flatte l’égo)

    Chouchoune, les solutions de « la boite a outil » du ps, c’est soit une vaste blague, soit la preuve que nos politiques sont dépassés et de trés loin par la situation. La droite idem. Y’a rien a occulter du discours politique du PS, y’en a tout simplement pas.

    L’absence de régulation du net? les politiques sont les premiers à se traîner dans la boue devant les cameras, so what?
    elle aime pas se voir appliquer la régle? Fallait pas y participer et continuer à laisser faire.

    Note, j’ai pas fais le tour des rumeurs et j’m’en fous royalement, si ces rumeurs prennent, que les politiques se mordent les doigt d’avoir toujours refusés de former des citoyens plutôt que des employé consommateurs.

  12. (C’est long tous ces commentaires !
    Tant pis, je vais faire comme tous les internautes : ne pas lire les commentaires des autres et me regarder le nombril en postant le mien.)

    2 poids, 2 mesures ?
    Quand le sieur Bluetouff parle de porter plaintes pour des injures dont d’ailleurs le contenu, vite effacé de son site, nous reste peu connu (à part « blaireaux du net », expression peu courtoise mais somme toute banale sur internet), tout le monde approuve haut et fort.
    Par contre quand Martine Aubry veut mettre fin à des rumeurs persistantes, on rigole : c’est maintenant une politique, donc complètement déconnectée des réalités, qui veut l’emporter contre internet. Elle ne gagnera pas ! Nous assure-t-on.
    A votre place je ne fanfaronnerais pas autant. Vous croyez vraiment que les rumeurs partent de vrais pros cachés derrière TOR et autre VPN ? Et pourquoi ces gars-là seraient-ils d’un seul coup plus doués que ceux d’hadopi/tmg ?
    Si les rumeurs partent de comptes facebook, moi je suis prêt à parier qu’ils n’auront pas utilisé mieux qu’un petit proxy.
    Utiliser TOR n’est pas l’idéal lorsqu’on veut naviguer rapidement et poster de nombreux messages. De plus, TOR oblige à ne pas utiliser de plugs-in genre flash et, si on veut bien faire, ne pas utiliser de cookies (donc, pas de facebook), voire pas de javascript.
    Alors ça reste à voir.

    1. Ben non, puis que Bluetouff avait précisément identifié l’origine exacte du truc avant de menacer de porter plainte :-)

      Ces gars sont infiniment plus doués parce qu’on sait qui ils sont et qu’on est sur leur pas ou face à eux depuis des lustres :-) C’est suffisamment clair comme ça ?

  13. Ok, Fabrice
    Merci pour l’ensemble de tes précisions. Encore que celles-ci demanderaient un grand nombre de développements.
    Cela dit, il reste que le plus intéressant et le plus pertinent dans tous cela se trouve dans tes réponses dans le fil de commentaires plutôt que dans ton post et franchement c’est très dommage.

      1. Non.
        Quand Joffrin évoque les danger de l’affreux internet, c’est con et sans interêt sur le fond. Le fait qu’il soit journaliste n’y change rien. Ca montre juste qu’il n’a rien compris et qu’il prend une partie de ses lecteurs pour des imbéciles.
        Quand tu dis que Martine est une vilaine qui veut censurer internet parce qu’elle n’aime pas facebook, c’est tout aussi con et sans interêt sur le fond et tu prend toi aussi tes lecteurs pour des demeurés. Le fait que tu soit blogueur n’y change rien.

        En revanche quand tu expliques en commentaire que selon toi le PS manque de compétence et d’expertise sur les questions de l’internet, et que tu estimes que certains responsables comme Martine sous-estiment le poid des réseaux sociaux et en ont une vision très incomplète sinon naïve, c’est beaucoup plus intéressant. Surtout quand tu le replace dans le contexte actuel de ces réseaux où effectivement il y a des gens très actifs et très nal. intentionnés.

        C’est intéressant même si je ne suis pas entièrement d’accord avec tout (mais nettement plus quand même) :)

  14. O/

    Avant tout commençons par ce qui a motivé un sursaut de ma part (4/5 sur Richter) et mon commentaire : Fabrice dans ton article tu laisses entendre qu’une pipe n’est pas un viol, alors deux choses :
    – Sur le plan légal :
    http://lexinter.net/Legislation2/viol.htm
    je cite : »Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit » (C.P. art 222-23)

    – Sur le plan moral :
    Si l’attentat à la la pudeur ou l’agression sexuelle sont une atteinte aux mœurs et à la pudeur de la personne une fellation forcée est une atteinte à l’intégrité physique de celle-ci et à ce titre un viol. Rappelons que le viol n’est pas tant un acte sexuel qu’une affaire de contrôle et de violence ainsi que de déni de libre arbitre.
    Et oui Mme Pinchu ! Un homme peut être violé et une banane dans l’oreille peut constituer un viol pour peu que l’intention sexuelle soit prouvée. Alors ôtez cette banane que je ne saurais voir (ou sentir puisque je l’ai dans le nez) !

    Par ailleurs, Quelqu’un a dit* :

    « On la diffame et elle veut porter plainte pour diffamation ? Fabrice a-t-il une autre solution à lui proposer ?
    * Sa plainte a des chances de ne pas aboutir ? Est-ce vraiment à elle de savoir si l’origine des messages est in-traçable derrière un botnet »
    +1. On Fait avec ce que l’on peut et force doit rester à la loi (foutaise utopiste certes) ; c’est toute la valeur qu’a un symbole. Un innocent a tout de même le droit de clamer son innocence même si c’est vain (et un politique de crier au complot).

    * @HADOPI oui je sais, c’est de la « première dame » mais c’est une citation j’ai droit.

    Il reste que ce billet montre le décalage et l’incompréhension que nos politiques ont, dans ce cas et dans d’autres, du fonctionnement d’internet. Ils paniquent, réalisant qu’ils n’ont plus le contrôle de l’information. Si une information décentralisée (internet) peut se manipuler tout comme une information centralisée (la presse traditionnelle) il leur reste à comprendre que quand le peuple réclame « du pain » il ne suffit pas de lui jeter « de la brioche », c’est vain. Je ne peux que leur recommander de faire une recherche Google : ?Q=forum+agora-Hersant(ou -Bolloré) et de méditer le résultat.

    En flèche du Parthe je remarquerai que notre perception de la réalité est empirique limitée par nos sens et notre expérience alors puisque nous sommes subjectifs, multiplions les points de vue, internet n’est pas tout.

      1. J’avais bien compris que le doute t’habite. Tu dis parler de pipe et non de pipe forcée (« En effet, une pipe n’est pas un viol, c’est une pipe forcée qui se traduit par […] un viol, sous l’angle juridique »).Mais dans ton article tu te places par tes propos dans le cadre d’un acte supposé criminel : « Une pipe maquillée en viol : un mois, une requalification en viol (prescription de 10 ans) d’une supposée agression sexuelle (prescription de 3 ans) » et dans ce cadre une pipe je le maintiens n’est pas une petite gâterie prêtant à la blague à tabac mais bel et bien un viol ce que tes propos et ton illustration infirment, la chose me choque dans et en dehors du contexte DSK.
        Si tu voulais mettre l’accent sur la présomption d’innocence tes propos sont maladroits, si tu voulais minimiser l’acte (supposé) ils sont malhonnêtes. Dans tous les cas la réponse que tu me fais est un argument de jésuite.

  15. tiens tiens… Une dépèche AFP qui cite deux spécialistes du référencement, se pourrait-il que les mécanismes (bien connu des pro) pour détourner l’usage de Google et lui faire propager des rumeurs commencent à se faire jour :-)

    « Chez Refeo, une entreprise spécialiste de la e-réputation et du référencement, un responsable explique que contourner l’algorithme « est théoriquement faisable, mais (que) cela exige des moyens financiers relativement importants ». D’après lui, « l’hypothèse la plus probable, c’est le buzz » : une vidéo ou un article qui s’est propagé très vite sur les réseaux et qui a fait monter la suggestion dans les moteurs de recherche.

    En revanche, Simon Vissol, référenceur à Activis, pense lui que « dans une certaine mesure, c’est possible » de faire mentir Google. Le plus « facile à faire », d’après lui, c’est la création « d’outils automatiques qui vont suggérer des mots-clés à Google », des outils « très faciles à mettre en oeuvre » et auxquels « Google ne verra rien du tout ». »

    http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iEXrdq-DEPyQtNtzMHF01s9Zb1GA?docId=CNG.256cf0b531a39155f19fca07a677a17b.3a1

    Effectivement, ce n’est pas bien difficile à mettre en oeuvre comme script :-)

    1. Il y a beaucoup à apprendre chez les SEO (en particulier ceux dits « blackhat »).

      Les mecs qui arrivent à vivre de MFA ou de sites d’affiliation de porn sont des vrais hackers (même si d’après ce que j’en ai vu ils réfutent le terme et se trouvent très limités techniquement).

      C’est milieu passionnant mais un peu étrange par certain côté

  16. taiiiinnn :

    En fait, les réseaux sociaux, c’est « un mouvement formidable, qui permet de s’informer, de communiquer. Sur le plan économique, c’est la création de projets assez incroyables ». Et pour les jeunes, quel beau moyen « de se retrouver, de partager les mêmes goûts les mêmes rêves », ajoute-t-elle.

    http://www.liberation.fr/politiques/01012348876-martine-aubry-reconnecte

    voilà « Martine aime le hard reset » …

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