Manuel de politique française pour les nuls (3)

La gauche française 1. Les différents courants de la gauche française Terriblement casse-gueule de rassembler tous les courants et idéologies constituant la gauche française en peu de mots. Parce qu’il y a eu l’URSS, le
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22 thoughts on “Manuel de politique française pour les nuls (3)”

  1. Non, la situation n’est pas désespérée, d’une part comme il a été bien noté, de plus en plus de gens de gauche se rendent compte que les socialistes sont effectivement « infréquentables », de l’autre Mélenchon est en train de dépasser les 10% avec un programme, s’il n’est pas révolutionnaire, est vraiment de gauche !! (suffisamment pour nous ranger immédiatement dans l’axe du mal des dictatures islamo-gaucho-fascistes).
    L’autre bonne nouvelle c’est que Philippe Poutou a obtenu ses 500 signatures. Voyez, le socialistes sont morts, la gauche se redresse.
    http://www.legrandsoir.info/le-programme-de-melenchon-en-8-mn-chrono.html

    1. Mélenchon est là pour prendre des voix à Marine afin que Hollande soit élu quand à Poutou c’est une vaste blague que de croire que ce genre de candidat puisse servir à quoi que ce soit lors de la présidentielle : on va bouffer du Hollande et de force, après cela on verra où en sera la gauche…

      1. ça c’est la théorie paranoïde… du FN, dont le but est de discréditer le front de gauche. Vu la dynamique ascendante de ce dernier, je comprends que ça en fasse flipper certains :)
        Mais enfin, le but du front de gauche, c’est surtout de porter un programme de gauche… Et je ne crois pas que ses électeurs voteront Hollande au second tour (moi en tout cas je ne le ferai pas). Voir ce que la « vraie » gauche (et pas les bobo socialo-libéraux hein) pensent du « vote utile » :
        http://comite-de-salut-public.blogspot.com/2011/10/vote-utile-coup-de-boule-compris.html
        ou encore de mimolette :
        http://comite-de-salut-public.blogspot.com/2011_10_01_archive.html
        Car, au final, « il n’y a que les abrutis de droite pour penser que le ps est de gauche ».
        Et non, la candidature de Poutou n’est pas « inutile » (et selon quels critères hein ?) il n’y a que les éditocrates de droite genre Apathie pour dégueuler ça à longueur d’éditorial (ah on serait tellement mieux avec un bi-partisme à l’américaine, c’est à dire sans véritable choix politique…)
        http://www.acrimed.org/article3788.html
        Mais à force cela finit par imbiber le cerveau…
        Une chose est sûre, Poutou ne sera jamais aussi nuisible que Sarkozy…

        1. C’est à « Non, la situation n’est pas désespérée » que je voulais répondre, cyniquement, car je pense sincèrement que la situation EST désespérée.

          Quant à Poutou je disais inutile selon le critère : il ne sera pas élu, bien que j’espère fort qu’il le soit : le bi-partisme a le mérite de montrer la réalité telle qu’elle est et de permettre aux gens de vouloir changer des choses comme le suffrage universel…

          Je regrette qu’on puisse prendre mon commentaire comme une injonction au vote utile, d’ailleurs utile pour qui aujourd’hui je ne vois pas bien.

      2. C’est marrant, mais je pensais que ce manuel allait servir à sortir un peu de ces calculs bidons que les chroniqueurs politiques des chaînes de porno essayent de glisser à longueur de soirées pour empêcher de penser la politique en tant que telle ?

        Penser la politique n’est pas seulement calculer les chances des uns et des autres, mais il semble qu’aujourd’hui on soit plus proche des discussions autour du loto-foot qu’autre chose.

        Penser la politique dans sa dimension historique et réelle est, c’est vrai, un peu plus complexe que savoir quel sera le résultat du match.
        Mais dans un monde de consommateurs, quoi demander d’autre ?

        Au fond : rien. Et l’on a que ce qu’on mérite…

        1. je ne comprends pas ton commentaire, déjà je te remercie pour ces articles très instructifs, c’est véritablement un travail précieux que tu nous offres.

          Cependant : « penser la politique dans sa dimension historique et réelle », en effet c’est enrichissant, mais de là à ce que cela nous épargne ce vers quoi nous nous dirigeons inexorablement (un gouvernement non représentatif des attentes du peuple) du fait de la propagande de masse, de l’abêtissement du peuple et des « élites » c’est à mon goût aller un peu vite en besogne.

          1. Ca ne nous épargne rien du tout, ça nous permet juste de penser plus « juste ».

            C’est déjà pas mal. L’état de la « démocratie » française est ce qu’il est, c’est-à-dire en mort clinique.

            Mais penser avec du recul c’est simplement pouvoir se permettre de ne pas s’embarquer à l’aveugle dans des discours bien formatés et attendus.

            Pour le reste, nous sommes piégés dans une oligarchie, donc tout ce qui tourne autour du résultat des élections est totalement sans intérêt, à mon sens…

          2. De toute façon, ces articles s’apparentent plus à de la propagande qu’à un précis de politique pour les nuls… franchement décevant de lire cela sur ce site, c’est prendre les lecteurs pour des crétins. Pour les autres, il y a wikipedia.
            Surtout qu’en introduction, le monsieur explique qu’il a écrit son petit roman en réponse à certains commentaires – commentaires qui n’étaient sans doute pas à son goût, comme le fait de donner au FN ses 500 signatures pour le simple droit à l’expression et à la représentativité démocratique. Que nenni, c’est laid de penser cela. Beuaark, votre esprit est sâââle Môsieur.

            Pis, on y apprend que le PS n’est pas la gauche, que la droite nous exploite, que Mélenchon est une rockstar, etc.

            La seule chose que je vois dans tout cela, c’est du politiquement correct baveux et dégoulinant qui malheureusement affecte même les activistes. Imposer une idéologie ou une manière de penser à des gens qui veulent faire bouger les choses, je trouve cela *tellement* triste.

            Cela me rappelle trop Mediapart qui, après avoir pourri le programme du FN dans les grandes largeurs, se plaignait de n’avoir pas été autorisé à assister à leur dernier meeting, et invoquait les droits de la presse, la liberté d’expression, etc.

            Mais bordel de m*rde, à force de saouler tout le monde avec vos belles pensées (liberté, droit, respect, etc), ne vous étonnez pas s’il n’y a plus personne pour les écouter… Parceque ce n’est pas le monde dans lequel nous vivons.

  2. Ouais, j’me suis renseigné un peu sur tout ça, son passé de directeur général de la banque de Rothschild etc…
    Je rate pas un seul article depuis un an, au bas mot, donc le gros baril, je l’ai vu :).
    Mais merci, quand même, ça fait pas de mal des petits flashbacks de temps à autre :).

    Je demandais ça, parce que bon… 73, c’est loin. Et je suis même pas sûr d’avoir pu exister à l’époque, ne serait-ce que sous la forme de spermatozoïde dans les bourses de mon père.C’est dire…

  3. Pour moi c’est un parti pris idéologique de dire que la gauche n’est plus représentée aujourd’hui que par le parti de gauche.

    Aujourd’hui on a un parti progressiste et un parti conservateur qui s’opposent en gros, pour moi ca correspond peu ou prou à la situation de 1981, mais on peut s’attendre à moins de magouilles puisque la situation / la perception de l’opinion publique sur le sujet a changé.

    On sait que si la gauche passe un certain nombre de mesures idéologiquement à gauche vont être mises en place, on ne peut pas évaluer pour le moment leur impact futur sur notre société.

    Pour moi aujourd’hui être de gauche c’est accepter de vivre dans une société en mouvement et accompagner ce mouvement dans un esprit de concertation et de cohésion nationale en trouvant un compromis équitable et acceptable pour la société. Ce n’est pas s’appuyer sur une forme de conservatisme qui voudrait revenir a des idéologies / des méthodes passées alors que le contexte a définitivement et à jamais changé.

    1. « Pour moi c’est un parti pris idéologique de dire que la gauche n’est plus représentée aujourd’hui que par le parti de gauche. »

      Ah ben oui, la gauche peut donc être représentée par un parti de droite, quoi de plus normal ? Et puis il n’y a pas le parti de gauche, ça n’existe pas : il y a le front de gauche et ce n’est même pas un parti mais une alliance électorale de 5 ou 6 partis.

      Front de Gauche : mouvement unitaire avec un candidat pour la présidentielle, JLM, dont les soutiens sont la Gauche unitaire, le Parti communiste français, le Parti de gauche, Convergences et alternative, la Fédération pour une alternative sociale et écologique ainsi que République et Socialisme

      http://reflets.info/jean-luc-m-le-dernier-tribun-gauchiste/

      « Aujourd’hui on a un parti progressiste et un parti conservateur qui s’opposent en gros, pour moi ca correspond peu ou prou à la situation de 1981 »

      En aucune manière, mais alors en aucune manière : en 1981, il y avait une gauche travailliste, ouvrière, avec un programme de nationalisations, de changements profonds par des réformes de la société profondes. Tu vois ça dans les deux grands partis ?

      « On sait que si la gauche passe un certain nombre de mesures idéologiquement à gauche vont être mises en place, on ne peut pas évaluer pour le moment leur impact futur sur notre société. »

      La gauche passe ? Le PS ? Mais ce n’est pas la gauche le PS, très cher lecteur, et ça n’a rien d’idéologique de dire ça : c’est une simplification mensongère totalement fabriquée de parler de gauche pour le PS. Si le PS passe, il n’y a absolument aucune mesures idéologiquement de gauche qui sera mise en place : il suffit de lire le programme du PS pour le savoir. A moins que créer des emplois de fonctionnaires soit une mesure de gauche ? J’espère que c’est une plaisanterie. A moins que cet article ne soit pas clair ?

      « Pour moi aujourd’hui être de gauche c’est accepter de vivre dans une société en mouvement et accompagner ce mouvement dans un esprit de concertation et de cohésion nationale en trouvant un compromis équitable et acceptable pour la société »

      Oui, mais vous ne pouvez pas définir tout seul ce qu’est être de gauche aujourd’hui, quand même ? Si ? Avec toute l’histoire politique qu’il y a derrière, c’est un peu prétentieux non ?

      Parce qu' »accepter de vivre dans une société en mouvement et accompagner ce mouvement dans un esprit de concertation et de cohésion nationale en trouvant un compromis équitable et acceptable pour la société », désolé, mais c’est ce qu’on appelle une « purée républicaine » qui peut être collée à n’importe quel courant politique, de droite ou de gauche. Sachant que la gauche a toujours une vocation révolutionnaire, de changement de la société vis à vis de la lutte des classes et donc de rééquilibrage face aux forces du capital.

      Tu nous parle là (je te tutoie, c’est une habitude chez moi) de social démocratie, ce qui n’est pas une politique de gauche : il n’y a qu’à aller voir les orientations de tous les partis sociaux démocrates européens et leur soutien au traité de Lisbonne. Comme les politiques sociales-démocrates en Espagne ou en Grèce, et mieux encore : en Allemagne avant Merkel, avec Schröder. Tu vois où des politiques de gauche en Espagne, Grèce et Allemagne avec les gouvernements sociaux démocrates ?

      Le contexte a radicalement changé ? En quoi ? Un conservatisme qui revient à des idéologies ? C’est de la soupe politique qu’on a là : le conservatisme n’a rien à voir avec un retour à une idéologie. Il y a des idéologies politiques, et ce n’est pas parce qu’on est au XXIème qu’elles ont disparu.

      Elles ont disparu des partis majoritaires européens, les idéologies : Les « conservateurs démocrates chrétiens » d’un côté, et les s »ociaux démocrates chrétiens » de l’autre n’ont plus aucune idéologie politique à brandir, c’est un fait. Ils se repassent le pouvoir aidés des lobbies pour continuer d’organiser les sociétés autour d’une idée économique libérale qui ne laisse aucun choix aux citoyens si ce n’est de devenir des consommateurs d’un grand marché unique.

      Ce qui a changé c’est qu’une majorité de citoyens hypnotisés par leurs écrans plats ne connaissent qu’une chose : la vision politique réduite et misérable d’un monde- supermarché où tout se vaut…

      Alors comparer la situation d’aujourd’hui avec 81, c’est soit une méconnaissance complète de l’histoire politique, des sociétés et de leur évolution, soit une mauvaise foi naïve, ou encore un refus de réfléchir pour s’arranger avec une vision bien tiède et moderniste, donc simpliste et réductrice de la situation.

      Je penche pour la dernière solution.

  4. Moi ce qui me désole aujourd’hui c’est surtout qu’on confie la réalisation d’un programme politique de campagne une boite / des conseillers de com’…

    Le message qui passe c’est surtout un manque de confiance dans leur politique, leurs idées.

  5. petit detail que vous avez oublie: le virage du PS en 83 est du a la situation economique de la France.
    On allait tres mal a l epoque (enfin par rapport a aujourd hui pas tellement. il n y avait pas de sdf a l epoque. ca a commence vers 84-85 je pense).

    L idee du PS etait de faire une relance par la consommation: on donne de l argent aux gens, qui achetent des produits, ce qui cree des emplois

    ce qui n avait pas ete prevu, c est que les gens n ont pas achete francais. D ou les episodes burlesque comme de faire dedouaner les magnetoscopes (produit tout nouveau a l epoque) a poitier, port bien connu ;-))

  6. Je n’avais pas relevé votre commentaire, mais pour avoir vécu la période (vous aussi ?), les raisons invoquées étaient une inflation un peu importante et un chômage qui commençaient à croitre : mais très sincèrement, les convergences pour la création de l’UE et de l’euro étaient en réalité les véritables raisons de la politique de rigueur. Delors poussait à ça, il était au ministère en 82, vous voyez ce que je veux dire.

    Il faut regarder la dette publique à l’époque, ridicule par rapport à aujourd’hui, et les créations d’emploi, bien plus importantes…

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