#LREM : le marketing 2.0 au service de la startup EM à l’Elysée

La République en Marche, parti politique issu de la transformation du mouvement En Marche ! d’Emmanuel Macron est un produit politique qui s’est assez bien vendu. Comme tout produit il est le fruit d’une réflexion
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12 thoughts on “#LREM : le marketing 2.0 au service de la startup EM à l’Elysée”

  1. « toutes les données socio-démographiques issues des recensements de l’Insee » lol. il y a belle lurette que l’INSEE ne fait plus de ‘Recensement général de la population’ mais des recensements sur des échantillons…
    Donc mes réserves sur la fiabilité des extrapolations de sondages portant sur es données très variées sont ce qu’elles sont pour tous les sonddages. Aka #bullshit.

    1. oui et non:
      « Les communes de moins de 10 000 habitants continuent d’être recensées exhaustivement, comme lors des précédents recensements mais une fois tous les 5 ans au lieu de tous les 8 ou 9 ans.
      Les communes de 10 000 habitants ou plus font désormais l’objet d’une enquête annuelle auprès d’un échantillon de 8 % de la population, dispersé sur l’ensemble de leur territoire. Au bout de 5 ans, tout le territoire de ces communes est pris en compte et les résultats du recensement sont calculés à partir de l’échantillon de 40 % de leur population ainsi constitué. » (https://www.insee.fr/fr/metadonnees/definition/c1486)

      Semi bullshit donc.
      Ce qui me surprend, c’est qu’une boîte privée ait accès aux données de l’INSEE: je pensais (naïvement du coup) que c’était réservé à l’état…

      1. Non,

        Les données de l’INSEE sont accessibles, vous pouvez même en trouver sur le site data.gouv.fr.

        Le truc c’est que pendant longtemps la plupart des jeux de données, eux, etaient payants, et c’est là le combat des militants de l’open-data : L’INSEE étant publique ( financée par vos impôts ), les données issues de cette institution devraient l’être également.

        Aujourd’hui une part des informations sont effectivemment accessible librement. Pour autant je ne saurais dire si toutes le sont. Ce qui m’étonnerait un petit peu, car dans les données il y a quelques surement quelques petites bombes potentielles ( c.f les données de la Taxe d’habitation remontée depuis le ministère du logement ). L’excellente association Regards Citoyens devrait pouvoir vous donner des informations la dessus si le sujet vous interesse.

        1. D’ailleurs petite ironie de l’histoire concernant la vente des jeux de données de l’état : pendant longtemps, si ce n’est encore le cas, le plus gros client de BDD de l’état…….etait l’état lui même, les institutions s’achetant les sets les uns les autres :)

          1. Anecdote 2 : Il y a quelques années, une personne travaillant à l’INSEE m’avait indiqué que la vente de la base de données SIREN ( repértoire des entreprises établies en france ), c’etait 10M € de budget pour eux

        2. Merci pour toutes ces précisions.
          J’ose espérer que l’INSEE anonymise les données sinon, effectivement, ça craint.

          L’ironie ça serait pas plutôt que le combat des militants de l’open-data ait pour conséquence que c’est désormais open-bar pour l’exploitation commerciale et politique (comme les équipe de Macron l’ont fait) de ces données?

          1. Les militants Open-data considèrent un jeu de données Open-data sur le respect de 3 principes :

            – La gratuité de l’accessibilité des données
            – L’utilisation de formats ouverts ( CSV, XML, JSON )
            – La liberté de réutilisation des données sans demande d’autorisation préalable.

            Le point que vous soulevez est un vrai point de réfléxion concernant l’ouverture des données. A l’époque c’est ce qui avait été avancé par l’INSEE ( ou d’autres comme la DILA par exemple ).

            Un jeu de données est accompagné d’une licence en général, licence qui a une répercussion sur les jeux de données enfants issus du jeu de données, on parle de droit sui generis.

            En l’occurence et pour répondre à votre question, deux grandes licences ont été construites pour répondre à ces problématiques : la licence ouverte et l’ODBL ( l’open database licence ). L’ODBL veut que si une entreprise commerciale créée une plus value sur les données ( nouvelles données ) grâce à de l’open data, deux choix lui sont proposées :

            – Elle peut exploiter gratuitement l’ensemble de ces nouvelles données mais doit alors également redistribuer les données selon les mêmes conditions parentes. Passage en open-data donc.
            – Elle veut exploiter commercialement ces données, elle paie alors une licence à l’état.

            Cela permet à la société civile de s’approprier les données publiques d’un côté, tout en offrant un cadre légal pour s’assurer que les entreprises privées n’iront pas faire du bénéfice gratuitement sur le dos de l’état et des contribuables.

            Bien sûr, cette contrainte est théorique, c’est à dire que si une entreprise omet de respecter la règle, volontairement ou non, il y a peu de chances qu’elle soit poursuivie et condamnée puisqu’il faudra apporter la preuve qu’elle a bien exploité ces données.

          2. J’oubliais, autre critère pour l’open-data : pas de données nominative, effectivemment. De toutes façon il me semble que c’est illégal.

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