La trumpisation du monde : un concept d’avenir ?

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Le grand déchaînement populaire « anti-élites » a débuté. Sur les réseaux sociaux, puisqu’il n’y a pas vraiment d’autre endroit où les gens censés former le « peuple » peuvent s’exprimer. Ah, si ils peuvent le faire aussi dans les urnes, comme au siècle dernier…

Un siècle où la réalité du monde était décrite par une toute petite élite : celle des journalistes. Et commentée par eux. Quasi exclusivement. Ce déchaînement populaire « anti-élites » atteint donc son paroxysme avec l’élection de Donald, le fils-à-papa milliardaire spécialiste de la téléréalité et de la fornication plus ou moins tarifée et grand pourfendeur de journalistes. Oui, les journalistes, cette engeance détestable qui ne « voit rien venir », se permet toutes les bassesses, particulièrement celle de « soutenir la classe dominante mondialisée », etc, etc…

Si ces affirmations peuvent trouver un écho aussi fort c’est bien qu’elles ne sont pas entièrement fausses, diront les plus fins observateurs de la vie des « grandes démocraties ». Oui, mais tout n’est pas aussi simple. Ce serait trop facile, trop binaire de trouver le coupable idéal à l’emballement d’une population pour une baudruche raciste et sexiste bourrée de dollars générés par des algorithmes boursiers. Comme si les médias, les journalistes et les sondeurs étaient un bloc, avec une volonté collective et doué d’un aveuglement partisan parfaitement partagé.

Quelques chiffres…

En 2016, les gens passent un temps infini sur Facebook. Il y a désormais 1 milliard 700 millions de comptes Facebook sur la planète, dont un peu plus de 1 milliard de comptes actifs. Aux Etats-Unis, Facebook compte 160 millions d’utilisateurs, pour une population totale de 320 millions d’individus. Il y a 54,2% des électeurs qui se sont exprimés dans les urnes.

Une fois ces quelques repères chiffrés donnés, et avant de rentrer dans le fond du sujet, un dernier élément semble important à donner. Ce chiffre est celui de la population sans emploi. Attention, pas celui du chômage, qui représente le nombre d’individus en âge de travailler et inscrits dans l’équivalent des pôle-emploi américains. Non, ce chiffre de la population sans emploi est celui des « Américains en âge de travailler et qui… ne travaillent pas. Il est de 94,6 millions de personnes.

Ce qui donne la citation suivante, d’un site spécialisé dans la bourse, et qui n’est donc pas particulièrement altermondialistes ou de gauche radicale :

« Selon l’administration Obama, il y a actuellement 7,915 millions d’Américains qui sont « officiellement au chômage » et 94,610 millions d’Américains en âge de travailler qui sont « en dehors de la population active »(sans emploi). Cela nous donne le total énorme de 102,525 millions d’Américains en âge de travailler et qui sont sans emploi actuellement. »

102,525 millions d’Américains en âge de travailler sont sans emploi, et n’ont donc pas de travail.

102 millions.
La population des américains actifs, en âge de travailler (entre 15 et 64 ans selon l’OCDE) est de 66,3% des 323 millions d’habitants des Etats-Unis, soit : 214 millions de personnes.
Il y a donc aujourd’hui, aux Etats-Unis près de 50% de la population en âge de travailler qui est sans emploi. Ce qu’il se passe en réalité aux Etats-Unis, depuis 2008, est la plus grande crise économique et sociale jamais vécue par ce pays.

Une campagne très peu politique

Revenons à Facebook, aux journalistes, aux médias et à l’élection qui vient de se dérouler dans un pays où la moitié des habitants pouvant travailler n’y arrivent pas. Ce pays est le plus « riche » de la planète, avec le plus haut revenu par habitant (mais c’est une moyenne statistique), il a les moyens militaires les plus importants, et a pris le dessus technologiquement sur le reste du monde grâce à des entreprises Internet devenues des monopoles de fait à l’échelle globale, ou presque (La Chine et la Russie ne sont pas vraiment touchés).

Dans ce pays, les États-Unis d’Amérique, les gens sont aussi les plus gros consommateurs de médias du monde. Le nombre d’heures de visionnage de la télévision et d’utilisation des réseaux sociaux aux Etats-Unis est colossal. Un Américain passe plusieurs années devant les écrans au cours de sa vie (une année complète de vie pour la seule télévision).

Les grands journaux de la presse, qui ont tous basculé sur Internet, ont aussi de très fortes audiences. Tous ces constats mènent à un questionnement : comment Donald Trump a-t-il pu se hisser à la plus haute fonction, alors que sa campagne a été un torrent d’ordures, ses déclarations très souvent contradictoires, son programme politique totalement fumeux et inquiétant ?

La réponse se trouve en partie dans les chiffres cités plus haut ainsi que dans le phénomène de perception des réalités via la consommation massive des médias cités eux aussi plus haut. D’un côté, les médias télévisuels populistes tels Fox News — la chaîne la plus regardée aux Etats-Unis — qui ont offert un spectacle permanent au clown orange devenu président, et de l’autre, les réseaux sociaux dont Facebook, qui ont accentué une perception déjà présente des différents candidats ainsi que des théories les caractérisant.

Les candidats à la présidentielle américaine ne se sont pas beaucoup battus sur des programmes établis, des visions politiques, des choix de société, préférant pratiquer des attaques personnelles menant à des foires d’empoigne proches des séquences des pires téléréalités. Le relais médiatique des ces combats de catch a fonctionné à plein, mais la population des 160 millions d’abonnés Facebook a continué le match en ligne. Beaucoup plus que ce que les journalistes ou les sondeurs ne l’ont perçu. Et cette caisse de résonance en vase clos, prise dans l’écosystème d’une entreprise privée administrée par un jeune loup de Harvard prêt à tout pour maximiser ses profits a démultiplié de nombreux phénomènes.

La perception du monde dans un bocal algorithmique californien

Facebook est un système de publication en ligne fermé entre utilisateurs. Les posts se succèdent, avec leur lot d’appréciations « émotionnelles », de partages et repartages. Facebook est devenu une entrée unique d’Internet pour un nombre grandissant d’utilisateurs, mais aussi une source quasi unique d’information. Au point qu’une étude récente indique que 44% des Américains s’informent avant tout par Facebook. Ce qui ne veut pas dire qu’ils échappent aux médias, puisque des extraits de la télévision y sont publiés et partagés, commentés, etc…

Où est le problème ? Le problème est celui de l’enfermement informationnel dans une bulle numérique influencée par des algorithmes. Les propositions des algorithmes de nouveaux comptes amis, de newsfeed, sont effectuées par ces programmes qui analysent les intérêts des facebookers. Leur but ? Proposer toujours plus de contenus ou d’utilisateurs reliés à leurs centres d’intérêt. Si vous vous intéressez à Trump, à des théories bizarres, les algorithmes vous serviront de plus en plus de Trump, d’adeptes de Trump et de contenus sur des théories bizarre. Le bocal algorithmique des « internautes facebookés » fonctionne en circuit fermé. Il effectue un travail d’amplification et conforte chaque utilisateur dans son propre circuit de pensée, de vision du monde. Il fait tourner les petits poissons rouges en ligne les uns avec les autres. Il les nourrit toujours avec les mêmes aliments.

Ce qu’il s’est passé eux Etats-Unis, cette « trumpisation » des esprits et de la vie médiatique qui a mené à l’élection du businessman orange est une nouveauté. Ce moment de société a échappé à presque tous les observateurs de l’élection. Il indique une nouvelle donne, à la fois très inquiétante, et dans le même temps pleine d’espoir pour tous ceux qui rêvent de renverser la domination des élites en place depuis des décennies. En mettant au pouvoir un milliardaire véreux et incontrôlable à la place d’une politicienne véreuse et belliqueuse.

Il n’ y a plus de cadre, tout est permis et les vaches ne sont plus gardées

La trumpisation du monde est la possibilité pour les prétendants aux plus hautes fonctions politiques dans le cadre des campagnes électorales nationales de casser tous les codes établis. Mentir, tronquer les chiffres, dire tout et son inverse, passer outre la décence la plus élémentaire est devenu, avec Trump, un gage de victoire politique potentielle.

Ces méthodes permettent, via les réseaux sociaux d’amplifier le discours, toucher les esprits avec une force inattendue jusqu’alors. Mais surtout, avec la garantie que les affirmations mensongères, les exagérations, même si elles sont contredites ailleurs par des journalistes, des spécialistes, ne viendront pas toucher les poissons rouges dans leurs bocaux. Seules d’autres exagérations, mensonges viendront compléter les affirmations du candidat dans les sphères Facebook pilotées par les algorithmes. Et puis les journalistes étant considérés comme « corrompus et à la solde de » par une grande majorité de poissons rouges facebookés, leur voix devient inaudible.

Les dernières cartouches du vieux monde cherchant à maîtriser la sphère sociale et politique sont donc un peu pathétiques. Les sondages électifs essayent par exemple de démontrer que ce seraient les « classes moyennes plutôt aisées » qui auraient voté pour Trump. C’est absolument faux, non pas du point de vue factuel de la sociologie électorale, mais du point de vue de la réalité socio-économique américaine. Parler d’une classe moyenne plutôt aisée est aujourd’hui une vaste plaisanterie. La classe moyenne aisée ne représente plus qu’une part congrue de la population. Rappelons-nous les 102 millions de personnes n’ayant pas accès à un travail. Les classes moyennes qui gagnent moins de 10$ de l’heure mais cumulent les activités professionnelles, pour payer des crédits immobiliers très élevés et qui n’arrivent pas à boucler leur budget nourriture ou acheter des vêtement neufs à leurs enfants. Tout en achetant à crédit des smartphones à 700€ à leur ado de 13 ans pour Noël…

Cette tentative de mettre sous cloche un vote « populiste », en partie réactionnaire ou basé sur un sentiment de déclassement et d’abandon économique — ou encore de rejet de la candidate Clinton, amie de Wall street — est très dangereux. Établir que les gens ont mal voté, ou qu’il seraient confinés dans une catégorie bien établie est un déni de réalité. Une réalité qui est en train de prendre le dessus en France, malgré toutes les pseudos analyses biaisées sur le phénomène en cours au « pays des lumières » (et de la loi renseignement). La réalité, la plus crûe, est qu’une partie grandissante de la population américaine n’en peut plus, et est prête à tout dans son vote pour essayer autre chose que ceux qui détruisent leur confort et leur way of life : les Hillary Clinton et autres représentants de la classe politique dominante.

La France : ambition intime, 31 millions de comptes Facebook actifs, et la précarité

Le monde occidental vit un processus ultra-rapide de transformation globale. Les principaux facteurs de cette transformation en cours sont la financiarisation de l’économie et l’automatisation algorithmique des activités humaines. Face à ce rouleau compresseur qui se répand à tous les niveaux des sociétés, les individus sont désarmés. Avec des hommes et femmes politiques qui continuent de laisser croire qu’ils peuvent — sans prendre en compte ces deux facteurs à réguler — empêcher l’écroulement en cours. Un écroulement social, des outils de travail, des échanges humains, de l’environnement, et surtout… de la capacité collective à faire du sens.

Face à ces constats, le plus souvent ressentis plutôt qu’analysés, en France, les élites honnies par la population, proposent de venir bêler dans des émissions de télévision abêtissantes, ou pratiquer des débats ineptes, quand la population pratique le repli vers l’arène populaire numérique : Facebook.

Il y a bien entendu de nombreux autres facteurs liés à ces phénomènes d’écroulement, mais qui dans la plupart des cas, sont issus des deux principaux : finance et « algorithmisation » du monde.

Les révélations de la surveillance mondiale par la NSA d’Edward Snowden ne sont qu’une partie immergée de l’iceberg algorithmique. La détresse populaire face à ce nouveau monde financiarisé et entièrement basé sur des processus numériques est réelle et se traduit concrètement par une précarisation de plus en plus grande des espaces sociaux physiques, du travail, de la reconnaissance des compétences-métiers, des liens émotionnels, etc…

La corruption des personnels politiques, leur capacité au mensonge, au reniement sont connues de façon massive grâce aux réseaux sociaux. La grogne populaire à l’encontre de ceux qui ont le pouvoir et sont censés « améliorer la vie du plus grand nombre » est donc devenue un sport national. Comme à l’encontre de ceux censés garantir une information la plus proche de la réalité : les journalistes. Le problème pour ces derniers est qu’ils ne peuvent s’empêcher en permanence — pour une grande partie d’entre eux — de venir cautionner les choix des personnels politiques honnies par la population…

Il est donc clair que publier du décodage des posts facebook des fans du FN sur le quotidien Le Monde est une entreprise honorable. Sauf que ces décodages ne seront lus et pris en compte seulement par ceux qui déjà savent que les affirmations du FN sur les migrants sont fausses. Ceux qui relayent et soutiennent ces posts ne voient eux, par contre, passer que de nouveaux posts affirmant des « vérités qu’on nous cache » (anti-migrants) et jamais les articles de détox.

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La sphère numérique auto-alimentée des plateformes californiennes de partages de la grogne populaire anti-élites s’amplifie. La trumpisation du monde a certainement de l’avenir. A moins qu’une alternative politique progressiste vraiment crédible et audible n’apparaisse ?

Laissons l’auteur douter.

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Auteur: drapher

Journaliste (atypique mais encarté) web et radio — @_Reflets_ et d'autres médias. Ni "désengagé" ni objectif ou neutre, mais attaché à décrire et analyser la réalité, même la plus déplaisante. On the net since 1994. Gopher is power ;-)

15 thoughts on “La trumpisation du monde : un concept d’avenir ?”

  1. « La capacité collective à faire du sens »… Pardon Drapher, pouvez-vous répéter ?

    A part ça, et loin de moi l’intention de tisser des lauriers à FesseBook, mais vous exagérez un peu : les accros a Facebook, je veux bien, mais comme vous le dites très bien, c’est juste une caisse de résonance.

    En fait, les gens (ces gens-là) ont toujours réagit ainsi, et les réseaux sociaux se contentent de récolter ce qui pousse naturellement.
    Votre critique de l’ « élite » est par contre beaucoup plus près de ce qui se passe. La marginalisation de l’immense majorité de la population MONDIALE est le vrai thème central.

    Et cette marginalisation est opérée par une « élite » ploutocratique qui ressasse les mêmes bobards sur je ne sais quelle « reprise » fantasmée qui ne concerne que l’élite, un groupe fermé au reste de l’humanité et éduqué depuis son plus jeune âge à trouver cela normal.

    C’est cette élite (fort bien représentée par un Macron, mais qui a une multitude d’autres membres plus discrets) qui a complètement perdu le sens des réalités : d’où vient le fric qu’ils ont dans les poches et qu’ils n’ont pas même conscience de ne pas mériter. Cette élite est au pouvoir et considère évident que la plèbe votera pour eux, « parce qu’ils sont les meilleurs » (question subsidiaire : les meilleurs quoi?).

    Ils appellent cela « la démocratie », raison pour laquelle ils ne voient pas pourquoi perdre leur temps à demander à cette plèbe si le fait de devenir optionnelle la ravit ou non (qu’elle dorme en paix et avale les bobards). Demandez à Monsieur Cazeneuve : il s’en tape de notre opinion, et au pire, il demandera aux députés, mais même cela c’est optionnel.

    Devinez donc ce qui se passe lorsque par extraordinaire, les élites viennent demander son avis à la plèbe. Quelque soit la question, celle-ci a cessé d’avoir le moindre intérêt, car ce sera la seule opportunité pour cette plèbe de montrer son rejet. Appelez cela BREXIT, Donald Trump, Manif pour tous ou Marine, vous obtiendrez le même résultat.

    Vu comme cela, il importe peu que Trump soit un porc, ce n’est pas de lui qu’il s’agit, et la colère l’emportera lui aussi. Et lui non plus ne l’a pas compris.

  2. A la radio on m a dit que Trump etait sexiste et homophobe. Plus tard, on m a dit que voter Trump, c etait voter pareil que de voter Marine Lepen, Philippot ou Pim Fortuyn. Personne n a parle de Jurg Haider.

    A la radio, on m’a dit qu ils ont tous ete surpris du resultat.
    Cette radio avait surprime la possibilite de faire des commentaires sur le site web, il y a environ un an. Je crois qu ils censuraient deja les commentaires qui sortaient trop de la ligne editoriale.
    « Des trolls d extreme droite ou alors des rouges bruns a la derive ».

    A la radio, on m’a dit que si je pensais que les revoltes des printemps arabes etaient soutenu d abord par les occidentaux avant d etre des phenomenes spontannes lances par des gens voulant plus de democratie, ca voulait dire que j etais un complotiste. Les complotistes etant tres souvent antisemites.
    On a oublie de me montrer les democrates, mais on m avait bien dit de ne pas faire d amalgame.
    Je n ai pas compris…

    A propos, les gens avaient il le droit de pousser a l emeute sur facebook en France ?
    Non, pas en France…
    Mais ailleurs que dans le monde occidental, c est bon…

    La democratie, en France, c est hollande et ces 10% de popularite qui fait des lecons de representativite au reste du monde…

    Avoir 50/50 de ratio de femme chez les representants du monde agricole ou 90% des gens sont des hommes.
    Representativite ! on a dit.
    Les femmes sont oppresses et sont ignorees par le pouvoir, c est pour ca que Hollande a mis des feministes en tete de france television et de ma radio.
    Representativite !
    A une election, il font 0.07% les feministes et a une manif, ils sont 200.
    Dingue que des sexistes fassent passer des lois sur la parite.
    Feminisme: toi aussi adhere a la contre culture du pouvoir en place…

    Representativite !
    Mais des femmes ou de l’opinion du peuple sur la bonne gestion du pays ?

    Trump est elu ? La, on me parle de changer le scrutin.
    La proportionnelle ? On me dit qu on ne peut pas et qu il faut faire barrage a l extreme droite. Representativite ?
    Empechons les gens de voter mal, car alors que ca va mal pour eux, ils vont bien entendu avoir envie de garder le systeme en place…
    C est ca, la democratie…
    Empechons les pauvres de s exprimer, empechons les de voter HITLER !
    (En lettre majuscules)

    A la radio, on s est inquiete:
    mais comment as t on vote pour Trump ?
    « Hillary connait si bien ses dossiers » (citation approximative).
    Je me suis alors interroge:
    En quoi connaitre ses dossiers implique t il de faire une politique et une seule ?
    Je me suis alors dis: Cette journaliste doit etre une technocrate: ils apprennent leurs dossiers par coeur, c est un indicateur de maitrise.
    Puis il liste des indicateurs de situation, puis font evoluer les stats dans le bon sens.
    Ce sens etant implicitement evident…
    Clinton connaissaient ses dossiers, on est donc oblige d etre d accord avec son projet politique…

    Wall street et la silicon valley n aimaient pas Trump, mince l electeur de Cleveland n aimait pas Wall Street…
    Salaud de pauvres…

    Au moins, maintenant que l amerique a dit non au politiquement correct, ce terrorisme intellectuel de l esprit, on pourra de nouveau appeler les pauvres avec leurs vrai noms.
    Les pigeons de Trump…

    (Je n ai plus le droit d utiliser pigeon seul, trop connote)

  3. Comme l ecrit l auteur, facebook c est une caisse de resonnance. Autrement dit, ca prend de l ampleur car le phenomene existe vraiment a la base. Si votre mur facebook vous raconte quelque chose qui est completement contraire a votre vecu, ca ne devient pas credible (une peu comme quand un president vous dit « ca va mieux » ;-)).
    Si on reprend l exemple des decodeurs que vous citez, d apres l article du monde, il est possible de toucher 280 € de retraite (vous pouvez toucher plus mais dans ce cas, l etat se rattrape sur la succession-> des paysans préfèrent toucher moins mais ne pas entamer l heritage des enfants).

    Sur le discredit des journalistes, il y avait un article aussi tres bien (sur le monde aussi ?) qui expliquait le biais. La grande majorite des journalistes sont grosso modo d une sensibilite politique proche du PS. Ce qui en soit n est pas une tare mais qui transparait sur les sujets traités (on va evacuer un sujet genant) et comment ils sont presenté meme si on va pretendre a l objectivité.
    L article donnait l exemple de titre sur la peine de mort: « ENCORE x pays pratiquant la peine capitale » ce qui implique que pour le journaliste le sens du progres est la suppression de la peine de mort

    PS: « Américains en âge de travailler et qui… ne travaillent pas ». Il peut y avoir plusieurs explications:
    – chomage dissimulé comme l ecrit l auteur
    – femmes au foyer en souhaitant pas travailler (je doute que Melanie Trump ai franchement envie de faire quoique que ce soit de remunere), ou simplement ou ce n est pas rentable (par ex si vous avez des enfants et qu il faut payer la garde). Apres tout en france en 1960 on avait quasiment 50 % de la population en age de travailler mais qui ne travaillant pas et c etait pas du chomage deguisé. Simplement le travail feminin n etait pas la norme
    – les detenus (les USA sont les recordman du nombre de detenus. vu la tendance a la legalisation du cannabis, ca devrait baisser a terme mais pour l instant le narco traffic rempli les prisons)

    1. Cdg, je trouvais votre post sans grand intérêt (tactiques de diversions, semer le doute, comme d’hab quoi).

      Et puis tout-à-coup ce trait de génie : « Apres tout en france en 1960 on avait quasiment 50 % de la population en age de travailler mais qui ne travaillant pas et c etait pas du chomage deguisé. Simplement le travail feminin n etait pas la norme ».

      Bravo mon grand, ça c’est du modernisme ! Vous avez trouvez la solution à tous nos problèmes : raccourcir la chaîne pour que les femmes ne sortent plus de la cuisine. Et en plus c’était cool à l’époque : les femmes allaient à la messe avec un foulard sur la tête, revenir à ça aujourd’hui ça nous permettrait de faire concurrence à ces salopes d’arabes qui mettent une burka. C’est vrai quoi, on va pas se laisser emmerder par ces bicots !

      Ah, c’était le bon temps ! J’vousldis mon pov monsieur, c’est la faute à toutes ces suffragettes.

      1. C’était le temps où un seul salaire faisait vivre décemment un famille de quatre personnes, sans allocs (comprendre : sans contrôle social).

        A l’époque, c’est SEB et Moulinex qui voulaient coller les meufs à cuisine. Et je te parle pas d’Arthur …

      2. Si une femme travaille, elle gagne en liberte rapport a son mari et si deux personnes d’un couple travaillent, ils y gagnent en liberte par rapport a leurs employeurs.

        C’est juste que travailler, c’est un peu perdre sa vie a la gagner…
        Ce n’est pas blanc ou noir.

        1. Tiens, je vois que j’ai mes propres trolls. Apparemment ce que je dis est dangereux.
          Je vais donc en rajouter une couche.

          Eh oui Lol, c’est bien ce que je dis : c’était le bon temps ! SEB et Moulinex ont le dos super large, dites-moi. Lisez donc ce qu’écrit Kihemoy : « Si une femme travaille, elle gagne en liberté rapport a son mari », autrement dit, les femmes se définissent uniquement par rapport leurs maris, et je présume que c’est eux qui leur dit pour qui voter.

          C’est marrant, je connais plein de nanas qui vivent toutes seules, je me demande comment elles font.

          « Perdre sa vie à la gagner », cela va avec ce que vous avez dit avant, sauf que nous avons toujours le choix. Mais il est vrai que si vous vivez encore dans les années 60, vous ne devez même pas savoir qu’il y a tout un monde au-delà de votre quartier.
          Note : ya plein de nanas dans ce monde-là et elles sont superbes.

          1. Je fais plein de fautes d’orthographe, pardon.
            Je corrige « par rapport À leurs mari, et je présume que c’est eux qui leur DISENT pour qui voter ».

          2. C’est vrai, la femme qui travaille gagne en liberté par rapport à son mari.
            Mais c’est uniquement parce qu’il est admis que les ressources d’un foyer appartiennent en premier lieu à celui qui travaille et que cela lui laisse tout pouvoir pour son utilisation.

            Le plus important est la liberté par rapport à son banquier/assureur/préteur.

          3. Salut Lol,
            C’est donc vous le troll majeur. J’ai ce que je voulais savoir.
            Je vais vous laisser, j’ai quelque chose sur le feu. Et bonne chance avec votre banquier.
            Adios !

      3. @Robert Ravoalavoson
        Vous etes de mauvaise foi. Sur une trentaine de ligne, les femmes au foyer en represente juste une, le gros du commentaire parlait d autre chose (facebook = caisse de ressonance d efait existant et biais ideologique/societal des journalistes).
        En ce qui concerne les femmes au foyers d ailleurs je ne disais pas que c etait bien ou mal, juste que c etait une raison qui expliquait qu une partie de la population en age de travailler ne travaille pas.

        Sinon je sais pas quel age vous avez, mais penser que dans les annees 60 les femmes etaient des esclaves enchainees qui allaient toutes a l eglise le dimanche est le comble du ridicule…
        Enfin heureusement que le progres est arrivé et que l oppression machiste que Robert condamne est terminee . Maintenant les femmes sont libres d aller travailler comme caissiere a Carrefour pour 1000 €/mois car le salaire du mari ne suffit plus. C est beau le progres

        1. Désolé cdg, j’ai (malgré mon grand âge) encore plein de taf sur mon bureau et pas assez de fric pour nourrir tous les trolls.
          L’oppression machiste est terminée ? Vous êtes la preuve que non.
          Note : j’ai peur d’être un peu trop vieux pour votre paternalisme de pacotille.

          Adios !

  4. La victoire de Trump a sa logique, la même qui verrait MLP succéder à Hollande : à force de n’être plus capable d’incarner qui que ce soit ni quoi que ce soit – Obama aux USA, Hollande en France ; et pas davantage leur successeur Hillary Clinton, ou ici, le challenger Juppé – excepté des intérêts supra-nationaux car le Capital n’a plus de frontières – il n’est pas plus américain qu’européen et fait la guerre au monde entier – on prend le risque de faire revenir vers les urnes ceux qui les avaient désertées et ceux qui s’y rendaient sans enthousiasme ; or, quand les « caves » et les « gueux » se rebiffent car ils l’ont mauvaise – « caves » et « gueux » tels que les médias pourraient à mots à peine couverts les désigner -, tout devient possible : en premier lieu, l’impensable de classe ; classe politico-médiatique ; une bourgeoisie qui, sans honte, vote, travaille, prospère et se fait élire avec le concours du PS depuis trente ans ; une bourgeoisie sans imagination qui n’a jamais rien su prévoir contrairement à celle d’en face qui, historiquement, n’a jamais craint les « conduites politiques à haut risque » – loin s’en faut ! – et qui attend avec impatience maintenant sa revanche ; il est vrai que la révolte des petites-gens a souvent servi ses intérêts ; hélas !

    Nul doute, du FN, en 2017, on peut s’attendre à une campagne copie-conforme à celle de celui qui est devenu, dans la nuit du 9 novembre 2016, le 45e Président des Etats-Unis.

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