Indignés of the world : pas de bras, pas de chocolat…

(ou comment on ne peut avoir le trader, l’argent du trader et la gonzesse du trader) Si l’on parle de révolution, qu’elle soit globale ou non, il y a des constantes dont on ne peut
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51 thoughts on “Indignés of the world : pas de bras, pas de chocolat…”

    1. Oh, que non…aucun parti (depuis plus de 20 ans de citoyenneté) n’a trouvé grâce à mes yeux. D’où ma passion pour la politique :-)
      Je reste un observateur et analyste, comme je le peux, du système politique et économique qui m’entourent. C’est déjà ça.

      1. Je crains que l’expression « trouver gré » n’existe pas. « J’ai peu de gré pour tous les partis, fussent-ils pirates », serait probablement plus correct quoique suranné voire obsolescent mais je dis ça uniquement pour m’la péter.

        Amicalement

        1. Là pour le coup mon clavier a fourché (comme parfois la langue) : je voulais écrire « trouver grâce »…mais vous me saurez gré de ce dérapage clavierdesque :-)
          Se la péter dans l’obsolescence vaut mieux que péter dans la soie. Enfin, tout dépend pour qui ;-)

          Edit : fo kjarete lékomenteres moa…

          1. Presque ! Bien essayé ;) Mais je vous SAURAI gré de ne pas confondre « ETRE » et « SAVOIR » ^^
            Amicalement :)

  1. C’est pas faux. Merci pour cet article.

    En France (et dans beaucoup d’autres pays je pense), les dirigeants sont très forts pour faire en sorte que l’engagement politique soit un travail à plein temps. Et pour le faire savoir aussi.

    De sorte que la population, qui n’a pas envie de passer sa vie à faire de la politique − ce qui est très compréhensible − ne se bouge pas, et reste devant sa télé car « de toute façon, ça changera rien ».

    Ce qu’il faudrait donc pour commencer, c’est faire en sorte que l’on puisse s’engager sans que cela devienne un travail à plein temps pour tout le monde (et le faire savoir !), et réconcilier le peuple avec la politique.

    Sinon j’avais vu une vidéo très instructive sur comment changer les choses, en tirant au sort les candidats aux élections : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/tirage_au_sort.php

    Très éclairé !

    1. La vraie démocratie (athénienne donc) a un sacré potentiel, à l’heure où la plupart de nos concitoyens sont lettrés et éduqués ; où les TIC nous permettent d’échanger instantanément depuis n’importe quel endroit et sur n’importe quel sujet, tant par écrit que par oral ou vidéo (il manque encore le toucher, l’odeur et le goût ^^) ; où nous avons bien assez de temps dans notre vie pour en consacrer un peu à quelque mandat et pour s’impliquer davantage dans la vie politique (de la société ici).

  2. Bravo ! Je vous félicite pour cet article qui prend avec un certain recul les différentes actions de contestation menées actuellement.
    Je suis parfaitement d’accord avec vous que ces contestations ne sont pas véritablement révolutionnaires. Je pense donc qu’il est urgent de diffuser et de proposer des alternatives possibles afin que ces mouvements de contestation puissent se transformer en mouvements de révolution.

    Toutefois, je pense que des idées, des théories politiques et économiques radicalement différentes existent et sont très intéressantes. Elles sont malheureusement trop peu connues (j’ai l’impression) et pratiquement pas diffusées, ce qui empêche (d’une certaine manière) de réellement poser un débat et une réflexion de fond a propos du système actuel.

    Ils sont là, ils ont des propositions mais ne sont pas toujours connus et écoutés :
    – Etienne Chouard (http://www.dailymotion.com/video/xiyzhh_etienne-chouard-conference-le-tirage-au-sort-comme-bombe-politiquement-durable-contre-l-oligarchie_news) qui réfléchi en profondeur sur les institutions politique et propose comme alternative le tirage au sort
    – Bernard Friot (http://www.dailymotion.com/video/xh1foy_conference-bernard-friot-de-l-emploi-a-la-qualification_news) qui critique et propose une nouvelle économie et une nouvelle conception du travail
    – Franck Lepage (http://tvbruits.org/spip.php?article981) qui, au travers de conférences gesticulées, traite de l’éducation et de la fabrication de la pensée politique par les mots
    – Annie Lacroix-Riz (http://www.dailymotion.com/video/x5njza_le-choix-de-la-defaite-annie-lacroi_news) qui fourni un éclairage très intéressant sur l’histoire des années 20-30 et permet ainsi de mieux comprendre les possibles mécanismes politico-financiers actuels
    – Jacques Cheminade (http://www.cheminade2012.fr/Lancement-de-campagne-Discours-de-Jacques-Cheminade) qui se présente aux élections présidentielles de 2012 avec un programme réellement alternatif et révolutionnaire
    – Et bien d’autres certainement que je ne connais pas (encore?)…

    De mon point de vue, les idées sont là (du moins de bonnes bases pour un débat) mais elles sont trop peu connues et discutées (du moins dans ce que je connais).
    Je pense qu’il manque réellement des moyens d’information alternatifs et des lieux de débat pour le partage d’idées constructives (Bravo à Reflets.info qui agit en ce sens mais qui est un peu seul et très spécialisé…). J’ai personnellement en train de construire un site de débat (http://mp2012.lkws.fr/ , pas encore lancé…) afin de tenter de faire émerger une émulation d’idées et d’initiatives permettant de créer un véritable changement positif et construit.

    Beaucoup d’efforts de communication sont encore à faire, surtout dans les domaines « grand public » qui sont souvent oubliés et qui sont, je pense, la condition nécessaire à un réel changement…

    1. Cheminade, faut quand même y aller mollo : c’est un vieux lascar proche de l’extrême droite ; bras droit de Larouche et de son parti (politicien US délirant et pro-nucléaire), qui bien que pillant certaines idées intéressantes de ci de là, propose aussi des trucs absolument absurdes. C’est un anti-ivg notoire et son parti est assimilé à une secte…Tout n’est pas bon dans les réponses alternatives. Méfiance.

      1. Bonjour,

        Je ne connais Cheminade que depuis peu et ai donc aucune idée de l’ensemble des tenants et aboutissants… Toutefois, je n’ai jamais entendu de choses telles que celles que vous évoquez.

        D’après les nombreuses vidéos que j’ai vu, ce monsieur se refuse à être classé dans une mouvance politique et ses idées me semblent loin de l’extrême droite. L’enfermer dans cette partie politique me semble exagéré… Quand à Larouche, il ne pille pas ses idées mais s’en inspire puisqu’il le cite régulièrement comme référence. Je ne sais pas si son parti US est délirant, en revanche, l’association que vous faite avec pro-nucléaire me semble vraiment malvenue (on peut être pro-nucléaire et pas délirant!).

        Qu’il soit anti-ivg, certes (je ne le savais pas) mais je ne pense pas que son parti puisse être associé à une secte comme vous l’affirmez (de ce que j’ai pu en voir…).

        De mon coté, je n’ai fait que le juger sur les idées qu’il développe dans ses vidéos et, même si je ne suis pas d’accord sur tout, beaucoup de ses idées m’ont parue très intéressante.
        Quelque soit le personnage, je trouve ses idées intéressantes et digne d’intérêt dans un débat constructif pour l’avenir. Il a quand même prévenu du danger des marchés financiers avant tout le monde… Danger qui est maintenant avéré !

        Enfin, sans vous faire un procès d’intention, Mr Cheminade a fait l’objet de plusieurs lynchages médiatiques (cf youtube) et vous avez l’air d’y participer sans nécessairement connaitre ses idées. S’en prendre à la personne et non à ses idées me semble d’assez mauvais genre dans un débat d’idée !

        Bien amicalement ;)

        1. Si tu connais pas depuis longtemps Cheminade comment tu sais que c’est du lynchage et pas des faits avérés qui lui sont reproché?
          Nous prend pas pour des cons.
          Ton discours est typique de cette nouvelle facette de l’extrême droite qui sous couvert d’ouverture d’esprit brouille les pistes en mélangeant les références de tout bord (genre des gens comme Chouard et Cheminade avec des gens comme Lepage).

          Pour en remettre une couche sur Chouard un visite siur son site vous montrera qu’il fait de la pub à plusieurs sites conspirasionnistes et d’extrême-droite en mélangeant ça à d’autres complétement opposé.

          1. Bah dans ce cas j’en conclus pas qu’il est d’extrême droite, gauche, conspirationniste ou que sais-je, si il expose des sites qui ont des points de vue radicalement différents… Tout ce que je publie sur SansComm je ne le cautionne pas forcément, mais justement je voudrai que les gens se fassent leur opinion ;)

          2. L o !

            Euh, j’ai pas vérifié tous les sites mais du facho j’en vois pas à priori.
            Ils semblent tous présenter de fortes similitudes avec certaines idées de Chouard, entre autres la mainmise du capitalisme, financier ou pas, sur la démocratie.
            Certains sont certainement de droite (UPR sur enquete-debat par exemple) mais leurs idées sur les sujets sus-cités (mmhhh) en sont-elles pour autant à jeter, si elles rejoignent les siennes ?
            Doit-on ne même pas commencer à l’écouter sous ce prétexte ?

            Quant aux « conspirationnistes », liés au sionisme au non, je te renvoie vers cet excellent article du blog Monde Diplo, qui donne à réfléchir au terme et à son omniprésence bien pratique dans notre monde médiatique et bien-pensant.
            http://blog.mondediplo.net/2011-06-20-Vous-avez-dit-complot

            Sinon, Reflets, c’est trop du bon !!!

      2. Je me rend compte que je viens de faire un réquisitoire pour Cheminade alors que ce n’était pas du tout mon intention (il n’est que un parmi les autres pour moi…).
        Mon idée est que beaucoup d’alternatives sont développés dans différentes directions et qu’elles sont très peu connues et médiatisées. Tout le monde gagnerait à connaitre ses points de vu divergents (il me semble).

        1. Oui, une vraie profession de foi ! :-)
          Bon, Larouche, on connait depuis pas mal de temps, et le type est plus qu’allumé : pas que pour ses convictions pro-nucléaire, mais pour ses interventions à base complotiste, ses prises de position extrêmes à plein de niveaux. L’observatoire des sectes a repéré Cheminade parce que ses méthodes de recrutement et de conservation des membres dans son parti sont les mêmes que celles des sectes. Pour l’aspect pro-nucléaire : Cheminade (qui est le bras armé de Larouche en France) règle à peu près tout grâce à cette énergie, et plus précisément avec le Torium. Je donne mon avis négatif sur ce monsieur parce que pour avancer au niveau des idées, il faut faire attention à ne pas aller n’importe où à mon sens, et surtout pas chez des allumés aux méthodes peu claires. Donc des idées économiques intéressantes chez Larouche et Cheminade, certes, mais méfiance de ce qu’il y a derrière en termes politiques…

  3. euh … je reste sans voix, à quoi ça servirait puisque l’essentiel est dit …

    ah, si , un truc : « si pas de bras…pas de chocolat » moi j’ai tendance à traduire par  » arrétes de chouiner, sors toi les doigts du cul ! » … mais chuis grossier …

  4. C’est bien là le sujet : il faut que des propositions constructives et réelles, donc politiques émergent. Avec des gens pour les porter. Sinon le rejet ne fera rien émerger de concret et constructif et les vilains auront gagné…Les indignés en parlent entre eux de cette problématique, mais il est difficile de convaincre tout le monde : une grosse partie des troupes est jeune et fortement apolitique, c’est à dire en total rejet de toute forme de politisation, donc de participation au politique. Ce qui pose problème. Il faut qu’ils entendent le message, sinon ils se seront cassés le cul et gelés les parties sous des tentes pour pas grand chose…

  5. Pour nous français la révolution est quelque chose de lointain, de romantique.
    Ceux qui les ont vécues dans les pays de l’Est en ont une toute autre vision.
    Vous dites qu’une révolution implique un basculement du régime. En effet, donc, contrairement à ce qui s’est passé en Tunisie, une révolution dans une démocratie, impliquerait de passer d’une démocratie à autre chose…
    De mieux ?
    Pas sûr.
    Un monde plus juste, plus humain, plus équitable ? On peut y arriver avec des réformes, sans passer par une révolution.
    Une révolution c’est des morts inutiles sans garantie de résultat. On ne peut pas savoir si un changement complet de régime n’amènerait pas à quelque chose de pire. Moins je ne crois pas au monde parfait. Je ne crois pas au régime qui satisfait toute la population. Au mieux un certain équilibre, très fragile et aléatoire, entre les différentes parties.
    Vous dites que le dialogue indignés/maîtres ne peut aboutir tant qu’on n’est pas en position de force. Mais c’est oublier que les « maîtres » ont besoin de nous.

  6. « Un monde plus juste, plus humain, plus équitable ? On peut y arriver avec des réformes, sans passer par une révolution. »
    Pour l’instant, et depuis des décennies, les réformes n’ont rien donné.
    « Une révolution c’est des morts inutiles sans garantie de résultat. » : d’où le parti révolutionnaire des indignés et une entrée en politique.
    « Je ne crois pas au régime qui satisfait toute la population. Au mieux un certain équilibre, très fragile et aléatoire, entre les différentes parties. »
    Les revendications des 99% sont assez claires à ce niveau là : nous sommes 99% à ne pas décider et subir ce que les 1% (la finance) impose, donc le renversement serait que les les populations décident, ce n’est pas un monde parfait qui satisfait toute la population, mais il a un avantage : la population choisit plus son sort et la répartition des richesses est plus importante.
    « Vous dites que le dialogue indignés/maîtres ne peut aboutir tant qu’on n’est pas en position de force. » : non, je ne dis pas ça. Je dis que la relation indignés/maître donne toute latitude au maître de continuer à justifier son système et qu’il n’y a aucune chance que les indignés aboutissent à leur changement. Les maitres ont besoin de nous, oui, et ils nous utilisent depuis des lustres. Et s’en portent très bien, même aujourd’hui où l’enrichissement d’une minorité est toujours au goût du jour : les puissants se portent très bien, même encore mieux qu’avant le début de la crise. Merci pour eux…

    Passer d’une démocratie parlementaire à autre chose. En Tunisie rien n’a été changé en termes de système : c’est toujours la même chose qu’avant. Une nouvelle constitution va arriver, des partis plus libres, mais c’est la même chose.

    Mettre la démocratie telle que nous la connaissons ( c’est à dire représentative, totalement détournée du sens initiale, vendue à une poignée d’oligarques) en avant comme modèle et avoir peur d’autre chose est le meilleur moyen de laisser le système actuel perdurer. Est-ce une bonne chose ? N’y a-t-il pas d’autres formes de démocraties à inventer, plus justes et équitable, c’est ce que je disais, il semble que oui. Et cela ne peut QUE satisfaire l’ensemble de la population qui en bave et n’a plus droit au chapitre…

  7. Excellente analyse. Effectivement, sans perspective et projet politique de société (tautologie), le « gentil » mouvement des indignés est condamné à rester inoffensif, comme les révolutions arabes sont condamnées à retomber dans une nouvelle forme de sociale-démocratie de façade sous tutelle du FMI, de la finance internationale, qui n’apportera pas de solution aux revendications de la jeunesse, notamment, au problème de la redistribution des richesses, du modèle de développement, etc…
    Cependant, d’autres modèles de développement existent, inspirés du Marxisme et des développement de l’auto-gestion, de la démocratie directe, regardons ce que font les gouvernement progressistes en Amérique du sud, Venezuela et Bolivie, par exemple (voir même en Libye, pour ce qui concernait le fonctionnement théorique de la Jamahriaya et le rôle des comités populaires…)

  8. Si vous attendez que des groupes de citoyens comme les indignés se mettent d’accord sur des solutions, vous allez attendre longtemps…

    Les 99% sont divisés (et c’est pas en disant qu’il faut des leaders que vous allez convaincre les anarchistes), les 1% eux ne sont pas divisés, et ils sont prêts à tout pour garder leur pouvoir.

    1. Trouver immédiatement des solutions est effectivement difficile à envisager mais il y a un certain nombre de revendications que la quasi-majorité des citoyens pourrait exiger de leur gouvernement (celui-ci étant supposé « démocratique »), comme la transparence sur les comptes de l’Etat ou sur les opérations militaires à l’étranger (je pense par exemple à celles de la France en Afrique). Il serait même parfaitement légitime que les citoyens décident de la rémunération des élus. Je pense qu’avant même d’envisager des positions révolutionnaires (ne vous méprenez pas, je ne cherche en aucun cas à remettre en cause la légitimité d’éventuels mouvements révolutionnaires qui pourraient voir le jour chez les Indignés), on devrait commencer par revendiquer tout ce qui est exigible du gouvernement. Mais, finalement, ce dont je parle est l’initiation d’un démocratie participative…donc autant avoir une position révolutionnaire de suite.

      1. Exiger? Et comment? Car c’est bien là tout le problème, les peuples ne peuvent plus rien exiger du tout, puisque même lorsqu’ils votent pour des partis (et donc des programmes), ces derniers ne font rien d’autre que d’appliquer les programmes de l’oligarchie, pas ceux sur la base desquels ils ont été élus.

        Les protestations dans la rue ne sont plus vraiment écoutées (Sarkozy et sa réflexion sur le fait que les grèves ne dérangent plus personne), et même lorsqu’il y a écoute, il est garanti que ce qui est gagné sera perdu peu après (je viens de lire que Fillon va avancer la réforme des retraites de quelques années, ceux qui croyaient que seuls les autres se feraient enfler doivent bien rigoler… jaune).

        Alors comme vous dites, finalement il faut passer par une position révolutionnaire…

  9. Il y a une contradiction dans vos propos, vous préconisez de mettre un pied dans le système pour se faire entendre, se légitimer (sic) en quelque sorte, et en même temps vous soulignez que les réformes ne viennent pas de toute façon, dans nos démocraties. Bien au contraire, plus le temps passe et plus ces démocraties sont travesties et perverties.

    Tout ce qu’il adviendrait d’un parti des indignées, c’est une classification arbitraire entre droite et gauche, ce qui du coup lui ferait perdre totalement ses soutiens de l’autre bord et simplification abusive de son discours.
    Et qui dit parti, dit élus, qui dit élus dans notre système dit courbettes, manigances, dit aussi ascension dans la profession politique (argh!) pour atteindre des postes où le parti aurait réellement une influence.

    Au final, on obtiendrait un énième rouage de la machine à broyer du citoyen qu’on a le culot d’appeler démocratie. C’est ce qu’on appelle un #FAIL…

  10. Non, je crois que vous n’avez pas bien suivi le propos : s’indigner n’est pas une démarche qui à elle seule peut mener à une « révolution » (transformation politique du système). L’insurrection sans projet politique ne peut rien donner, puisqu’il n’y a pas de projet politique. Un parti des indignés révolutionnaire ne serait pas là pour atteindre des postes etc…il serait au contraire , si l’on suit les revendications des indignés, un parti de transformation de la société, donc du système politique. Les problématiques droite-gauche sont très franco-françaises. Les indignés ne sont pas dans ces clivages, ils veulent surtout une « vraie démocratie » tout en demandant une « révolution globale ». J’ai interviewé un historien spécialiste de la propagande, des mouvements de masse qui comme beaucoup d’autres spécialistes des révolutions estime que c’est par le passage à une étape politique (au sens d’idées politiques en premier lieu) que les indignés peuvent éviter de disparaître. Vous comprenez bien que les quelques révolutions qui ont eu lieu étaient « pensées » en terme de propositions de nouveau système politique. Et même si c’est par un parti des indignés, cela amène obligatoirement ceux qui tiennent le système à « faire avec », et donc à être dans une confrontation. Là, dans l’indignation seule, il n’y a pas confrontation… Votre #FAIL est surtout réducteur : on ne peut envisager la politique seulement qu’en termes d’élus, de gauche-droite et autres combines dépassées. C’est d’ailleurs ce que veulent dépasser les indignés. Il leur manque juste un « programme » et des leaders d’opinion. Enfin, c’est mon avis, il n’engage que moi…
    C’est Coluche qui disait : « le système, pour l’enculer, faut rentrer dedans »… :-)
    Les 99%, s’ils se liguent avec une proposition politique, ils peuvent faire quelque chose d’incroyable…et c’est ce que craint l’Oligarchie. Rien d’autre.

  11. Bien sûr la politique n’est pas que droite/gauche ou élus, je n’ai jamais dit le contraire :)

    Mais je crois que justement, là où vous faites erreur c’est que les indignés se délégitimeraient en se trouvant des représentants, en cherchant à se faire élire, à se constituer en un parti nécessairement idéologique (au sens péjoratif). Les différents mouvements #Occupy montrent bien que tout est fait pour ne plus sombrer dans ce réflexe de choisir des leaders, qui malheureusement finissent toujours par représenter essentiellement eux-mêmes, ou de définir des limites et des postures idéologiques qui clivent. Assemblées générales, groupes de réflexions, choix par consensus, sont les moyens qu’ils se donnent. Ils rejettent une méthode qu’ils ont vu, toute leur vie, ne servir que des intérêts particuliers in fine. Ils prônent l’horizontalité.

    Mais j’entends bien qu’il est difficile de changer de schéma de pensée, de penser autrement qu’en partis et en hommes politiques, c’est d’ailleurs un symptôme récurrent parmi les analyses du mouvement, qu’elles soient de journalistes ou de politiques.

    Leur mouvement, leur schéma de pensée (aux Occupy) trouve pourtant un écho parmi les populations, qui, lentement sortent de leur léthargie. Très honnêtement, combien de vos amis, de vos proches, de vos collègues etc, n’ont jamais dit «tous pareils» à propos des politiques? Tout le monde se plaint de nos démocraties fantoches, les élections sont de plus en plus boudées (D’ailleurs en passant, quel seuil d’abstention et de nuls faudra-t-il atteindre pour que les gouvernements soient illégitimes? Et qui alors pour chasser les «faux-élus», puisqu’aucun d’eux n’a intérêt à se déclarer illégitime?).

    Les indignés ont un projet politique, celui de ne plus faire la politique comme on la fait aujourd’hui, celui de ramener la politique dans les mains de chaque citoyen. Il reste peut-être à mieux définir la forme précise, mais on l’aperçoit déjà (cf plus haut).

    Cette non-conformité est certes une faiblesse aujourd’hui, mais c’est la force de ce mouvement, son essence même. Transiger dessus, se conformer au système n’aurait pour conséquence que de le faire disparaître dans la masse des partis et du paysage (j’insiste sur ce mot) politique.

    D’ailleurs, l’Oligarchie a déjà peur parce qu’elle ne comprend pas ou plutôt elle comprend trop bien que le mouvement ne veut pas jouer le jeu. Il est dès lors insaisissable parce que multiforme, flou, mais néanmoins consistant. Il peut résister à la démagogie, aux attaques ad hominem, à toutes les ruses de l’Oligarchie pour le décrédibiliser, y compris même l’infiltrer (à moins de réussir à infiltrer au point de devenir la très large majorité des indignés… improbable) puisque son message n’est pas lissé ni incarné.

  12. Bon, votre analyse est intéressante et juste (sur le fonctionnement a-politique des indignés) puisque pour l’instant c’est effectivement le crédo des dits indignés. Mais c’est justement le but de cet article de tenter d’analyser ce qu’il peut se passer s’ils restent sur ces positions là. Et quelles alternatives autres sont possibles puisqu’ils vont disparaître en restant sur ce crédo là. Je suis en contact avec des indignés « organisateurs » des mouvements européens et cette question de passer à une alternative de proposition politique se pose véritablement puisqu’ils son bien conscients que ça ne va pas durer en restant sur le mode de l’indignation. Ce qu’il faut bien voir est que les oligarchies ne craignent pas des masses ce mouvement tant qu’il reste ce qu’il est, je vous assure que même avec 5 ou 10 fois plus de monde sous les tentes, rien ne changera dans le sens que les indignés souhaitent. Regardez l’Espagne, un mouvement massif, en Grèce aussi, les USA avancent en nombre mais ça ne peut aboutir. Parce que j’insiste, si il y a des problèmes idéologiques en France, je peux vous assurer que c’est nettement moins le cas avec des Espagnols, Portugais, Grecs ou Etatsuniens : leur problème est surtout « quelle idéologie nouvelle proposer ? ». Mais ils savent qu’ils ne peuvent se contenter de revendications floues qui doivent être mises en œuvre par les politiques en place. Ils savent qu’ils doivent à un moment aller au charbon : se positionner politiquement avec un projet de changement. Alors par quelle voie ? Je ne sais pas si c’est en tentant uniquement d’être élus mais en tout cas en proposant politiquement et en allant en discuter, en débattre. Que voulez-vous que les oligarchies en aient à taper d’une somme de revendications disparates comme « la démocratie maintenant », « stoppez la finance » ou encore « un seul mandat dans une vie » ? Sans personne avec qui en discuter ? Sans personne qui veut jouer le jeu de les battre dans les urnes ? Je parlais d’un parti mondial des indignés parce que dans ce cas là, les oligarques seraient bien emmerdés : imaginez que les populations aillent massivement dans le sens de ce parti qui refuse les clivages politiques et demande simplement un changement clair de fonctionnement global ? Sans aucun professionnel de la politique en son sein et des règles hyper carrées pour éviter de se faire piéger au jeu de la politique (comme devenir politicien, par exemple) ? Je peux vous dire que là, il y aurait branle bas de combat…

    « Les indignés ont un projet politique, celui de ne plus faire la politique comme on la fait aujourd’hui, celui de ramener la politique dans les mains de chaque citoyen. Il reste peut-être à mieux définir la forme précise, mais on l’aperçoit déjà (cf plus haut). »

    Si le projet est de ne plus faire de politique comme aujourd’hui, de ramener la politique dans les mains de chaque citoyen il faut aller changer le système politique. Et ça, ça demande de changer des constitutions par exemple. Qui peut le faire ? Le peuple, s’il a envoyé au pouvoir de ses représentants (des indignés donc). J’ai écrit un article sur l’Islande à ce propos, l’avez-vous lu ?

    1. Pour l’Islande je ne sais pas, peut-être l’ai-je lu mais un lien ne ferait pas de mal ;)
      D’ailleurs, j’étais personnellement enthousiaste sur l’Islande et sa révolution, mais j’ai appris que les membres de la constituante ne seraient pas vraiment des inconnus, et que l’on est loin de la révolution annoncée, sans parler du manque d’implication des citoyens qui sont retournés à leur apathie…

      Pour en revenir aux indignés, oui la seule solution est d’en passer par une révolution. Vouloir jouer sur le terrain des politiques et de toute l’oligarchie, c’est du suicide.

      Voyez les réactions démesurées des pouvoirs, aux USA comme en France où l’oligarchie est extrêmement puissante (la France est quand même le premier pays en terme de millionnaires, il faut bien garder ça en tête…, les médias sont détenus par des proches du pouvoir, j’en passe et des meilleurs). Pourquoi ces réactions, alors que l’on n’a rien vu de tel contre le Tea Party par exemple? Parce que les indignés ne jouent pas le jeu contrairement à ce dernier qui s’est institutionnalisé. C’est ça qui terrorise le plus l’oligarchie. Et c’est ce qui entraîne sa perte et l’adhésion des masses au mouvement indigné. C’est ça qui est bien avec les oligarques, c’est qu’ils se sentent oppressés et menacés même par des choses insignifiantes, parce qu’ils sont obnubilés par leur pouvoir.

      Alors, pourquoi dès lors prôner l’institutionnalisation des indignés? Tout ce que l’on y gagnerait serait de sauver le système…

      De mon point de vue, il est plus que temps que ce système meurt avant qu’il ait phagocyté jusqu’à la dernière lueur de résistance dans une apathie et une résignation généralisées. Et aussi, surtout, avant que nos démocraties achèvent de se transformer en États totalitaires appliquant censure, fichage, flicage et (répression) arbitraire comme c’est de plus en plus le cas (les USA étant LE cas d’école, la France étant la championne du monde de la censure sur internet –hors états déclarés totalitaires).

      Dans un monde du XXe siècle, pour se faire entendre et peser il fallait être idéologique, politique, structuré en parti. Dans celui du XXIe siècle, ça ne fonctionne plus, d’autant plus que les adultes de celui-ci sont ceux qui ont connu le déclin des modèles du XXe siècle, ont été abreuvé de l’Histoire funeste des idéologies ; ils sont ceux qui ont connu l’internet et son horizontalité, la fin des idéologies face à l’abondance des informations et des points de vue.

  13. Comme vous le dites le mouvement des indignés est fondamentalement réformiste et non révolutionnaire. Mais comment pourrait il le devenir s’il doit pour cela se doter de chefs (« leaders d’opinions ») ou participer au jeu electoral (et donc médiatique), si l’on souhaite sortir d’une démocratie parlementaire non représentative? Les indignés semblent manquer de référence idéologiques (et cela n’est pas péjoratif) et pensent inventer aujourd’hui une nouvelle forme de politique. C’est dommage de passer à la trappe la lutte des classe ou les théories et expériences libertaires d’autogestion à petite ou grande échelles.

  14. Il y a plusieurs types de démocraties possibles : pas seulement la démocratie représentative. Les indignés parlent de collectifs locaux de réflexion politique, de démocratie directe, de conseils populaires, de constituantes, de limitation des pouvoirs représentatifs, de contrôle des finances publiques, de suppression de la professionnalisation des élus, etc, etc…Cette somme de propositions un peu hétéroclites mériteraient d’être éclairées et posées en termes programmatiques pour théoriser de façon claire la réforme des systèmes politiques…Leur révolution se situe là à mon avis, dans une réforme massive du système politique passant de la représentativité politique d’une élite à la démocratie populaire directe sous contrôle permanent de la population.

  15. Je suis d’accord avec ton article au début. Les indigné n’ont rien de révolutionnaires, ils sont à peine révoltés. Pour l’instant c’est un mouvement qui veut réformer. Ils ne veulent pas changer le système mais faire en sorte qu’il fonctionne pour eux comme il a fonctionné pour leurs parents (du moins dans les pays riches).

    Par ailleurs, quand on voit le mouvement aux USA ça tourne au ridicule : c’est le défilé des stars qui viennent dire qu’elles sont indignés (http://www.youtube.com/watch?v=9y768coPoGo).
    A Bruxelles ils sont contre les « casseurs » aux point de bien le montrer en vidéo

    et paraît-il de les balancer au flics. Qu’on décide d’être non-violent pourquoi pas, collabos c’est plus gênant.

    Par contre le coup du parti je suis pas d’accord.
    Pourquoi créer un « Parti des Indignés » ? Outre le fait que le nom est ridicule, ça reproduit les mêmes conneries.

    Il y a eu des alternatives tentées par le passé.
    Je pense à la Commune de Paris par exemple. Faites aussi une petit recherche sur Nestor Makhno, un Ukrainien qui s’est battu contre toute forme d’oppression.
    Vous verrez c’est marrant quand des solutions basés sur l’autonomie et l’auto-gestion de la population on été tenté tout le monde été d’accord pour les écraser au plus vite.

    La Révolution française c’est rien, c’est juste les bourgeois qui ont piqués le trône aux aristo. Le peuple il est resté le nez dans la merde après avoir été utilisé.

  16. Gentillet de parler de la commune : 20 000 morts par la répression, ils ont tenu 2 mois. Et il n’y a avait pas de robocops à l’époque, ni reconnaissance faciale, fichage informatique, drones et autres amusements technologiques. Super projet d’indignation hyper anar, très rebelz. Mais sans moi… :-) Le coup de la « vraie révolution anarchiste », on ne me le fait plus.

  17. Ben non c’est pas gentillet de parler de la Commune.
    Beaucoup de morts, mais par la répression justement ! Et ça justifierai de pas se révolter au-delà de certaines limites ? Genre les communards en ont trop voulu donc tant pis pour eux, c’est ça ?

    Tu dis que les indignés doivent prendre une forme révolutionnaire et à côté tu dis « oula la révolution c’est très durement réprimé ». Ça veut dire quoi? Ça n’existe pas la révolution « à moitié » ^^!

    Et puis c’est pas la question de « la vrai révolution anarchiste » ou d’être « rebelz ». Il faut bien admettre que dès qu’un mouvement autonome et anti-autoritaire essaie de se créer tout les pouvoirs existant tombent d’accord pour le briser au plus vite.
    Sans être anar ni rien, y a quand même moyen de trouver ça intéressant comme projet de société pourtant, non?

    En gros on dirait que tu veux la révolution mais faudrait pas que ça bouscule trop de trucs non plus.

    1. Le principe de ce début d’analyse sur le mouvement des indignés est d’essayer de voir comment, de façon réaliste, les changements légitimes voulus par ce mouvement peuvent être réellement activés. En retournant dans tous les sens le problème, en prenant en compte les facteurs politiques, économiques, sociaux contemporains (faire tourner une machine de 65 millions de frenchies en 2011 c’est pas pareil qu’avec 36 millions en 1871, (surtout à l’ère de la consommation de masse) il ne me semble pas franchement intéressant de chercher à reproduire des mouvements anciens qui ont leur intérêt, mais dans le cadre d’une histoire révolue. Inventer de nouvelles formes de changements politiques passe par des propositions politiques. Vouloir se confronter à un système qui ne bougera pas d’un iota, avec une majorité de la population qui refusera de suivre une voie autonomiste est vain, à mon sens. Par contre, tenter de changer le système en rentrant dedans, en jouant à minima son jeu, c’est à dire celui des élections, des propositions politiques de changement, ça c’est autre chose : ça peut fonctionner, parce que c’est légitime et sera accepté par le plus grand nombre. Mais avec un projet réaliste, qui ne s’invente pas un monde utopiste et oubliant les réalités très difficiles du vrai monde : nourrir 65 millions de personnes (en France), permettre à 99% de la population d’accéder aux besoins essentiels n’est pas un truc simple. Je dis juste qu’un parti des indignés appelant à mettre la finance au pas, à redistribuer les richesses de façon plus équitable, à organiser une sixième république plus juste et plus démocratique est une voie. Peut-être pas la seule, mais en tout cas l’autre, celle de crier son mécontentement en demandant aux élus de changer les choses est une voie qui va juste mener le mouvement à sa disparition. C’est mon analyse. Et je la partage :-)

      Pour les révolutions, je ne sais pas quel âge tu as, mais de mon côté, je n’y crois plus des masses aux révolutions, ayant eu ma part de déceptions sur une longue période (et plus si affinités). Bouger pour se faire croire qu’on va changer quelque chose tout en sachant très clairement que tu fais partie des 1% à se bouger avec les 99% d’autres qui regardent, si tu veux, c’est plus mon truc et puis c’est un peu naïf. J’ai passé l’âge d’être naïf. Il faudra bouger si il y a un projet populaire, clair, précis, dont la majorité peut s’emparer, sans hommes politiques professionnels qui l’active, et là, il faut les sortir par les urnes, les pros de la politique. Sans baston, sans cris, sans pleurs, sans être d’un côté ou de l’autre d’un clivage absolument bidon et ringard, mais avec un grand sourire. Ils pourraient avoir l’air très cons nos oligarques… Mais ça, c’est plus compliqué que d’aller gueuler avec une pancarte, dormir sous une tente et se la jouer communard en buvant des bières et en fumant des pétards avec ses potes.

      Tu peux me traiter de vieux réac : j’ai l’habitude :-)

      Quant à vouloir une révolution sans bousculer trop de trucs : je ne veux rien d’autre que ce que la majorité souhaite : un monde plus équitable, moins pourri et plus redistributif. J’ai habité assez longtemps dans le tiers-monde, pas avec des moyens faramineux, sans soutien particulier de l’occident, et je peux te dire que changer les choses pour se retrouver dans la situation d’un pays du tiers-monde, ça fait réfléchir. Et une révolution qui « bouge », ça mène à des extrêmités, crois-moi. Mais je dois être bourgeois. Tant qu’on a pas vécu dans une société qui ne peut pas nourrir ses gosses, soigner correctement, éduquer, protéger les gens au travail etc…on s’en fait une idée. Mais après y avoir vécu, on se dit qu’on veut bien changer les choses chez soi : mais pas à n’importe quel prix et pour aller n’importe où. Une vraie révolution passe par un projet politique, je le répète, et ce n’est pas obligatoirement par les barricades que ça passe ! Sachant que moi, j’en ai rien à péter du mot révolution : j’ai repris le terme des indignés de Wallstreet et travaillé dessus : point barre.

      1. J’ai pas dis que t’étais réac, et je partage plusieurs de tes points de vu.

        Seulement y en a plein d’autres avec lesquels je suis pas d’accord. Mais ça sur le compte de l’age si tu veux (j’ai un peu plus de 20 ans, même si je suis encore jeune, mes années lycée sont passées).
        La Commune elle s’est faite a une époque qui n’est, plus bien sûr. Mais si le monde change les méthodes de luttes aussi. Je vois pas d’où ça serait plus compliqué aujourd’hui qu’hier (et ça l’était déjà).
        Je connaît pas bien le mouvement, mis Marcos au Chiapas semble y parvenir à petite échelle.

        Bien sûr que le changement politique passe par des propositions mais pas forcément par les voies défini par ce que tu appelles « l’oligarchie » (encore un terme simplistes des Indignés).

        Être tout seul à bouger quand tout le monde te regarde sans bouger n’est pas naïf, et n’as rien de ridicule, heureusement que certains le font ! Heureusement que certains résistaient en 39-45 pendant que les autres collaboraient activement, mais surtout passivement.
        En plus c’est faux, dans les quelques exemples qui existent d’embryon de société autonome les gens y participant n’était en rien politisés à la base. Ils voyaient simplement ce qui n’allaient pas et décidaient de se prendre en main. Tu peux pas dire qu’on les forçaient à participer.

        « il faut les sortir par les urnes, les pros de la politique. » T’en deviens de pro de la politique à partir du moment où tu joues et que tu veux vraiment gagner : parce qu’il te faudra un armée de consultants, conseiller etc.. pour donner le change sur les plateaux télé et compagnie. Si tu veux jouer leur jeu, tu en acceptes les règles et t’es déjà baisé. Regarde bien, même dans des élection on parle de « fief » de tel ou tel parti. On place machin dans telle circonscription…
        C’est complétement à l’ouest de croire qu’on change quelque chose par les urnes dans un système comme celui d’aujourd’hui.

        « Mais ça, c’est plus compliqué que d’aller gueuler avec une pancarte, dormir sous une tente et se la jouer communard en buvant des bières et en fumant des pétards avec ses potes.  »
        T’en a d’autres des clichés débiles? Perso je ne me reconnais pas là-dedans et en ce moments c’est les gentils indignés qui s’enrhument pour rien.

        Bon ben t’as vécu dans le tiers-monde c’est cool. Je me doute que c’est pas drôle. C’est sur que beaucoup de Français sont des bourges pour la plupart des somaliens. Mais ici ça va, par rapport à mes concitoyens j’ai rien à craindre! Je fais juste parti de ces milliers de jeunes diplômés sans boulots et avec des parents qui galèrent.
        Faut pas déconner non plus après, en ce moment c’est pas une révolution qui risque de nous faire plonger, c’est leur connerie d’austérité.

        Une révolution à n’importe quel prix je sais pas, mais une conservation du niveau de vie au prix d’une aigreur de la société de plus en plus prononcé non merci !

        Moi aussi je m’en fou du mot révolution. Je m’en méfie plutôt même. Elle sert bien trop souvent à remplacer les despotes au lieu de les supprimer. Les pays du Maghreb semblent nous nous en faire un nouvelle démonstration.

        1. « Bien sûr que le changement politique passe par des propositions mais pas forcément par les voies défini par ce que tu appelles « l’oligarchie » (encore un terme simplistes des Indignés). »

          Lesquelles ???? (P.S : oligarchie, j’utilise depuis 15 ans, et c’est pas simpliste, j’en parlerai plus tard)

          « Être tout seul à bouger quand tout le monde te regarde sans bouger n’est pas naïf, et n’as rien de ridicule, heureusement que certains le font ! Heureusement que certains résistaient en 39-45 pendant que les autres collaboraient activement…/… »

          En 39-45 il y avait un envahisseur. Aujourd’hui tu es en démocratie comme on te le rappelle tous les jours (et bien nourri par elle). Là, on atteint le point Goldwin…avec 39-45.

          Mais bon, c’est normal aussi, quoi : toi t’es super véner, jeune, plein de fougue, t’as l’impression que tout peut arriver, t’es quasi immortel… moi j’ai les dents qui tombent, plein de couteaux qui m’ont été plantés dans le dos, des gosses à finir d’élever, des milliers de bouquins lus, enfin bon : je suis vieux et réaliste, un peu fatigué :-), toi,t’es jeune et utopiste. Et ma foi, c’est plutôt bien…bien qu’injuste : je préférerais être à ta place ;-)

          1. T’inquiète quand t’auras fini d’élevé tes enfants tu pourra redevenir utopiste ^^

            Pour le point Godwin j’y ai pensé, mais l’exemple me semble justifié quand même.

            Après pour le démocratie, perso on nous a fait le couplet (à ma génération) que c’était pas le meilleur des systèmes mais le « moins pire ». Si je me souviens bien c’est même Churchill qui disait un truc comme ça.

            C’est bien gentil comme phrase toute faite, mais y a surement des façons bien plus justes d’exercer la démocratie, plutôt que d’être blasé sous couvert de réalisme.

            Super véner je le suis peut-être, imaginer que tout peut arriver ça c’est plus compliqué. Je ne pense pas être utopiste plus que ça. C’est simplement que j’ai l’impression qu’il y a des injustices évidentes dans pleins de domaines et que tout un tas de parasites les entretiennent pour leur intérêts propres. Je suis pas sûre que ça se règle avec le système sois-disant (à mon avis) démocratique qui est le notre.

            Le coup de « changer le système de l’intérieur », ou de « les battre sur leur terrain » c’est des conneries. Soit on se laisse pourrir, soit on y laisse des plumes. Regarde à l’époque où Coluche à voulu se présenter aux présidentielles. C’était de la farce mais ça a quand même viré au drame.

            Tu demandes par quelles voies peuvent passer les propositions politiques si ce n’est les voies officielles. Y a d’autres, plus directs, sans pour autant être autoritaires. Notre système politique est a côté de la plaque dès le départ puisqu’il encourage par sa nature même à devenir professionnel de la politique. Je ne vois même pas pourquoi on se pose la question de passer par lui si on veut réellement changer quelque chose.

            Pour finir je sais pas si ma place est meilleur que la tienne ! ^^ Ça se trouve, si je vis vieux je verrais des trucs affreux* que tu ne verras pas !

            *trucs affreux causés par l’obstination à se conformer aux usages de nos sociétés en déclin, bien entendu… ^^

            Bonne journée !

          2. Je trouve ça pas très malin de disqualifier (ou essayer de disqualifier) le discours de quelqu’un en se basant sur son age. Tu connais la chanson de Brassens ‘quand on est con…’ ?
            Ton grand age n’apporte aucune supériorité à ton propos. Et peut-être qu’être utopiste c’est de croire que l’on peut modifier les choses de l’intérieur. L’opposition réforme/révolution n’est pas une opposition récente et selon moi aucune n’a triomphé historiquement.

  18. Juste un dernier truc par rapport au Indigné.
    Ce mouvement(j’y ai un peu participé à ses débuts en France) plus il grossit, plus il me semble à côté de la plaque. On dirait une révolte de centristes.

    Ils ont inventés « l’extrême centre ».

    Et puis je sais pas d’où sorte leur 99% mais c’est d’un débile comme symbole de ralliement. C’est simpliste au possible en plus d’être certainement faut.

  19. la revolution francaise a l origine ne voulait pas abolir la royaute.
    Au debut, ca a commence par un probleme de caisse vide (l etat etait ruine et Louis XVI a convoque les etats generaux afin de lever de nouveaux impots). Il y a eut ensuite une alliance entre une partie de la noblesse (comme par exemple le marquis de Lafayette) et le tiers etat afin de faire passer a la caisse … l eglise (qui etait extremement riche)

    Si Louis XVI avait gere la situation differement (soit en ecrasant la revolte dans l oeuf comme un Li Peng soit au contraire en n en prenant la tete au lieu de fuir a Varenne), on aurait peut etre toujours un roi aujourd hui

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