Frédéric Bardeau : « l’hacktivisme doit changer de posture »

Frédéric Bardeau s’est fait connaître du grand public après la parution fin 2011 de son bouquin-enquête « Anonymous, peuvent-ils changer le monde ? », co-écrit avec Nicolas Danet. Bardeau est un entrepreneur du web, co-fondateur de l’agence
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109 thoughts on “Frédéric Bardeau : « l’hacktivisme doit changer de posture »”

  1. Je suis dans l’ensemble assez d’accord avec le constat de Frédéric Bardeau.
    Je trouve ça plus intéressant d’entendre un politique comme M.Tardy parler d’internet car il sait se mettre au niveau de ses collègues qu’un hacker qui va parler dans son language sans se faire comprendre.
    Le problème décrit peut s’appliquer aussi aux partis politiques qui s’intéressent à la question : soit c’est une guerre d’égo, soit ça bataille sur des sujets techniques (meilleur logiciel à utiliser) plutôt que s’intéresser aux sujets importants pour l’ensemble des citoyens.

    Si nous (les.geeks, hackers, etc) arrivions à prendre ce genre de critiques en compte, nous pourrions être écoutés et utiles au plus grand nombre dans la vie de tous les jours.

    Si nous (les geeks, hackers, etc) arrivions à prendre en compte ce genre de constat, nous deviendrions

    1. Je suis d’accord avec ça. Et j’espère que les choses vont changer rapidement, enfin, évoluer. Je suis de ceux qui ne sont pas nés sur le net, et je ne peux m’empêcher de parler de ce que j’y trouve aux « gens » de l’extérieur. Ce n’est pas vrai que les gens ne comprennent rien, au contraire, en parler avec des non geek est constructif, complémentaire.
      J’ai eu du mal à me faire entendre par certains geek, trop fermés, qui pensent et disent que si tu n’étais pas sur 4Chan, tu ne sais rien faire, et tu n’as même aucune crédibilité… Je suis bornée, j’ai fait ma place, même si ça m’a couté des usurpations, attaques personnelles, j’ai pas lâché, mais j’en ai vu beaucoup tout laisser tomber à cause de ce cercle trop fermé, alors pour changer ce monde, ouvrons nous un peu plus les uns aux autres, rencontrons nous, mettons en place des actions hors « net », pour les « oubliés » de toutes part…

  2. Je suis d’accord avec le constat final de cette interview, mais il y a des dimensions qui ne sont pas abordés.

    J’ai milité dans un parti et lorsque j’ai essayé de faire des propositions de formations internes, de sensibilisations des militants sur ces questions j’ai eu droit à des regards vides et médusés.

    Lorsque l’actualité a obligé le parti à s’exprimer sur ces questions, c’est à la commission culture que l’on a demandé de rédiger le communiqué.

    Sur les pratiques quotidiennes, je n’ai pu qu’à la marge modifier quelques comportements (les envois d’emails à 50 sympathisants en copie par exemple).

    Pour les sites web, c’est « Gérard et Jean Paul » qui s’en occupent depuis toujours avec Joomla.

    Conclusion (partielle) : On va pas changer une équipe qui perd.

    Et puis, y a un problème en France. Regardez la carte mondiale des spots wi-fi Fon. Y a un gros trou tout vide au milieu de l’Europe. Alors imaginer que tout le monde va enlever les protections sur ses réseaux wi-fi pour partager sa bande passante (et en contre partie avoir la certitude de pouvoir bénéficier d’une connexion) c’est de la science fiction.

    1. j’irais bien au delà de tes constats …
      on en arrive même à ne plus avoir parfois, en base commune, avec les militants interessés par le sujet, même la définition de ce qu’est internet … ( je cause même pas de leur gout immodéré pour le réseausocialkivabien et les bouzes style dropal )
      pour avoir essayé de pousser à l’usage de trucs genre etherpad , listes de diffusion, etc , ben c’est pas gagné …
      et je cause pas de ce qui se passe quand on en arrive à causer de « propriété intellectuelle » , faut en causer avec les gens des commissions culture et on en arriverait à soutenir Hadopi … ( ils se sont même pas abstenu à l’assemblée, ces c*ns sur la taxe copie privée ! )

      par contre, y a plein de trucs intéressants dans cet échange …
      avec une limite … si les alertes lancées par les hackers ne sont pas relayées/entendues , elles ne le sont pas plus que celles des droitsdelhommistes par exemple en matiére de libertés publiques fondamentales style biométrie et autres … en partie parce que « la fabrique du consentement » ? en partie en raison du bonheur ( de grosse feignasse ! ) qu’il y a à être soumis ? …
      putain, j’offre une terrine de foie gras à celui qui trouve la soluce !

  3. Pas mal réfléchi avant de laisser ce commentaire et ai pris la peine de relire plusieurs fois ce texte pour être sûre qu’il n’y avait pas des éléments compris de travers.

    J’avoue que ce texte m’énerve et pour plusieurs raisons.

    Il est d’abord mentionné que les hackers/hacktivistes restent dans leur petit coin, à faire mumuse entre eux et envoient balader les personnes qui poseraient des questions. C’est totalement faux. Il y a un certain nombre de personnes qui passent plusieurs heures par semaine à discuter – notamment avec des journalistes – et à expliquer certains concepts, certaines problématiques. Ce que l’on ne voit pas forcément, c’est celui qui a passé une heure à discuter avec un journaliste et que ce dernier biaise totalement les propos tenus, juste pour vendre du papier. Ca a tendance à rendre méfiant pour la suite.

    Si les débats et les questionnements concernant Internet et les nouvelles technologies ne sont pas arrivés dans les cours d’école et les bistros, c’est justement parce que ce n’est pas vendeur pour les médias. A la différence de la Suède, de l’Allemagne, en France, les gens s’en tapent en majorité.

    Dire ensuite que les hackers/hacktivistes devraient aider les ONG, pardon mais, certains n’ont pas attendu pour le faire. Simplement, il ne semble pas pertinent de le crier sur les toits pour des raisons évidentes.

    Ce n’est pas parce qu’on ne voit pas certaines choses qu’elles n’existent pas.

    De la même manière, je ne vois pas en quoi les hackers/hacktivistes pourraient et même devraient s’emparer des problèmes concernant les Tziganes/la prostitution/PSA/la drogue/les exclus. Il n’a jamais été indiqué que les hackers/hacktivistes devaient être les nouveaux super-héros des années 2010.

    Par ailleurs, je suis assez surprise de lire que quelqu’un qui prétend avoir une connaissance fine de ce milieu ne mentionne pas le travail accompli par l’APRIL, par Open Street Map, par les Casques Rouges.

    Heureusement que les hackers/hacktivistes passent leurs temps à se regarder le nombril.

    Se regrouper en un seul et même mouvement, pardon mais pourquoi faire ? Internet est décentralisé, la beauté des différents groupes qui naviguent dedans, c’est justement de pouvoir passer d’un monde à l’autre.

    Enfin, sans vouloir être méchante, je trouve rigolo que quelqu’un dont la seule contribution a été de faire un livre et de donner des interviews se permettent de critiquer de façon aussi virulente ce milieu.

    Concrètement, qu’as-tu fait jusqu’à présent ? Tu te flagornes dans les médias en te vendant comme spécialiste du milieu hacktiviste, qui te fait donc indirectement vivre, puisque cela te permet de donner de la visibilité à ton agence et là, tu craches dessus ? Question crédibilité, on se pose là.

    Dernière remarque : chez les hackers/hacktivistes, c’est souvent ceux qu’on entend le moins, voire pas du tout, qui bossent le plus. Si tu appliquais les propres principes que tu préconises, tu t’en serais rendu compte.

      1. Pareil. Pour une fois.

        J’ajoute que si des hackers n’avaient passé des mois et des mois à répondre à mes questions débiles, je ne serai pas celui que je suis aujourd’hui.

        Je doute franchement que ce monsieur ait des relations étroites avec le monde du hack. Celui qui compte.

        Ce qui me conforte dans l’idée que j’avais dès le début : pas envie de lire ce livre.

    1. Je pense Tris, que le ton que tu utilises est un peu trop violent à mon goût (je l’admet certains passages de l’article le sont aussi, et j’ai pris soin de ne pas y répondre) et vindicatif envers fbardeau (à juste titre ou pas).Essayons de rester sur les sujets que fbardeau souhaitent aborder, et ne pas que ca vire en règlement ce compte perso.
      Amitié

    2. Ce qui m’agace moi dans cette interview, c’est le ton « je sais mieux que les gens ce qu’ils devraient faire ». Le « milieu hacktiviste » au sens large c’est plein de gens qui font plein de trucs, certains très utiles d’autres moins, mais chacun selon sa volonté propre et ses buts personnels.

      L’auteur a fait le choix d’être négatif : décrire ce que font des gens aujourd’hui et dire (je caricature) que c’est de la merde, ça ne sert à rien, et que lui il sait ce qu’il faut faire, voilà ce sur quoi ces gens devraient travailler pour être vraiment utiles. Limite on devrait les gronder pour oser utiliser leur temps libre à hacker le fromage de chèvre, parce qu’ils nous privent de leur temps qu’ils auraient pu occuper de façon. La personne qui sur son temps livre fait du vélo ou regarde des films, c’est une pauvre âme qui n’a pas encore été sensibilisée au combat pour la liberté, mais le fromage de chèvre c’est un truc de sale égoïste.

      Je connais mal le milieu hacktiviste au sens large, mais bien celui du logiciel libre. Il y a toujours des gens pour aller dire « le logiciel que tu développes c’est de la merde, vient plutôt changer la face du monde en développant le concurrent de Facebook libre et décentralisé », voire « t’es vraiment un vendu d’oser développer un logiciel libre à destination des utilisateurs de « . Je reconnais ce genre de réaction et ça me hérisse le poil.

      Ce genre de message on peut toujours le faire passer en positif plutôt qu’en négatif. Au lieu de dire « les imprimantes 3D c’est de la merde, va plutôt faire de la politique », plutôt dire « voilà mon projet politique et les acteurs pour le crédibiliser, je vais aller dans les hackerspace pour convaincre les gens de lui accorder du soutien et du temps¹, voilà pourquoi c’est utile et intéressant ». (Temps accordé peut-être au détriment de leur imprimante 3D bobo, s’ils font ce choix). Chacun est libre de faire ce qu’il veut et c’est à ceux qui attachent de l’importance à quelque chose de convaincre les autres de les aider, au lieu d’essayer de les convaincre que ce qu’ils font en ce moment est une perte de temps.

      À partir de ce constant que le message de l’auteur est négatif, non constructif, blessant, mal formulé, une réaction naturelle est de lui répondre «non mais toi aussi tu fais rien t’es égoïste et tu utilises Vélib’». Tris, je trouve que tu tombes dans ce deuxième travers, et c’est dommage. Cependant je comprends ton point de vue et j’apporte mon pavé à ce fil de commentaire qui va dans un sens global de « auteur, s’il te plaît, un peu de respect des autres la prochaine fois que tu expliques comment sauver le monde ».

      1. Je ne suis pas d’accord, le ton de Frédéric n’a rien de péremptoire, replacez ça dans son contexte global, Frédéric est un homme de communication.
        Si hacking et communication faisaient bon ménage, Madchat serait président de la République

        1. Quand je lis que « avoir des compétences, s’en vanter mais mal les utiliser ou ne pas les utiliser là où elles sont cruellement nécessaires, c’est une forme de lâcheté narcissique », je pense qu’il est négatif.

          Ce que je critique c’est le fait de dire « ce que vous faites c’est de la merde » au lieu de dire plutôt « regarder ce que vous pourriez faire de cool ».
          Les arguments ils sont là (il faut de la visibilité, des efforts pour faire passer les idées au public, regarder les résultats que ça peut avoir, ce serait cool de redonner contrôle aux gens des instrument de production), il suffit de changer le paquet cadeau.

          Je pense que ce n’est pas ça la communication, une campagne à l’américaine « suivez mes idées parce que les autres font de la merde ». Ses idées sur le fait qu’il faut encourager et aider les hackers/hacktivistes/passionnés à mieux communiquer auprès du grand public sont certainement bonnes, mais il serait bon de commencer par communiquer respectueusement auprès des hackers.

          Moi le plaisir du « oh là là il ne nous brosse pas du tout dans le sens du poil, il nous tourne en ridicule, ce n’est pas un cyber-béat, c’est vraiment génial comme base pour lancer la discussion » ce n’est pas mon truc.

          1. Peut-être que cette façon de faire, un peu provocatrice de la part de fbardeau a le mérite de donner un coup de pied dans la fourmilière : si se congratuler à tout bout de champ en disant « whaaa c’est trop top tout ce qu’on arrive à faire » (ce qui est vrai, au passage :-)) est l’unique issue de « communication » vers l’extérieur, on peut douter de la capacité des différents mouvements à croître.

            Donc, on peut être totalement en désaccord avec certains constats, préconisations issus de cette interview, mais réfléchir sur comment permettre aux mouvement du DiY, hacking, défense de la neutralité du net, de l’intégrité des données d’être entendus, soutenus, mieux se mêler de la vie de la cité, s’ouvrir à plus de monde est quand même important, non ?

            Sinon, pourquoi les membres de Telecomix, LQDN vont-il à la radio ou la tv, ou des membres du loop, /tmp/lab etc ? Juste pour la gloire ? Je ne crois pas. Donc, les soluces de comm/institutionnelle/transfert etc, de bardeau ne sont peut-être pas franchement compatibles avec l’esprit du hacking, mais au moins ça peut permettre d’essayer de se demander si il n’y a pas moyen de faire mieux, autrement, évoluer, sans se faire piéger par le système en place (ce qu’il ne manquera pas d’essayer de faire) pour que les pratiques autour du hacking et les défenses qu’il porte soient maintenues au lieu d’être écrabouillées/récupérées…

        2. « Le débat qui s’en suivra devrait, à coup sûr, être intéressant : si la décence des commentaires l’emporte sur l’énervement pur ou la critique à l’emporte-pièces, il y a matière à faire bouger les lignes…et avancer sur ces sujets de grande importance… »

          Ca aurait pu si les réponses aux questions de l’interview n’étaient pas elles mêmes si pleines de condescendance. Mr Bardeau est un baltringue ou un « professionel de la communication » au choix, il a LA solution et il va montrer la voix à ces petits cons de hacker/hactivistes qui eux sont des nouilles en politique.

          Le couplet sur les méchants hackers égoistes qui ne pensent pas aux roms, aux drogués et aux futurs chommeurs de PSA est tout simplement pathétique. Quid des enfants africains ?

          Quand à LA solution « Ce qui manque à l’hacktivisme c’est une coalition, une coordination, une méta-structure qui permettrait de dépasser les égos et les « orgas » pour parler d’une voix plus puissante, plus représentative, …  » Qui est ce qui est dans les nuages avec les Bisounours ? Depuis quand « les hacktivistes » ont un but commun, ou bien forment un groupe constitué dans lequel on pourrait trouver une certaine homogénéité ?

          La différence entre un baltringue et un noob c’et la différence entre une personne qui dit « j’ai pas lu le manuel, j’ai pas cherché mais tu dois me donner une solution au problème que je n’arrive pas à expliquer ». Le noob, il va chercher, il va essayer de comprendre et il va se planter et demander une explication. Un jour il ne sera plus noob, et il réppondra aux questions avant de se trouver un autre domaine où il sera de nouveau un noob.

          « démocratiser et stopper l’élitisme méritocratique snob de la lutte des classes numériques dont certains hackers constituent l’avant garde éclairée mais peu enclin à s’abaisser aux pauvres hères que nous sommes nous les utilisateurs de Mac, de Facebook, d’iPhone, de Skype »
          Ben en fait, comment dire… NON. Pourquoi veux tu que quelqu’un te sorte de ta prison alors que tu ne veux que l’on te donne une échelle parce que sauter le mur ca demande trop d’efforts ?

          Alors oui, on verra peut être un jour un collectif d’hackers qui va se donner un projet à réaliser dans la sphère politique mais on essayera de se passer des baltringues. En attendant LA grande idée d’unifier les les hacktivistes pour changer le monde je la trouve bonne, vas y fait le. Tu attends quoi ?

    3. Je suis complétement d’accord avec Tris sur _tous_ ses propos, Tris, sincères félicitations pour ce post, avec mon style de 30T je n’aurai jamais su le dire aussi bien.

      Je sais pas d’ou tu sort toi mon « pote » mais dans le doute reboot :)

      Je rejouterai même, oui parce que c’est complétement oublié dans l’article, que hacker != hacktiviste même si on est de sources proches. Et puis cela commence à me plaire ces pseudo spécialistes du net qui donnent leurs avis hautement « pertinants » mais qui n’est rien d’autre que de la mousse.

      Tiens une citation qui m’a fait _exploser_ de rire et ensuite ouvrir un dictionnaire (ca aura eu le mérite de m’apprendre un mot):

      – démocratiser et stopper l’élitisme méritocratique snob de la lutte des classes numériques dont certains hackers constituent l’avant garde éclairée mais peu enclin à s’abaisser aux pauvres hères que nous sommes nous les utilisateurs de Mac, de Facebook, d’iPhone, de Skype

      La ça va on sent le discours grand public, là c’est clair pour tout le monde, on comprend du premier coup, c’est cash. Dans mon jargon, certes un poil cru, j’appelle ça de la masturbation intelectuelle qui n’a d’autre but que de se la péter. T’as fait de grandes études, j’suis vachement content pour toi, sincérement :) moi je grattais les courts avec mon complice de l’époque c’était bien plus marrant pour aller démonter je ne sais quelle connerie trouvé sur notre route.

      Donc j’insiste bien sur le fait que le mouvement hacker est très varié et qu’il « intégre » un mouvement dit « hacktiviste ». Mais le fondement du hack c’est d’arriver à une fin non pensée via un moyen détourné ou oublié. En clair : tu utilises un couteau pour défaire une vis, bravo tu es un hacker. Donc non, tous les bidouilleurs d’ordi, de gadgets electroniques, de serrures, de molécules et autres choses divers et variées (le bio hacking ca existe par exemple et la PNL/neurologie est une forme de « human hacking »), ne sont pas des hacktivistes qui ont pour sacro-sainte mission de sauver des gens qui dans le fond n’en ont rien à foutre (et je pèse mes mots) de leurs châines et ils le disent avec la célèbre réplique culte qui déchire grave « oh mais oui je sais tout ca, mais que veux tu qu’on y fasse ».

      Ce sont juste de bidouilleurs qui prennent du plaisir à apprendre, découvrir, détourner mais surtout se à marrer et se dépasser soit même.

      Et chier sur le datalove, comme t’es « meugnon tout plein toi ». D’ailleur, et toi tu fais quoi pour le mouvement hormis l’exploiter en publiant un livre inspiré des bidouilleurs de société et d’ordi, sauveurs du monde et du misérable (et faire des phrases délirantes sur un média populaire, « l’élitisme méritocratique snob de la lutte des classes numériques », je me marre encore :’) yeah ) ?

      Nan sérieux, TOI tu fais quoi pour nous ? TU fais quoi pour ceux qui sont à la fin du mois tous les 6 du mois en cours ? TU fais quoi pour lutter contre la prostitution et l’esclavagisme ? TU fais quoi contre ces grands labo qui torturent sadiquement des animaux dans le simple but de sortir une crême amincissante pour une narcissique ? TU fais quoi pour les SDF ? TU fais quoi en fait globalement hormis donner ton avis que personne ne t’as demandé ?

      Et si tu faisais autre chose que de publier un livre ? Je sais pas, au pif, je dirai… sauver le monde ?

      Et oui, les journaleux, commerciaux du buzz, moi aussi j’ai appris à vous fuire, ce que vous voulez c’est de la baltringue qui ponce du wifi de poste de police et autres hopitaux en criant « oh lalalala, les vilains pas beaux, en plus volent des CB les salopiots » (oui c’est pour toi stéphane [Lundi investigation/Canal+] qui m’a fait chier avec ta caméra pendant tout le HES 2010 et qui finalement n’a montré au peuple que des trous du c** pirateurs de wifi et autres carders qui se font « oh lalalala » 15k€/mois, bouffon va), pas des vraies personnes qui font de cette culture ce qu’elle est et qui la rend si magnifique à mes yeux.

      Vous voulez tous l’exploiter à votre sauce et je n’échappe pas à la règle puisqu’on est toujours que le con d’un autre.

    4. Franchement, Tris, ton message aurait un peu plus de poids que celui d’une troll qui se pisse dessus si elle n’a pas l’occaz, comme d’habitude, de casser les autres.

      Toi et ton pote Sorcier_FXK un peu plus bas qui te défend bien fort (encore un peu au bord des lèvres je crois), qu’est ce que vous branlez, vous, pour « sauver le monde » ?
      Frederic a PEUT ETRE cotoyé le milieu anonymous 10 fois plus que vous, non ? PEUT ETRE qu’il sait davantage que toi ce dont il parle ? PEUT ETRE que quand il répond ça il ne répond pas de son unique chef en se masturbant devant un miroir mais qu’il a de bonnes raisons de dire ce qu’il dit en choisissant des mots précis, et PEUT ETRE même qu’il ne joue pas, comme vous, à l’inspecteur extérieur et qu’il sait finalement bien mieux que 95% des lecteurs de cet article comment se concrétise l’idéal anonymous ces temps ci.

      Si tu veux jouer sur le terrain de l’attaque gratuite, Tris, retourne dans tes labs à deux balle à fomenter des explications bidons sur tes implications dans « l’hacktivisme », et fais toi péter le minou par quelques bloggeurs web qui se la sentent plus : ça rend vachement bien et c’est vachement utile.

      Sur ce, je sors le pop corn et je vous laisse lancer vos cailloux en mousse sur un commentaire qui vous prend à sec.

  4.  » […] « personne ne comprend rien sauf nous » et arrêter un peu de « se la raconter » pour quelques victoires partielles et symboliques […]  »

    Ça tombe bien que l’auteur parle de ça. C’est une critique que je voulais formuler à Reflets.info.
    Souvent dans vos billets (principalement ceux autour du hacking), vous adoptez justement l’attitude « personne ne comprend rien sauf nous ». Genre : « Ah ah c’est trop des n00b ils savent pas sécuriser un serveur ! », ou « Pwa ils ont rien compris aux principes des InterTubzes, #SayTropDesNules »

    À mon goût vous utilisez trop le #lol dans vos billets, c’est bien pour faire marrer 5 minutes les geeks/hackers mais ça s’arrête là. Je pense que ça vous dé-crédibilise auprès du grand public/journaux mainstream, ou tout du moins ça participe à vous confiner dans votre monde de hacker.

    N’étant pas moi même un hacker hight level, c’est ce que je ressent à la lecture de certains de vos billets. Et je dois dire que c’est ce qui m’a empêché pour l’instant de faire des dons à Reflets.

    Voilà c’est dit. :)

    1. Avez-vous pris 5 minutes pour poser des questions à la rédaction si vous en avez ? Vous seriez surpris de nos réponses, du temps que nous y consacrerions, le tout bénévolement, bien entendu.

      1. kitetoa : Je sais bien que vous êtes disponible dans les commentaires et que vous répondez aux questions. Ce n’est pas tant l’aspect technique (parfois ardu), des billets qui me dérange mais plutôt le côté moquerie.

    2. Je pense que le terme hacker , quand il est utilisé pour définir de la technique (Ex: Sécuriser un serveur) , est très mal employé. Rien d’impressionnant techniquement n’a était publié sur le site. Au contraire justement les aspects techniques sont passé sous silence.

      Enfaite il faudrait un Reflets 2 qui s’occupe de l’aspect technique. Ou qui propose la rédaction façon wiki d’un manuel du hack. Mais je suis certain que ce wiki existe.

  5. Le constat dressé est dur, mais il a raison, hélas.

    L’élitisme, et un certain snobisme, je le rencontre, et je le pratique !

    C’est sur que c’est pas en prenant les gens de haut qu’on va faire avancer les choses.

    En même temps…On nous as tellement souvent pris de haut, nous autres geeks…

    Mais c’est pas une raison !

    Quand au risque de dénaturation, de perte de notre âme… Je crois que de toute manière on la perdra. Toute idéologie finit par être détournée en bien ou en mal.
    A vue de nez, on sait tous ce qui se passe dans le monde du logiciel libre, avec les forks, et les forks de forks…
    Vu de l’extérieur, ça fait un peu confus, voire bordélique.
    Mais au final, vu de l’intérieur, ça crée de la diversité !

    Je peu pas faire tourner tel chose sur une Debian ? je prend une Red Hat, et si Red Hat pas content, je prend une Ubuntu, et si vraiment on cherche à m’emmieller, je fait ma propre distribution, na !!
    ;-)

    Mais n’empêche, c’est quand même un peu le bordel !

    1. la perte de notre âme, elle a largement débuté du coté de certaines distributions « suréquippées » pire que des 4×4 …
      elle a largement débuté avec l’ubuntu-store , elle a largement débuté avec les interfaces qui disent à l’user « consomme et cherche pas à piger » façon machin-phone ou télé-mobile … on peut (potentiellement) savoir ce qui se passe et être dissuadé ( intellectuellement ) d’y aller voir …
      Le combat essentiel pour les années à venir , il sera plus de libérer les données mais de refuser la perte ( par abandon ) de notre propre « propriété » ( cad de nos « données » ) …
      et il n’y a rien de progressiste dans ce gout pour la « publicité » de soi ( l’injonction de mise à nu devant la communauté ) , juste un vieux reste de protestatisme recuit , celui de Salem … « si vous voulez cacher ce que vous êtes, c’est que vous êtes coupables » …

      1. Des réflexions qui me viennent, face à ce constat sur les « truc store » et les distributions suréquipées :
        A titre personnel, et en tant que Linuxien novice, j’apprécie grandement de pouvoir installer une appli facilement, et avec la quasi assurance que ça va marcher sans me causer trop de pépin.

        La première fois que je me suis retrouvé face à une archive tar.gz, je devais avoir la même expression qu’un canard face à une clé à molette.
        Et quand j’ai demandé poliment sur le forum ce que je devais en faire, j’ai été reçu… euh, assez mal !

        Au final, ces « trucs store » ne rempliraient elle pas une fonction « d’assistance aux noobs », de « porte d’entrée de la communautés » (voire de cheval de Troie, hein ?) qui n’est pas rempli, ou mal, par la communauté, ou une fraction de la communauté ?

        En gros les app store et les distributions suréquipée seraient la réponse de « l’industrie » à la communauté :
        « Vous êtes trop élitiste, vous n’acceptez pas les noobs, alors on rempli ce rôle a votre place, et vous y perdrez votre âme.  »

        Voila, c’est juste une réflexion, comme ça. Pas une accusation.

        1. autant je partage ton sentiment sur le communautarisme ( suffit d’aller poser une question pas idiote sur #debian.fr pour piger de quoi je cause ) autant je pense que ce qui est à l’oeuvre coté distro reléve d’une vision prospective quasi unanime :
          l’avenir d’un point de vue commercial est au terminal mobile personnel multidockable combiné au cloud à donf’ …
          cette vision là, elle tenait du cauchemard d’auteur de SF y a pas longtemps …

          La riposte à ça, ce sera de faire passer l’attitude des geeks de chez debian d’élitistes et méprisants à exigeants ( envers eux et les autres ) et pédagogues … de mon temps, on appelait ça de l’éducation populaire, encore un gros mot disparu …

          1. Oui, c’est pas faux. Je suis même assez d’accord. Sauf que j’aurais appelé ça de la résistance…

            Mais éducation populaire, riposte… ça me va.

            Il faut trouver un juste milieu entre le terminal fermé avec données dans le cloud, et le truc de l33t, tout en ligne de commande et auto-hébergé dans le grenier…

            Il faut arriver à un compromis, un arbitrage entre technicité et commodité.

            pour ça, faut se causer ! ;)

          2. le problème ne vient pas de l’outil mais de la connaissance que l’on a de celui-ci.

            Même des personnes très doué techniquement ne comprenne pas toujours l’impact qu’ils ont en utilisant celui-ci.

            C’est comme facebook. On peut posséder un compte sans l’utiliser , sans être pactisant. Mais on fait quand même fonctionner la grosse machine grâce à ce compte.

  6. Le Monsieur de l’interview n’a pas l’air très ouvert d’esprit en ce qui concerne l’organisation, j’entends ouvert d’esprit au sens premier, il n’arrive pas à concevoir qu’une organisation organisée par un système non-pyramidal (voire anarchique) peut marcher. Déformation professionnelle, peut-être? Car c’est bien cette organisation en maille qui nous permet sur un long terme de ne pas être corrompue comme toutes les autres organisations pyramidales qui finissent par vendre la guerre alors que leurs idéaux d’origine étaient la paix. Certes ce système d’organisation n’est pas des plus rapides en déploiement, mais il est redoutable sur le long terme, nombreux sont les exemples dans la nature qui le démontre. Mais je conçois que pour lui, comme beaucoup de monde de nos jours, un système anarchique ne peut pas marcher, car peut-être utopique nous dirait-on? Mais nous avons un exemple, bien caché par nos politiques certes, un système anarchique qui lui a marché et qui a été très sévèrement réprimer à l’époque, je vous laisse voir: http://video.google.com/videoplay?docid=-6236239516470072435&hl=fr

  7. En filigrane, ce que voudrait ce personnage c’est que « l’hacktivisme » rentre dans le rang en allant d’inféoder aux puissants et aux décideurs. « Quel beau programme » comme il dit…

    1. Pas de troll on a dit roohh. Facile de rabaisser l’idée de la personne à quelques mots. Développe tes idées, présente des arguments contre ce qu’il dit, mais arrête ce type de commentaires! #menerve

      1. Vous devriez, et l’interviewé aussi, d’ailleurs, aller relire la saga « Bienvenue dans la Com » pour comprendre que les gens de ce secteur n’en ont probablement rien à fouttre de la neutralité du Net.

  8. Je vais me permettre d’apporter ma vision sur les sujets que je pense connaitre qui n’est pas ou plus objectif.

    Question 1: « ils restent cantonnés à leur petit microcosme de geeks et d’hacktivistes, que tout cela manque un peu d’humilité et de culture politique »
    Non evidement la plupart des hacktivistes (que je frequente) ne sont pas des professionnels de la comm.

    « ils restent cantonnés à leur petit microcosme de geeks et d’hacktivistes, que tout cela manque un peu d’humilité et de culture politique »
    Jugement un peu rapide et sans concession, il faut aussi prendre en compte l’individu qui ne souhaite pas forcement « sortir » de son milieu car il s’y sent bien tout simplement.
    D’autres voudraient mais n’ont pas le savoir faire en comm. les moyens (contacts, finances,..) ou tout simplement la peur d’etre jugé « egotrip ».
    Ensuite le microcosme existe, oui, preuve en est on revoit toujours les même gus dans les médias, dans les evenements public ou privé, mais ce microcosme s’ouvre au public (il etait temps), crée des ponts avec d’autres « milieux ».
    Oh je te l’accorde c’est lent, fasitidieux, et cela demande des efforts des deux côtés.

    Question 2: « Pareil pour les hackerspaces : les drones et le fromage de chèvre c’est bien, mais quid des problèmes concrets qu’ils résolvent véritablement »
    Je pense qu’il y a meprise sur le but d’un hackerspace ou alors tu vises plus directement un « projet ».
    Un hackerspace est un lieu ou des gens sont invités à faire des « choses », utilent ou pas, s’entre-aider, partager du savoir, experimenter, jouer..
    Une fois de plus je comprend ton envie que ces lieux soit propice à résoudre de « vrai probleme », ca arrive, il y en a des projets en cours de ce type, pas assez ?
    Il faut aussi prendre en compte qu’un hackerspace ne vit que par les « dons » (materiel et temps humains).
    Et quand bien même, si un projet concret en sortirait, faut-il encore le faire connaitre au-delà du milieu hacker, on en revient à la problematique de la comm.

    <>
    Les hackers ne sauveront pas la planète, le citoyen, l’activiste, les asso. carritatives eventuellement oui.

    Question 3: « On s’en fout » ou « je fais ça pour moi, pas pour les autres », c’est ce qu’on entend souvent face à ces questionnements : qu’est ce que tu en penses ?
    La tu tires à boulet rouge de colère :)
    J’entends plus « nous faisons ca pour le fun » ce qui peut évidement vexer les gens qui sont « à fond » pour une cause je le conviens.
    « Egotrip » , « gargarisme » oui il y en a comme dans tout les milieux.
    Je vais m’attarder sur l’ego, en quoi est-ce mal ? Moi le premier je suis content d’être inviter à la radio. JE parle de sujet qui m’interesse et suis content de le faire, une sorte de reconnaissance pour moi et pour les autres de qui je parle selon le sujet.
    D’autres acceptent d’aller plus loin, cela efface-t-il pour autant leurs actions ?
    Le cote malsain et de vouloir tout faire tourner autour de sa propre personne, se positionner comme « incontournable » « maitre du sujet » (malgré soit car l’image média pose une etiquette aussi).

    « nous expérimentons en nous amusant, à eux de déployer »
    bof, une phrase parmis tant d’autre pour mettre en exergue une personne qui a surement du répondre par provocation ou pas.Libre a « lui » de penser ainsi.
    Le « nous » me fait sourire compte tenu que chaque individu ne suit pas un règlement ou une ligne de conduite ..
    Actuellement 2/3 gus aident 2 ONG à déployer des projets « concrets », c’est peu mais c’est deja ca.
    Certains mettent à profit leur savoir et temps SANS jamais paraître sur le devant de la « scène » c’est leur choix, respectons le.

    Question 4: Pour le datalove, je te rejoins en partie, un cris de ralliement oui, pour bobos et/ou pseudo-hippies c’est ta vision personnel, donc je ne m’attarderais pas dessus (jugement d’inviduel ne m’intéresse pas).
    Datalove n’a rien inventé, on peut pas dire que Assange et Anonymous ont changé les choses (en libérant les datas wikileak, irresponsable donc ??) et être contre le concept « datalove » tout simplement mis en « etiquette », en « stickers » tout simplement.
    Il y a rien derriere, c’est creux sauf peut-etre une idée, une envie, de l’utopisme ?
    Le droit d’être contre ce concept ? Evidemment que oui.

    Très bon article qui dénote clairement l’envie et l’agacement de fbardeau d’une impression de « gachis », de perte de temps.
    Ils soulèvent de vrais questions.
    Mon ressentis est qu’il confond « engagement » dans des causes et individus qui font des choses dans leurs coins par envie.
    Les ponts se créent, des « milieux » se rencontrent (preuve en est Agence Limit & l’hacktivisme),des choses en sortiront, insignifiantes, peu importe de où ou par qui.

    Pardonnez les fautes qui doivent piquer les yeux :)

    1. Sauf que tu confonds peut-être exposition médiatique, visibilité, effet de mode, mouvement branchouille qui fait triquer les journalistes avec : nouvelle organisation sociétale, pensée politique et sociale, philosophie sociale, mouvement de fond, ré-organisation du travail, courants politiques structurés.

      Parce qu’aucune révolution, même pacifique, n’existe sans qu’elle soit « pensée », c’est-à-dire structurée par une réflexion politique et sociale. Et le hacking, s’il se contente de se faire connaître et de montrer ou démontrer ce qu’il sait faire, ne deviendra rien d’autre qu’une mode sympatoche dont personne n’aura plus à foutre que la sortie du dernier I-machin ou la lutte pour la conservation de l’esperanto.

      1. Je ne confonds, le cote branchouille est bien présent et participe qu’on le veuille ou non au mouvement, au risque comme tu le dis qu’il tombe dans l’oublie. Sauf que les hackerspace existent depuis un bout de temps et sont mis en lumières que récemment par des médias pour le coup « éphémère ». Ensuite le hacking implique de la curiosité donc une nouvelle façon de pensée les choses, avec ou sans média, avec ou sans courant politique.Pendant combien d’années _personnes_ n’en avait rien à foutre « des gus qui soudent dans leur garage ? »

      2. « Sauf que tu confonds peut-être exposition médiatique, visibilité, effet de mode, mouvement branchouille qui fait triquer les journalistes avec : nouvelle organisation sociétale, pensée politique et sociale, philosophie sociale, mouvement de fond, ré-organisation du travail, courants politiques structurés. »
        Justement, je me demande pourquoi vouloir politiser à tout prix le hacking. Comme le rappelle du reste Bardeau, le mouvement est issu de la bidouille et de la technique. Sa « politisation » s’arrête assez logiquement aux revendications du parti pirate sur l’usage des TIC. En vouloir en faire un mouvement de « libération » ou politiquement généraliste c’est l’exposer à toutes sortes de manipulation et au contre emploi et en faire un « truc bobo », justement. Pour avoir suivi les « révolutions » du soit disant « printemps arabe », et quelques autres, on voit à quel point l’engagement du milieu hacktiviste est facilement manipulable, notamment par son ignorance des réalités politique locales, son éloignement physique et géographique. Les anonymous, notamment, sont des vrais noobs politiquement.
        Si l’on prend l’exemple de Wikileaks, il ne me semble pas qu’Assange ait jamais revendiqué autre chose que la liberté d’information (et pas de la presse !).
        Finalement il faudrait poser la question inverse de savoir en quoi des hacktivistes, qui sont avant tout des techniciens, seraient « plus » légitimes pour s’engager politiquement ?
        Il me semble que ces thématiques peuvent très bien trouver un terrain d’expression dans certains parti existants, notamment, au FDG ou au NPA, par exemple. Cela dit l’essence anarchiste et décentralisée du mouvement se prête assez mal à un engagement politique coordonné et centralisé. Créer un parti pirate est quelque part une oxymore.
        Du reste si l’on observe la pénétration médiatique des thématiques liées à l’hacktivisme et aux TIC, on constate que celles ayant le plus d’impact sont liées au piratage et au droit de propriété intellectuel. En un sens les craker, les ripper et les développeurs du libre, ont plus faits pour imposer les thématiques de l’hacktivisme que toutes les tentatives de politisation comme Anonymous. Leur action est concrète et s’ancre dans le quotidien de millions d’utilisateurs. La culture du libre, de la gratuité, les problèmes de la propriété intellectuelle ont surgis dans l’espace public et médiatique grâce à emule et megaupload et pas la quadrature du net (malgré tout le respect que j’ai pour eux). C’est donc bien, par son éthique originelle et sa pratique technicienne, déconcentrée, anarchiste, concrète et créative (comme le cracking), que le hacking impose ses thématiques dans l’espace médiatique et virtuel.

  9. « Ce qui manque à l’hacktivisme c’est une coalition, une coordination, une méta-structure qui permettrait de dépasser les égos et les « orgas » pour parler d’une voix plus puissante, plus représentative »
    Bah si tu sais, alors fais le :)

  10. UN bon article qui a le mérite de remuer les eaux stagnantes.

    Ceci dit , il est regrettable de ne pas mentionner les projets Hacktivistes/ONG qui dépassent les frontières de la veille france comme les initiatives de RSF , FIDH, la quadrature du net, Tactical Tech …

    Tous les éléments sont présents pour créer des passerelles entre groupes de hackers et ONG traditionnelles.

    Le microcosme devient alors un ecosystème où les hackers , les juristes , les défenseurs de libertés fondamentales s’unissent pour gagner en éfficacité.

    En sommme nul besoin de créer une Meta ONG de Hackers.

    On en revient à la cuisine il est impératif de trouver des liants entre les milieux.

    Les résistants pendant l’occupation le faisaient bien.

  11. [Mon com étant passé en spam, je le rebalance]

    Salut Fred, Yovan,

    Ce point de vue est très interessant, salutaire et c’est surement le coup de pied au cul dont la communauté hacker à besoin – en tout cas sa minorité « bruyante » et exposée médiatiquement.

    Mais ça n’est que la partie visible de l’iceberg et c’est dommage amha de se focaliser dessus au détriment du reste.

    Je vais tout d’abord revenir sur le sujet du fromage de chèvre, je vais surement vous paraître prétentieux, mais ça sera par maladresse de ma part, je viens de me lever et je n’ai pas fini mon café.

    Lorsque j’ai décidé de faire mon propre fromage de chèvre, ça n’était pas pour le lulz, la gloriole ou l’innovation. C’est une sorte de Proof of Concept, un hack.

    Je suis – nous sommes à quelques exceptions prêt – dans une société où il est plus évident d’acheter que de faire. Le fromage de chèvre ou la question de l’obsolescence programmée en sont des illustrations.
    Il en résulte une dépendance à des institutions. Les grandes surfaces. L’industrie agroalimentaire. La PAC. Etc.
    Cette dépendance nous maintient dans une ignorance, une bétise, confortable. « Pourquoi je me ferais chier à faire mon fromage quand je peux l’acheter ? Et puis je ne sais pas faire, ça doit être compliqué. Y a des normes… ».

    Faire mon propre fromage et le dire c’est ma première pierre pour hacker ce système, pour (m’) en sortir. Pour montrer que c’est facile. Que toutes les ressources pour récupérer un petit peu de souveraineté, ne serait-ce que sur un sujet aussi trivial que le fromage de chèvre, sont là, y a juste à s’arrêter quelques secondes, faire un pas de côté pour s’interroger et regarder autour de soit.

    J’ai eu peu de réactions en ligne sur ce tuto, par contre celles que j’ai eu proviennent de gens que je connais pour-de-vrai-dans-la-vraie-vie-le-meatspace-what-ever : Des militants politiques, des indignés et surtout des membres de mon hackerspace.

    Parce que cette démarche s’inscrit completement dans ce que l’on fait ici à St Brieuc ou ce que font certains au fablab de Rennes ou bien encore au Makerspace de Lorient. Toutes ces initiatives qui n’ont pas encore autant de visibilité médiatique que l’hacktivisme lié au « Printemps Arabe ».

    Tu connais le projet de Baptiste à Rennes autour de la mesure de la consommation électrique, personnelle ou collective ? Il utilise Arduino pour le faire et plutôt que de te vendre un produit fini, il t’apprend à le fabriquer toi même.

    De la même façon, à St Brieuc où notre crédeau est l’educ pop, on met en place des ateliers ouverts à tous pour que nos voisins s’approprient le numérique, en conscience.

    Notre démarche, si elle touche des thèmatiques très différentes – la réduction des déchets (et comment se construire un lombricomposteur en matos de récup plutot que l’acheter 99€ chez Leroy Merlin), le stockage de données (et monter son propre serveur de stockage plutôt que tout foutre dans le cloud) … – est cohérente parce qu’elle vise à donner les moyens de faire soit-même en comprenant ce que l’on fait et le partager avec les autres, collègues, familles, voisins.

    Elle nous donne la légitimité pour interpeler nos élus et les interesser à ces sujets, parce que justement on est dans l’action et en lien avec notre territoire.

    Voilà, j’aurais encore beaucoup à dire, mais on le fera, si t’es d’accord, autour d’une Ponney Rouge ;)

  12. Plusieurs choses à dire…

    Les services Skype ou Facebook, cités par Bardeau, sont d’excellents exemples de services largement décriés par les communautés hackers, ou toutes personnes sensibilisées par la sécurité des données personnelles, et ce, y compris dans les medias mainstream. Et pourtant, on peut généraliser, dans le grand public personne n’en a rien à faire, trop peu oseront changer leurs habitudes et tourner le dos à ces entreprises en faveur de services mieux sécurisés et plus respectueux de leurs utilisateurs.
    Dernier exemple en date, relayé chez reflets, avec des journalistes professionnels (de terrain) ne reconnaissant pas leurs torts à utiliser Skype avec leurs interlocuteurs potentiellement « écoutés » en Syrie par exemple.

    En réponse à @bim_ on plus haut :
    « À mon goût vous utilisez (chez reflets) trop le #lol dans vos billets »
    Je dirais qu’il s’agit plutôt de lulz (moqueries) et Bardeau cite le terme dans ses réponses, comme étant l’une des maladies du hacktivisme. C’est vrai que moi aussi j’ai connu ce sentiment d’incompréhension devant certains de vos articles, par exemple une simple capture d’écran de logs, sans explication – à la limite, la blague est plus drôle si on sait qu’on est peu nombreux à pouvoir la comprendre – . Je vous comprends, vous assumez cette position qui est « pour une bonne compréhension, il faut rechercher par soi-même », et qui pour moi est assez authentique à l’esprit du hacking où, s’il y a transmissions de savoir, cela se fera dans un contexte plutôt fermé (un forum purement dédié au hacking sera par exemple fermé aux visiteurs, et il faudra savoir convaincre les admins pour y être convié).
    Et si c’est une critique envers Reflets, c’est aussi parce que je sais pertinemment vos talents de pédagogues, je pense notamment à Bluetouff.

    Entre le DOY et le RTFM, l’état des lieux est assez clair, on est à des années lumières de l’accessibilité souhaitée par Bardeau, et couplée à un désintérêt alarmant de la part du grand public.

    Je me permets une précision sur l’article, « la compétence qui restreint l’usage, relire Granjon », je pense qu’il s’agit de cette lecture : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/mat_0769-3206_2005_num_79_1_1036#

  13. @BaN : Y’a une autre ITW qui arrive, et elle va totalement dans le sens de ce que tu dis…avec un aspect politique et philosophique autour du concept, qui, je le crois, est incontournable.

  14. Xpose : c’est bien ce manque de culture politique dont parle fbardeau qui empêche, pour l’heure de répondre précisément à tes questions…

    Mais pourtant, il y a des réponses.

  15. Ca arrive…laisse respirer le bazar…et puis des publications d’articles à ce sujet arrivent sur ton canard préféré, Reflets… :-)

    Mais ce seront des réponses « provisoires », à débattre, à re-penser, améliorer. Comme d’hab, quoi.

  16. Ben si on propose de faire une coalition, mais on sait pas pourquoi faire, il est certain que c’est tout de suite plus compliqué.
    Quand on lance un projet ce sont les buts à atteindre qui définissent les moyens qu’on va utiliser, pas l’inverse.
    Donc: quels sont les buts de cette démarche?

  17. Quelques questions, en vrac :

    – Faut-il être un « acteur » pour pouvoir exprimer un point de vue qui ne soit pas immédiatement délégitimé ? C’est pas pour le troll : c’est une question centrale en démocratie.

    – La production de discours est-elle une production comme une autre ? Auquel cas Fred Bardeau ne fait pas « rien ». La production de discours a des effets dans les représentations (l’image des hackers et hacktivistes, par exemple). Il s’agit bien d’un écosystème (cf le com’ de Nicolas Diaz).

    – La tension entre élitisme/confort du microcosme et transmission/intervention dans la cité n’est-elle pas inhérente à tout groupe ? Elle les traverse, et traverse *aussi* les individus eux-mêmes :)
    Tout comme la tension entre le rêve d’un cyberspace indépendant et la réalité d’un internet comme *élément* de la Cité : ça n’est plus « chez nous », c’est « chez tout le monde ».
    C’est évidemment compliqué de savoir où mettre le curseur au milieu de tout ça.

    – Peut-on dépasser cette contradiction apparente : le chaos organisationnel, le lulz, la do-ocratie sont des limites objectives mais aussi des forces motrices ?

    – Faut-il souhaiter une méta-organisation ou s’en remettre au « plan horizontal » du réseau — et à la manière dont les savoir-faire construits dans le Bazar peuvent infuser dans les cathédrales ?

    – Faut-il préférer le désir de l’émancipation comme projet politique, ou la multitude des émancipations concrètes ? i.e. les FabLabs ou les hackerspaces sont peut-être le rêve éveillé de Marx, mais les hackers semblent préférer des rêves plus petits et plus à portée et… si c’était pour ça que les choses se font ?

    Et une dernière pour la route :

    – Peut-on espérer changer le système sans qu’il ne vous change en retour ?

    (Bien évidemment, je n’ai la réponse à AUCUNE de ces questions.)

  18. C’est une critique interessante, du moins sur la question de l’enfermement dans les milieux face à la nécéssité de plus en plus criante de coalition, de jetter des ponts.

    Pour prendre le problème d’un autre bout, et par ailleurs les ONG où de l’état (ou « de transferer réellement les savoir-faire à des acteurs structurés »).

    Tout celà se pose exactement de la même manière dans ce qui a été surnommé – par les services de renseignement et relayé par les medias – la « mouvance anarcho-autonomne »
    (l’arbitraire de l’etiquette pourrait faire crier certains d’autant plus que ce ne recouvre pas des milieux homogènes mais il n’en est pas moins qu’il existe une constellation politisée constituée tout à la fois de lieux, de circulations entre ces lieux, de corpus théoriques, de pratiques, de savoir-faires, de groupes d’affinités, de solidarités, de présence dans des moments et dans des luttes, etc).

    Et elle aussi avec ses codes, ses modes de vie, son langage (qu’elle seule parfois comprend) et cette façon parfois de regarder de haut ceux qui ne le comprenne pas, où qui ne vit pas comme elle – c’est un peu grossier dit comme ça car je le répete tout n’est pas homogène, loin de là, mais il n’en reste pas moins qu’il y a de ça.

    Alors c’est vrai que les lignes bougent depuis quelques années mais très lentement, trop lentement, et c’est dommage car je crois que ces milieux auraient enormement à apprendre les uns des autres.

    Pour exemple récent, ici en Europe, a été cette potentialité manquée que fut les indignées.
    (Comme le dit justement cette analye des evenements révolutionnaires de 1848 en France : « Il faut que, dans l’espace saturé de sens et d’intérêts objectifs des rapports sociaux (ou plus exactement dans l’espace de leur représentation idéologique), apparaisse une « case vide » qui puisse être investie différentiellement, justement en raison de sa vacuité, par les différents groupes en présence. »)(1)

    Or c’est exactement ce qu’offrit les indignées potentiellement, des possibilités inédites de coalisation de différents milieux dans un espace vacant.

    Seulement celle-ci ne fut pas investie ou très peu par certain constellation politique, ne voyant pas la potentialité qu’offrait cet espace vacant, ne voyant pas même l’espace vacant qui s’offrait à être investit, prefera regarder de loin et de haut, non sans un certain mépris, ce qui se passait là. Et laissa faire sans elle tout en critiquant le manque de radicalité et la naïveté politique de ce qui s’y passait.

    Moment manqué à certains égards : possibilité de coalisation inédite qui aurait pu faire évenement bien plus largement.

    (le cas des Occupy aux U.S.A., qui au fond a été l’equivalent là bas de ce que fut les indignés ici à quant lui été beaucoup plus investit par des groupes hétéroclytes)

    Ce qu’il faudrait entendre par là c’est qu’il est plus que temps d’aller vers l’autre, vers ce qui se passe ailleurs que dans nos petits milieux respectifs.

    Et peut-être d’abord de jetter des ponts, d’essaimer, avec les quartiers, les assos de quartiers, avec les corps en lutte ici et là, pour partager, pour aider à déploier des outils et des moyens de productions décentralisés, loin des états et des superstrucutres verticales – justement pour pouvoir les défaire, nous défaire de leur emprise :

    Fablab, replab, hackerspace, potager (urbain) et collectif, atelier vélo et en tout genre, squat et ouverture d’espace, assemblée de quartier, centre social auto-géré ou maison des peuples. Mais aussi présence dans les luttes quand elles se font pour les aider de nos outils, de nos experiences, de nos analyses politiques, de nos savoir-faire, de nos moyens matériels et logistiques, en gros de notre présence et de ce qui va avec.

    Et pour celà le milieu des hackers possède des outils et une puissance évidente à qui sait y voir, à qui prend le temps de regarder ce qui est entrain de se passer, des possibles implications de ce qui emerge de par l’internet, de par le logiciel libre, de par l’open-source, de par l’open-hardware, de par les fablab et les hackerspace, etc.

    Mais si le milieu des hackers et la culture du hacking à beaucoup à donner et à partager il semble en effet qu’elle n’est pas sans lacunes en ce qui concerne une certaine culture politique – celle par exemple des luttes présentes et passées, en dehors de son milieu à elle. Et qu’elle à là aussi des choses à apprendre des autres…

    (1) voici le lien, pour ceux que les lectures un peu fastudieuses n’inquète pas, du texte d’analyse sur les evenement de 1848 au travers entre autre de l’analyse que Marx en fait lui même : http://www.europhilosophie-editions.eu/fr/spip.php?article53

  19. Tiens tiens, Frédéric qui sort du bois…

    Bien que je trouve beaucoup de choses justes sur le fond, j’ai un souci dans le propos. Et ça revient au fameux problème général des structures de médiation intermédiaire en France, les syndicats patronaux ou salariés, les médias, les centres de formation, la politique locale, etc… Il y a des gens, des professionnels rémunérés, avec du temps, des moyens et de la compétence qui… ne font pas le boulot !

    On peut toujours dire c’est de la faute du terrain, mais globalement, c’est surtout tous ces organismes qui temporisent, jouent la stratégie de l’édredon, sécurisent les droits acquis et les carrières personnelles, qui devraient se prendre en charge, écouter, concerter, structurer, accompagner, etc… Ou bien alors, laisser leur place ou faire rentrer les acteurs dans les cercles de concertation et de décision.

    Tant que les structures dites « démocratiques » resteront opaques et élitistes, il ne faudra pas s’étonner des décalages de plus en plus en grand entre la technique et la réglementation, les usages et la loi, la pratique et la théorie.

    :-)

    Paul

  20. Dernière chose, et là, je prêche pour ma paroisse : Il me semble que la Cantine a su prouver que l’on pouvait au niveau local, dans un espace commun, donner la parole au business, aux chercheurs, aux PME et aux hacktivists, pour discuter, échanger, former, communiquer, « ensemble ».

    Il y a peut être ici une piste à creuser pour développer quelque chose de plus large.

  21. désolé, pas pu répondre avant ici car j’étais en vadrouille, je n’ai pu que faire un peu d’aïkido sur Twitter, mais voilà maintenant mon rebond sur vos rebonds

    merci d’abord à Yovan sans qui cette interview n’aurait pas pu avoir lieu, en tous cas pas ici, et d’avoir rappelé en intro d’où elle venait, c’est toujours bien, mais il faut que je raconte un peu plus son histoire… cette histoire c’est celle de quelqu’un qui n’est pas informaticien, ni hacker mais qui est devenu dingue d’Internet, je l’ai fait à ma façon, avec ma culture (socio et sc po, intelligence économique, com), pour moi (lire mon blog pour en apprendre un peu plus sur moi) et pour mes clients (services publics, ong et associations et quelques entreprises aussi)

    ce qui m’intéresse moi c’est pas le code car je ne respecte pas plus les gens qui connaissent Perl ou Python, ou qui sont adminsys sous prétexte qu’ils en connaissent plus que moi techniquement : c’est l’histoire, la politique, la société et la culture qui sont créés par Internet et ça c’est mon rayon, vraiment, c’est l’essentiel de mes lectures et de mon travail, de mes pensées et de mes cogitations => c’est pour cela que dans le contexte de mon travail quand Wikileaks a été attaqué en 2010, que la riposte d’Anonymous et les printemps arabes ont suivi dans la foulée que j’ai arrêté de dormir pour me passionner pour tout ça, et les Indignés et #Occupy aussi… le livre qu’on a écrit avec Nicolas est un pur hasard, on cherchait pas à le faire, quand on nous l’a proposé c’était une coïncidence, on l’a écrit en peu de temps mais avec passion, il est plein d’erreurs car on est pas des écrivains mais on y a mis tout notre coeur, c’est à ce moment là, et après sa sortie en novembre 2011, quand on a été un peu dépassé par le succès médiatique d’Anonymous et l’emballement autours de l’hacktivisme, que nous avons rencontré la plupart des protagonistes dont je parle dans cette interview, et dont certains on lâché des commentaires ci-dessus…

    je suis pas un hacker donc, ni un hacktiviste, mais j’ai appris à les connaître, à les comprendre, je ne le les connais pas tous mais j’en connais beaucoup et j’ai passé du temps avec beaucoup, j’ai soutenu certaines orientations hacktivistes, certaines personnes, j’ai fait des choses avec eux, j’ai assisté à des événements, j’en ai organisé, j’ai beaucoup renvoyé les médias sur les « acteurs », fait de la pédagogie pour expliquer leur action, participer à changer leur image : je ne le regrette pas du tout mais à après presqu’1 an à le faire, sans rien attendre en retour et sans en avoir rien eu => ça c’est au cas où certains (voir plus loin ;-) pensent que je suis riche des ventes de notre livre ou que mon agence a bénéficié financièrement de mes engagements ou encore que j’ai fait tout ça pour passer dans les médias : il n’en est rien car j’ai beaucoup plus laissé Nicolas mon co-auteur et binôme sous le feux des caméras et beaucoup plus renvoyé sur les « acteurs » que je ne me suis mis en valeur moi-même, ce point n’est pas contestable sérieusement

    en revanche, tous les mots et idées que cette interview comporte le sont contestables, car ils ont été dictés par l’agacement, l’abattement et les désillusions que j’ai ressenti face au microcosme et aux agissements que je dénonce, un peu violemment c’est vrai, mais c’est un cri du coeur et un appel au sursaut, pas une leçon de quelqu’un qui mépriserait ce qu’il a adoré auparavant… bref, j’en viens au fond, désolé pour la longueur du commentaire, toujours est il que face à cette interview, réalisée par mail, non relue et pensée par moi comme « importante », plutôt comme un exutoire, comme les billets que je publie sur mon blog perso : tout le monde a réagit tel qu’il est en tant qu’individu, chacun a été fidèle à lui même

    certains, que je ne connais pas, on dit que j’avais un peu raison, d’autres beaucoup, d’autres que j’allais un peu loin, etc… normal en somme…

    d’autres, les bienveillants, ont commenté ici avec bienveillance mais sans complaisance, ils se reconnaîtront et je les en remercie ;-) et je leur répondrais sur le fond dans d’autres circonstances : sur le fait que le modèle de la Cantine est bien car il mixe public/privé/ONG/hackers (oui), sur la fécondité du Bazar face à la cathédrale (mais là le bazar il créé rien justement, pas un logiciel, pas un Wikipédia, rien pour le grand public : cf. le parti pirate, et les autres dont je parle), qu’ie les petits matins sont ptet mieux que les grands soirs (oui, mais alors ne pas se laisser traité de héros des temps modernes dans les médias, et le croire un peu en maintenant quand même une fausse modestie d’apparence), sur le fait que pour détourner un avion il faut monter dedans (c’est du Gramsci, voir Wikipédia pour ceux qui n’ont pas de culture politique et qui sont « légion »)… et sinon OK pour la Ponney Rouge et +100000 sur les « wannabe mangeboules »… et aussi je sais jean marc que tu es pas comme les autres agents… et bisous au gazier qui sait la différence entre le travail d’une ONG de classe mondiale et l’hacktivisme du point de vue des dissidents et des défenseurs des droits humains sur le terrain ;-)

    d’autres plus fielleux ont fustigé, dénoncé et péroré mais loin des commentaires, sur Twitter, assénant des anathèmes ressassées autant qu’inappropriées (je suis pour le Minitel, je suis comme l’industrie du divertissement, je n’ai aucune légitimité à parler, j’appartiens au passé mais je le vois pas…), réaction stalinienne s’il en ait mais assez peu étonnante compte tenu de ce que je décris dans l’interview : et oui, on peut défendre la neutralité du réseau et la liberté d’expression et le datalove mais fondre sur le premier qui critique le chef et la Cour microcosmique…

    enfin, le meilleur pour la fin, une des personnes clés de ce microcosme si particulier de l’hacktivisme français, daigne sortir de son silence et m’affubler d’un commentaire qui serait tout simplement surréaliste s’il n’en était pas tragique…

    notre Mata hari des temps modernes, non contente d’émarger à l’Hadopi (SIC), d’avoir hanté virtuellement ou réellement les nuits de certains « acteurs » du microcosme (dont il est drôle de voir qu’ils volent à son secours de temps en temps, par crainte peut être, mais de quoi ?) et bien notre héroïne se sacrifie et se fend d’un commentaire « méchant » pour continuer à faire vivre en cela aux yeux du monde son rêve éveillé : « être traitée comme une hackeuse » et maintenir l’idée qu’elle est « l’une des leurs »…

    elle a du oublier le temps que je lui ai consacré quand elle a lancé son opération séduction pour que l’on écrive un livre sur elle, sa vision du hacking en France, son importance clé dans le cluster Télécomix… véritable attentionwhore du sérail dont elle connait les 2 côtés, ou les 3, ou les 4 je sais plus combien il en a tellement les schizophrénies et les « revolving doors » sont nombreuses dans ce milieu, elle me dit à moi que je comprends pas ce monde, que je m’arrête sur ceux qu’on voit et qu’on entend mais pas sur ceux qui oeuvrent en silence (parle t’elle d’elle ?), que j’oublie l’APRIL (avec qui j’ai eu de nombreux contacts et dont le travail est grand public, lui), OSM (désolé Gaël, elle ne sait pas que je te connais, que j’ai appuyé une subvention de la Fondation de France pour toi et que tu étais de tous les coups en mode Crisis Camp comme pour la Social Media Week ou plus récemment au Salon des solidarités), et quand à Casques Rouges je ne ferais pas de commentaire public sur eux (devoir de réserve oblige ;-)…

    Tris tu devrais relire mon interview et tu verrais que je ne veux pas regrouper tous les hacktivistes dans un seul et même mouvement, je ne dis pas que les hackers ne répondent pas aux questions qu’on leur pose mais oui je pense que les mouvements hackers/hacktivistes pourraient être des super-héros du grand public, comme Assange, Anonymous, Occupy et plein d’autres dans le monde le sont sans forcément être des codeurs, ou des libristes, ou des wannabe underground mais qui font réellement des choses qui touchent les gens et changent les lignes… Oui je pense qu’il faut rappeler aux hackers/hacktivistes la devise de Wikileaks car ils l’oublient un peu : « le courage est contagieux » et que ce milieu manque cruellement de courage, et d’humilité, de responsabilité, d’éthique, tu en es en cela une très digne représentante… puisque « toi aussi tu en es »

    Quand à ce que moi je fais ne t’inquiète pas, je le sais très bien et ça ne s’arrête pas à mon livre (qui je l’annonce ici, n’aura pas de suite en ce qui me concerne #scoop) et aux quelques interviews que j’ai donné sans plaisir car mon métier c’est de faire passer mes clients dans les médias, pas d’y être moi même => j’ai 5 enfants, une vie très bien remplie et épanouie, une femme médecin qui sait ce que c’est que de sauver des vies ou de les aider à s’éteindre dignement, une entreprise qui fait vivre des gens et qui se consacre avec passion aux ONG et à leurs causes et qui n’a pas bénéficié de mes tribulations en milieu hacktiviste (tout cela fait plutôt peur à nos clients en fait et Dieu merci ce n’est pas ça qui me fait vivre, au contraire ça me coûte souvent…), je fais des missions humanitaires régulières sur le terrain, je vais courir un marathon dans 13 jours, j’ai des projets plein la tête pour tenter de changer le monde…

    Mais surtout je suis un homme libre, je suis incorruptible, je n’ai rien à cacher que je n’assume pas, et surtout moi je sais qui je suis, ce que je vaux et à quoi et qui je sers, ou pas => pourrais tu en dire autant toi qui veut ici me juger ?

    bon je vais m’arrêter là,
    désolé d’avoir été long mais c’était ma sortie #basta
    bisous à tous et « happy hacking » comme dirait RMS ;-)

      1. une coalition pour :
        – tuer l’effet microcosme => faire taire les égos et les orgas trop puissantes : dans ce pays, rien n’est possible au niveau du numérique et de la défense des libertés sur Internet si BB, JZ et tutti quanti n’ont pas donné leur accord en tant que figure tutélaires, tout le monde attend leur feu vert pour bouger, c’est un fonctionnement oligarchique pas très sain
        – lobbying et plaidoyer => créer de synergies sur ce sur quoi tout le monde est d’accord, éviter la dispersion, parler d’une voix rassemblée sur les gros dossiers, fournir un interlocuteur global aux pouvoirs publics et aux entreprises et aux ONG et aux partis politiques => comme un syndicat interprofessionnel, une coordination ou une alliance (Alliance pour la planète, Coordination Sud..)
        – toucher le gran public => mener des campagnes d’information et de communication à destination du grand public pour changer les comportements, interpeller, faire de la propagande et faire bouger les mentalités de manière groupée et sur des messages qui font consensus (cf. ce que font les artisans via le FNPCA, les producteurs de fruits et légumes via Interfel, etc.), il y a 40 millions d’internautes en France et seulement quelques milliers de geeks qui font la plus et le beau temps, ça suffit

        concrètement, c’est une coordination donc une association qui ne dissous pas les organisations ni les individus mais les rassemble : un collège est d’ailleurs uniquement formé par les organisations formelles ou non (QDN, April, Parti Pirate, FDN, AFUL, Télécomix que sais je encore) et un autre formé par des adhérents individuels (internautes, anonymes, citoyens…) qui sont représentés à par égale dans les instances de cette coalition, soit par tirage au sort (ne pas reproduire l’oligarchie des charismes médiatiques), soit par présidence/bureau tournant pour que ça circule et que personne ne puisse dire qu’une orga contrôle la coalition

        disclaimer : je ne veux pas prendre la tête ou participer de manière opérationnelle à cette coalition si elle venait à voir le jour ;-) mais j’en ai parlé abondamment avec Yovan (l’auteur de cette interview) et d’autres…

        fred

      2. « Bref » : ça résume bien tout ce long monologue!

        Je dirais même; que la réponse est complètement imbuvable! Ca part dans tous les sens, c’est confus… l’intention y est très certainement, mais c’est plus un blabla intello-théorique qu’une proposition stable et concrête.

    1. […]tous les mots et idées que cette interview comporte le sont contestables, car ils ont été dictés par l’agacement, l’abattement et les désillusions[…]

      Yep…
      La mise en garde de Yovan (« si la décence des commentaires l’emporte sur l’énervement ») n’y fera rien…
      Cette interview, aussi intéressante soit-elle, relève du troll…
      Il ne faut donc pas s’étonner que certain(e) y réponde sur le même registre…

      Maintenant, je peux comprendre ton désir de voir les acteurs compétents se fédérer pour peser.
      Mais, de mon point de vue, je ne vois pas en quoi le « milieu » tel qu’il existe actuellement ne permettrai pas l’émergence d’un regroupement.

      Surtout, il me semble indispensable, afin que les idées/opinions qui pourraient être émises par une telle « coalisions » puissent être comprises/assimilées/acceptées/appliquées par le plus grand nombre, que certains passent du temps à remplir des Wiki de tutos pour faire du fromage de chèvre et autres quadricopètres en LEGO pour pouvoir en rendre compte lors de rencontres physiques dans des lieux tels que des hackerspaces…

      Cette démarche relève de l’éducation populaire. Elle est salutaire.
      Que certains techniciens soient de mauvais pédagogues… peut-être… mais la « communauté » n’est pas en cause ici… c’est le cas dans tous les domaines (même l’enseignement, c’est dire)…
      Que les sujets soient futiles… tant mieux, tant pis…
      La richesse de ces démarches résident dans sa documentation, son partage…
      Chaque projet peut faire l’objet d’une nouvelle appropriation…

      Je ne pointe pas un détail ici (du moins, je l’espère).
      Cet esprit est fondamental pour pouvoir imaginer faire vivre les opinons pour lesquelles tu souhaites une « coalition ». (si tant est que nous partageons plus ou moins les mêmes convictions quant au fait qu’il faille sauver le Monde ainsi que les moyens qui faut se donner pour y arriver…)

      Il n’y a pas de temps gâché pour moi.
      Et l’égocentrique autiste solitaire qui rempli son wiki a son rôle à jouer.

      Bref, tout ça pour dire que je suis optimiste.
      Mais je n’ai pas de mérite, puisqu’on va gagner… :-)

    2. « notre Mata hari des temps modernes […] avoir hanté virtuellement ou réellement les nuits de certains « acteurs » du microcosme […] opération séduction […] véritable attentionwhore du sérail […] »

      Je suis choqué par ces propos sexistes. Vous aimez (Tris et toi) les attaques personnelles, c’est votre problème¹, mais les tonalités de ce message seront perçues comme une attaque aux femmes en général, et ça va beaucoup trop loin.

      ¹: même si je pense que vous devriez les faire en privé plutôt qu’en public, parce que j’imagine que la majorité des gens n’en ont rien à cirer.

  22. Les hackers sont impliqués pour différentes causes, dans des structures diverses et variées (asso, partis politiques, hacklab, fablab…). Ils font ça parce que ça leur plait, parce qu’ils se sentent investis d’une mission, parce que ce sont eux les élus divins, parce que… ON S’EN FOUT! Ils le font c’est tout. Maintenant la question de F. Bardeau sur le pourquoi ça ne prend pas, pourquoi les medias mainstream ne s’emparent pas de ses sujets?

    Le principal problème est que beaucoup de gens ne sont pas « ouverts à la communication ». Ce n’est pas spécifique aux hackers, c’est très généralisé.

    Et c’est aussi ce qui explique cet élitisme/snobisme dont certains parlent (et qui n’est pas spécifique au milieu du hacking) : il est beaucoup plus facile de parler avec ceux de sa communauté/ »bulle » plutot que de s’ouvrir aux autres. On préfère discuter entre nous, on se comprend et on reste enfermé dans notre milieu/ »bulle ». Les exemples de coopérations entre les hackers et d’autres milieux/ »bulle » sont soit le fruit de personnes baignant dans les différents univers/ »bulle », soit le cas de personnes « ouvertes à la communication » (je ne suis pas impliqué dedans, mais je pense que la collaboration avec le journalisme est un très bon exemple).

    La communication entre les individus est une chose extrêmement complexe. Elle est différente selon le moment, l’interlocuteur, le media, les mots utilisés, l’interprétation… Il y a ce que voulait dire l’émetteur et ce que comprend le destinataire. Et cette communication génère des comportements différents suivant comment se passe la communication.

    Concernant l’émetteur, prenons l’exemple de reflets et de son ton cynique à souhait. Certains commentaires le critiquent alors qu’ils n’imaginent pas que celui-ci est à géométrie variable. Il y a d’un coté les critiques des systèmes syriens troués, ou ceux de spammeurs. Et de l’autre on a le cas de Zythom, ce blogueur expert judiciaire dont le blog a été piraté alors qu’il était à LA conf sécu française (le SSTIC). Si reflets en avait parlé, ils n’auraient pas été cynique, mais auraient plutôt dénoncé cet acte. Le cynisme de reflets n’est en aucun cas de l’orgueil, il est simplement le reflet (!) des émotions des auteurs. Quant aux failles de sécurité, elles ne font que mettre en évidence le fait que c’est un domaine extrêmement complexe (les attaques d’entreprises spécialisées dans ce domaine en attestent).

    Concernant le destinataire, je prendrais en exemple le commentaire de gashe qui dit que F. Bardeau a fait le choix d’être négatif. C’est également ce que sous-entend Yovan qui, s’il ne l’a pas pris comme gashe, a anticipé cette réaction (et quelque part a aidé à la provoquer => message indirect et surement involontaire). Qu’est-ce qui vous permet de dire que l’intention de F. Bardeau est d’être négatif? Prenez le texte tel quel, il peut être interprété de plusieurs façons, et celui qui VOUDRA voir uniquement du négatif ne verra que ça, celui qui ne VOUDRA voir que le positif ne verra que ça. Ce que je veux dire, c’est que l’interprétation d’un message dépend de la volonté du destinataire.

    Lorsqu’on ne voit que le côté négatif, on pense que l’autre en face est en tort/à de mauvaises intentions ou autre : on génère un cercle vicieu car la personne est de bonne foie n’a pas de mauvaises intentions et elle interprète à son tour les questions qui lui sont posées. Seulement une fois qu’un mauvais climat s’est installé, il est difficile d’en sortir. Ces spirales négatives nous empêchent de communiquer correctement, elles masquent notre vision et ne nous permettent pas de comprendre l’autre. Dans ces cas là, je parle de personnes « fermées à la communication ». À l’inverse lorsque l’on voit aussi le côté positif des choses, un dialogue peut s’instaurer et les échanges d’idées peuvent devenir constructifs. Je ne dis pas qu’il faut être un bisounours et ne voir que les bonnes choses, là on se ferait bouffer par les personnes foncièrement malhonnêtes (qui sont très minoritaires).

    Un exemple de mauvaise interprétation : un commentaire a dévié pour parler logiciel libre et fork. Comme dit dans le commentaire, les forks sont souvent perçus par les « non-initiés » comme confus et nuisible au libre alors que vu de l’intérieur, c’est très stimulant. C’est uniquement une question de présentation. Si au lieu de dire qu’un fork est une autre version d’un logiciel suite à une divergence de point de vue, on présentait la chose aux non-initiés comme étant qch très stimulant pour les développeurs et leur permet de s’approprier le code pour mieux participer au projet principal? Dans un cas on parle du négatif, dans l’autre on parle du positif.

    La propagation aux autres milieu se fera petit à petit, par étapes succesives, grâce à des personnes impliquées dans les différents milieux/ »bulles ».

    La collaboration entre journalistes et hackers est une première brique essentielle : elle nous montre comment deux univers/ »bulles » différents peuvent travailler ensemble à partir du moment où les gens sont « ouverts à la communication ». Il faut déjà comprendre quels mécanisme ont permis cette communication entre ces deux communautés/ »bulles » pour ensuite les transposer à d’autres « bulles » et écrire des howto à ce sujet.

    Comme dis dans un commentaire, certaines personnes sont impliquées dans des structures et ne sont pas écoutées. C’est là que le vrai travail se fera! En présence de personnes « fermées à la communication », les choses se gâtent. Je n’ai pas la réponse précise pour ces cas là, il faut seulement gardé en tête que nos émotions ont tendance à brouiller nos message. Il faut savoir prendre du recul. Je pense qu’une fois que les techniques pour « ouvrir » ces personnes « fermées » auront été développées, alors on pourra dire que les hackers ont réussi à changer et conquérir le monde ;)

    Bref, pour changer le monde, il faut que les différentes bulles qui le compose communiquent entre elles. La première étape est de s’ouvrir soi-même, et c’est très loin d’être facile (mais je vous ai donné quelques pistes).

    1. On est dans un cadre de communication de masse où une personne s’adresse à beaucoup d’autre, pas d’une communication symétrique entre deux agents.

      Une règle cruciale pour moi est qu’il est de la responsabilité de l’émetteur que le message soit bien interprété. Un message qui peut être raisonnablement lu comme insultant sera interprété comme insultant par une partie importante des récepteurs, et c’est la faute de l’émetteur. À lui de faire le travail de formuler son message de la façon la plus facile à accepter possible. Ainsi le travail est fait une fois par l’émetteur, au lieu de N fois par chaque récepteur de son côté (dont la capacité à le faire est variable).

      Je comprends l’excuse de l’auteur, qui remarque que la forme de l’interview est parfois contestable mais signale qu’elle a été écrite « à chaud » et « non relue ». En même temps, tu envoies une interview à des lecteurs qui est clairement dictée par « l’agacement, l’abattement et les désillusions » (un ton aigri quoi), et tu ne relis pas pour vérifier que ça ne va pas énerver les gens ? Ou alors c’est fait exprès, et on est censés dire merci ?

      Par ailleurs je n’adore pas non plus le ton cynique de certains articles de Reflets et je trouve la défense faite dans ce commentaire « non mais il est à symétrie variable, il s’exprime méchamment parce qu’il parle de gens très vilains » faible et non convaincante. Les auteurs de Reflets ont une préférence pour ce ton que je trouve désagréable, c’est comme ça, et je peux lire quand même ce que je trouve intéressant, mais il n’empêche que « mettre en évidence les émotions des auteurs » n’est pas forcément une bonne chose en soi.

      1. La communication de masse peut aussi se faire de proche en proche, un peu à la façon des fourmis ;)

        Concernant la responsabilité de l’émetteur à s’assurer de la bonne interprétation de son message, je ne suis pas d’accord. En effet, si celui-ci n’est pas ouvert à la communication, il ne se rendra pas compte que son message a été mal perçu. Si le récepteur est une personne ouverte à la communication, elle peut très bien s’assurer de l’interprétation par des questions à l’émetteur. C’est donc à la personne ouverte à la communication de s’assurer de la bonne réception du message. Ça demande un peu plus d’énergie, mais au final on en gagne souvent plus (un peu comme le dev…). Si les tous les interlocuteurs sont ouverts à la communication, ça va vite, sinon ça prend un peu plus de temps, mais c’est aussi l’occasion d’apprendre aux autres à s’ouvrir ;)

        Pour la forme de l’interview, ça me fait un peu le même effet, mais c’est là et ça fait réagir, c’est l’essentiel. Suffit de garder ce qui t’intéresse au niveau des réactions et de zapper le reste, un peu comme tout le reste sur le net quoi.

        Sur le ton cynique, c’est à rapprocher de ma conclusion : les émotions brouillent les messages et sont souvent à l’origines de malentendus qui génèrent eux-même en spirales négatives.

  23. Travaillant dans une grosse ONG, je ne partage pas du tout l’avis de ce monsieur sur l’exemple que constituerait de gros rapprochements d’ONG comme Coordination Sud.

    A mon humble avis, ce genre de rapprochement est justement ce qui a rendu complètement innoffensives les ONG qui ont voulu rentrer dans le jeu du consensus que représentent ces grosses plateformes. Les structures qui n’y sont pas allé, souvent car elles étaient trop radicales, se voient aujourd’hui écrasées par la visibilité de Coordination Sud, devenu le « seul représentant légitime », pour les autorités, de la « société civile ». La montée en puissance de Coordination Sud, par exemple, s’est faite sur le dos du CRID, par exemple, qui est une plateforme au consensus beaucoup moins mou.

    Si vous avez accès à Mediapart, cet article illustre bien ce que sont devenues les organisations soi-disant militantes qui ont joué le jeu de rentrer dans ces « méta-srtuctures » : https://www.mediapart.fr/journal/international/220612/rio20-les-associations-se-fachent-mais-ratent-leur-sortie

    « Mener des campagnes transversales, grand public », illustre bien la provenance socio-professionnelle de l’auteur, dont ce genre de plateformes constitue justement les plus gros client (pour son agence de com’). Et c’est la recherche du consensus et le fantasme du « grand public » à qui il faut s’adresser en vulgarisant à outrance qui, entres autres facteurs, ont mené à la dépolitisation de la « société civile » (terme à définir).

    Pour ma part, j’inviterais celles et ceux qui se retrouvent dans le mot « hacktivisme » à se méfier, au contraire, de toute tentative de centralisation et simplification de leur parole. Doivent rester légitimes seul-e-s celles & ceux qui font, pas les gros machins qui « représentent ».

    1. « « Mener des campagnes transversales, grand public », illustre bien la provenance socio-professionnelle de l’auteur, dont ce genre de plateformes constitue justement les plus gros client »

      C’est effectivement une remarque que je m’étais faite à la lecture du commentaire de l’auteur. S’il est non-technique et dans le milieu de la communication, il me semble tout à fait naturel qu’il insiste sur l’importance de son milieu. Je ne critique pas du tout, ça me semble naturel de parler de ce qu’on connaît, et ce qu’il a à apporter sur ce domaine peut être bénéfique au milieu activiste dans son ensemble. Mais ça aide aussi à mettre en perspective le ton « le grand public, il n’y a que ça de vrai ».

      (Merci pour le reste du commentaire que j’ai trouvé très intéressant.)

  24. Les réponses à l’article sont contradictoires…Il n’empêche que la question posée est réelle.
    Que faire pour peser sur les événements, notre devenir.
    Je ne suis pas hacker, mais citoyen et avec la même envie de voir changer les choses dans le sens d’une redistribution des pouvoirs, des ressources, bref d’une relocalisation du monde en lui-même, c’est-à-dire nous tous.

    La forme-parti est en perte de vitesse, voire en panne, elle est en fait une rivière qui débouche sur un tuyau d’où sort une seule personne très puissante et très déterminée à ne pas se laisser dicter sa conduite par ceux qui l’ont propulsé au bout.

    Les réticences par rapport à la énième reconduction d’une forme-parti pour les hackers sont légitimes.
    Il reste à trouver la forme adéquate pour qu’il n’y ait pas déperdition de démocratie au fur et à mesure de sa constitution et de sa détermination de représentants.
    Ca veut dire réfléchir aux rétro-actions possibles à tous les stades d’avancée du processus et se donner des structures où les représentants ne peuvent durer et doivent rendre des comptes.

    Ou inventer une autre forme de démocratie, en s’inspirant peut-être des propos d’un Chouard, ou de la démocratie « liquide ».
    C’est à ce prix qu’un groupe peut peser tout restant horizontal pour ses membres. Y a du boulot.

  25. « je pense que ces thématiques ne sont pas encore populaires au sens où elles ne peuplent pas les discussions des « vraies gens » dans les cafés, ni dans les cours d’école… »

    A mon avis tout va se faire en son temps. Internet évolue très vite. L’hacktivisme reste assez nouveau et les journalistes, politiques actuels ne s’y intéressent pas car ce n’est pas de « leur génération ». Ce n’est pas par désintérêt mais plus par incompétence. Alors ces sujets n’ont pas l’impact souhaité chez les « élus » de notre société. L’hacktivisme est quand même beaucoup porté par des gens entre 18 et 25ans. Au delà, les connaisseurs sont les mentors d’internet, ceux qui ont grandi avec depuis sa création.
    Laissons le temps aux nouvelles générations de monter dans les échelons de notre société et d’attirer l’attention sur ces sujets que les « gens normaux » de la nouvelle génération comprendront.

  26. Un article interessant car il pose des questions importantes auquelles les communautés hackivistes ou hackers devront repondre.

    Par contre j’avoue que je suis assez etonné par l’aplomb et le manque de coherence de cette refexion.
    En gros et pour faire simple ce que l’auteur « reproche » ou plutot deplore dans ces milieux c’est exactement ce qui est fait dans ce texte?
    Une prise de haut par certains, un etalage pas toujours tres a propos de connaissances ou savoirs sans en faire profiter chaques personnes qui le demande quand elle le demande ? Le manque de direction politique d’un mouvement apatride, mondiale et autogeneré ?
    Enfin comme dit plus haut dans les commentaires, beaucoup de beaux mots qui font dire a ceux qui connaissent (un tant soit peu) ces milieux qu’il y a une grooooosse incomprehension et surtout une connaissance de ce milieu tres loin de ce que l’auteur semble vouloir nous faire croire.

    Je vois mal quelqu’un qui aurait connu TheMentor venir demander a un hacker ou un hacktiviste de « cooperer avec le monde politique » ou encore « de faire de son mouvement une force politique », si cela a été oublié il faut se rapeller que la plus part d’entre nous sont des « allumés », des « atardés avec leurs machines », des « foutus gamins qui font que jouer » et que ces gens on grandit pour voir les livres qu’ils utilisaient pour se faire peur devenir des manuel d’instruction sur le traitement des peuples par leurs Etats.

    Alors on mon avis, et cela n’engage que moi, Il ne sera question de politiser les hackers que quand les virus ne seront plus des armes de terrorisme d’Etat ou qu’on risquera de devoir se mettre demain a un regime a base de soleil vert!

  27. Dans le même ordre d’idée « on s’y prend mal », mais nettement moins trollesque et plus constructif, je trouve que l’intervention de Stéphane Bortzmeyer à Pas Sage en Seine 2012 apporte des vraies questions auxquelles il faudra répondre s’il on veut que la société et ses gouvernants soient moins autistes au sujet des technologies comme internet.
    A voir sur le site de la Cantine : http://lacantine.ubicast.eu/videos/les-politiques-et-les-geeks/

  28. c’est quand même assez marrant de lire de la part de hackers qui pour beaucoup revendiquent leur « non-politisme » les mêmes illusions qu’on lit entends chez pas mal de politiques …
    peut être parceque comme les politiques beaucoup ne vivent pas IRL ?

    c’est pas parce que les hackers sont majoritairement jeunes que la génération « jeune » est pas moins désinteressée que la génération qu’est née avant le T07 …

    d’ailleurs le jour ou on aura pigé comment les enfoirés qui nous gouvernent ont réussi à transformer l’age des révoltes en age de la soumission à tous les conformismes , on aura fait un putain de pas en avant …

    1. Tu peux lire un peu de Stiegler, entre autres, si tu veux comprendre comment on en est arrive la. C est la base de nos problèmes, de nos crises, de nos troubles d’ aujourd’ hui. bon , en fait, tu ferais mieux de regarder ses vidéos car ses livres sont très abstraits, philosophiquement parlant !

    2. « d’ailleurs le jour ou on aura pigé comment les enfoirés qui nous gouvernent ont réussi à transformer l’age des révoltes en age de la soumission à tous les conformismes , on aura fait un putain de pas en avant … »

      C’est un processus mis en place depuis quasi 5 siècles, de nombreux auteurs ont travaillé sur la question….

  29. Bonsoir,
    Je sais pas vous, mais pour ma part je fais, à ma mesure, tous les jours, de la politique (et donc de l’aktivisme, quelque part), avec ma boulangère et tous les gens que je croise dans la journée, je fais de la com en local pour défendre certaines idées, je défends la vulgarisation de certains points fondamentaux pour, il me plait de le penser, aider les humains à se libérer.

    Là où je veux en venir, c’est que ce peut être un travail de fourmis (avec accessoirement émanations chimiques, relire la vie des fourmis, c’est quand même une « fuckin' » espèce :D ), anarchique, bordélique, tout ce que vous voulez… Ok c’est lent, on voit pas trop où ça veut en venir… Mais l’enracinement se fait, peu à peu. Et sinon ? On monte un GroMachin ™ ? Y’a pas de « meta -organisation » qui tienne, c’est pas fait pour ça.

    L’approche du hacking pourrait être pragmatique, et ego centrée : j’ai un problème, comment je fais pour le résoudre ou le contourner ? De là à sauver le monde, je n’en ai aucune idée, mais c’est déjà une approche plutôt saine, qui pourrait participer à changer nos habitudes de petits gorets.

    My 2 cents.

  30. Peut-être qu’il faut un fork du hacking, nommé « hackerisme » : un truc avec une philosophie totalement empreinte des origines du hacking, du DiY et qui serait ouvert à toutes les pratiques, au delà de l’informatique et de l’électronique : agriculture, habitat, mécanique, sociologie, etc…

    Pas pour changer le monde en étant « contre », mais pour fabriquer à plusieurs des « petits mondes » plein de hacks, qui donnent un maximum d’autonomie aux gens, sans qu’ils soient en « communauté » : du post hippie en mode hackerisme ?

    Parce que c’est en faisant qu’on fait changer, en se ce changeant soi-même, avec les autres.

    Mais ça demanderait une organisation très costaude, parce que ça, ça ne pourrait se faire qu’en ayant des lieux à vivre pour le faire. Pas simplement des lieux pour se réunir un peu. Des terrains achetés par les hackeristes, avec des maisons construites par les hackeristes qui fabriqueraient…du fromage de chèvre (erf erf), mais pas seulement. Peut être bien plein de trucs techniques aussi qui évitent d’être en servage ? Allez savoir…

    1. Tiens c’est un peu la même reflexion que je me suis faites aujourd’hui : il faudrait hacker le hacking. Je ne sais pas s’il y a forcément besoin d’un nouveau terme, la discipline existe déjà (le hacking s’applique à bien des domaines). Il faut juste comprendre les mécanismes utilisés dans le hacking (en informatique par exemple) et les bidouiller pour qu’ils soient transposables à tous les domaines, puis en faire une doc, une sorte de howto devenir un hacker applicable à tous les domaines.

      Ensuite, pour le côté post hippie, je ne sais pas si les gens sont prêts pour ça ;)

      Pas forcément besoin d’acheter des terrains, il doit bien y avoir sur terre des endroits où il est possible de s’installer sans acheter de terrain et où les populations locales ont besoins d’aide (en Afrique par exemple)!

      Quand tu parles d’organisation costaude, tu veux dire une institution ou une préparation?

      (Je me rend compte à quel point ce commentaire et le tien font « on plaque tout et on part élever des lamas au pérou »)

  31. Heuuuuu, non pour les lamas, ça sera sans moi…
    L’organisation costaude, c’est au niveau des gens entre eux, sur les lieux « hackés » ou « hackerisés », pas en terme d’institutions, mais bien en préparation et organisation des individus, de projet.

    1. Totalement hors sujet :

      Tu évoque de temps en temps ta maison que tu es en train de faire, non raccordé à EDF, etc…

      Serait-t-il possible que tu en fasse un article un de ces jour, ou tu explique le fonctionnement, qu’est-ce que tu y fait, comment tu le fait, etc…

      Je sais pas si je suis le seul que ça intéresse, mais je suis vraiment très curieux à ce sujet !

  32. Mouais, je ne sais pas…en restant au niveau technique, pourquoi pas…c’est un projet qui débute et a mis du à temps se concrétiser, mais oui, ça peut intéresser, parce que la maison, moderne, qui produit de l’énergie au lieu d’en bouffer, le système d’assainissement, les barrages administratifs, les plans, le permis, les matériaux, la domotique, c’est vrai que c’est intéressant en termes d’expérience.

    Le final est aussi le prix, carrément dérisoire par rapport à ce que le « marché propose en maison bio climatique / solaire / éolien (oui, il va y avoir de l’éolien aussi)

    4 fois moins cher, à peu près…

    Ce qui serait le mieux, c’est que quelqu’un interview Drapher là dessus. Il est plus cool que moi, et puis ce sera plus neutre :-)

    1. Vite un interviewer sur le pont, vite !

      Je voudrais bien le faire, mais ce serais trop de pression, je serait pas quoi demander =)

      « Bonjour Menkepher/Dravick, pouvez-vous nous parler de votre maison ?
      -blabla
      -ok très bien. heu… mais encore ?
      -blabla
      -ok merci au revoir ! »

      nan ce serais exécrable, faut trouver quelqu’un qui connaissent un peu le sujet, et qui pourrait rebondir sur tes propos ^^

  33. Je pense que l’hacktivisme est une vue de l’esprit matinée de science-fiction (tendance neuromancer et cyberpunk).
    Pour moi, il y a 3 univers inconciliables.
    – Wiky Leaks : Julian Assange, un type extrêmement brillant qui fait bouger les lignes, qui fait le lien entre la politique et la technique, mais qui est en train de le payer cher.

    – Les vrai hackers dont l’essence-même est l’anarchie. Ils ne veulent pas refaire le monde, ils veulent le détruire (et ils n’ont peut-être pas tort) – avant éventuellement de le reconstruire, mais ce n’est même pas le sujet. Leurs motivations sont disparates, il y en a autant que de hackers.

    – Les anonymous, c’est-à-dire les « miséroïdes ».

    Au-delà des vagues chapelles ou des communautés qui peuvent se fédérer chez les hackers, il ne peut pas y avoir de regroupement politique naturel et durable entre les 3 communautés. Preuve en est d’ailleurs la réaction récente des Anonymous sur le nouveau modèle payant de Wiky Leaks : ils lâchent Julian Assange car ils sont fondamentalement jeunes, romantiques, anarchistes et qu’ils veulent faire la guerre sans se salir les mains, sans compromis, sans négocier. Ok pour aller en prison, mais pas pour rémunérer l’information, oh non, ce serait trop sale.
    De deux choses l’une : ou bien Julian Assange centralise et gère ses sympathisants, techos, geeks et hackers de tous poils (mais il semblerait que sa chambre á l’ambassade de l’Equateur soit trop petite pour le moment), ou bien Fréderic Bardeau conduit tout seul le soulèvement de l’armée des miséroïdes qui ont trop lu Alan Moore (j’ai hâte de voir les lendemains qui chantent).

  34. Très honnêtement, je ne connaissais pas ces 3 personnages; je viens de faire un tour sur wikipedia et si je comprends ton admiration, je voudrais tout de même te dire qu’ils ne sont à mon avis connus que d’un public assez restreint. Enfin et surtout, je ne vois pas leur lien direct avec l’hacktivisme ? Ils sont peut-être cyberhacktivistes en ce qui concerne le web, l’openGL ou le peer-to-peer, mais quid de la politique générale du monde ?
    Si le web a été voulu comme un espace fondamental de liberté, le monde, lui n’a été voulu par personne (hormis par Dieu si tu es croyant) : c’est le domaine de la Nature. Tu ne peux pas dire « et dans la foulée du logiciel libre, nous vous proposons maintenant un Etat libre : c’est kif-kif, maintenant qu’on est lancés on vous le fait pour le même prix, il y a des convergences… ».
    Pour que des populations aussi disparates se donnent la main, pour faire une vraie armée de combat, il faut un chef. A part Assange qui est embourbé dans ses problèmes judicaires, je ne vois pas qui peut prendre le relais.

    1. Captier : Le problème se situe au niveau de ta méconnaissance du sujet, peut-être ?

      La situation n’est pas aussi binaire que celle que tu décris, de nombreux groupes, collectifs, travaillent sans que les médias ne les éclairent, et tant mieux. Ce qui ne signifie pas que l’hacktivisme, le hacking et l’hackerisme se résument à ce qu’en dit TF1 ou les sites web en vue avec : Wikileaks-Assange / Anonymous et les « vrais hackers », terme qui ne signifie rien.

      Il y aurait des « faux hackers » ?

      Ce que renvoyait Bardeau était une envie de sa part de convergence et de leadership de ceux qui militent contre ACTA, INDECT, pour la défense de la neutralité du net, ont aidé aux révolutions arabes, travaillent pour une défense du réseau et création dans le réseau.

      Mais envoyer en « politique » (puisque c’est ça que Bardeau regrettait) les hackers de tous poils n’est peut être pas une bonne idée.Comment faire de la politique…? Autrement que par les voies classiques, cela peut-être intéressant. Ce qui se fait déjà, au passage. Mais ça ne se voit pas. Et TF1 n’en parle pas. Donc wait and see…

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