Ecologie : si on arrêtait l’enfumage, deux minutes ?

(Ca devient très très agaçant les leçons d’écologies du XXIème siècle, leçons très décalées et souvent hors-sujet. Au fond, si l’on reprend un peu l’histoire et qu’on observe ce qu’il se passe aujourd’hui, est-il vraiment intelligent d’être « écologiste » ? Pas si certain…)

Au début des années 70 ils étaient pris pour des rétrogrades totalement abrutis : les hippies écologistes. Ils militaient contre le nucléaire, faisaient la promotion de l’agrobiologie (ainsi nommée à l’époque) et critiquaient la société de consommation. Les politiques, ainsi qu’une énorme majorité de la population se sont foutus de leur gueule jusqu’à que certain problèmes surviennent, mis en avant par des gens « sérieux » : les scientifiques. Problèmes que personne ne peut vérifier par lui-même, puisqu’à « l’échelle de la planète ».

Les problèmes en question étaient les gaz à effet de serre dans les années 90, puis le Co2 à partir des années 2006-2007 avec l’alerte émise par le GIEC et le film d’Al Gore « Une vérité qui dérange« . Là, d’un seul coup, le Français moyen qui sur-consommait de l’électricité, du fioul, achetait tout et n’importe quoi sans se soucier de l’origine des produits, de l’énergie consommé, des rejets polluants, s’est mis à vouloir « protéger la planète ». Les médias l’ont bien aidé : campagnes pour sauver la planète, grenelle de l’environnement pour sauver la planète, tee-shirt éthiques pour sauver la planète, préservatifs pour sauver la planète : enfin bref, la planète était en danger et le consommateur pouvait devenir « responsable ».

Whaaaaa, super : le développement durable et la consommation responsable. Des trucs géniaux, hyper bien pensés, qui permettent en réalité de vendre des concepts. Voyons voir ce qu’est l’écologie en 2012. Parce qu’entre environnementalisme, écologisme militant, mode de vie raisonné et enfumage à tous les étages, il y du grain OGM à moudre.

L’écologiste, ça trompe énormément (et plus encore)

Il y a des termes à bien connaître et à utiliser à outrance si vous voulez bien montrer votre implication dans le sauvetage de la planète, termes qui permettent votre propre mise en valeur, si possible, parce qu’être un sauveur c’est quand même toujours mieux qu’être un destructeur, n’est-ce pas ? Le premier est « énergie grise ». Ah, ça, c’est un truc tip-top : placez-le donc dans une discussion, vous verrez l’effet et la possibilité de donner la leçon à votre interlocuteur. Genre : « Oui, mais est-ce que tu as pris en compte l’énergie grise, hum…? » N’oubliez pas de faire une tête très concernée, avec les yeux un peu plissés, la bouche légèrement entrouverte. Ouais, si tu calcules pas l’énergie grise, t’es rien qu’un con. Mais c’est quoi ce truc au juste ? C’est wikipedia qui le dit :

« L’énergie grise est la quantité d’énergie nécessaire au cycle de vie d’un matériau ou d’un produit : la production, l’extraction, la transformation, la fabrication, le transport, la mise en œuvre, l’utilisation, l’entretien et à la fin le recyclage. Chacune de ces étapes nécessite de l’énergie, qu’elle soit humaine, animale, électrique, thermique ou autre. En cumulant l’ensemble des énergies consommées sur l’ensemble du cycle de vie, on peut prendre la mesure du besoin énergétique d’un matériau ou d’un produit. Cette connaissance peut guider ou renseigner les choix notamment en vue de réduire l’impact environnemental. »

Et c’est vrai, c’est ça.

Ce qui est génial avec cette invention de statisticien, c’est qu’à peu près plus rien n’est « écolo-compatible » tout « coûte » à l' »environnement ». On crée plein d’énergie grise tout le temps. On tue la planète, en gros. C’est mal, très mal. Tu te fais une cabane en bois, et bien y’a de l’énergie grise : ta tronçonneuse, la fumée qu’elle dégage, ton mélange, le transport des rondins, la production de l’acier des clous, le transport des clous, la durée de vie de la cabane… C’est un truc dingue, parce qu’au final, on peut être plus écolo et moins dévoreur d’énergie grise en achetant un truc tout fait au supermarché du coin qu’en faisant soi-même. Avec à la clef une autre question : est-ce que l’urgence est vraiment avant tout celle de limiter les rejets de Co2 ou bien de conserver la biodiversité, participer à l’accueil des plantes, insectes exterminés par les pollutions chimiques ?

Il y aussi le terme « durable ». Tout doit être durable, comme le développement. Sauf que toute cette soupe écologiste de publicitaires qui renvoie chaque individu à un consommateur qui peut acheter pour le « bien de la planète » (acheter avant toute chose) n’est en aucune manière reliée à la réalité, à l’action concrète des individus sur le terrain, aux actes quotidiens respectueux de l’environnement, mais surtout qui permettent qu’un « environnement naturel « se maintienne dans un bon état et surtout perdure.

Paysan chasseur Vs Ecolo en ville

Les paysans, pas les gros industriels, mais les petits ou moyens, il en reste encore un peu, sont souvent chasseurs dans certaines régions. Ils vivent dans la « nature » et la jardinent. Certains mettent des pesticides dans leurs champs, des engrais chimiques, ce qui n’est pas très bon pour le vivant en général. D’autres ont choisi de se passer des produits chimiques ou de les réduire au strict minimum. Ces individus sont centraux à bien des égards, ils maintiennent l’écosystème, nourrissent la terre, les animaux d’élevage et la population humaine. Quant à la chasse, elle a deux vertus en général : nourrir les familles de chasseurs et réguler les espèces. Bien entendu, certains cercles de chasseurs sont de parfaits bouchers sans âmes qui comptent les points et sont de simples tueurs assermentés. Mais de nombreux autres sont de véritables amoureux de la nature qui exerce leur art avec éthique et jouent un rôle important. Les paysans ne revendiquent rien le plus souvent, ils vivent dans la nature, s’en servent, mais la protègent aussi puisqu’elle est leur garde-manger et leur outil professionnel. Ils connaissent très bien la nature. Très très bien.

De l’autre côté, il y a les écologistes. Difficile de les généraliser, mais pas mal de ses partisans le sont [écologistes] en ville, et se préoccupent « d’environnement ». L’écologiste moderne est « contre » plein de choses, mais pour autant, utilise la plupart du temps ces « choses ». Il est contre le nucléaire mais est électrifié chez lui à l’énergie nucléaire. Contre l’agriculture intensive, mais ne fait pas pousser de plantes. Il peut être pour sauver les abeilles, par exemple, mais n’a pas de ruches. La liste est longue, et la plupart du temps l’écologiste a pour vocation de donner la leçon : culpabilisation sur l’énergie grise, les produits bio, la défense de, l’interdiction de etc… Tout ça n’est pas sans intérêt, soyons bien clair, mais il manque quand même quelque chose, ce qu’on pourrait appeler une approche constructiviste, créative…et un accord entre parole et actes.

Un exemple pour mieux comprendre l’absurdité du système de pensée écologiste moderne : prenez une maison en campagne. Si elle est consommatrice d’énergie grise (à la construction par exemple), l’écologiste vous le reprochera. Mais que se passe-il si une maison parfaitement « écologique » (que l’écologiste applaudit) est plantée sur un terrain avec une pelouse bien tondue toute l’année pour seule activité ? Il se passera que cette maison ne créera rien en terme d’action bénéfique sur l’environnement, de biodiversité : elle n’aura servi qu’à contenter les statisticiens de l’écologie moderne. Si une maison moins « écologique « s’implante et que ses habitants se préoccupent de planter des espèces de plantes qui accentuent la bio-diversité, installent des ruches pour aider à la pollinisation, des vergers, etc… ?

On leur reprochera leur habitation peu « écologique » mais il n’y aura aucune préoccupation écologique établie pour le travail autour de la maison, qui lui est central. Et c’est là que se trouve la vraie préoccupation. Comme les paysans le font. Ce paradoxe est terriblement destructeur.

Les bons moyens de ne rien faire et se donner bonne conscience

Pendant qu’on mélange bien les choses au point de tout confondre en termes de discours sur l’écologie, (la consommation d’énergie n’est pas la première des préoccupations à avoir si l’on est un tant soit peu perspicace sur le terrain des problèmes écologiques) la réalité, elle, ne se gène pas pour venir nous rappeler qu’elle se moque des belles paroles. Les abeilles sont en train de crever en France, et leur rôle est central dans la pollinisation, donc la reproduction d’un maximum de plantes. Interdire le Gaucho, très bien. Mais il reste d’autres pesticides, sans compter des champs OGM qui peuvent aussi jouer un rôle destructeurs dans les essaims. La seule chose à faire aujourd’hui est d’adopter quelques ruches avec leurs essaims. En gros, faire. Les abeilles se portent très bien en ville, les citadins pourraient en installer sur leurs balcons. De la même manière, planter des variétés d’arbres, et autres semences anciennes a cent fois plus d’intérêt que de calculer ses rejets de Co2 et acheter une nouvelle voiture dite « verte ».

De nombreux discours viennent servir la cause de l’immobilisme : ceux des parleurs qui n’agissent pas, et ceux des consommateurs d’écologie qui se donnent bonne conscience mais n’amènent rien en termes d’actions concrètes dans « l’environnement naturel ». Et comme d’habitude, ce n’est pas en attendant que « le photovoltaïque soit plus performant », ou « que le gouvernement décide de faire quelque chose », ou que « de nouvelle techniques apparaissent » que les choses avanceront pour se déconnecter des centrales nucléaires, acquérir son autonomie énergétique. Pour ceux qui n’ont pas envie de participer au « grand n’importe quoi » moderne, qui peuvent aussi avoir envie de mettre, ne serait-ce qu’un peu d’accord entre les idées et les actes, il reste donc la solution d’agir. A sa petite échelle, sans aller calculer des taux de rendements et des coûts de matières premières à l’échelle planétaire.

Parce qu’il n’y a rien de plus facile que de rester immobile en prétextant que la solution individuelle ne peut s’appliquer à l’ensemble : c’est ainsi que rien ne change, que chacun attend que l’ensemble soit façonné pour l’individuel, et au final, que rien ne se fait.

Mais parler, théoriser est plus facile que d’agir concrètement.

Ce que l’écologie moderne a fortement tendance à faire. D’où sa crédibilité fortement mise en doute. Et son action, de plus en plus aberrante. Les mouvements de hacking au sens large, les hackeristes, ont un rôles à jouer dans cette invention d’une écologie concrète et constructive, c’est une certitude. Mais au delà de se fabriquer un sauna en faisant brûler du bois sous une baignoire de récupération :-)

Bonus, grâce au lecteur-contributeur Didier : ce clip excellentissime du rappeur Duval Mc…

 

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94 thoughts on “Ecologie : si on arrêtait l’enfumage, deux minutes ?”

    1. Au début des années 70, comme tu débutes ton propos, il y avait une préoccupation « écologique », on ne l’appelait pas comme ça…Juste un souci permanent de respect, par exemple, on apprenait à nos enfants à ne pas jeter les restes de pain dans la poubelle, mais de leur faire un bisou, oui, c’est »cucul »sans doute… et de les déposer sur un quelconque muret pour les oiseaux.On leur apprenait à ne pas gaspiller l’eau,en laissant couler le robinet sous prétexte d’avoir l’eau courante…Je te parles d’un temps et d’un pays où le pain, l’eau étaient des denrées quasiment sacrées. Comme par hasard, hier j’ai pu revoir grâce à mon fils un film de ces années 70.Qu’importe qu’il aie pris un coup de vieux, à plusieurs égards.L’essentiel demeure: le souci de la préservation de « l’écosystème »à partir de chaque geste quotidien. Ce film, c’est « Dersou Ouzala ». Si tu ne l’as pas vu, je te le conseille. Il vaut plus que tous les discours des bobos sur l’écologie. Bien aimé ton article et bonne continuation.

      1. Oui, enfin ras-le-bol quand même des éternels poncifs « bobos écolos ».

        Les bobos ne sont pas des bourgeois bohèmes mais des familles modestes issues de la classe moyenne. Et s’ils sont écolos ou cherchent à l’être, où est le mal ?

        Le mal, eh bien il est plutôt du côté des marques et grandes entreprises (constructeurs de voitures, pétroliers, etc.) qui surfent sur le « vert » pour vendre tout son contraire. Et c’est à eux qu’il faut s’attaquer, pas à celles et ceux qui cherchent à faire avancer les choses.

        1. Euh… elles existeraient comment les grandes entreprises en question sans le bobo qui achète leurs voitures et utilise leur pétrole (dans le réservoir par exemple) ?
          C’est parce que le bobo est écolo qu’on lui vent du « vert ». Le bobo se plaint en permanence uniquement de ce qu’il suscite et entretient… c’est ça qui est réellement fatiguant.

  1. C’est clair qu’on est encore bien trop dans les paroles et des théories hyper orientées, et pas assez dans une approche (éco)systémique, globale.
    C’est vérifiable globalement dans les milieux que je fréquente que ce soit d’une part de vagues bobos citadins et d’autre part des « français lambda-mouton » (des gens simples, citadins et ruraux quoi).

    Par contre je trouve que c’est un choix étrange que de juste critiquer les écolos qui ne sont bons qu’à critiquer (la boucle est bouclée) et de prôner action et réflexion globales tout en mettant en opposition les approches (la biodiversité/le vivant vs les gaz à effet de serre/l’énergie).
    Tout est important, et changer ses modes de consommation, de vie ou de je-ne-sais-quoi peut se faire de façon complémentaire.

    Globalement on est bien d’accord que « l’écologisme des villes » reste une grosse blague ; ça devient surréaliste de faire en sorte de continuer à faire le même business en améliorant beaucoup son image et un tout petit peu son impact sur l’environnement. Du bon green bullshit quoi.

  2.  » Il peut être pour sauver les abeilles, par exemple, mais n’a pas de ruches. »

    Heureusement que tout le monde n’a pas de ruches !!!

    L’apiculture demande beaucoup de connaissances, de plus en plus « pointues », et de travail, et l’on ne pose pas une ruche n’importe où et n’importe comment (voir la législation).

    Enfin on peut agir pour une meilleure protection des abeilles sans posséder de ruches…

    Cet argument n’en n’est donc pas un, comme pas mal d’autres de cet article.

    Mais le pire est probablement : « …il reste donc la solution d’agir. A sa petite échelle, sans aller calculer des taux de rendements et des coûts de matières premières à l’échelle planétaire. ».

    Une proposition que chacun pourrait reprendre à son compte, « écolo » ou pas, ou plus, ou moins… et qui correspond exactement à ce qui se passe aujourd’hui en fin de compte sans changer en rien la direction que prend le monde.

    Il faut toujours se souvenir que la résultante de l’ensemble des actions personnelles donne extrêmement rarement (sinon jamais) des résultats conformes au meilleur intérêt général.

    Il y a peu j’ai écrit « 2012, bienvenue au chaoscène, l’ère de la Décomposition » http://activart.com/intelliblug/index.php/2012/08/28/140-2012-bienvenue-au-chaoscene-l-ere-de-la-decomposition : nous sommes entrés dans une époque très différente de ce que nous avons connu, très dangereuse déjà et qui le sera de plus en plus.

    Il n’y a qu’une solution à cela, qui risque fort peu d’être adoptée : elle consiste à nous organiser et tout calculer au plus juste afin de choisir les solutions économiques / sociales / environnementales (la conjugaison de ces trois points) les moins défavorables à notre substrat (la Terre) et aux conditions de vie que nous construisons chaque jour pour un certain lendemain.

    « Nous organiser » : être nombreux, très nombreux, quasiment absolument majoritaires, condition dont je pense qu’elle est aujourd’hui inatteignable.

    Cela signifie que nous ne nous en sortirons pas très bien, même si 2%, soyons généreux 10% « d’écolos » convaincus agissaient comme vous le proposez.

    Il ne feraient rien de plus qu’un petit rond, peut-être pas de très bonne qualité, dans l’eau d’un océan hostile, l’océan du panorama économique actuel et de ses puissants acteurs qui de toutes façons les récupéreraient vite à leur profit (si 10% : devient presque intéressant en terme de « marché »).

    1. « Heureusement que tout le monde n’a pas de ruches !!! »

      Ah ouais, pourquoi ?
      Mais qui a dit « tout le monde ? »
      L’article parle des écologistes, pas de tout le monde…

      « L’apiculture demande beaucoup de connaissances, de plus en plus « pointues », et de travail, et l’on ne pose pas une ruche n’importe où et n’importe comment (voir la législation). »

      Mais oui, c’est tellement compliqué et difficile, que j’en installe sous peu, sans problème. Et puis de « plus en plus pointues » les connaissances parce que tu comprends l’abeille évolue tellement vite qu’on arrive plus à suivre niveau connaissances, la bonne blague.

      « Enfin on peut agir pour une meilleure protection des abeilles sans posséder de ruches… »

      Oui, bien entendu, en posant un autocollant sur sa caisse avec marqué « sauvez les abeilles ».

      « Cet argument n’en n’est donc pas un, comme pas mal d’autres de cet article. »

      Ah oui, va falloir développer tout de même, c’est un peu léger là. Non ? Un peu léger tout de même. Quand tu vois le nombre d’essaims décimés en moins en 5 ans, si tu veux le seul argument valable est de ré-essaimer.

      Mais il semble que des penseurs de la chose (comme toi) aient des solutions bien plus intéressantes. Avec des arguments qui en sont. Pas comme ceux de cet article.

      Arf.

      C’est quand même pas croyable…

      Tu peux développer tes arguments, je suis très curieux.

      1. L’essentiel de l’argumentation est développé à partir de : « Une proposition que chacun pourrait… » mais il faut lire et réfléchir un peu…

        A propos de ruches (« …que j’en installe sous peu, sans problème. ») quelques liens peuvent aider :

        Apimondia : http://www.apimondia.com/fr
        Apiservices : http://www.apiservices.com/apiservices/index_fr.htm

        Oui je sais ce site n’a pas un « design d’enfer » mais son auteur est une pointure dans son domaine.

        1. C’est toi qui me demande de lire et réfléchir ? On croit rêver là…

          Tu m’excuses mais je te parles de choses concrètes.

          Je n’ai pas découvert l’apiculture la semaine dernière.

          Donc les sites sur les commissions, les trucs pas possibles sur l’apiculture en ligne, c’est bien, hein. Mais là je te parle de ruches, dans mon pré.

          Donc, Internet c’est bien, mais faut quand même arrêter deux minutes avec les donnages de leçons à deux balle, avec des liens.

          Tu te prends tes liens, tes sites, et tu vas jouer au malin plus loin, ça me fera des vacances.

          Tes mecs pointus, c’est super : J’étais avec un apiculteur le week end dernier et on a soigné 10 ruches pendant quelques heures. Et réfléchi à comment faire pour se débarrasser des frelons asiatiques.

          C’est sûr, je n’ai pas de lien à te fournir pour te montrer notre opération anti varroa, mais c’était quand même bien.

          Incroyable.

          1. « faut quand même arrêter deux minutes avec les donnages de leçons à deux balle, avec des liens. »

            L’hopital qui se fout de la charité là :p

      2. Je suis d’accord avec toi, c’est assez simple, d’ailleurs je vis en coloc en ville (Rennes) et on a une ruche… ce qui ne signifie pas que tout le monde peut le faire (voisinage, il faut avoir un jardin, il faut prendre le temps qui peut être pris par une autre hack-tivité, etc.)

        Par contre, le passage sur l’autocollant m’a fait rire : agir pour la protection des abeilles si on ne peut pas avoir de ruches, c’est impossible selon toi.
        Pourtant, faire de la sensibilisation (voir commentaire de Steph + bas), consommer bio (sans pesticides), contribuer au maintien d’une biodiversité urbaine ou rurale (selon son lieu de vie), etc. participent à la protection des abeilles, si si ! C’est différent de posséder une ruche, mais ça n’est pas pour autant inutile.

        J’ai du mal à comprendre ce rejet en bloc des « autres » solutions, d’autant plus lorsqu’on parle d’une approche globale dans un article…

        1. Ce n’est pas un rejet : c’est simplement que ce ne sont pas des « solutions ». Pour ma défense, puisque mon brûlot semble mal passer, j’ai été baigné dans le milieu militant écolo pendant plus de 30 ans. Et je vois les résultats aujourd’hui. Ceux qui agissent font avancer les choses, améliorent, règlent des problèmes. Ceux qui se contentent de consommer de l’écologie, sont promoteurs mais pas acteurs, ne sont que des chevaux de Troie du « système green washing » : ils confortent les gros salopards dans leur vocation à tout récupérer et faire passer des vessies pour des lanternes.

          Au final, on perd chaque année en bio diversité, les problèmes s’accumulent, la réalité « environnementale » est de plus en plus dramatique.

          Ne pas le voir, se cacher derrière ses petites convictions à deux balles et ses « comportements responsables » (j’achète bio et je ne fais pas couler l’eau quand je me brosse les dents) est juste pitoyable et du même niveau que le Téléthon.

          L’approche globale ne fonctionne pas, c’est une mystification. Il n’y a que l’approche locale et individuelle (ou par des petits collectifs locaux) qui a une valeur. Et qui fait changer els choses.

          La sensibilisation c’est une chose, mais s’en contenter est une escroquerie intellectuelle.

          Un peu comme sensibiliser les gens contre le réchauffement climatique par le cO2 et rouler en voiture. Pure escroquerie. Je roule en bagnole mais je ne crois pas au réchauffement climatique par le Co2.

          Si les abeilles te concernent : adopte-en.

          Sinon, c’est juste de la bonne conscience.
          Et on nage dans la bonne conscience : en réalité c’est de la langue de bois politique le coup de se préoccuper des abeilles sans en avoir chez soi.

          On peut aussi défendre la neutralité du net sans accès net avec un poste sous windows, alors ?

          1. Il ne suffit pas de dire que ce n’est pas un rejet pour que ça n’en soit pas un.

            Je te propose d’autres solutions complémentaires et surtout indispensables. M’as tu lu ?
            Si tu veux sauver les abeilles, avoir une ruche ne suffit pas : dans ce cas, tous les gamins qui font des niches en bois pour les oiseaux les sauvent.

            Bref, un mix de solution est indispensable, comme toujours…

  3. Hé ouais.
    Tiens, je milite (le mot n’est pas trop faible) dans une petite asso locale de « protection de l’environnement ». En fait on fait surtout de l’éducation à-, on essaie d’intéresser les nains à tout ce bordel et leur montrer que ce qui est bien (et souvent assez simple) c’est *faire*. Pile poil ce que tu mets dans ton article. Pourquoi plutôt les enfants ? Affreusement simple : leurs parents, et là je parle aussi des adhérents de l’asso à jour de leur cotise, sont très bons pour trouver des millions d’excuses pour ne pas *faire*, et pour consommer à la place. Ca y savent faire, en enrobant au passage d’un vieux « heu ouais mais j’vais à la Biocoop ». Super Michel, mais tu sais tes laitues et tes carottes tu pourrais les faire pousser sur ton balcon.
    Bon bref, même chez les convaincus (?) on a juste parfois du mal à séparer le green bullshit (thanx Vincent) du real thing, et en plus comme tout le monde à commencer par les non-convaincus s’aperçoit bien que green bullshit il y a, et de tous les côtés, vous imaginez bien que pour sensibiliser largement (je parle même pas de mobiliser hein) il y a encore beaucoup de taf.
    Le prochain coup je vous entretiendrai des c*nnards d’élus locaux pour qui écolo = fleurissement + le gazon du terrain d’foot, ne riez pas ou alors pour éviter de pleurer.

  4. « Quant à la chasse, elle a deux vertus en général : nourrir les familles de chasseurs et réguler les espèces. »

    Quelle couillonade.
    Nourrir « les » familles (celle du chasseur) gratuitement, c’est sûrement une vertue pour eux mais pas forcément pour le reste de l’humanité.
    Et l’argument de « régulation des espèces » est tout aussi risible. Quand on sait que le « gibier » abbattu, c’est des pigeons en cage libérés juste le jour de l’ouverture de la chasse.
    Les chasseurs ne font plus ça que pour le « sport », certainement pas dans un souci de régulation des espèces.

    « Les paysans ne revendiquent rien le plus souvent, ils vivent dans la nature, s’en servent, mais la protègent aussi puisqu’elle est leur garde-manger et leur outil professionnel. »

    Là encore, je ris.
    S’il y a bien une catégorie qui se fiche de la pollution, c’est les paysans. Ils ne s’intéressent qu’à une chose, leur gagne-pain. Ils réclament à cor et à cri le droit de déverser plus de nitrates dans les nappes phréatiques.
    Dire qu’ils se soucient de la terre comme de leur garde-manger, ça revient à dire qu’un commerçant ne va pas arnaquer son client puisque son client est son « gagne-pain ». Faisons confiance aux commerçants, donc.

    La seule chose avec laquelle je suis d’accord c’est que les écolos feraient mieux d’agir plus et de parler moins, ce serait enfin un vrai parti écolo.

    1. Ris donc sur les paysans chasseurs, fais donc ton malin avec tes caricatures sur l’ouverture de la chasse, les gibiers uniquement élevés etc…

      Il n’y a pas que ça en France. Mais pour le savoir, il faut connaître les campagnes un tant soit peu, s’intéresser au monde paysan qui n’est pas la caricature qu’en font les médias parisiens.

      Les paysans sont de moins en moins pollueurs, et sont de pus en plus conscients des problématiques de pollution. Le nombre qui se met au « bio » depuis quelques années est impressionnant.

      Et au passage, c’est grâce à eux que ton assiette est pleine : à moins que tu n’achètes que des produits agricoles et d’élevages étrangers ?

      La chasse a bien entendu des vertus, et si demain elle est interdite, on est tous dans la merde, particulièrement avec des espèces dominantes qui pullulent et foutent le bordel.

      La vision de l' »homme mauvais pour la nature » est une invention citadine bien culpabilisante et bien pratique.

      La réalité est autre. L’homme fait des erreurs, mais est aussi un jardinier, et fait de très belles choses en lien avec la nature.

      Mais là encore, il faut connaître les campagnes, les lieux retirés et sauvages, il y en a beaucoup en France.

      Tout ton commentaire n’est qu’un cliché 100 fois ressassé, méprisant, et surtout faussé par une vision misérabiliste. Le jour où les paysans s’arrêtent de bosser, tu vas pleurer. Et crever la gueule ouverte.

      1. +1

        Un exemple
        Les chasseurs permettent de réguler la population des sangliers dans mon petit village.
        Si on ne fait rien, les agriculteurs auront leurs cultures dévastées.

        Encore un bobo des villes qui reste dans son monde :(

      2. Je peux être d’accord avec une partie de ce qui est énoncé ici, par contre je trouve très discutable les arguments qui font que deux choses se valent sans mettre de chiffres en face. En particulier, les arguments entre faire soit même et acheter au supermarché du coin, je demande à voir la facture chiffrée des deux (les marchandises transportées sur la route sont difficilement comparables à la consommation de la tronçonneuse).

        Pour ceux que ça intéresse de remettre en question la théorie du chasseur nourrissant sa famille et régulateur de la nature. Une émission de « la nouvelle fabrique de l’histoire » relatait « l’invention » du permis de chasse en expliquant qu’avant les chasseurs étaient dans une idéologie de prélèvement normal sur la nature (un concept très catholique d’une nature faite par dieu pour les hommes). Les gens chassaient sans se préoccuper le moins du monde des cycles de reproduction des animaux. La nature était là on pouvait prendre dedans.
        De la même manière, on peux se poser des questions sur les fameux animaux nuisibles, ce serait pas parce qu’on leur a piqué une bonne partie de leurs territoires qu’ils ont devenus nuisibles (les sangliers par exemple) ? Ce ne serait pas parce qu’on a supprimé les prédateurs qui mangeait nos poules qu’on a cette prolifération de certaines espèces ?

        Concernant les paysans, suffit d’aller écouter les conversations au café du coin pour voir que les agriculteurs chimiques ça existe et pas seulement dans les clichés. Ceux qui choisissent des voies alternatives se font mener la vie dure par les chimiques pro-rendements. Je vous laisse imaginer les remarques concernant mon voisin qui fait le choix de ne pas faire de maïs pour nourrir ses vaches. C’est lui le salaud qui casse le marché en faisant du bio. Pour une bonne part, les agriculteurs n’ont pas choisi de se préoccuper de la qualité environnementale de leur travail, ça leur a été imposé par la réglementation (et heureusement). Je vous passe celui qui récupère une terrain en bas de chez moi et qui commence par couper toutes les haies (20 ans a pousser) pour que le tracteur passe mieux. Bon ben c’est cool au prochain orage son champ sera dans le fossé (pour abonder nos nappes phréatiques) et du coup il pourra justifier qu’il a bien besoin de mettre des nitrates. Les agriculteurs on en a bien besoin, par contre on a aussi le droit de les encadrer quand ils exploitent leur terres: notre bien commun.

        En général j’aime bien les articles de reflets par le coté frais des propos, je trouve celui-là réac’. No comment sur les commentaires qui suivent, où on dit que l’autre fait des clichés en donnant les siens.

        1. « Les paysans, pas les gros industriels, mais les petits ou moyens, il en reste encore un peu, sont souvent chasseurs dans certaines régions. Ils vivent dans la « nature » et la jardinent. Certains mettent des pesticides dans leurs champs, des engrais chimiques, ce qui n’est pas très bon pour le vivant en général. D’autres ont choisi de se passer des produits chimiques ou de les réduire au strict minimum. »

          Je crois faire la part des choses dans l’article, mais on entend ce qu’on veut.

          L’aspect réac est bien entendu là : il suffit de ne pas suivre le discours général, bien caricatural et ecolo-centré, anti-agriculteurs pour être réac. Etre progressiste c’est stigmatiser une catégories d’acteurs, ceux qui nous nourrissent, les paysans. Et applaudir les braves gens qui eux, ne mettent jamais les mains dans la terre.

          Je connais des paysans qui ont cassé des haies, mais d’autres qui en replantent, des paysans qui sont passés au bio, ou au sans chimie (pas de label mais arrêt des pesticides et engrais chimiques) : la réalité est plus riche et plus complexe que ce qui est le plus souvent renvoyé.

          Mais j’aimerais bien qu’on encadre les « modestes gens » si on doit encadrer les agriculteurs : parce que les gens ne foutent rien en général, ils posent leurs gros culs dans leur grosse maison et tondent leur pelouse 6 mois par an. L’obligation de planter des espèces, de participer à la pollinisation, de créer de la biodiversité n’existe pas quand tu as un terrain. Parce que si il faut encadrer, encadrons. Mais tout le monde alors…

          1. perso, je peux pas les encadrer hein … :o)

            ton article me rappelle foutrement un truc sur une épicerie marseillaise paru y a quelques temps dans CQFD …

            puis j’aime bien ton maniement de la dialectique ( on me dit que c’est pas une dialectique mais une barre à mine ? ) …

      3. Comme souvent on ne peut pas mettre tout le monde dans le même panier, ici agriculteurs ou chasseurs.
        Il y a sans doute peu à voir avec une agriculteur (je n’ose dire paysan) de Beauce et un autre qui se contente d’élever ses 10 vaches et ses 3 cochons. Je le sais, je fais partie d’une famille de petits paysans. Il y a eu, je pense, un certain changement depuis les années 50 avec la perte d’une agriculture ancestrale pour une agriculture moderne à base d’engrais/pesticides, de maïs demandeur d’eau etc. Tous ceux que je connais sont de ce genre, à des degrés divers certes, et certainement moins que les très gros chefs d’exploitation agricole. Peut-être la nouvelle génération est différente mais faut pas exagérer si tu veux de belles tomates, ça se paye écologiquement.
        De même pour la chasse. Si dans certains coins c’est une nécessité (le sanglier indiqué plus haut), dans d’autres c’est juste une vaste blague (oui les faisans que tu peux presque caresser et que tu ne vois qu’à l’ouverture de la chasse, ça existe).
        Par contre, je suis assez d’accord sur les écolos des villes. Les résultats du premier tour de la présidentielle sont assez drôles : les Verts font leurs plus gros scores à Paris, Lyon etc et dans les coins écolophile type Ardèche.

      4. pas tout à fait d’accord Yovan. La situation des bourrins ça dépend beaucoup de l’endroit. Dans certains coins en effet les gars prennent conscience en masse que 1. ils sont complètement à la merci du CA et des industries agro-alimentaires 2. il peuvent plus continuer comme ça et donc 3. ils commencent aussi à se bouger en masse… dans d’autres et j’en connais dans ma région (NPdC), c’est dramatiquement arriéré de ce point de vue et tenu d’une main de fer par la clique FNSEA et les politiques locaux qui dégomment tout ce qui dépasse.

        Là où tu as tout à fait raison c’est que basta y en a marre du misérabilisme, et surtout de la culpabilisation tous azimuts. Le paysan qui continue d’épandre des merdes chimiques c’est tout de même souvent parce que faire « l’autre » choix n’est réellement pas facile, même sans aller jusqu’au passage en bio (3 ans de transition minimum faut savoir gérer) et en restant dans le « raisonné ». Le mec est finalement dans la même situation que le semi-prolo qui aimerait lâcher sa caisse mais qui peut pas vraiment, entre 2 * 1/2 h. en bagnole et 2 * 1h30 en bus t’as vite fait le compte… Bref, changer on veut tous (sauf les cons), mais pour mettre en pratique c’est une autre paire de manches.

        1. Il y en a qui y arrivent et passent au raisonné. Plein de gens bossent là dessus, dont des ingénieurs en agronomie mais qui ne sont pas dans la chimie, au contraire. Mais si les gens dans leurs villas, à côté des champs paysans arrêtaient de faire pousser uniquement de la pelouse, ce serait bien aussi. Parce que les haies, pour le coup, j’y passe des journées en ce moment pour en constituer et autour ils ont tous des grillages…

          Les seules ruches du quartier, aussi.

          Il faut s’activer, et des choses agréables et positives se passent. Les paysans se posent de plus en plus de questions. Les citoyens ? De moins en moins…parce qu’ils estiment être responsables de rien, ne rien pouvoir faire etc…

  5. Bin ouais, pour baisser son empreinte écologique, faut changer ses habitudes, et souvent dans le sens de la baisse d’un certain confort.
    Manger moins de viande c’est relou quand on aime le mcdo, prendre les tranports en commun c’es relou quand on est pressé, consommer local c’est relou quand les trucs faits en chine sont moins cher, ne pas s’acheter un nouveau smartphone c’est relou passque quand même, la hype, quoi, mec.
    Chouiner sur la fin des ours blancs sans être foutu de renoncer à un fragment de son confort pour ne serait ce que soulager sa conscience, c’est un des signes distinctifs de la connerie.

    1. tiens , l’histoire de la viande c’est assez typique de la couennerie …
      t’as déja essayé de faire pousser des céréales sur le causse du quercy, dans la garrigue languedocienne ?
      le seul truc qui y pousse c’est des troupeaux mixtes chévres-moutons !

      mais pour l’écolo des villes 1 hectare = 1 hectare … pfffffff …

      1. Oui, en terme de couenniere, manger moins de viande qui induirait de faire pousser des céréales dans la garrigue ça vaut des points.
        J’aime bien aussi le raisonnement à l’envers : certaines zones ne sont bonnes qu’a élever des animaux, on va pas les jeter, alors on a qu’a les manger. Manquerait plus qu’il existe un endroit qu’on exploite pas à mort pour faire des sous.

    1. Mais oui, mais oui, des caricatures : et toi, tu prends ton pied à vendre de l’eau tiède en te disant que tout s’équilibre du moment qu’on est conscient que l’ensemble se tient pour peu qu’on regarde le monde avec une lorgnette bien établie ? Essaye juste un instant de regarder où est la caricature du monde qui nous entoure et qui gagne avec les discours ambiants, dont ceux de l’écologie. Ou du réseau social. Tout est acceptable, c’est pas moi, c’est les autres, chacun fait ce qu’il veut.

      Mais oui, mais oui. Et en plus, si on vient souligner des choses, on est dans la caricature : mais oui, mais oui…

      Il n’y a aucun problème d’enfermement : juste des abrutis comme moi qui caricaturent. On ne va quand même pas critiquer le fonctionnement de millions de gens, s’ils sont aussi nombreux à agir dans le même sens c’est qu’ils ont raison…

      1. Pour être plus précis alors, tes deux articles, pour moi, répondent à une caricature par une caricature. Je ne suis pas contre une radicalisation des idées, tant qu’elles ne se méprennent pas dans le manichéisme tout noir/tout blanc. là en l’occurrence, tu répond au préjugé : les agriculteurs = gros pollueurs de la nature toute belle, les écolos = bon samaritain, défenseurs irréprochables de la nature toute belle ; par un autre préjugé : agriculteur = amoureux de la nature qui la connait et sait à la fois la protéger et s’en servir, ecolo = pauvre bobo/baboss empreint de contradiction aussi grosse que leur morale.

        Il n’y a pas de nuance dans tes propos. Tu t’embarque toi même dans ta propre caricature… Et ce n’est pas de « l’eau tiède » que de donner de la nuance.

        Tu en a marre de voir les gens mis dans des moules, et tu mets les gens dans des moules. tu oppose au lieu de comprendre et faire comprendre. Ne te rends-tu pas compte de ça ?

        la radicalité de ton discours et des commentaires que tu laisses ne laissent que peu de place au débat, si nous ne sommes pas d’accord avec toi.. Ne te rends-tu pas compte de ça ?!?

          1. Bonjour Nicolas.

            Peux tu préciser les propriétés de ce que serait un
            « article »,
            selon toi ça va de soi ?

            Ca m’intéresse, sincèrement.

  6. Je n’ai jamais lu d’articles sur reflets.info s’étalant autant dans le sophisme. Le parti pris, l’orientation, la manipulation y sont limite écoeurants. Soit, l’auteur du billet à dût se dire « quand même, ça claque pas mal ma démonstration là ». Une auto satisfaction parmi tant d’autres. Pourquoi pas après tout.

    1. Ecœurant : le parti-pris ?
      Hum, oui, nous devrions donc dire une chose et son contraire ?

      Attends, je sais, on va demander à Hulot ou Artus-Bertrand de venir s’en mêler.

      L’orientation et la manipulation ?
      Ah ben oui : on manipule un maximum ici, surtout que les lecteurs sont trop stupides pour adhérer ou non.

      Orienté, oui, je ne suis pas une girouette, je ne change pas de direction en fonction du vent ou d’intérêts divers et variés.

      Mais il vaut mieux taper sur les paysans, tous, en disant qu’ils sont l’unique cause de tous nos maux écologiques, et que nous, braves citoyens subissons. Et puis les usines aussi, et puis les politiques. Enfin, les autres, quoi

      Dire que les chasseurs sont tous des assassins sans conscience aussi. C’est bien.

      Et que l’écologie, c’est tellement chouette et bien, que depuis que tout le monde est concerné par l’écologie tu as des résultats épatants…

      Ce qui est écœurant, ce sont les individus qui cherchent en permanence à se conforter dans leur propre dé-responsabilisation et attendent qu’on leur pointe du doigt des responsables qu’ils peuvent lyncher, en se disant qu’ils sont eux des gens bien, et que les solutions, ils n’ont pas à en apporter concrètement. ENfin, si, en achetant des trucs ou en défendant des points de vue.

      Des consommateurs de conscience et de désengagement.

      Ecœurant : oui c’est le terme…

      1. Assimiler l’écologie à des bobos hipsters est ta plus grande erreur de départ. Je pense que tu méconnais le sujet. Tu ne sais pas la conscience des choses des gens qui sont réellement concernés, ni leur mesure en la matière. Tu verses dans la radicalité et dans la caricature comme quelqu’un d’autre te l’a fait remarqué. Oui nous avons tous nos contradictions.
        Certes.
        L’écologie est donc le mal, et la non écologie la voie. OK.
        L’énergie du futur est le nucléaire et nourrir le monde doit passer par les OGM.
        Ceux qui pensent le contraire sont des imbéciles arrogants et imbus de leur propre reflet en société, ne cherchant qu’à s’affirmer au dessus de la masse en condamnant l’agriculture conventionnelle et les chasseurs. Soit.
        Belle démonstration d’une vision étriquée sur un sujet qui se veut tout l’inverse. L’écologie n’est pas la politique écologiste au passage… L’écologie ne se parle pas. L’écologie se vit au mieux. En fonction des possibilités qui nous sont offertes. Et là comme ailleurs, le compromis est accepté, toléré, compris. La consommaction à défaut d’être la panacée vaut mieux que le dénigrement systématique débouchant sur la non action, impliquant l’encouragement des mauvaises pratiques et sa continuité.

  7. Pour ce qui est des abeilles, je confirme (étant à la campagne et ayant un jardin de bonnes dimensions et toutes sortes d’arbres, fleurs, buissons) qu’on en voit pas la moitié de ce qu’on voyait il y a une dizaine d’années.
    Les apiculteurs disaient il y a quelques mois/années qu’ils avaient perdu 50% de leur cheptel. Ce que je confirme, modestement, au doigt mouillé et de visu.
    Etonnament, et personne (je crois) n’en parle, il n’y a quasiment plus de moineaux non plus… en tout cas dans coin. Pourquoi les moineaux ? Aucune idée, les autres oiseaux (tourterelles, merles, mésanges etc sont à effectifs constants, voire en hausse pour les rapaces comme les buses ou les faucons.

    Concernant les abeilles, il serait urgent de réduire ou d’arrêter l’usage des saloperies du style Gaucho, Regent, etc.

    Et sans être un intégriste, je pense qu’il va falloir adopter une attitude musclée envers les OGM, qui promettent d’être une future catastrophe du point de vue écologiste et santé. Et comme d’habitude, ça mettra 20 ou 30 ans à se révéler. Comme dans d’autres domaines l’amiante, le distilbène et autres exemples dans le passé.

  8. Un ancien urbain, aujourd’hui rurbain comme on dit, comme moi sait que l’abeille domestique ne représente que quelques % de l’ensemble des abeilles et qu’il en existe bcp de sauvages, ayant des comportements grégaires également, mais ne faisant pas de ruche, juste des trous dans les sols, déposant leurs oeufs à proximité des sources que l’on plante/sème, des fleurs mellifères

    Pas besoin de ruche pour sauver l’écosystème. Il faut entretenir l’écosystème pour les abeilles viennent.

    Et puis, la capacité d’action repose souvent sur un capital immobilier que bcp n’ont pas, et n’auront que difficilement (le prix de l’immobilier permet aux classes dominantes d’être proprio et donc de choisir les nouvelles installations dans les habitations, quand tu es un prolo, tu subis la location et n’a guère le choix, or, je doute que ceux qui roulent en 4×4 ne soient le genre à être écolos) = ceux qui pourraient agir sont aussi ceux qui objectivement se foutent le plus des conséquences de ce qu’ils font

    1. Les jardins ouvriers ont été hyper importants pendant des décennies : ils se re-développent. Ca n’a rien à voir avec une lutte de classe ou des problèmes de prolos et de bourgeois en 4×4 : tout ça n’est qu’un bon moyen de se disculper de ne rien foutre, ou pas. Nous vivons dans un système où le choix est central avec 98% de la population équipée d’un téléviseur, dont actuellement la moitié sont des écrans plats géants.

      Les abeilles sauvages : alors là, on atteint le summum : pas besoin de ruches pour sauver l’écosystème ?

      Bon, je ne réagis pas, ça n’en vaut pas la peine…

  9. Effectivement, le terme de « développement durable » est un terme de communication de la novlangue néolibérale qui ne recouvre aucune réelle préoccupation écologique réelle. Il s’agit en fait d’une oxymore. Comme l’a montré Latouche, par exemple, le développement a été par nature éco et ethnocide.
    Yovan pointe avec raison le « pot à miel » que constitue le réchauffement climatique au niveau de la crise écologique globale. Le réchauffement est une manifestation, un symptôme de cette crise mais il a cependant été transformé en unique problématique. Cela car il est le seul symptôme de la crise a être économiquement rentable : par le marché du carbone, la notion de « dette carbone », de « compensation carbone », d’énergie grise, qui sont une formidable machinerie de marketing au service des industriels.
    La véritable problématique environnementale concerne notre modèle économique basé sur une croissance infinie dans un monde fini. Ce problème n’est pas soluble dans le cadre d’une économie capitaliste libérale, comme l’a montré, entre autre, Latouche. C’est pourquoi vous n’en entendrez jamais parlé dans les média et que ceux qui pointent cette problématique sont systématiquement qualifiés d’extrémistes.
    La vérité est que toute cette affaire de réchauffement climatique est une aubaine pour les industriels et donne lieu à de gigantesques opportunités de greenwashing.
    Nous assistons cependant actuellement à la sixième extinction massive de la biodiversité. D’ici 2050 50% des espèces animales et végétales pourraient avoir disparus. Cependant vous n’en entendez jamais parler. Pourquoi ? Car cette extinction est directement liée au mode de vie et de développement d’homo oeconomicus et au capitalisme libéral, ce pourquoi ce sujet est absent des grands média. J’ajoute que contrairement à la vision un peu naïve de Yovan, il n’y a pas de solution individuelle à ce type de problème. Il faudrait un changement global de modèle de développement (ce qui, bien sûr ne doit pas nous empêcher d’agir à notre petite échelle).
    Le Front de Gauche (malgré mes réserves par ailleurs sur Mélenchon et les socio-traitres du PS) avait à cet égard développé le projet le plus cohérent et ambitieux sur le sujet, au niveau politique français, en proposant une planification écologique :

    « le réchauffement climatique, la destruction de la biodiversité, l’épuisement rapide des ressources naturelles ne sont pas des catastrophes d’origine naturelle, mais le résultat des logiques capitalistes du profit maximal à court terme. Face à la tyrannie du productivisme, nous proposons la planification écologique comme moyen de redéfinir nos modes de production, de consommation et d’échange en fonction de l’intérêt général de l’humanité et de l’impact de l’activité économique sur l’écosystème. Elle permettra de préciser les orientations et les investissements publics nécessaires pour enclencher une transition écologique et promouvoir un développement humain durable créateur d’emplois et facteur d’égalité sociale. »
    http://www.placeaupeuple2012.fr/wp-content/uploads/humain_dabord.pdf

  10. Mouais. En fin de compte, je me rends surtout compte qu’il y a des discours tellement établis dans les esprits, que si tu viens exprimer une vision différente, qui engage les gens dans leur responsabilité au lieu de pointer du doigt des « affreux » (toujours les mêmes), tu te fais traiter de tous les noms.

    En réalité, plus personne ou presque n’a envie d’assumer quoi que ce soit : le principe général est de reporter les responsabilités et les solutions sur des méta-structures ou corporations.

    Entendre que « rien ne viendra des individus à leur propre échelle » est quand même effrayant. Tout démontre que c’est l’individu qui amène du changement. Pas Hollande. Et ce changement à l’échelle de l’individu, il est visible, puisque l’individu le crée autour de lui.

    Mais bon, je pisse dans un violon.

    Mieux vaut se plaindre chez soi, pleurnicher sur le monde et pourrir les vilains que de vouloir changer des choses mêmes de façon confidentielle à son échelle.

    Nous sommes dans un monde où tout est devenu global, engage l’ensemble, mais tellement, qu’il n’y a plus aucune place pour ce qui nous entoure…

    C’est inquiétant.

    1. Quelqu’un a-t-il exprimé ici l’idée que les changements individuels n’étaient qu’inutiles ?

      Non, je pense que ce qui fait que des lecteurs n’apprécient pas ce billet, c’est le côté radical : je pense un truc, y’a que ça qu’est bon, le reste c’est nul.

      Alors que non, à mon avis on est tous d’accord avec toi sur l’enfumage global (puisque c’est le titre), mais on n’est pas d’accord sur le développement. Le tout noir ou tout blanc, c’est joli sur le papier, mais c’est voir la moitié du problème.

      Dans le monde y’a des gentils, des méchants, des prolos qui ne pensent pas à tout ça, des bobos qui pensent sauver les ours blancs, des militants qui détruisent des champs OGM et autres, d’autres dont le boulot c’est de faire avancer les choses + globalement au sein du système (c’est mon cas), des gens qui se concentrent sur la biodiversité, d’autres sur l’énergie, d’autres encore sur des problématiques purement sociales…
      Toutes les approches sont là, elles sont complémentaires. Ca ne sert à rien de stigmatiser, ça ne fait pas progresser.

      Alors oui, j’arrondis les angles, j’aime ça, mais autant je crois aux efforts individuels (j’en fais), autant je suis persuadé qu’il faut un changement de tous, dans tous les domaines. Et là y’a du boulot si tu veux tirer tout le monde vers le haut…

  11. Il y a beaucoup de paysans qui se convertissent au semis direct sous couvert et au BRF. Il y a encore de l’espoir, d’autant qu’avec le pic pétrolier il va falloir apprendre a se passer de produits chimiques (pesticides and co). Apres dans les villes il va falloir consommer local. Ca sera un bon début.

  12. Bon, à part de le cri de rage personnel, y a un ut à cet article ? Étude de cas :
    – Ou bien le lecteur est un anarcho-écologiste convaincu, qui méprise toutes les actions globales, ne croit ni aux vertus de l’éducation ni à celles des règlementations et pour qui toute règle est une absurdité qui l’empêche d’exercer son bon sens et son expérience incontestable pour faire ce qui est forcément le mieux, puisque c’est son bon sens et son expérience incontestable qui lui disent.
    Alors il ne lira de toute façon pas cet article, puisqu’il n’utilise pas d’électricité parce qu’elle vient du nucléaire ou du charbon et que les panneaux solaires gêneraient sa toiture végétale et sont polluants. Si quelqu’un prend la peine de lui lire, il sera très content de voir qu’un de ces foutus fainéants qui se servent d’ordinateurs pense comme lui.

    – Si c’est n’importe qui d’autre.
    Alors s’il était un tant soit peu intéressé par l’écologie ou le développement durable, il apprendra qu’il n’est qu’un gros con de mouton suiveur de mode, un pourri du green-washing. Que tout ce qu’il a fait jusqu’à présent en pensant bien faire c’était du lisier (et donc que ça ruine les nappes phréatiques). D’ailleurs c’est un abruti, il n’a que des préjugés, les chasseurs sont gentils, les paysans sont bons, les politiciens sont tous pourris… Alors il pose des questions en commentaire, en parlant de sa propre expérience, pour chercher un peu de réconfort et de conseils. Certains commentaires lui répondent que l’auteur est un con d’extrémiste, d’autres que c’est lui le con inculte.
    Donc, comme il ne sait pas de qui suivre les conseils et qu’il en a marre qu’on le traite de con et qu’on le fasse culpabiliser en permanence, il décide qu’il n’en a plus rien à foutre de ces cinglés et il fait comme bon lui semble.

    Ou alors il écrit un commentaire parce que c’est samedi matin et qu’il n’a rien a faire.

    TL;DR : j’aime bien le pavé dans la marre, c’est toujours bien d’attaquer les idées reçus, mais le faire avec nuance, chercher à éduquer, rester

    1. Opinion que je partage et que je n’aurais pas mieux énoncé.

      Après la lecture du billet, on a l’impression que si l’on ne déménage pas tous en campagne dans des yourtes écologiques, avec chacun son potager (sans oublier sa ruche personnel, évidemment), on est un gros pantouflard dans son fauteuil déballant son écœurante bien-pensance écolo.

      Autant je peux comprendre l’article et accepter le ton de l’auteur puisque je saisi l’idée principale, autant les commentaires sont nettement plus radicaux et desservent franchement le but initial.

  13. Bon, à part de le cri de rage personnel, y a un ut à cet article ? Étude de cas :
    – Ou bien le lecteur est un anarcho-écologiste convaincu, qui méprise toutes les actions globales, ne croit ni aux vertus de l’éducation ni à celles des règlementations et pour qui toute règle est une absurdité qui l’empêche d’exercer son bon sens et son expérience incontestable pour faire ce qui est forcément le mieux, puisque c’est son bon sens et son expérience incontestable qui lui disent.
    Alors il ne lira de toute façon pas cet article, puisqu’il n’utilise pas d’électricité parce qu’elle vient du nucléaire ou du charbon et que les panneaux solaires gêneraient sa toiture végétale et sont polluants. Si quelqu’un prend la peine de lui lire, il sera très content de voir qu’un de ces foutus fainéants qui se servent d’ordinateurs pense comme lui.

    – Si c’est n’importe qui d’autre.
    Alors s’il était un tant soit peu intéressé par l’écologie ou le développement durable, il apprendra qu’il n’est qu’un gros con de mouton suiveur de mode, un pourri du green-washing. Que tout ce qu’il a fait jusqu’à présent en pensant bien faire c’était du lisier (et donc que ça ruine les nappes phréatiques). D’ailleurs c’est un abruti, il n’a que des préjugés, les chasseurs sont gentils, les paysans sont bons, les politiciens sont tous pourris… Alors il pose des questions en commentaire, en parlant de sa propre expérience, pour chercher un peu de réconfort et de conseils. Certains commentaires lui répondent que l’auteur est un con d’extrémiste, d’autres que c’est lui le con inculte.
    Donc, comme il ne sait pas de qui suivre les conseils et qu’il en a marre qu’on le traite de con et qu’on le fasse culpabiliser en permanence, il décide qu’il n’en a plus rien à foutre de ces cinglés et il fait comme bon lui semble.

    Ou alors il écrit un commentaire parce que c’est samedi matin et qu’il n’a rien a faire.

    TL;DR : j’aime bien le pavé dans la marre, c’est toujours bien d’attaquer les idées reçus, mais le faire avec nuance, chercher à éduquer, rester sympa, c’est mieux.

  14. Je vais répondre par un billet explicatif, ça vaut mieux. Mais il est surprenant que les lecteurs se sentent « attaqués », comme si le fait de décrire une société où l’écologie est plus un message qu’une action concrète, et critiquer cet état de fait était un outrage, une insulte au plus grand nombre.

    J’ai placé dans ce texte quelques nuances qui ne semblent pas avoir été vues : « La liste est longue, et la plupart du temps l’écologiste a pour vocation de donner la leçon : culpabilisation sur l’énergie grise, les produits bio, la défense de, l’interdiction de etc… Tout ça n’est pas sans intérêt, soyons bien clair, mais il manque quand même quelque chose, ce qu’on pourrait appeler une approche constructiviste, créative…et un accord entre parole et actes. »

    (…)La plupart dut temps(…) indique que ce ne sont pas 100% des écologistes, ni en permanence. Puis, plus loin : (…)Tout ça n’est pas sans intérêt, soyon bien clair, mais il manque quand même quelque chose, ce qu’on pourrait appeler une approche constructiviste(…)

    Le phénomène de prise en charge des individus, de leur capacité à agir plutôt qu’à subir, avec donc comme horizon la posibilité de solutions, même de petite ampleur, face à des phénomènes importants et globaux est le centre de ce texte.

    Ce n’est pas habituel, puisque le discours dominant est celui de l’écrasement des foules sous le poids des puissances. Ce qui est une réalité. Mais une fois cette réalité démontrée il est aussi intéressant de réfléchir, chercher à comprendre comment « lutter », ou tout du moins « contrer » certains phénomènes en agissant.

    Il y a aussi dans ce texte la volonté, un peu provocatrice de sortir d’un discours devenu incontestable sur la responsabilité des agriculteurs, des chasseurs-massacreurs vs les gentils écolos.

    Parce que ce qui ne manque pas de me surprendre, c’est qu’en tentant d’ouvrir le regard sur des phénomènes comme la chasse autrement que par le filtre bien passé à la moulinette idéologique, en exprimant des nuances sur leur utilité, statut etc, c’est en fin de compte moi qui passe pour un intégriste. Ce renversement sémantique, comme celui des valeurs est à discuter, parce qu’on peut avoir l’impression, vu comme ça, que si on ne va pas dans le sens du poil idéologique pré-établi, on insulte tout le monde. Il n’y a aucune insulte envers qui que ce soit dans ce billet. Je ne traite personne de con : je souligne juste l’inefficacité du discours et de la conscience écologique, et tente de démontrer simplement qu’il y a plus de valeurs dans les actes que dans les paroles à ce niveau là.

    Les solutions d’actions existent, mais si en parler c’est se retrouver traité de « semeur de troubles », de « méprisant », de ne pas prendre en compte la difficulté des citoyens, des prolétaires et je ne sais encore quels facteurs sociaux qui incapacitent, il y a comme un problème.

    Parce que cela veut dire que dans ce pays, il n’y a qu’une seule voie valable : la dénonciation, la plainte et l’attentisme.

    Je vais donc prendre de mon temps pour mieux expliciter ma démarche avec ces derniers articles, et permettre de sortir de l’impression confuse que je voudrais « avoir raison » ou que mes discours sont « binaires », sous prétexte que j’affirme des choses qui déplaisent.

    Parce que ce qui nous environne en termes de discours est sacrément binaire, mensonger la plupart du temps : alors que chercher d’autres voies de réflexions te ramène à être traité d’exciteur de foules m’ennuie quelque peu.

    Mais il n’y a que ceux qui font qui prennent des risques.

    Et les payeurs ne sont pas les conseilleurs.

  15. Je suis d’accord sur le fond de ce billet, au sujet de l’importance de l’initiative individuelle et/ou locale, de l’enfumage et de la dé-responsabilisation qui sévissent dans notre société. Mais quand je lis tes réponses aux commentaires Yovan, je suis comme Guillaume, Evpok et Vincent, je te trouve trop radical et apparemment fermé aux alternatives. Voire contradictoire dans tes propos (ex: agir à sa propre échelle vs « convictions à deux balles et ses comportements responsables… » ). Je te rappelle si besoin est que plus de 8 millions de nos compatriotes n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois. Donc même si les abeilles sont importantes,ils s’en foutent parce ce qui les préoccupent, c’est de savoir s’ils vont pouvoir manger à la fin du mois. Je sais c’est difficile à entendre mais c’est la triste réalité et il va falloir que tu la digères…Et oui, tout le monde n’a pas les mêmes moyens que toi…. Il y a des gens qui n’ont rien… Que dalle….
    Alors, au lieu d’être méprisant vis à vis des gens qui font ce qu’ils peuvent à leur niveau, tu pourrais les aider à évoluer, leur donner des idées constructives..Je pense quant à moi que même les petites actions vers le meilleur sont bénéfiques. Y compris la sensibilisation à un problème particulier, qu’elle soit locale ou plus étendue.C’est en tout cas mieux que rien quand on a pas beaucoup de moyens. Et l’information du plus grand nombre est selon moi capitale. Une foule immense qui gronde créée parfois des résultats étonnants.Le premier exemple qui me vient à l’esprit concerne Acta mais je pourrais aussi citer les pressions énormes subies via internet par Nestlé et certaines de ses pratiques environnementales et des dizaines d’autres initiatives qui ont permis, en informant et en sensibilisant les gens, de faire avancer les choses dans le bon sens. C’est mieux que rien.
    Tu livres tes propres combats.. N’oublies pas cependant qu’il y a beaucoup d’autres batailles dont tu n’as pas le temps de t’occuper ou pour lesquels tu es impuissant à quoi que ce soit. Des techniques de combat, il y en a des milliers. Tu dis toi même que « les hackeristes, ont un rôle à jouer dans l’invention d’une écologie concrète et constructive ». Ben ouais, t’as raison. Mais certains de ceux là vont peut être (par exemple) passer la majorité de leur temps derrière leurs bécanes à dénicher des infos sensibles sur les pratiques écologiques épouvantables de certaines sociétés. Pas sûr qu’ils aient le temps d’entretenir une ruche. C’est pas pour cela qu’ils ne font rien… The right man at the right place en somme… Et tes réponses parfois manichéennes , je trouve franchement que c’est un peu comme cracher à la gueule de ces gens là….

    Bref…On te sent passionné par tes sujets mais la façon dont tu t’exprimes laisse effectivement peu de place à l’enrichissement et au positif. Comment espères tu rallier des gens simples (la majorité ) à ta cause en leur claquant la porte au nez ? On peut difficilement parler de dialogue constructif ou instructif et je le regrette. Car si les causes que tu sers sont fondamentales, tu les défends bien mal. Voire, tu les dessers.Et tu donnes ainsi à tes détracteurs un bel exemple tout cuit de dictature intellectuelle à agiter au nez des gens dont on manipule les peurs… A moins que ton billet ne soit qu’une auto-thérapie purement personnelle et n’ait que vocation à évacuer la bile qui est en toi. Et dans ce cas, cela revient à faire la même chose que ce que tu dénonces chez les autres …

    Cordialement…

  16. C’est très marrant ce que tu me dis là. Si je te donnais le montant de mes rémunérations mensuelle actuelles, je crois que tu serais un peu moins péremptoire. Mais j’ai répondu sous forme de billet.

    Je ne vais bientôt plus être en capacité de publier sur Reflets, et pendant un bon moment. Disons que ce sont mes dernières cartouches. Tu comprendras que je ne veux pas « rallier les gens » (à quoi ?), mais l’agressivité dont les commentaires font preuve me poussent à répondre de manière agressive et défensive.

    Je vais une fois de plus battre ma coulpe et me forcer à laisser passer les attaques décalées et autres distorsions sémantiques qui pleuvent sur mes papiers dès que je peux provoquer…un peu de…réflexion.

    Je vais surtout aller faire. Ca vaut mieux. Même si écrire des papiers c’est aussi « faire un peu ». Mais il y a un moment où c’est fatiguant.

    La démocratie du commentaire n’est pas constructive pour moi : et surtout inégale. Je tire un peu ma révérence. C’est trop crevant.

  17. Moui, article « facile ». Même si ce n’est pas la panacée, ce qui est important c’est que tout de même, une majorité de personnes aujourd’hui se rendent compte qu’on ne peut pas faire n’importe quoi par rapport à l’éco-système général.

    Par contre, il y a une grosse erreur dans votre article :
    « la consommation d’énergie n’est pas la première des préoccupations à avoir si l’on est un tant soit peu perspicace sur le terrain des problèmes écologiques »
    C’est au contraire absolument l’inverse :
    http://savoirsenmultimedia.ens.fr/expose.php?id=572

  18. @ShadowS
    J’apprécie le recul de ton commentaire de manière globale. Mais on ne peut vraiment pas non plus reprocher à Yovan de ne pas tenter, de ne pas donner de pistes et d’exemples, ceci de manière générale et sur de nombreux sujets. Yovan nous sort de façon habituelle de magnifiques articles : origines de la crise; Kokopelli, les ressources et solutions alternatives qu’il emploie (va employer ?) pour sa maison… et j’en oublie un bon paquet.
    @ Yovan : STP dis-nous que tu vas t’occuper de ta maison… pas que tu en as marre ! :-) Je pense que la démocratie du commentaire est très positive au contraire, même si effectivement c’est crevant, même si ça fait souvent répéter les choses parce que parfois certains ont mal lu, ou ne suivent que leurs idées.. personne n’est à l’abri.
    Vous avez toujours l’idée de créer un site (pour la maison) ?
    Nous sommes plusieurs à être impatients.

    Courage.

    1. @Daniel67 : Je ne reproche rien à Yovan, je dis juste qu’à mon avis certaines de ses réponses desservent , par leur façon d’être écrites, le sujet qu’il défend. Pour ceux qui ne le connaissent pas et qui découvrent le sujet, je trouve que cela n’aide pas et que cela peut même en décourager certains. Je ne pense pas que c’était le but recherché.Et que c’est du gâchis inutile et contre productif vu l’importance du sujet traité. Je pense aux abeilles quand je dis ça….

      1. Nous sommes bien d’accord.
        Yovan s’emporte parfois un peu vite. Je le comprends, j’ai le même déf… trait de caractère.
        Je voulais juste insister sur le fait que Yovan ne peut pas être catalogué parmi les « parleurs », loin s’en faut. C’est un passionné, qui met en pratique ses idées, et aime les partager. Très impliqué et impliquant, il réagit vite et parfois sur-réagit. Il n’est d’ailleurs pas le seul sur Reflets : c’est une caractéristique des gens passionnés, probablement.
        Au passage, ShadowS, c’est un plaisir de te lire, tant le style est impeccable et la pensée ordonnée ! (compliment sincère et gratuit :-) )

  19. Ben désolée pour ta situation financière mais en même temps je ne suis pas au courant de ta vie et j’avoue que j’ai déjà la mienne à gérer et donc pas forcément le temps de suivre régulièrement Reflets. Le temps est un luxe dont je ne dispose pas forcément… J’en profite pour répondre pendant que j’en ai…
    Et donc si tu ne roules pas sur l’or toi même, je ne comprends pas pourquoi, par exemple, tu réponds à Vincent que consommer bio c’est pitoyable et que c’est faire le jeu du greenwashing. Quelqu’un qui achète des produits bio et locaux à défaut de pouvoir faire plus me semble plus favoriser » l’agriculture » raisonnée et respectueuse de l’environnement que les grosses multinationales. C’est à mon sens un autre moyen d’action dans le sens où cela favorise l’expansion des projets vraiment écologiques, au détriment des « gros salopards ». Les agriculteurs qui sont passés au bio en ont vraiment chié. Les préférer aux supermarchés, c’est aussi, à mon sens, agir. Et puis en appartement, élever des poules, c’est pas facile hein…. L’action a, à mon avis, plusieurs facettes. Il faut des gens pour s’occuper des abeilles par exemple. Mais il faut aussi des gens pour dénoncer la situation actuelle à ce sujet, d’autres pour protester , y compris physiquement. On ne peut pas être partout à la fois et chaque bonne volonté compte. D’où mon incompréhension sur le ton de certains de tes réponses…

    Je trouve par ailleurs dommage que tu sembles « baisser les bras » au sujet de tes billets et des réponses qui y sont faites.Comme tu le dis si bien, « écrire c’est aussi faire un peu » et c’est aussi amener certains à la discussion, à la réflexion et, parfois, à l’action. Mais c’est chronophage et cela peut être effectivement très usant à la fois intellectuellement , moralement et physiquement.Défendre ses opinions ou son point de vue est aussi une lutte de chaque instant, on n’a jamais dit que c’était facile. Mais c’est le prix à payer quand tu entres dans la sphère publique et que tu veux faire partager ton avis. C’est de cela dont je cause quand je parle de « cause ». Parce que tu auras beau me dire le contraire, ce que tu écris dans ton billet tu ne l’as pas écrit par hasard. Tu avais envie de le dire, de le montrer , démontrer, de le dénoncer ou de le faire parvenir à la connaissance ou à la conscience de ceux qui le liraient. Sinon tu aurais acheté un joli cahier que tu aurais intitulé « journal intime »… Ton coup de gueule est une des formes d’expression de ton engagement personnel global. Alors je suppose (peut être à tort d’ailleurs ) que tu ne l’as pas juste fait pour te faire plaisir ou pour qu’on te donne raison, mais avec l’infime ou l’intime espoir qu’il ferait évoluer quelque chose ou quelqu’un quelque part. Qu’il réveillerait ou secouerait les esprits. Que tu apprendrais quelque chose à quelqu’un. En acceptant de bonne guerre et avec du recul et un brin de dérision les contreparties parfois douloureuses pour l’égo de ce type d’exercice.

    Entre ceux qui ne sont pas d’accord, ceux qui sont insultants, ceux qui ne veulent pas écouter, ceux qui ne comprennent rien, ceux qui lisent mal le sujet , ceux qui disent n’importe quoi et les trolls , il y a quand même, de ce que j’ai pu en lire en tout cas, des avis et commentaires intéressants et que je ne trouve pas quant à moi agressifs mais que tu as manifestement pris comme tels. Et tes réponses paraissent effectivement celles de quelqu’un sur la défensive qui réagit systématiquement à chaud en prenant la moindre phrase comme un jugement. Si tu mords à chaque commentaire (c’est l’impression que tu m’as donné globalement en tout cas) , ce n’est pas à toi que tu fais le plus de mal, c’est aux abeilles et à tous ceux qui se battent ailleurs pour que les consciences s’éveillent et sortent de ce brouillard généralisé. A tous ceux aussi qui essaient de comprendre.Parce que comme le souligne Evpok, le type qui cherche conseil ou essaie de partager ses connaissances (même maladroitement), tu le refroidis directement. Tes idées me semblent tout à fait justes et très intéressantes. C’est juste que la façon dont tu les exprimes parfois n’est pas utilisée au mieux de son potentiel. Et je trouve cela bien dommage d’autant plus que tu as la chance de pouvoir avoir un auditoire intéressant.

    Bonne continuation,

    1. Plutôt bien vu.

      Il est bien clair que si Reflets devait prendre systématiquement ce ton je n’y mettrais plus les pieds.

      Je ne viens pas commenter ici pour me faire engueuler, non plus pour que le débat d’idées soit esquivé (« Tu m’excuses mais je te parles de choses concrètes. …
      Tu te prends tes liens, tes sites, et tu vas jouer au malin plus loin, ça me fera des vacances. »).

      Vraiment aucun intérêt à venir et commenter si ça doit se réduire à cela !

      On a vraiment l’impression d’être dans le trip « si t’as pas ta ruche (et peut-être aussi ton cheval de trait pour aller au village) c’est la chaise électrique (alimentée à l’éolien probablement ?) ».

      La ayatollahs… très peu pour moi !

  20. Extrait du site de @jcm, billet signé @jcm :

    « Je ne le crois pas : il ne devrait plus être permis d’entourer son pavillon de murs de parpaing car cela repose sur l’industrie du béton, grosse émettrice de gaz à effet de serre, dont nous devrions diviser nos émissions par 4 au moins tandis que nous ne cessons de les accroître.

    Une haie, plessée (qui peut être très esthétique : plessage) ou non, devrait suffire et pourrait abriter une biodiversité que l’on ne trouvera jamais dans un parpaing.

    Des dispositions devraient être prise afin que ne soient plus construits de bâtiments qui ne soient plus « à énergie positive » (dispositions visant à rendre acceptables les surcoûts induits par ce type de construction) et à la limite il devrait être interdit de construire un bâtiment de moins de 4 étages autrement qu’en bois et paille, ou en terre. »

    http://activart.com/intelliblug/index.php/2012/06/03/135-est-il-encore-possible-d-echapper-a-un-tragique-declin-mondial

    CQFD.Les ayatollahs ne sont peut être pas là où on le croit.
    A bon entendeur.

    1. Sauf que je ne m’en prends à personne, je ne stigmatise personne en écrivant cela qui repose sur un calcul simple : si nous devons vraiment diviser nos consommations énergétiques et émissions de gaz à effet de serre par 4 environ il sera probablement indispensable de passer par des mesures de cet ordre (peut-être pas exactement celles que je cite, qui étaient là à titre d’illustration) mais à peu près quand même.

      Si nous réduisons dans ces proportions nos émissions de GES (et par conséquent la consommation d’un très grand nombre de ressources que ces consommations énergétiques servent à « mettre en forme » – par exemple charbon pour le raffinage de l’acier) nous sommes face à un avenir assez difficile pour quelques dizaines d’années car les bouleversements climatiques sont réels, dès maintenant et pour le temps que mettront les concentrations atmosphériques de CO2 à se stabiliser.

      Si nous réduisons pas nous augmenterons les effets que nous constatons déjà, et qui sont déjà assez chaotiques.

      Chaotiques : cela signifie que nous ne pouvons plus nous fier à la météo telle qu’elle s’exprimait depuis très longtemps et que nous serons confrontés à des séries climatiques imprévisibles et sévères.

      Revenons aux abeilles et plus largement à tous les insectes pollinisateurs : à votre avis que sont-ils devenus dans plus de la moitié des USA cet été, avec les phénomènes climatiques qui s’y sont produits ?

      Alors une des clefs de la survie des abeilles (et autres insectes) est étroitement liés aux actions que nous mènerons ou non pour stabiliser le climat.

      Pas certain que si vous aviez eu une ruche au Texas vous la retrouviez en pleine forme aujourd’hui, et si vous en aviez une à Atlanta ce pourrait être pire vu que la région a été pulvérisée aux insecticides pour lutter conter le porteur du virus du Nil Occidental cet été.

      Pour terminer dites-vous bien que j’aimerais vraiment beaucoup que toutes ces choses soient beaucoup plus simples, moins dangereuses et moins contraignantes, facilitant la tâche à chacun avec des solutions simples faciles à mettre en œuvre.

      Ce n’est malheureusement pas le cas et nous devons faire avec ce redoutable animal : « L’homme, cet animal suicidaire » http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/09/27/l-homme-animal-suicidaire_1766966_3246.html

  21. Au début des années 70, comme tu débutes ton propos, il y avait une préoccupation « écologique », on ne l’appelait pas comme ça…Juste un souci permanent de respect, par exemple, on apprenait à nos enfants à ne pas jeter les restes de pain dans la poubelle, mais de leur faire un bisou, oui, c’est »cucul »sans doute… et de les déposer sur un quelconque muret pour les oiseaux.On leur apprenait à ne pas gaspiller l’eau,en laissant couler le robinet sous prétexte d’avoir l’eau courante…Je te parles d’un temps et d’un pays où le pain, l’eau étaient des denrées quasiment sacrées. Comme par hasard, hier j’ai pu revoir grâce à mon fils un film de ces années 70.Qu’importe qu’il aie pris un coup de vieux, à plusieurs égards.L’essentiel demeure: le souci de la préservation de « l’écosystème »à partir de chaque geste quotidien. Ce film, c’est « Dersou Ouzala ». Si tu ne l’as pas vu, je te le conseille. Il vaut plus que tous les discours des bobos sur l’écologie. Bien aimé ton article et bonne continuation.

  22. Autre lecture de ce film,il pointe bien l’appréhension, amusée, goguenarde, de ceux qu’on peut appeler les modernistes, par rapport aux réactions et propos de cet hurluberlu. Similaire quelque part à la dérision face aux premiers écolos « non sérieux » de l’époque.C’est la dure réalité de la taïga qui leur fait rabattre leur caquet. Un film à faire voir aux enfants, à commenter avec eux. Ce qui manque à ton article c’est cette dimension d’une nécessaire et vraie transmission aux enfants de ces valeurs d’être en phase avec la nature, en tirer tout le bien qu’elle nous apporte tout en veillant à la sauvegarder. Chasser, oui, mais pas n’importe comment. Déboiser, oui, mais là aussi pas n’importe comment, etc etc…

  23. Un témoignage est (re)passé en début d’année sur France Culture, celui d’ Edgar Pisani, le ministre de l’agriculture qui a lancé le démembrement et la « modernisation » de notre agriculture http://www.franceculture.fr/emission-la-fabrique-de-l-histoire-nourrir-la-ville-grand-temoin-edgard-pisani-rediffusion-du-4-mai-

    « Edgard Pisani Ancien Ministre de l’agriculture du Général de Gaulle de 1961 à 1966, il fut en effet l’inventeur de la Politique Agricole Commune dans les années 1960, une action qui fut largement saluée et reconnue dans le monde rural. »

    Son témoignage est très intéressant, sur le comment on s’y est pris, avec l’Europe naissante puis les syndicats (full top->bottom) ensuite.
    Et pour conclure un homme assez intelligent pour reconnaître ses erreurs, ça devient rare …

  24. Je suis mal à l’aise et pas pour la première fois sur ce site. Je prend cette article comme une baffe déjà citadin, étudiant en sciences po, préoccupé de l’environnement, à ce titre essentiellement au changement climatique. Et maintenant engagé (un peu) à EELV.
    Alors bon, là je suis le culpabilisateur culpabilisé alors je tends l’autre joue.
    Ce que je comprends de cet article (qui n’est pas ce que dit l’auteur, mais bien ce que je comprends) : moraliser la question climatique n’est pas bon, le consommateur ne peut pas être acteur, seul l’acteur est acteur (et notamment l’apiculteur;)
    D’accord. J’encaisse, ça va me prendre du temps. Soyez pas trop dur avec moi, tout ce qui m’inquiète c’est que dans peu d’années, les changements seront si rapides que l’adaptation sera difficile, voire impossible, en tout cas pénible. Plus tard, pourra-t-on survivre ? Dans l’immédiat les pays du Sahel connaissent déjà les difficultés à endiguer la désertification. L’amour que j’ai pour l’environnement immédiat, pour mes amis, peut-être mes futurs enfants fait que je crois qu’il est nécessaire de repenser nos consommations. Ainsi calculer pour essayer de diminuer son empreinte carbone n’est pas inutile. L’énergie grise permet aussi de repenser des politiques dites vertes dont cet article montre les incohérences.
    Mais je vous assure, je veux pas contrôler le monde. Mais si vous avez une autre solution à ce problème là, je suis preneur.

  25. Honnêtement, je n’ai rien lu des commentaire et j’ai à peine survolé l’article. Tellement ce genre de sujet m’énerve. Les solutions existent.Il manque une volonté politique qui ne cesse de mettre en opposition écologie et emploi. Libérons nous de cette pensée globale et retrouvons nous dans une réflexion globale. Et surtout arrêtons d’attendre des dirigeants actuels une quelconque solution : elle nous appartient, à vous de voir !

  26. Placer une ruche sur un balcon n’est pas forcément une bonne idée. Il vaut mieux envisager un toit terrasse technique à border de fleurs pour polliniser. Ou envisager des endroits peu accessibles en friche non polluée. Quant à l’urbain qu’il apprenne déjà à faire son marché au bon endroit, avec le respect des saisons et correctement recycler ce sera un bel effort à maintenir et transmettre.

  27. Si l’auteur voulait faire de son texte une ode à la « vrai écologie » en dénonçant les faux écolo, et bien c’est raté.

    1/ Il dénonce les écolo-bobos des villes (il a raison), en opposant paysans (écolos par nature selon lui) et citadins qui ne seraient que des imposteurs de l’écologie, il ne fait que perpétuer un antique antagonisme : ville contre campagne.

    Faire venir à l’écologie le plus grand nombre ce n’est pas monter les uns contre les autres (vieux principe clivant gauche/droite, prolo/patrons…), mais c’est favoriser une adhésion individuelle et une action collective pour l’écologie… En l’occurrence, chaque geste compte, du choix de ses achats, au tri sélectif, du mode de déplacement, aux modes de productions…

    2/Il fustige les pseudo innovations écologiques « le green buisness » l’écolo’com… ( Il à raison, il y’a bcp d’escrologie… La prime à la casse (pour les voitures, qui incite à jeter plutôt qu’a réparer, à continuer à rouler + plutôt que prendre les Transports en commun) est le symbole même de cette politique incohérente.

    Cependant, ce n’est pas en traitant les citadins qui essayent de faire des efforts vers l’écologie, d’escrocs ou de crétins que l’on arrivera à les mener vers plus d’écologie… C’est encore moins en leur proposant une solution certes pertinente mais irréaliste de mettre des ruches sur son balcon…

    3/ et nous touchons au grand n’importe quoi de ce billet : proposer de mettre des ruches sur les balcon en ville !! évidement que c’est écolo, mais là on tombe vraiment dans la caricature de l’écolo qui ne s’occupe que des bébêtes, qui tricote son pull au coin du feu en mangeant du toffu et des algues… Une proposition d’autant plus anachronique, que l’auteur n’aborde même pas le sujet de la consommation de viande qui représente à elle seule plus de 50% des émission de gaz à effet de serre… L’élevage à viande/lait, occupe aussi plus de 50% des terre cultivables…) la question des déplacements n’étant que balayé d’un revers de main (voiture green) alors qu’elle est le 2d problème le plus important à régler pour réduire la pollution et le réchauffement..

    En conclusion, ce @Yovan Menkevick, qui nous donne de grosses leçons moralisatrices d’écologie rustique (tout en entendant dénoncer ceux qui en donnent ;-) et parle des vertus écologistes de la chasse tout admettant de justesse que mettre des pesticide dans la terre « ce n’est pas très bon », qui entend dénoncer les enfumage semble avoir l’esprit encore trop enfumé de bonne herbes de la campagne pour avoir un discours cohérent et réellement écolo…

    le premier précepte écolo étant de s’appliquer à soit même ce que l’on souhaite des autres, j’espère que Yovan a une grosse ruche sur son balcon, Et je lui dit bienvenue dans l’écologie de la tolérance, de l’exemplarité et de la sobriété heureuse … Pourra t’il me répondre avec ses doigt enflés de piqures d’abeilles ?, Probablement non car pour être cohérent il a déjà jeter son ordinateur et son téléphone, fonctionnant à l’énergie nucléaire et oh combien symbolique des faux écolos…

  28. Pas d’bol pour toi, comme je me mets en règle avec moi-même et que justement je ne dis que ce que je fais, je ne pourrais pas tenir le discours en question si j’étais avec l’énergie nucléaire. Et sans ruches. Et sans planter des arbres.

    Cette mise en conformité avec moi-même est effective dans 3 ou 4 mois :
    http://reflets.info/diy-une-maison-bio-climatique-autonome-en-energie-why-not/

    Le bonjour chez toi…

  29. Ah dans ce pays on aime tant taper sur les écolos! ils doivent être irreprochables, se battre sur tous les fronts! faire face au déni généralisé, à l’indifférence, à l’ignorance, à la méchanceté, aux lobbies qui ont vite fait de se saisir de la moindre erreur pour rameuter le landernau; faire face aussi à sa peine intime de voir le monde de la destruction avancer frénétiquement…Ensuite trouver ce qu’il faut faire et s’improviser journaliste, agriculteur, se former sur le monde des semences, sur les traités scélérats sur les OGM etc..etc..certain président fnsea , gilbert Bros de la chambre d’agriculture en haute loire les appelle « les malfaisants »; d’autres comme vous leur reprochent je ne sais quoi exactement ah si de ne pas avoir de ruche par exemple; eh bien moi je défends les abeilles et je ne peux avoir de ruches chez moi! dois je pour cela renoncer à tenter de rameuter les gens sur le sujet si amorphes? pour l’action, paul watson qui risque gros pour sa défense des baleines face aux japonais..vous oubliez tous les faucheurs volontaires qui ont des procès aux fesses; les scientifiques qui s’exposent à de sérieux problèmes lorsqu’ils tentent de faire passer un peu de vérité; les journalistes qui préchent dans le désert ou se fadent des émissions à 7 heures du matin! les écolos : une nébuleuse ou chacun à son poste fait ce qu’il peut pour tenter d’inverser le chemin dans un environnement totalement inculte, décérébré ou suspicieux et moqueur! à croire qu’on ne vit pas sur la meme planète. vous feriez mieux de les encourager de les soutenir au lieu de jouer jeu à part en donneur de leçons! frottez vous un jour a des lobbistes de la fansea et on verra ensuite; j’aimerais aussi une critique de ceux qui mettent le monde en pièces et qui ont donné naissance à ces emmerdeurs d’écolos!

  30. Ah oui j’oubliais pour être un vrai écolo il faut avoir un jardin avec au bout une centrale nucléaire, parceque là on saura vraiment ce qu’est le nucléaire, je trouve ce papier vraiment bas de gamme, de la dope à pas cher quoi
    H.C

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