#Amesys et #Qosmos : La surveillance électronique française remixée par @jacquesduplessy sur @LePoint

bullshitJe suis tombé ce matin sur cet article de Jacques Duplessy (dont voici la fan page Facebook… et oui, il a des fans… merci Fabrice) publié sur LePoint (dont voici un petit backup en PDF juste au cas où). J’avoue avoir été assez émerveillé par la faculté de l’auteur à ne strictement rien sourcer. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois. C’est à croire que le bouton pour faire des liens http devait être cassé. Avant de passer en revue les petits oublis et les contre vérités de cet article, nous allons tout d’abord voir le bon côté des choses : C’est une bonne chose, même avec 18 mois de retard et sans citer aucune source (en l’occurrence Owni et Reflets),  de voir ces histoires faire enfin surface sur un gros média comme LePoint.

Voyons maintenant un peu le traitement fait à ces informations présentées comme « neuves » et que nous avions révélé il y a bientôt 2 ans…

L’article de Jacques Duplessy commence donc par deux anecdotes, voici la première :

Paris, 16 avril 2004, Champs-Élysées. Un membre de la société Amesys-Bull transporte un petit boîtier qui passe inaperçu. Ce dernier crée une fausse borne de relais téléphonique GSM qui intercepte les téléphones mobiles « dans un rayon de 50 mètres à 2 kilomètres ». Tous les numéros de portables présents sur la zone mais aussi les numéros appelés et les SMS sont enregistrés. 

Aucun lien, pas une source citée, pas un seul document pour étayer les propos. Il faut croire Jacques Duplessy qui laisserait quasiment entendre au lecteur qu’il était présent ce jour là et qu’il balance un vrai scoop… c’est d’autant plus dommage que cette information était mise en lumière le 4 décembre 2011 par Reflets suite à la découverte par Jean-Marc Manach de mystérieuses captures d’écran qui laissaient deviner une écoute parfaitement clandestine en plein Paris ! Le matériel le voici, c’est très probablement SMINT (PDF), le modèle de poche du GLINT (PDF), Reflets a évidemment conservé des copies des caractéristiques de ces petits jouets avant la crise de panique d’Amesys qui avait nettoyé de fond en comble son site web suite à nos quelques publications, et qui avait publié un communiqué qui était un véritable concentré de caca de taureau le fameux (Bull® Shit)

Passons à la seconde anecdote, on se dit que ça ne peut pas être pire niveau traitement que la première…

Laboratoire Lip6 du CNRS à l’université Pierre et Marie Curie, Paris. Un collaborateur (jamais identifié) installe à l’insu des chercheurs une « sonde » sur l’accès internet qui permet d’intercepter tous les courriers électroniques, de connaître les sites consultés ou d’enregistrer les conversations par Internet (Skype, par exemple).

Du grand art cette anecdote, là encore on croirait presque que Jacques Duplessy était présent au moment des faits… Outre le fait qu’une fois de plus, rien n’est sourcé, pas même cet article que nous avons publié en octobre 2011 suite aux révélations de Mediapart , il y a quand même quelques imprécisions et une erreur technique.

Les « non identifiés » du LIP6 dont parle Jacques Duplessy, en l’occurrence Eric Horlait et Guy Pujolles sont  co-fondateurs de Qosmos en activité au LIP6 à cette époque. Pour passer d’Amesys à Qosmos, il faut bien comprendre le cheminement des travaux des deux entités qui n’ont finalement pas fait affaire sur le dossier libyen. Précisons toutefois qu’à cette époque, Qosmos n’avait pas connaissance du client final. A l’époque, Amesys cherchait un partenaire capable de développer des sondes opérant sur des volumes de trafic considérables. A cette époque, les travaux du LIP6 ne permettaient des interceptions que sur quelques Megabits/secondes. Il y a bien eu un contrat entre les deux entités pour des études de faisabilité. Mais ça n’a pas été très concluant et Amesys s’est finalement retournée vers l’allemand Ipoque pour développer ses sondes, sur mesures pour le marché libyen.

Jacques Duplessy est surtout passé à côté du plus croustillant dans cette anecdote, à savoir les révélations d’Eric Horlait que nous avons publié sous forme de document audio et de transcription (merci aux lecteurs de Reflets qui ont effectué cette transcription !)

Il ressort de cet enregistrement que :

C’est vraiment dommage que Jacques Duplessy soit passé à côté de tout ça, son article aurait facilement pu passer du statut de mauvaise pige à celui d’article d’investigation avec une véritable valeur ajoutée.

On terminera pour cette anecdote sur l’erreur technique : non Skype n’était pas du tout à l’ordre du jour en 2004, le déchiffrement de ce protocole à la volée intervient bien plus tard, mais nous en avons bien la confirmation par exemple à travers ce document des autorités du Bahrein à propos de la suite FinFisher en « test » là bas pour espionner les opposants politiques… donc mauvaise pioche pour l’interception de Skype au LIP6 en 2004. Nous pensons aussi être en mesure d’affirmer qu’à l’époque, la technologie de Qosmos portait principalement sur les métadonnées et non la charge utile (le payload), afin de classifier le trafic, et non de l’espionner. Les demandes d’Amesys dépassaient la réalité technique de Qosmos à cette époque en matière de performances et de services demandés.

Poursuivons la lecture de l’article de Jacques Duplessy :

« Ces deux anecdotes, édifiantes, sont extraites d’une brochure commerciale de la société Amesys vantant l’efficacité du système Eagle et destinée à convaincre la Libye du colonel Kadhafi d’acheter cette technologie française pour espionner l’ensemble de sa population. »

Bon ok, c’est vrai qu’ils ne sont pas supers doués chez Amesys, mais quand même… ces captures ne se sont pas retrouvées dans une « brochure commerciale », mais dans une proposition commerciale visée par le secret des affaires. Les captures de trafic des emails du LIP6 émanaient de tests internes et Amesys les a réutilisées pour vanter les mérites de ses produits, à l’insu de Qosmos. Evidemment, ces captures n’auraient jamais du se trouver entre les mains d’un terroriste notoire, Abdhalla Al Senoussy. Amesys a agi en parfait pied nickelé violant ainsi la relation de confiance avec Qosmos et le LIP6. De l’aveu d’Eric Horlait, Qosmos aurait pu attaquer Amesys en justice, mais ne l’a pas fait, et ce pour une bonne raison (toujours extrait de notre enregistrement audio) :

Un chercheur : est ce que Qosmos s’est retourné contre Amesys pour l’utilisation des produits de Deep Packet Inspection ?

Eric Horlait : Alors là, la réponse est non à la question, vous avez partement vu un point clé sur le sujet. Oui Qosmos pourrait. Bien évidemment, Qosmos pourrait à différents titres. Amesys a disons utilisé des documents qui étaient couverts par NDA [NDR: Non-Disclosure Agreement] .. transférés à un endroit où elle n’aurait pas dû. J’ai hésité à vous répondre, j’ai répondu précisément. La législation tient que… oui Qosmos…Assez probablement ne le fera pas. Pourquoi ? (…) Dès qu’on parle de ce genre de marchés, ce genre de marchés a une petite spécificité. Entre autre chose, moins on parle des acteurs, plus on est content. Si Qosmos se disait on va attaquer en justice machin, etc, probablement on gagnerait. Probablement qu’on irait pas en procès qu’il y aurait une transaction. Il y aurait un intérêt, sauf que c’est un petit monde, et si on fait ça, il est assez probable que le marché en question disparaisse et que les trente personnes de la boite soient prêt a chercher du travail ailleurs.
(…)non non, dans le petit monde, tout le monde sait exactement ce qui c’est passé, mais personne n’a intérêt à dire. Personne n’a intérêt à cela. Le vendeur de routeurs le sait. […]
Tout le monde les sait, il n’y a pas d’intérêt à le dire.
Allez voir la DGSE en France, avant d’aller voir qui utilise tel ou tel matériel à tel ou tel endroit pour faire telle ou telle chose. Vous connaissez les fabricants des équipements qu’utilisent la DGSE pour faire des écoutes légales en France ?

Bref, si Jacques Duplessy ou des journalistes en général veulent creuser un peu le sujet, qu’ils nous aident à identifier le mystérieux vendeur de routeur qui a accompagné Amesys sur le marché Libyen, notre petit doigt nous dit qu’il a gras à nous raconter… à bon entendeur.

On doit à peu près avoir le choix entre 3 ou 4 acteurs : Thomson, Alcatel, Sagem et Netasq (EADS)  à qui Amesys a affecté la prise en charge d’un système de monitoring avec son superbe U6000.

u6000
Le U6000 : une technologie française en Libye

La suite de l’article publié dans LePoint évoque les interceptions, mélangeant allègrement interceptions judiciaires et interceptions administratives, c’est un peu dommage là encore, une lecture de cet article sur la PNIJ aurait pu éviter cette joyeuse marmelade. Mais on arrive quand même, assez péniblement à un point, encore une fois, révélé par nos soins, sous forme d’un scénario fiction le 25 novembre 2011. Nous en avions d’ailleurs remis une couche ici et une encore une par là.

Côté pile, il y a un système secret d’écoute français échappant en partie à tout cadre légal, géré par la Direction générale de la surveillance extérieure (DGSE) et la Direction du renseignement militaire (DRM). « Les autorités françaises arguent que les centres d’hébergement des sites [d’écoute, NDLR] sont, pour la plupart, basés à l’étranger, ce qui exonère la DGSE de répondre à la loi française », rapporte le journal Le Monde. 

Mais on peut comprendre que quelques documents et quelques analyses publiés sur Owni ou Reflets il y a 18 mois constituent des éléments bien moins sérieux qu’un article publié sur le Monde il y a quelques semaines. C’est vrai que sans les révélations d’Edouard Snowden personne ne saurait rien de ce marché de la surveillance de masse

Continuons sur notre article de Jacques Duplessy

les révélations d’Edward Snowden sur le programme secret Prism le démontrent : les flux de communication passent désormais par des câbles (souvent sous-marins) qui constituent la colonne vertébrale d’Internet.

Dans l’eau Jacques ! Les câbles sous-marin, ce n’est pas PRISM, c’est xKeyscore… et ça sert à quoi que le Kitetoa il se décarcasse pour expliquer calmement ce que je n’arrive plus à faire ? … je passe sur la suite des explications de Jacques Duplessy sur le sujet car elles ont le don de m’agacer et je vais finir par devenir franchement désagréable…

Poursuivons sur les marchés d’Amesys pour conclure :

« Mais la stratégie française ne s’arrête pas là. Amesys a vendu son système d’écoute globale Eagle à nombre de pays, parfois un peu fâchés avec les droits de l’homme : la Libye du colonel Kadhafi donc, mais aussi le Qatar, l’Arabie saoudite ou encore le Gabon. »

Tiens mais d’où Jacques Duplessy sort-il ces informations attendu qu’il ne semble toujours pas au point sur les liens http ?

Ah bien oui… je me disais bien… ça sort une fois de plus de Reflets (artcile du 7 décembre 2011)… Jacques, ça devient un peu lourd là…

En utilisant le système installé en Libye ou au Qatar, les services français peuvent espionner quelqu’un n’importe où dans le monde, donc aussi en France, et ce hors de tout cadre légal

Et hop, on revient sur notre scénario abracadabrantesque… mais toujours pas l’ombre de la moindre source.

L’article conclue enfin sur Advanced Middle East Systems, le SpinOff d’Amesys révélé entre autres ici ou encore là  dés janvier 2013, encore une fois, en grande partie grâce aux travaux de Jean-Marc Manach :

Après le scandale libyen, Bull a vendu en 2012 l’activité Eagle à Stéphane Salies… qui était chargé de concevoir Eagle chez Amesys puis chez Bull. Pour l’occasion, Salies a monté Nexa Technologies (basé en France) et Advance Middle East Systems (basé à Dubaï), dont un acronyme possible est AMEsys. Les deux entreprises se sont partagé le marché : à Nexa, les outils de surveillance classiques des réseaux d’entreprise ; à Advance Meadle East Systems, le Eagle, à l’échelle d’un pays. Ce système sera donc vendu depuis Dubaï, loin de la législation française. Ouf ! On pourra continuer nos barbouzeries.

Cher Jacques, merci de m’avoir fait perdre mon temps, espérons que ce modeste article, d’un modeste média, issu du fin fond des intertubes, réveillera un peu votre sens éthique et vous réconciliera avec ce privilège accordé aux internautes de pouvoir faire des liens http. Sur ce, bonne continuation.

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25 thoughts on “#Amesys et #Qosmos : La surveillance électronique française remixée par @jacquesduplessy sur @LePoint”

  1. « Vous avez entendu parler de PRISM, le système d’écoute américain. La France n’est pas en reste. Moyens de l’Etat et stratégie industrielle pour vendre des systèmes d’écoute (et en profiter des infos collectés par nos clients), à lire mon enquête dans Paris Match qui sort aujourd’hui. Merci aux spécialistes du sites Reflets.info pour leur aide. » SIC la page FB de Duplessy

    Reflets bosse pour Paris Match ???. En tous cas, il a pas de correcteur ortho…

  2. urf…Quelle ambivalence:
    – avoir « la joie » de constater qu’enfin, un media « mainstream » en parle
    – avoir « la tristesse » de constater que l’article est mal fichu, pas sourcé, que ça plagie allègrement sans « rendre à césar ce qui est à César ».

    je ne suis pas un lecteur du journal LePoint, et ce que je viens de voir ne me donne pas envie d’aller les lire.

    Il est quand même dingue de voir l’article repris par reflets pour faire en 2° passage ce qui aurait dû être fait par M. Duplessy…

    @Bluetouff> ca peut se négocier une indemnisation auprès du journal LePoint pour plagiat ?

    note: j’ai posté un commentaire sur le site du point, on verra si c’est validé (dernier numéro de commentaire affiché: 21)

  3. Ça, c’est vraiment la meilleure…

    Peut être qu’il faudrait investir un peu dans la com ou le copyright (même si beurk) pour éviter les plagiats et déclencher des bon gros streisands quand le besoin s’en fait sentir…

    Parce qu’un jour, vous allez forcément louper une belle opportunité parce qu’une petite raclure à décidé de s’en attribuer toute la gloire.

    En tout cas, merci Reflets, j’espère que vos efforts seront récompensés un jour.

  4. En même temps, ce que tu constates là est assez général dans la presse, en particulier grand public.

    Pour ce qui est des liens externes en particulier, et des sources en général, j’ai même carrément l’impression que les journalistes ont des consignes, pour ne référencer que ceux internes au journal, sans jamais citer ceux des confrères…

  5. @touff, tes analyses du réseau sont irréprochable, enfin venant d’une personne ayant une technicité moindre, je ne sais pas si c’est un compliment…

    Ayant survolé ton parcours depuis 76, euh non, disons depuis plusieurs années, je m’interroge sur ce à quoi tu veux en venir, surtout après les révélations de wikileaks, la NSA, C2 via PRISM, les printemps arabe qui démontrent que les deux côtés sont manipulés (comme les élections pour te donner un exemple)

    Je note dans cet article qu’il n’y a que des sociétés française de cité ? à ma connaissance sur ce marché d’interception de données ils sont un paquet et de tous pays.

    Il est vrai que la dangerosité d’utilisation de ces systèmes est équivalente à celle des ventes d’armes (d’ailleurs ce sont les mêmes qui s’en chargent) mais à moins d’obtenir un hypothétique moratoire sur la question, qui ne verra jamais le jour (cf : nucléaire, uranium appauvri, armes chimique, bactériologique,…), je ne pige pas où tu veux en venir ?

    Alors ma question est la suivante : qu’espères tu obtenir du gouvernement français dans ce cas, quand bien même les autres pays continueraient dans cette voie ?

    Au pays des bisounours ce serait à la France de montrer la voie à suivre en terme d’éthique mais aux pays de la novlangue je ne pense pas que l’éthique, la probité figure dans le dictionnaire.

    (dsl je te tutoie, ce doit-être le temps ou la règle des djeuns gôche du net)

  6. La question est de savoir s’il est important qu’une information soit relayée par des médias grand-public. Le fait qu’elle ne soit pas sourcée peut se discuter avec l’auteur de l’article et lui demander de rectifier cela et pourquoi pas lui proposer une collaboration pour d’éventuels articles à venir sur cette information.
    Cela me semble être une attitude plus constructive que de râler au cas par cas sur les vilains qui pompent vos articles sans vous citer, ce que je trouve agaçant.

    Pour le fond du sujet, voici une image qui illustre assez bien ce que j’en pense :

    http://www.tv5.org/cms/userdata/c_bloc/216/216066/216066_vignette_internet-sous-surveillance.jpg

    Alors faites ce que vous savez le mieux faire, surveillez les surveillants, mais sans râler SVP ;)

    1. Ce pas comme si je n’avais pas tenté de contacter lePoint comme l’auteur via Twitter…
      En outre le fait de ne pas être cité, c’est une chose, ensuite il y a aussi ces quelques malheureuses erreurs et imprécisions et le fait que l’article passe totalement à côté des informations critiques.
      C’est vrai que je suis râleur :(

      1. Ok, alors c’est via sa page facebook qu’il faut le contacter, via son compte twitter ou via le service juridique du Point en dernière intention.

        Mais l’info passe avant les querelles personnelles, je pense et vous vous faites une sâle image à râler ainsi, on dirait que vous pensez être les proprios des infos.

        L’info existe, avec ou sans vous. Il faut trouver les moyens les plus efficaces de la diffuser le plus largement possible quand c’est nécessaire, pas en  » lavant son linge sâle en public  » car cela donne la regrettable impression que le fond vous importe moins que la forme.

        1.  » vous pensez être les proprios des infos »

          Ca c’est très mal me connaitre… c’est également mal connaitre le mode de fonctionnement de Reflets. Peu de médias partagent comme nous le faisons.

          Je pense que tu imagines mal à quel point c’est frustrant de voir un truc aussi débile que le buzz sur carla bruni qui pour le coup n’a pas manqué de citer reflets et de voir que sur ce dossier, c’est le silence total

          « car cela donne la regrettable impression que le fond vous importe moins que la forme »

          Peut être auras tu noté qu’il y a tout de même une deux informations de « fonds » entre deux râlement dans cet article … ou pas.

          1. ***Peut être auras tu noté qu’il y a tout de même une deux informations de « fonds » entre deux râlement dans cet article … ou pas.

            Il y a longtemps je crois me souvenir que la netiquette déconseillait de mettre le nom d’une personne dans un titre de thread, sur un forum. Là, c’est un titre d’article. Donc, il attire l’attention sur ce qui est le plus important dans l’article, non ? Dès le titre, le lecteur sait qu’il va lire un article dont le sujet est Jacques Duplessis qui dans un article du Point a remixé des infos concernant des sujets importants pour vous.

            Il y a certes des informations de fond, mais elles ne sont pas mises en vedette. C’est ainsi que tu as structuré ton article, c’est ainsi que les lecteurs le lisent.

            Je vois d’autres commentaires semblant exprimer « un certain agacement ».

            Une autre grande question est que le journalisme d’investigation doit servir à la renommée des auteurs d’enquêtes. Les médias changent, le monde change. Y’a même des gens, un peu partout dans le monde, qui trouvent fin et malin de se présenter à des élections sous la banière « Parti des Pirates ».
            Le copyright et le droit d’auteur vivent une sâle période et l’OMPI ne va pas arriver à gérer ce virage, amha (ni les Partis Pirates).

            J’ai toujours pensé que pour être le plus libre de s’exprimer, il valait mieux rester caché et anonyme, mais c’est un point de vue qui devient ultra-minoritaire néanmoins, je conserve de mon utopie anarchiste le respect de l’individu comme élément fondamental, je trouve que le linge sale gagne à être lavé en privé et que le fait de savoir qu’untel a pompé ne constitue pas en soi une information essentielle. Onsenfoutunpeu©

            Le monde bouge, les mecs du Point touchent du fric pour répercuter ce que vous avez écrit, certes. Cépabo© mais on le sait que le monde est injuste. Je ne pense pas que le lecteur lambda de Reflets vient sur ce site pour lire des récriminations concernant les droits d’auteurs et le copyright non respectés ou le fait de n’avoir pas été cité.

            En tous cas, moi, ça me gave au bout d’un moment. Et je n’écris pas cela pour vous agresser, juste que je ressens cela et je l’exprime. Je suis aussi une râleuse.

            Et tu sais très bien que pour « l’affaire CBruni » si les médias ont sourcé c’est que
            1) l’AFP l’a fait donc ils reprennent comme des bons copistes et que
            2) c’est le moyen de signaler contre qui porter plainte en cas de velléité procédurière de la dame.

          2. Je ne connaissais pas cette nouvelle règle de la nétiquette, surtout remaniée à une personne publique (politique, journaliste etc….
            J’ai stoppé la lecture de ton commentaire à « droit d’auteur ».
            Décidément tu as une opinion très fausse de mon rapport ce genre de notions que je conchie…
            En outre il me semble que tu confondes ici, certainement volontairement, anonymat et pseudonymat.

          3. Tu fais la fine gueule devant le concept de droit d’auteur et/ou de copyright mais tu perds une énergie dingue parce que le nom de ton site n’est pas cité. Paradoxal.

            Je me fais peut-être une idée fausse de ce qu’est Reflets.info ou plutôt de qui tu es, mais je ne semble pas être la seule dans ce cas. Et ça te fait quoi de lire les réactions de ceux qui te conseillent de blinder le copyright, de porter plainte, de demander du fric ? Peut-être que tu ne lis pas non plus leurs réactions jusqu’au bout… Si ça te fait du bien, continue.

          4. Demandes toi plutôt pourquoi je ne blinde queudal ici ou pourquoi j’affiche du copyleft sur tous mes autres sites et tu auras des réponses à tes questions.

  7. Je pense que son idée est d’informer. Quand on donne une information a quelqu’un il est libre d’en faire ce qu’il veut.
    Soit cela éveille sa conscience, soit il n’en fait rien.
    Mais cela ne dépend pas du journaliste, qui donne juste une information. Un peu comme les lanceur d’alerte.
    Ils espèrent une prise de conscience.
    Après c’est entre les mains du lecteur. De vous et moi.
    Enfin c’est mon avis qui n’engage que moi ;-)

  8. l’an passé (aout 2012) le point version web avait plagié un site d’un attaché parlementaire sur les légions d’honneur « distribués » par la ministre duflot. pas une source, pas une seule citation du site de l’attaché. l’intéressé s’en était plaint, le point avait supprimé le nom de l’auteur de l’article et l’avait remplacé par la rédaction et avait ajouté cette mention « Cette information, d’abord révélée par notre confrère Authueil, a été reprise par Le Point.fr sans le droit de citation d’usage. Nous présentons nos excuses à Authueil et lui rendons la paternité de son ».
    autheuil n’est nullement un confrère.
    article plagiaire « duflot fait pleuvoir les légions d’honneur sur ses camarades ».

    un conseil à reflet : se renseigner auprès d’un avocat pour une action en contrefaçon, voire en parasitisme, faire un constat d’huissier avant toute modification de l’article du point.

    il y en a assez de ces « journaleux » qui passent leur temps sur internet, pompent de sites spécialisés ou des blogs personnels sans citer la source, sans prévenir l’auteur etc.

    1. Pour Information : j’ai moi-même brieffé très longuement Jacques Duplessy sur l’affaire Amesys. A tel point que j’ai participé à la rédaction de l’article paru dans Match sur ce sujet.

      Comme le dit Bluetouff, on ne peut que se réjouir que la presse grand public se saisisse de cette histoire.

      Pour ma part, je ne peux pas me plaindre de voir la presse grand public reprendre nos histoires, avec ou sans citation (avec c’est mieux), alors que par ailleurs je passe mon temps à me lamenter de voir que ladite presse, justement, ne dit pas un mot sur ce scandale d’Etat dans lequel la droite comme la gauche sont impliquées.

      Enfin, pour clore le sujet, Jacques a rendu deux services importants à Reflets. Donc, franchement, qu’il nous cite ou pas, me laisse froid.

  9. Rien d’étonnant de la part du journal Le Point.

    Personnellement je ne vois même pas l’intérêt que des articles de Reflets soient repris dans les média mainstream si ces derniers ne sont même pas capables de sourcer.
    Ça démontre bien leurs manières et leur façon de fonctionner qui façonne leurs torchons :|

    J’aime bien Reflets justement parce que la source, tu la sens et bien profond.

    Rien avoir avec des « un mec rencontré dans la rue m’a dit que… » ou « j’y étais sans y être et ça s’est passé comme ça ».

  10. Depuis quand Thomson/Thales fabrique des routeurs ?
    A mon avis, vous confondez avec Alcatel… qui d’ailleurs était actionnaire de Thales à l’époque mais je ne pense pas que Thales ait été impliqué dans l’élaboration d’un routeur…

    1. Cherchez bien ;)
      Je maintiens que Thomson fabrique des routeurs.
      Thomson a même fabriqué des modem routeurs câbles grand public ceux là, notamment ce que qu’un cablo opérateur (Noos pour ne pas le citer), mettait à disposition de ses abonnés.
      Quoi qu’il en soit, ce n’est pas Thomson qui a participé au marché libyen.

  11. Sur la première anecdote (en dehors de l’aspect romancé), quelle est la source sur le fait que le boitier transporté (SMINT?) permette de monter une fausse BTS et d’intercepter communication et SMS?

    Cette technique est bien connue depuis la présentation de Karsten Nohl en 2009 (avec des outils grands public en tout cas) mais les fiches produits ne font pas état de cette fonctionnalité non ?

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