Accidents nuclaires au Japon : où en est-on exactement ? (14 mars)

On aurait pu croire les gouvernements vaccinés contre la langue de bois et les déclarations vagues en cas d’accident nucléaire. Tchernobyl et son nuage qui s’arrête aux frontières aurait dû servir de leçon. Il n’en est visiblement rien. Le Japon qui vient de subir un terrible tremblement de terre dispose de nombreuses centrales nucléaires dont la sécurité a été remise en cause. Les informations qui filtrent sur l’état des réacteurs nucléaires touchés sont contradictoires. Pour les uns, les réacteurs auraient fondu, c’est à dire que l’on se trouverait dans une situation très grave, pour d’autres, ce n’est pas le cas. Qu’en est-il réellement ?

 

Update : 14 mars

Terraeco.net a un dossier sur le sujet du nucléaire, notamment une cartographie intéressante.

L’AIEA continue de diffuser des informations sur les accidents en cours. A 11:01 heures, heure locale, une explosion a eu lieu dans le bâtiment abritant les réacteurs 1 et 3 de la centrale de Fukushima.


Fukushima I Nuclear Power Plant Reactor 3… par babisflou

Selon l’AIEA, l’enceinte de confinement n’a pas été touchée.

Un système de refroidissement a été mis en place pour le réacteur 1 et il serait en voie d’être éteint. Les mesures des radiations sur 4 lieux autour de la centrale pendant une période de 16 heures le 13 mars étaient « normales ».

13 mars

Pour l’AIEA, l’agence internationale chargée de la sécurité nucléaire, le réacteur 3 de la centrale de Fukushima Daiichi a été refroidi en relâchant la vapeur a l’extérieur à 9h30, heure locale dimanche 13 mars. De l’eau de mer, notamment, a été injectée pour refroidir le réacteur. Les autorités nippones ont averti l’AIEA qu’une accumulation d’hydrogène était possible. Les trois réacteurs de la centrale de Onagawa sont en état d’alerte 1 (le plus faible) et sous contrôle. Sur la centrale de Fukushima, quatre salariés ont été blessés lors de l’explosion qui a secoué la partie 1 de la centrale, trois autres blessés sont à déplorer et un salarié a été irradié (pas au delà des seuils « acceptables »).

Ces informations dévoilées par l’AIEA contrastent nettement avec ce qui a pu être dit, y compris par des autorités nippones. Ainsi, la NISA (l’Agence de sécurité industrielle et nucléaire japonaise) expliquait hier que l’explosion survenue dans la centrale de Fukushima ne pouvait s’expliquer que par la fonte du réacteur. Les déclarations de cette agence avaient également été contredites par le gouvernement. La NISA annonçait une hausse de la radioactivité alors que de la vapeur avait été relâchée dans l’atmosphère tandis que le gouvernement affirmait le contraire.

Pour MSNBC, un deuxième réacteur serait en train de fondre dans la centrale de Fukushima. Pour SkyNews, le processus de refroidissement de la centrale de Tokai a échoué. Tokai est la première centrale nucléaire construite au Japon en 1965.

Pour ce qui est des conséquences, les experts divergent également. Pour les uns, la technologie et les méthodes de construction étant différentes, les accidents en cours au Japon n’auront pas de répercussions aussi graves que Tchernobyl. Pour les autres, les matières utilisées sont plus radioactives. Du coup, les répercussions seront plus graves. Certains évoquent même un risque de contamination sur les côtes américaines. En France, le gouvernement se veut rassurant et assure que les territoires d’outre-mer ne sont pas concernés.

 

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Auteur: Antoine Champagne - kitetoa

Dinosaure du Net, journaliste à ses heures. A commis deux trois trucs (Kitetoa.com, Aporismes.com et Reflets.info).

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