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Par polR 16 octobre 2012 22 Commentaires

Je mets les pieds dans le plat du libéralisme détaxé… pour une fois.

Il y a quelque chose que je n’aime pas, c’est l’idée que pour faire de l’innovation, il n’y a qu’une seule solution : la défiscalisation. Ce n’est pas que je sois...

Il y a quelque chose que je n’aime pas, c’est l’idée que pour faire de l’innovation, il n’y a qu’une seule solution : la défiscalisation.

Ce n’est pas que je sois contre par principe. On peut très bien imaginer que pour des raisons d’intérêt général, la nation considère qu’il soit utile de favoriser tel ou tel dispositif. Par exemple des éoliennes pour compenser l’achat de pétrole, soutenir tel ou tel produit dans sa phase de démarrage, apporter une aide ici ou là, mais l’idée que plus rien de nouveau ne puisse se passer sans le petit avantage fiscal, ça me déprime.

On voit bien le problème. Il y aurait d’un côté le bas peuple, le business à l’ancienne, le mec normal, et là paf, tu passes à la casserole de l’inspecteur des impôts. Et de l’autre l’avant-garde, l’élite techno, le cercle des petits malins, et pour eux, la route à grande vitesse où l’on peut doubler sans souci, le grand accélérateur de croissance, le paquet cadeau garanti.

Je vais vous le dire tout net, je n’y crois pas. Ce qui me choque, c’est le côté automatique du dispositif. C’est innovant, donc chic, donc dérogatoire. On fera des statistiques après pour voir si c’est vrai.

Je ne pense pas que la détaxe soit décisive pour le soutien à l’innovation et ceci pour deux raisons : d’une part au niveau de celui qui finance, style le pharmacien de province qui se fait appeler le 18 décembre par son banquier qui lui susurre au téléphone : « Au fait, vous avez pensé à vos impôts de l’année prochaine ? » Et qui lui refile le premier produit maison qui lui passe sous la main, c’est-à-dire n’importe quoi. Vous vous imaginez que le pharmacien de Tulle en Corrèze va se lancer dans la lecture de Techcrunch pour miser sur la startup qui va bien ?

Et également au niveau de l’équipe qui bosse sur le projet. Il y a des centaines de paramètres à prendre en compte pour mener une entreprise au succès, mais très franchement, je n’ai encore jamais vu la défiscalisation produire de la bonne ligne de code ou de la user experience !

Je ne crois pas du tout que l’espoir de défiscalisation soit un critère de sélection de bons projets, de motivation des équipes et de succès. Ça me rappelle un peu toutes les mesures qui avaient été mises en place dans ce pays pour le soutien à l’emploi et qui s’étaient soldées par des chiffres du chômage parmi les plus élevés du monde.

Je crois tout au contraire que le yoyo de la défiscalisation conduit à produire des business models délirants, à mettre en œuvre des solutions qui ne verront jamais le jour, à entretenir un petit monde de l’entre-soi, décalé des réalités économiques, centré sur lui-même et quelques sensibilités pseudo libérées, in the cloud.

Vous me direz : « D’accord, tu as raison, on le sait déjà, mais comment entretenir la flamme d’une jeunesse désabusée, motiver les mecs à bosser tous les weekends, réveiller l’âme de l’entrepreneur dans le petit fonctionnaire qui sommeille en chacun de nous ? »

Ça, c’est une autre histoire…

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22 commentaires sur "Je mets les pieds dans le plat du libéralisme détaxé… pour une fois."

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  1. sil dit :
    16 octobre 2012 à 12 h 03 min

    Le principal problème vient de la gestion des administrations publiques : le service rendu n’est pas a la hauteur des taxes prélevées.

    Cela tient a deux choses selon moi :
    - l’héritage Napoléonien des administrations base sur la hiérarchie a tous les niveaux et respect de l’autorité, sans possible remise en question des décisions d’un supérieur,

    - l’etat vache a lait, dans les pays nordiques, que que les taxes soient élevées et les aides de l’état conséquentes, il est admis que les citoyens et les entreprises ne doivent pas vivre a ses crochets et user de ses services avec parcimonie.

    Répondre
  2. budicom dit :
    16 octobre 2012 à 12 h 25 min

    Yep, comme pour toutes les aides fiscales, quasiment, on fait le cadeau avant et puis… peut-être, si on a le temps, j’peux pas j’ai piscine, on fait une évaluation de l’efficacité de la mesure.

    Et bien souvent, cette efficacité est proche de zéro.

    Répondre
  3. wtf dit :
    16 octobre 2012 à 12 h 30 min

    Damned je pensais que tu aurais une ou 2 propositions à la fin :(

    Mais bon, l’état sclérosé dans ses pratiques et méthodes, incapable d’innover et de penser autrement, ça on peut pas dire qu’on est pas prévenu!

    Répondre
    • polR dit :
      16 octobre 2012 à 18 h 12 min

      On peut tout à faire des propositions, mais je voulais « dissocier » l’idée de la défiscalisation et de l’innovation et le coté sois disant automatique une bonne fois pour toute. D’ailleurs, vous en avez vous des propositions à faire ?

      Répondre
      • wtf dit :
        17 octobre 2012 à 8 h 37 min

        J’avoue petitement que je n’y ai pas réfléchi, mais c’était pour avoir des propositions qui tombent toutes cuites dans le bec ;)

        Répondre
  4. Vince dit :
    16 octobre 2012 à 13 h 27 min

    Tout cela me parait un peu décalé des réalités. En particulier, critiquer « la défiscalisation de l’innovation » sans préciser de quelles mesures on parle précisément reste très abstrait et mène à prendre des exemples finalement sans réel rapport avec le sujet

    Le « pharmacien de province » se fait peut-être refiler des produits financiers maison bidons par son banquier, so what? La première source de seed money des startups de ce pays reste néanmoins les assujettis à l’ISF qui ont l’impression que l’état porte une partie du risque avec eux en leur accordant une réduction d’ISF (sous de multiples conditions, en particulier de durée de conservation) proportionnelle à une partie de leur investissement. On peut être pour ou contre cette mesure (et il y a plein de raisons d’être contre), mais prétendre qu’elle n’a aucun effet, c’est argumenter que l’eau ne mouille pas.

    De même, l’argument selon lequel les mesures de défiscalisation n’ont pas d’effet sur « l’équipe qui bosse » est un peu surprenant : bien sûr, ce n’est pas la défiscalisation qui motive ces équipes, bien sûr ce n’est pas la défiscalisation qui les aide à produire la bonne ligne de code, mais dans bien des cas, les allègements de charges ou le crédit impôt recherche permettent tout simplement à l’entreprise de *survivre* lors des inévitables passages difficiles (où les banques sont toujours aux abonnés absents). J’ai vu bien souvent des créateurs passer mois après mois plus de temps à négocier avec leur banquier, le fisc, les diverses caisses de cotisations sociales et leur propriétaire, pour pouvoir payer les salaires en fin de mois, qu’à réellement bosser sur leur produit. Un allègement de charges peut dans ce genre de situation effectivement aider à produire la bonne ligne de code, en permettant de recentrer les forces vives sur les activités effectivement innovantes.

    Bien sur, bon nombre de ces mesures ont des effets pervers, bien sur, elles génèrent des comportement d’opportunité qui n’ont pas de réelle viabilité économique, mais le bilan réel de toutes ces mesures demande une analyse un peu plus détaillée que cette diatribe où vous niez contre toute évidence leurs effets positifs.

    Répondre
    • polR dit :
      16 octobre 2012 à 18 h 20 min

      Je suis en effet provocant, mais cela fait partie de l’exercice. L’exemple des banques est très intéressant. Est ce que la défiscalisation va rendre les banques plus responsables vis à vis des jeunes sociétés innovantes ? Pas du tout ! Tout au contraire, elles vont avoir tendance à se démettre de leur charge vis à vis de la puissance publique, qui viendrait ainsi « en garantie », selon le vieil adage « La privatisation des profits et la nationalisation des pertes ». De plus la défiscalisation intervient in fine, lors de la revente des parts, et les banques s’intéressent d’abord à la trésorerie et la défaillance possible de l’entreprise.

      Répondre
  5. c.d.g dit :
    16 octobre 2012 à 13 h 38 min

    le probleme c est surtout que la defiscalisation ca a surtout a voir avec le lobbying et peu avec l innovation ou autre chose de positif a long terme.
    C est pour ca qu on defiscalise les investissement outre mer.
    le probleme est que c est non seulement du gaspillage mais ca induit au contraire une dependance a l etat.
    L economie des DOM TOM s effondrerait si l etat arretait la perfusion. de meme la defiscalisation de la corse (TVA reduite, pas de droit de sucession) n a pas amene l ile a devenir un moteur de croissance mais au contraire a developper encore plus de strategie pour capter la manne

    Sinon pour la reflection « je n’ai encore jamais vu la défiscalisation produire de la bonne ligne de code ou de la « user experience » « . Il ne faut pas rever, en France, c est pas du tout le genre de profil qui sont valorisés. les techniciens sont des abrutis et la creme de la creme ce sont les « managers ». Curieusement les societes dirigees par nos genies se font regulierement ridiculiser par la concurrence mais c est surement pas de leur faute

    Répondre
    • Amicalement dit :
      17 octobre 2012 à 7 h 03 min

      Ta dernières phrase tape au coeur à mon avis du problème soulevé par la dernière phrase de polR (« Ça, c’est une autre histoire… »).

      Le problème de l’innovation en France a je crois bien peu à voir avec celui de la défiscalisation #oupas.

      C’est culturel et organisationnel de mon point de vue, c’est à dire systémique. Du coup, ça rend les choses compliquées.

      Exemple baffe : FT/Orange est un terrible frein à l’innovation en France/Pays, malgré qu’il y ait le mot « innovation » savamment scotché partout dedans et autour de ce monstrueux et tentaculaire gros machin -:)

      Répondre
      • Paul R dit :
        21 octobre 2012 à 0 h 17 min

        « systémique », j’aime bien. +1

        Répondre
        • Amicalement dit :
          21 octobre 2012 à 8 h 40 min

          C’est « à la mode »… -:) + -:/

          Répondre
  6. Olivier dit :
    16 octobre 2012 à 13 h 43 min

    J’irais même plus loin; je pense que -certaines au moins de- ces défiscalisations sont dangereuses pour les entreprises car les entrepreneurs comptent parfois trop sur elles et qu’elles ne sont pas forcément pérennes dans le temps.

    Je pense notamment aux avantages fiscaux attribués il y a quelques années aux entreprises comme aux particuliers qui se lançaient dans la mise en place de panneaux solaires …
    Le gouvernement a incité un secteur encore peu mature et sur le quel on manquait de recul a se développer trop vite; beaucoup se sont lancé dans l’aventure et on a créé des emplois et des ressources sur ce secteur … jusqu’au jour où on s’est aperçu que le solaire c’était pas l’eldorado et que le gouvernement a baissé ces subventions.
    Résultat: pas mal d’entreprises ont fermé leurs portes et le chômage dans ce secteur a explosé.

    Globalement, je pense comme toi que le succès ou non d’une entreprise (comme l’envie d’entreprendre d’ailleurs) ne doit pas tenir compte d’éventuelles subventions et si un projet nécessite des avantages fiscaux pour être viable, il vaut mieux l’abandonner tout de suite.

    Répondre
  7. Pierre Chapuis dit :
    16 octobre 2012 à 14 h 33 min

    Il y a un peu de tout sur Reflets. Souvent du bon, parfois du mauvais, mais en général il y a soit des données soit de l’analyse. Là, j’ai beau chercher… Même pas un semblant de tentative de compréhension du problème.

    Quelques bases (très simplifié, ne cherchez pas la précision) :

    Un salarié qui gagne X sur N années gagne en gros effectivement X/N par an et est taxé N fois sur X/N à une hauteur Hs(X/N). Un entrepreneur qui vend une boite X au bout de N années gagne en gros 0 pendant N-1 ans et X l’année N. Il est taxé une fois sur X à une hauteur He(X).

    Au final le salarié est taxé Hs(X/N)*X. L’entrepreneur est taxé He(X)*X. L’idée de « taxer de taxer de la même manière les plus-values de cession et le travail » revient à dire que He et Hs sont la même fonction, or cette fonction est fortement croissante donc He(X) est très supérieur à Hs(X/N).

    La solution pour être *juste* (une notion chère au PS, la justice…) est donc de *ne pas* taxer de la même manière afin de faire en sorte que He(X) soit sensiblement égal à Hs(X/N). Au passage le PS le sait très bien, ils ont essayé de le prendre en compte dans le PLF, le coeur du problème est sur le fond de cette prise en compte.

    Après, comme tout ça c’est de la politique, ils ont commencé à raconter aux gens que le but était d’aligner la fiscalité des plus-values sur celles du travail parce que quand même, les méchants patrons (sic), ils sont trop favorisés. C’est pour ça que pas mal d’entre eux ont tant de mal à se loger et des dettes par-dessus le cou pendant que leurs camarades d’école qui ont choisi le salariat dans la finance achètent des villas avec piscine, je suppose.

    Enfin bref, comme le PS a commencé à raconter n’importe quoi au public, certains entrepreneurs, les pigeons, se sont dit qu’il fallait rétablir la vérité… Oh wait, non en fait, ils se sont dits qu’ils pourraient raconter n’importe quoi aussi, replaçant le débat dans l’éternel contexte de lutte « gauche-droite » (pour autant que ces mots s’appliquent vraiment au PS et à l’UMP).

    Le plus triste c’est que les pigeons avaient totalement raison. Vous pensez que le gouvernement aurait reculé s’ils avaient fait de la pédagogie en rentrant dans les détails d’une des fiscalités les plus compliquées du monde, vous (tellement compliquée que si vous posez la même question à deux centres des impôts, voire deux fois au même, vous avez toutes les chances d’obtenir deux réponses opposées) ? Comme dirait Fabrice Epelboin ils ont bien tiré les leçons des phénomènes du type Anon : faisons plein de bruit avec du FUD et voyons qui hurle le plus fort.

    Au passage parmi les pigeons il n’y a pas que des entrepreneurs, il y a aussi des capitaux risqueurs. La prochaine fois je vous expliquerai comment si on taxe fortement une industrie déjà déficitaire nécessaire à l’accélération des sociétés on coule n’importe quel pays capitaliste…

    Répondre
    • Paul R dit :
      16 octobre 2012 à 18 h 31 min

      Le sujet n’est pas de dire que les entrepreneurs ont droit ou pas à une juste rémunération et sous quelle forme, notamment défiscalisée. La question est de savoir si la défiscalisation, dans le cadre de prérogatives déterminées par la nation, produit ou non, plus ou moins d’innovation et comment, et si elle ne se substitue pas à un système capitaliste défaillant et par ailleurs véhément dans sa forme revendicative. Par exemple…

      Répondre
  8. Pierre Chapuis dit :
    17 octobre 2012 à 7 h 41 min

    Un « capitalisme défaillant », hein ?

    Prenons un cadre en PME. Pas un patron hein, un salarié. Sur la valeur qu’il produit, l’État prend 30 % en charges patronales, 20 – 30 % en impôts et 15 – 20 % en taxes à l’achat. Au final, il lui reste moins la moitié.

    Que fait l’État de cet argent ? Il le dépense, tiens, via ses diverses ramifications (c’est assez tentaculaire l’organisation de l’État). Ça devient du « budget ».

    Bon, évidemment, comme d’habitude, c’est la crise, donc c’est du budget ponctuel, pas pour des embauches. Comme dans une entreprise du CAC 40, quoi. Sauf que là, si on fait n’importe quoi, pas grave, l’État rembourse. D’ailleurs, « il vaut mieux faire un trou, comme ça on aura plus de budget l’an prochain ».

    On râle à juste titre quand l’État renfloue les banques mais on laisse la sécu, une *assurance*, creuser le trou un peu plus tous les ans. C’est sans doute parce qu’on ne leur donne pas assez de budget, à elle et ses copines.

    Enfin bref, le fameux budget, si ça ne sert pas à embaucher, ça sert à quoi ? À faire des projets SI par exemple. L’informatique c’est fantastique, refondons les SI de toutes les administrations et trucs du genre.

    Comment on fait un projet à 8 chiffres comme ça ? Pas un interne, bien sûr, il faut faire un appel d’offres. L’organisation de l’appel d’offres lui-même, c’est plusieurs millions. Mais pas grave, « on a du budget ».

    Là, les cabinets de conseil et les SSII se frottent les mains. En temps de crise, ils n’ont pas beaucoup de clients, sauf l’État, qui lui bizarrement a plein de sous à dépenser. Les gros éditeurs de logiciel SI aussi (étrangers hein, en France on sait pas faire ça…). Je dis gros, parce qu’on a pas de « small business act » en France, on a le contraire. Ça s’appelle le code des marchés publics (et surtout sa mise en pratique).

    Mais je m’égarre, tout ça pour dire quoi ? Tout ça pour dire que parler de « système capitaliste défaillant » pour la France, c’est délirant. Si tu mets une ceinture de plomb à Michael Phelbs il va être défaillant lui aussi, hein…

    Répondre
    • Pierre Chapuis dit :
      17 octobre 2012 à 10 h 37 min

      Ah oui, niveau inefficacité et si certains doutent encore que l’État a trop d’argent, ça c’est pas mal aussi : http://www.glazman.org/weblog/dotclear/index.php?post/2012/10/17/Cloudwatt-et-Numergy%2C-grill%C3%A9s-sur-le-poteau-par-IBM

      Pas compliqué : tout ce que le privé fait, l’État ne doit pas pouvoir le faire, parce que ça s’appelle de la concurrence déloyale. Donc, exit le FSI (qui a investi dans Qosmos et ses potes), exit France TV, ça fera des économies…

      Répondre
      • Amicalement dit :
        17 octobre 2012 à 10 h 49 min

        Hola. Chi va piano va sano :-)

        Répondre
    • Vince dit :
      20 octobre 2012 à 11 h 21 min

      Si tu mets une ceinture de plomb à Phelps, ça lui permettra d’à peine surpasser ses concurrents à une main :-P :-P
      Tu sais, on est plus ou moins tous conscients de cette forme légale de détournement d’argent exercée par l’État. Ceux qui peuvent en profitent, les autres crèvent à côté. Ce n’est même plus un problème simplement politique, tout y est à revoir. Et le libéralisme ne correspond pas du tout à ce problème qui dépasse largement ce cadre étroit de pensée. Il n’y a pas que de l’économique en jeu, loin de là.

      Répondre
      • Amicalement dit :
        20 octobre 2012 à 12 h 01 min

        Vince, je n’ai pas compris ta pensée derrière ça:

        « Ce n’est même plus un problème simplement politique ».

        Car de moins de vu je t’avoue tout problème mène à la Politique, qui bien entendu surpasse en hauteur de disons 1792kms à vue de nez la « vie politicienne ».

        Tu m’éclaires sur ce que tu pensais en écrivant la phrase mise entre guillemets? Merci par avance.

        Répondre
  9. Paul R dit :
    19 octobre 2012 à 23 h 57 min

    Oui, je confirme « un capitalisme défaillant », qui exige des profits à deux chiffres, qui a peur du risque, qui préfère mouliner des vieux produits en fin de course plutôt que d’investir dans la R&D, qui est incapable de se construire un éco-système qui viendrait le nourrir en inventivité et support, un capitalisme de rente, pleurnichard et aigri qui regrette la période dorée ou notre ancien président claquait 600 milliards de dettes en trois ans, en faisant des claquettes médiatiques. Ouch.

    Mais je m’échauffe, je m’échauffe, et au bout du bout, je sais bien qu’il y a toute une série d’entrepreneurs qui ont bien compris que leur intérêt passait aussi par la remise du pays sur ses deux pieds avant de penser y retrouver un avantage plus personnel.

    Répondre
  10. Amicalement dit :
    28 octobre 2012 à 11 h 27 min

    Pièce au dossier.

    lexpress.fr/actualite/politique/competitivite-l-ultimatum-des-grands-patrons-a-francois-hollande_1180377.html

    //décidément, ce verre de Ricard a du dépôt dans le fond

    Répondre
  11. JS dit :
    5 novembre 2012 à 19 h 31 min

    Toujours la même rengaine en France: si moi je paie, l’autre aussi !

    Si je suis dans la m..rde, alors l’autre aussi !

    Et après on se demande pourquoi ce pays s’enfonce jour après jour..

    Comme disait Zola: la Liberté oui ! Mais l’égalité alors çà jamais !!

    Répondre

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