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Par Yovan Menkevick 29 juin 2012 48 Commentaires

Budget de l’Etat : si tu veux te faire opérer, attends 2025…

Parce que le « changement c’est maintenant », Moi Président, par la voix de son super premier ministre repris de justice, a décidé de faire dans le budget à géométrie variable. Entendons-nous...

Parce que le « changement c’est maintenant », Moi Président, par la voix de son super premier ministre repris de justice, a décidé de faire dans le budget à géométrie variable.

Entendons-nous bien : des ministères vont « gagner plus « et embaucher du fonctionnaire, comme promis. Formidable ! diront les partisans du maintien d’une qualité des services publiques. Par exemple, il y aura plus de fonctionnaires dans l’éducation nationale (on comprend), dans la police, la gendarmerie (ah bon ?) et la justice (oui, ça manque un peu de moyens en France, c’est même assez effrayant). Et tous les autres ?  Ben, ils auront 2,5% de moins à leur budget pour l’embauche et -7% pour leur fonctionnement dès 2013. Oui, dans la santé, par exemple, -7%.

Donc, si vous vous sentez mal, que vous avez un trouble biologique ou psychique un peu grave, il est franchement plus sage d’attendre un peu. Si vous avez un enfant en bas âge aussi. Ca risque d’être un peu coton aux urgences en 2013. Parce que c’est la crise. Que l’austérité, pour renflouer toutes ces banques, la dette tout ça, il faut bien qu’on la fasse, sinon, ils vont nous ruiner si on continue à vouloir se soigner normalement, braves gens.

Alors que si on accepte petit à petit d’avoir le même niveau de système de santé qu’un pays en voie de développement, ben c’est sûr que ça ira mieux. Pour eux. Ceux qui effectuent les opérations de finances à haute fréquence et qui spéculent sur les emprunts. Les marchés quoi. Ah, nous aussi ? Enfin à quel niveau exactement ? Ah, oui le déficit…

Ce petit courrier du gouvernement français n’est donc qu’un avant goût de la grande rigueur de rentrée qui, n’en doutons pas, finira bien par payer. Payer, oui, mais qui ? Aujourd’hui, un activiste du parti pirate, sur Twitter lançait ça :

 

 

Ce jeune politicien embarqué sur le réseau de micro-blogging qui gazouille, avec un profil qui fleure bon la politique 2.0, se définit comme « libertarien des familles », développeur web et Activiste du Parti Pirate, donc. Il a passé son après-midi à défendre la règle d’or, le déficit zéro, à expliquer à qui voulait l’entendre que la dette, c’était lié aux taux d’emprunt et au déficit du budget de l’Etat : tout le monde était baba devant tant de talent et d’aisance oratoire. On aurait dit du Copé. Ou du Bayrou. Voire du Ayrault matiné de Hollande. Enfin, bref, après avoir dit « il faut arrêter de croire que l’argent sort de nulle part quand on empreinte ; ce sont nos enfants qui paieront la note (salée) » et ressorti du tiroir tous les poncifs entendus depuis 20 ans sur le déficit et les restrictions budgétaires indispensables au bien commun, il y a donc cette lettre de cadrage de notre Ayrault-le-condamné-par-la-justice-pour-octroi-d’avantage-injustifié, qui abonde dans le sens de cet activiste du Parti Pirate : on ne peut pas se payer les services qu’on n’a plus les moyens de se payer, a-t-il gazouillé, le Pirate.  Comme il a raison. Comme il a compris toutes les finesses de la politique politicienne.

Mais quelqu’un lui a-t-il expliqué qu’une nation, ce n’est pas une entreprise de développement web ? Non ? Bon, ben faudrait y penser. Sachant que niveau enfants, pour l’instant, si l’auteur de ces lignes est le père d’au moins un en âge de payer la dette française, pour le Pirate, ça semble nettement moins certain. Mais bon, les conseilleurs ne sont pas les payeurs… Sauf qu’en général, lorsqu’ils arrivent dans un service d’urgence hospitalier totalement débordé et sans moyens, leur vision des choses change, aux conseilleurs. Puisqu’en fin de compte, un malade n’est rien d’autre qu’un bien portant qui le devient un peu moins, après tout.

 

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48 commentaires sur "Budget de l’Etat : si tu veux te faire opérer, attends 2025…"

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  1. zouip dit :
    29 juin 2012 à 21 h 32 min

    Dans quelle mesure cette baisse de budget diminue les efforts santé ? (c’est une vraie question)
    Le budget de l’assurance maladie dépend-il du ministère de la santé ? ou est-ce « à part » ? Selon la réponse, ça peut nuancer l’effet de la baisse.

    Répondre
  2. Yovan Menkevick dit :
    29 juin 2012 à 21 h 53 min

    La lettre est très claire : tous les autres ministères que les 4 cités auront -2,5 sur l’embauche et -7% de fonctionnement. Il est évident que l’hôpital public va souffrir de manque de moyens et de personnel. -7% de fonctionnement sur le ministère de la santé.

    L’assurance maladie est autre chose, c’est une caisse alimentée par nos cotisations. Plus il y a de chômage, moins il y a de sous dans la caisse de l’assurance maladie.

    Mais là, un budget de santé en baisse, c’est clairement une baisse de la qualité de soins : pour ceux qui auront les moyens de se soigner et qui peuvent se payer une bonne complémentaire, puisque tout n’est pas couvert par la CPAM. Les expériences à l’étranger de baisse de budget du secteur de santé ont toutes été désastreuses. De nombreux Anglais viennent se soigner chez nous tellement c’est dramatique de l’autre côté du channel.

    Leurs budgets santé ont été sabrés. Donc, ça va être sincèrement difficile pour une majorité de patients. Et endetter la CPAM : moins on est bien soigné, plus on coûte cher, puisqu’on retombe souvent malade. Les professionnels de la santé, dans les hôpitaux sont déjà dans des conditions hyper dures, et manquent de plus en plus de tout. Avec ce budget, ça va être bien pire.

    Répondre
  3. kla dit :
    29 juin 2012 à 22 h 12 min

    Pour avoir un service public de qualité il faut plus de qualité et pas plus de quantité.
    Augmenter le nombre de fonctionnaires incompétents ne va pas améliorer le service public, au contraire.

    Répondre
    • mum1989 dit :
      29 juin 2012 à 22 h 29 min

      En tout cas dans les hôpitaux public c’est bien un manque de personnel.

      Répondre
    • Tom dit :
      30 juin 2012 à 16 h 00 min

      Ok pour la qualité mais quand je vois que mon fils a été accouché par un sage-femme qui a accueilli ma compagne 10h plus tôt dans la journée, je ne vois pas comment ça aurait pu mieux se passer …

      La qualité n’est pas atteignable sans un minimum de moyens.
      C’est d’ailleurs la base de la gestion de projets : triplet qualité-coûts-délais toussa toussa ;)

      Répondre
      • Vince dit :
        1 juillet 2012 à 12 h 02 min

        « Pour avoir un service public de qualité il faut plus de qualité et pas plus de quantité. »

        Tu diras ça à l’équipe de chirurgie en bloc op’ qui aura fait 36h de garde avant d’enchaîner sur ton opération, car pas de moyens/personnel en maladie/en dépression/au pénal…

        Tu diras ça aux familles qui ont perdu des proches parce que l’hôpital qui ne peut pas entretenir son appareil IRM (entre 20 000 et 70 000€/an) sera passé à côté de plein de petites choses désagréables.

        « Augmenter le nombre de fonctionnaires incompétents ne va pas améliorer le service public, au contraire. »

        Les gens les moins compétents, surtout dans les professions de santé (que je connais plutôt très très bien comme j’en fais partie), on les retrouve à l’encadrement, où aux postes où l’on décide pour les autres sans jamais avoir à mettre les mains dans la bouillasse (et c’est là qu’on pleure devant la formulation du principe de Dilbert).

        Tu veux de la qualité ? commence à donner à la Sécurité Sociale les moyens de demander des comptes aux praticiens qui abusent en l’escroquant sur le dos des patients (il y en a).
        (Oh la jolie échographie retrouvée dans le décompte sécu alors qu’on est simplement allé demander une ordonnance, qu’on a passé 3min avec le praticien, et qu’on a râlé quand il a voulu nous faire payer une consultation de 65€ pour 3min… )

        Continue en rapatriant les personnels et matériels paramédicaux dans le giron de la santé publique, et plus dans des boîtes privées côtées en bourse (Air Liquide qui s’offre LVL Médical ? tiens donc ? altruisme ? )

        La qualité ? c’est prendre le temps de réfléchir avant de pondre des commentaires à la con kla…

        Répondre
        • kLEoPS dit :
          1 juillet 2012 à 20 h 54 min

          Pour ajouter à ce propos et puisque je suis aussi dans la santé : depuis des années je vois les bénéfices déclarés des Multinationales de la Pharmacie représenter des montants pharamineux qui sont reversé à des actionnaires qui n’y trouvent rien à redire devant des gouvernements qui s’empressent d’applaudir à ces bons résultats faits sur le dos des assurances sociales.
          La logique qui semble sous tendre la rémunération du médicament est qu’il faut donner beaucoup d’argent à la pharmacie car ils nous sortiront les médicaments qui feront qu’on pourra vivre éternellement et soigner toutes les maladies.
          La logique des médecins (et autres) libéraux qui se vivent de plus en plus comme des « entrepreneurs en santé » ne va pas non plus arranger les choses pour les files dans les urgences…

          Répondre
  4. PadTunes dit :
    29 juin 2012 à 22 h 40 min

    Pffff…

    Le changement !?

    Le changement, ce serait :
    http://www.rue89.com/rue89-eco/2012/06/28/rebrousse-poil-des-economistes-lancent-un-manifeste-contre-la-rigueur-233417 (FR)
    http://www.manifestoforeconomicsense.org/ (GB)

    Paul Krugman (juste prix Nobel d’économie) avait décrit la stratégie ‘starve the beast’ (‘affamer le bestiau’) en 2010 : réduction des rentrées fiscales de l’Etat (américain) pour justifier des réductions des dépenses nécessaires par la suite (‘Ben ouais quoi… Pour rééquilibrer le budget… #toussa… Tu comprends…’).

    Anéfé (c), il est difficile de reprendre ce qui a été octroyé fiscalement. Du coup, ben… Tant pis… Surtout, qu’on n’a pas vraiment envie de…. Alors…

    #changementmaintenant…

    Répondre
  5. Madouf dit :
    29 juin 2012 à 23 h 50 min

    A propos c’est censé faire quoi ce mega truc européen qui est sorti recemment et qui fait comme si la bourse avait pris du catnip en poudre (blanche) ?
    Et meme que la bourse a super monté aujourd’hui et qu’on lui a dit à Merkel qui c’est qui commandait.

    ps: ce message est emprunt d’ironie.

    Répondre
    • Yovan Menkevick dit :
      30 juin 2012 à 10 h 16 min

      C’est censé rassurer les marchés, t’as pas entendu ? Et là, ils sont rassurés à mort…pour une semaine. C’est déjà ça de gagné :-)

      Répondre
  6. Guillaume dit :
    30 juin 2012 à 0 h 26 min

    petite coquille ( un « pour » en trop) : »Ayrault-le-condamné-par-la-justice-pour-pour-octroi-d’avantage-injustifié »

    Et sinon … ben… « c’est quelqu’un qui m’a dit que… on passait à gauche … » … Ah bon ?!????

    Répondre
    • kla dit :
      30 juin 2012 à 18 h 27 min

      http://www.maitre-eolas.fr/post/2012/05/13/Jean-Marc-Ayrault-est-il-un-repris-de-justice

      Répondre
      • Guillaume dit :
        1 juillet 2012 à 11 h 33 min

        Euh… désolé je vois pas le lien avec le fait qu’il y ait un « pour » de trop.

        Répondre
  7. zOrel dit :
    30 juin 2012 à 4 h 07 min

    Mais enfin, puisqu’on vous dit que la réforme sera « juste et partagée »… ne vous en faites pas allons. C’est même répété à la fin : « Efficacité et Justice » !

    Ah c’est vrai au moins sur un point, la justice sera épargnée par les baisses de budget. Pour le reste, on s’interroge. Finalement les priorités n’ont pas beaucoup changé par rapport au prédécesseur de petite taille. On retrouve la sécurité et la justice en tête d’affiche.

    Mais ne nous avaient-ils pas promis le changement?

    Répondre
  8. Faro dit :
    30 juin 2012 à 7 h 48 min

    Bah ça …
    A chaque fois qu’une personne me dit « Oui mais bon, on paye trop d’impôts merde ! » je répond « d’accord, si tu veux, mais alors … on vire quoi ? »

    J’ai souvent un regard étonnée. Les gens ne veulent pas comprendre que derrière les impôts, il y a des services publique.

    Bon c’est sur que idéalement, le top serait de n’avoir a emprunter que rarement en tant qu’état. Cela lui donnerait bien plus de force face au système des marchés puisqu’il en serait moins dépendant.

    Reste qu’il y a manière et manière de faire sans doute :)

    Répondre
  9. Chuck dit :
    30 juin 2012 à 9 h 55 min

    Hé oui, la seule chose importante dans ce monde, ce sont les banques qui servent à rien puisqu’elles ne financent rien mais se permettent des déficits abyssaux, ce sont les spéculateurs de tout poils qui ne servent à rien non plus et qui rachètent tout à bas prix une fois que les banques ont tout ruiné. Le tout sans oublier leurs serviteurs zélés que sont les politiques, les journaleux, les pseudos- scientifiques et pseudos-experts qui leur lèchent l’arrière-train.

    La seule certitude c’est que tout se fait et se fera sur les cadavres des peuples.

    Répondre
    • Madouf dit :
      30 juin 2012 à 11 h 19 min

      « puisqu’elles ne financent rien »
      >>
      si parce qu’en 2008 (lors de la crise, aarf :~D )on a du les renflouer parce si elles n’avaient pas d’argent, elles ne pouvaient plus preter.
      La crise vient des subprimes, parce que justement elles ont l’ont fait…
      Mais il est clair qu’on si prend mal et qu’on continue.

      Répondre
  10. Alain L. dit :
    30 juin 2012 à 19 h 06 min

    Si l’on fait les comptes, c’est de 15% que le Parti Socialiste et associés auront amputés les budgets affectés au services publics.
    Il est assez savoureux de mettre ces chiffres résultant du cadrage budgétaire du Premier Ministre en relation avec le projet Hollande « Le changement, maintenant ». Voilà ce que promettait le candidat Hollande :

    « …Cette puissance publique sera refondée : nous ne transigerons pas sur les exigences d’efficacité, de
    sobriété et de proximité dans les réponses apportées à nos concitoyens. 2012 sera la première année de la reconquête et du réarmement de la puissance publique.

    Répondre
  11. Jane8re dit :
    30 juin 2012 à 21 h 14 min

    Lorsqu’on accuse quelqu’un d’être un repris de justice, il n’est pas mauvais de vérifier et de croiser ses sources, cela évite d’écrire des bêtises.
    Wikipedia, c’est bien mais ce n’est pas toujours suffisant.
    En l’occurence Eolas, comme toujours en matière juridique, est une source de choix.
    C’est ici
    http://www.maitre-eolas.fr/post/2012/05/13/Jean-Marc-Ayrault-est-il-un-repris-de-justice

    Répondre
    • Yovan Menkevick dit :
      1 juillet 2012 à 9 h 45 min

      Le problème n’est pas la matière juridique, et le pinaillement : Ayrault a été condamné. Point. Est-ce qu’il est logique qu’un responsable au service des citoyens, qu’il soit député, sénateur ou ministre puisse encore exercer des fonctions de la sorte s’il a été condamné, ne serait-ce qu’une seule fois ? C’est avant tout là que se situe le problème. Extrait du blog d’Eolas :

      « Le procès s’est tenu en octobre 1997 et a abouti le 19 décembre 1997 à la condamnation de Jean-Marc Ayrault, à 6 mois de prison avec sursis, alors que le parquet n’en avait requis que 3, et 30.000 francs (4573 euros) d’amende, j’ignore les réquisitions du parquet sur l’amende. Jean-Marc Ayrault n’a pas fait appel de cette décision, et souligne, à raison, qu’il n’y avait pas eu d’enrichissement personnel, ce qui n’a aucune importance car le délit de favoritisme n’exige pas cette circonstance pour être constitué, ni de financement illicite du parti socialiste, ce qui n’a effectivement pas été mis au jour par l’enquête. »

      Donc, Wkipedia, qu’Eolas utilise comme tout le monde, et à mon avis enrichit aussi, ne fait qu’exprimer la même chose : Ayrault a été condamné. Qu’ensuite sa peine soit effacée, son casier vierge, comme tout le monde, oui. Mais tout le monde ne brigue pas le poste de premier ministre.

      Répondre
      • Madouf dit :
        1 juillet 2012 à 15 h 13 min

        « Est-ce qu’il est logique qu’un responsable au service des citoyens, qu’il soit député, sénateur ou ministre puisse encore exercer des fonctions de la sorte s’il a été condamné, ne serait-ce qu’une seule fois ? »
        >>

        pour moi la réponse est 3 fois oui:

        - les competences importent plus que le casier.
        SI (j’ai bien dit si), un type super competent avec un casier long comme le bras nous sortait de la crise, je prefere parce que c’est l’interet national me semble supérieur à n’importe quel principe moral.
        On echange notre salut à tous contre le fait d’avoir un type avec une mauvaise image qui commande.

        - La loi devient de plus en plus compliqué.
        Or je ne veux pas d’un pays gouverné par des avocats, qui seraient les seuls à maitriser le droit dans toute sa complexité.
        La, Ayrault a quand meme commis une vetille.
        Il serait ainsi facile de se debarasser de n’importe qui avec des trucs juridiquement tiré par les cheveux.
        (il suffit par exemple de faire des lois qui restraignent la liberté d’expression et de condamner les politiques pour ça et OUT… ou encore de condamner les gens à cause du téléchargement de mp3)

        - faire des choses illegales alimente parfois le debat politique (genre demontage de mac do et autre destruction d’OGM).
        S’il n’y a pas de debat, on agit…
        Que les gens avancent dans la politique ensuite ne me derange absolument pas.
        Idem pour les syndicalistes.

        - la rehabilitation:
        en voulant jouer les parangons de vertus, je reprends l’article d’Eolas, faut il etre éliminé du debat politique à 60 ans, parce qu’on s’est fait coincé à fumer un pétard à 18, alors qu’entre temps on a eu le temps de changer et d’etre le genre à consommer 5 fruits et légumes par jour ?
        En d’autre terme: la société permet-elle aux gens de devenir autre chose, ou avons nous decidé d’envenimer la situation de gens ayant commis des délits mineurs ce qui fera comme si la société leur aura déclaré la guerre parce qu’on les aura exclu (ben oui, on est trop nombreux, et la société n’a pas de place pour tout le monde, alors éliminant ceux la, puisqu’ils sont coupable).

        A vouloir faire du 0 defaut, on fait du sarkozysme.

        Répondre
        • Yovan Menkevick dit :
          1 juillet 2012 à 16 h 48 min

          T’es vraiment un pur Troll Madouf…
          Il n’a pas été pincé en train de fumer un pétard Ayrault, il a été condamné dans l’exercice de ses fonctions PUBLIQUES, d’ELU.

          Ce type a simplement utilisé son pouvoir de maire pour arranger ses copains du privé dans le business. Si un politique est pris la main dans le sac, d’abus de pouvoir, de détournement de bien sociaux, de favoritisme, est-il normal qu’ensuite on le laisse tranquillement revenir « aux affaires publiques ».

          On ne parle pas de lui empêcher d’exercer ses droits de citoyens, hein, simplement de ne plus revenir au « pouvoir », parce qu’il a abusé de ce même pouvoir.

          Et puis le sarkozisme, là, je crois que t’as pas tout suivi (comme d’habitude tu me diras) : sarkozy voulait dépénaliser le droit des affaires, alors tu sais, si on empêchait les élus combinards de se représenter, je crois qu’on ne ferait pas du tout du sarkozisme, au contraire. On ferait juste la place nette. Pour ceux qui ne combinent pas. Ou en tout cas ne se sont pas fait pincer.

          Mais si désormais avoir été condamné en tant que Maire d’une grande ville pour favoritisme n’est plus un problème, il faut aller vers le système Berlusconien qui a fait voter des lois pour l’immunité des politiques, en toutes circonstances. C’est vrai, la corruption, en France, c’est une vétille. Le favoritisme est une forme de corruption : pas au courant ?

          Répondre
          • Madouf dit :
            1 juillet 2012 à 18 h 56 min

            « Il n’a pas été pincé en train de fumer un pétard Ayrault, il a été condamné dans l’exercice de ses fonctions PUBLIQUES, d’ELU. »

            >>

            un casier c’est un casier.
            Lit sur le site d’eolas ce qu’il a fait. Il n’a juste pas fait d’appel de marché publique.

          • Madouf dit :
            1 juillet 2012 à 19 h 00 min

            « pour arranger ses copains du privé dans le business »>>

            qui dit que c’est ses copains ?

            « Et puis le sarkozisme, là, je crois que t’as pas tout suivi  »
            >>
            Si, si, « monsieur main propre antirecidive », Sarkozy.
            J’estime qu’a un moment donné (que ca soit pour ayrault ou autre), on a le droit de se faire oublié.
            La encore je te renvoie à l’article d’eolas, il explique bien.

            « Mais si désormais avoir été condamné en tant que Maire d’une grande ville pour favoritisme n’est plus un problème »
            >>
            Je n’ai pas dit que ce n’etait pas à un probleme, mais qu’a un moment donné, on est peut etre plus obligé d’en tenir compte (1997, si je me souviens bien, dans un pays ou la justice avant à la vitesse d’un escargot).
            Ca va quoi.

            Et puis comparer Ayrault à Tatcher, il ne faut pas déconner. On va attendre les emeutes peut etre…

          • jane8re dit :
            1 juillet 2012 à 19 h 32 min

            Yovan, ce n’est pas parce-qu’on te montre que tu as tort que tu dois réagir comme tu le fais ici. Tu as des opinions que tu essaie de faire partager en les défendant avec une certaine fougue.
            Cela n’empêche pas une certaine rigueur dans l’argumentation.
            Ne confond donc pas droit et morale.

  12. wagaf dit :
    30 juin 2012 à 22 h 16 min

    Une règle de base de toute économie saine est de toujours emprunter pour investir et pas pour fonctionner (consommer). Un état qui emprunte pour financer l’éducation ou des projets d’infrastructure c’est clairement raisonnable (il y a retour sur investissement). Mais pas si c’est pour payer les salaires des fonctionnaires.

    Par ailleurs, l’emprunt pour dynamiser la croissance, c’est bien et ça marche comme l’histoire l’a prouvé si l’argent est injecté intelligemment dans l’économie.

    Sauf que tout ça c’est très bien tant qu’on rembourse après. Or ça fait maintenant un paquet d’années que la dette s’accroît. Le taux d’endettement des pays occidentaux actuel est énorme et atteint des montants qui ne sont plus supportable pour notre économie (les intérêts à payer sont énormes).

    Comme bon pays souverains on peut évidemment décider de ne pas payer (défaut organisé) mais alors il ne faut pas s’étonner de ne plus pouvoir emprunter par la suite à de bon taux (et alors, comment payer les hôpitaux et le reste, vu qu’on dépend de l’emprunt pour fonctionner ?).

    Bref monter sur les grands chevaux idéologiques sur le sujet de la dette me parait déplacé. Ça relève de la bonne gestion. Et *oui*, que vous le vouliez ou non c’est une dette qu’on laisse à nos enfants…
    Avoir des comptes publics en ordre nous permettrait par ailleurs d’être beaucoup plus réactifs et percutants lors des crises futures (comme l’ont montrés les pays asiatiques non endettés pendant la crise).

    Répondre
    • Yovan Menkevick dit :
      1 juillet 2012 à 10 h 41 min

      Ah oui, vingtdieux, j’oubliais, sur les pays asiatiques, tu connais le taux de la dette japonaise ? 229% fin 2011, 135% en 2000. « De cette dette, il faut déduire les avoirs de l’Etat japonais, pour l’essentiel des fonds capitalisés dans le système public de retraites, ce qui ramène la dette publique nette à un chiffre qui reste respectable : 110% du PIB. Ce sont des chiffres importants si on les compare aux 80% de la dette publique française. » Et tu sais pourquoi ça ne pose pas problème ? Parce que le Japon n’emprunte pas aux marchés. « Seulement 6% de cette dette est la propriété d’étrangers (fin 2008). Tout le reste, soit 94%, est possédé par des Japonais, qui se moquent des notations extérieures comme des résultats du SuperBowl. Les familles en ont 5% ce qui est très peu, mais ils en détiennent près de 50% via les achats de la Banque Postale qui y investit l’épargne liquide des familles et via les actifs des fonds privés de capitalisation. La Banque du Japon a aussi des bons du Trésor et même les entreprises privées y placent une fraction de leurs disponibilités. En bref, le bon du Trésor japonais est le placement de bon père de famille par excellence : le souci de la sécurité l’emporte et de loin sur l’appétit du rendement. La preuve est que, plus la dette publique s’accroît, plus le taux d’intérêt diminue. »

      http://ffj.ehess.fr/index/article/258/christian-sautter.html

      J’ai écrit à ce propos dans Reflets, mais j’ai la flemme de retrouver l’article…

      Répondre
      • Madouf dit :
        1 juillet 2012 à 15 h 19 min

        Le japon est il un « pays asiatiques non endettés pendant la crise » ?

        Répondre
  13. Yovan Menkevick dit :
    1 juillet 2012 à 10 h 19 min

    Ce qui est déplacé, c’est de ne pas vouloir regarder la réalité historique du système de financement des Etats, et donc de la dette en question qui n’est pas une dette récente, ni un problème réellement sérieux jusqu’alors. Nous avons écrit sur Reflets de nombreux articles à ce propos : pour expliquer qu’elle est nécessaire, voulue, fabriquée, mais qu’aussi le problème n’est pas d’emprunter en tant que tel, que ce soit pour payer des fonctionnaires ou investir, le problème est à qui on emprunte, avec quels taux, sous quelles conditions et surtout : qui paye ou pas le recette de l’Etat qui demande de moins emprunter. Ensuite, venir aujourd’hui parler de « bonne gestion », alors que la dette est passé d’à peine 60% en 2007 à 90% aujourd’hui, sous un gouvernement qui a réduit toutes les recettes (bouclier fiscal, créations de niches fiscales en tout genre) alors qu’il réduisait les fonctionnaires (les coûts donc) de façon drastique, est quelque peu indécent. Ou bien totalement imbécile.

    Ce que tu ne veux ni entendre, ni voir, est que les comptes publics n’ont pas à être positifs, en ordre : si c’était le cas depuis 30 ou 40 ans, tu n’aurais même pas d’accès Internet tellement les infrastructures du pays auraient été réduites à une peau de chagrin.

    Il y a de la bonne et de la mauvaise dette. Mais payer des fonctionnaires n’est pas ce qui coûte le plus cher, sachant qu’un pays sans fonctionnaires est un pays qui ne peut plus assumer sa mission de service public. Mais peut-être apprécies-tu les péages d’autoroutes entièrement robotisés qui chaque année augmentent pour un service de plus en plus réduit ? Des hôpitaux automatisés seraient-ils une bonne chose à ton sens ?

    Les impôts sur les entreprises ont baissé dans le monde entier en 20 ans, et les dettes ont augmenté dans le même temps. Ce sont les recettes qui manquent, pas les coûts engendrés par les services publics.

    Les critères de convergence européens créent du chômage : c’est l’OFCE qui le dit, pas moi. Pourquoi ? Parce que des budgets à moins de 3% du PIB ne peuvent pas permettre au type d’économie dans lequel nous sommes, de croître.

    Il n’y a rien d’idéologique dans ces constats. Ceux qui accusent les autres d’idéologie sont ceux qui, noyés dans leur idéologie de l’Etat-mauvais gestionnaire et unique responsables de l’endettement ne veulent pas voir qu’il manque chaque année aux alentours de 80 milliards de rentrées fiscales via la fraude fiscale et les paradis fiscaux.

    80 milliards : il n’y aurait pas de dette aujourd’hui, et les gouvernements pourraient faire des budgets tout à fait « équilibrés » si ceux qui utilisent le territoire pour « optimiser leurs profits » payaient ce qu’ils doivent à l’Etat qui les accueille.

    Il y aussi autour de 100-150 milliards de niches fiscales. Dont une grande partie bénéficie aux grandes entreprises et aux plus fortunés (plus d’un million par an) : cet argent, offert, est censé doper la compétitivité, créer de l’emploi depuis 10 ans. Avant la crise, donc. Tu vois les effets toi ?

    Cet article, illustré, court et clair devrait t’aider à mieux comprendre ce que je dis :

    http://reflets.info/crise-de-la-dette-et-si-on-nous-prenait-pour-des-c%E2%80%A6/

    Parce que simplement venir parler de « bonne gestion », de comptes publics « en ordre », des pays asiatiques beaucoup plus réactifs(sic) (tu étais où en 1997, au CM1 ?) et de dettes laissée à nos enfants, en refusant d’observer ces réalités, est au delà d’être un discours simplificateur, bien-pensant, parfaitement orienté, un discours ressassé qui nous a mené dans le mur. TINA : THERE IS NO ALTERNATIVE. Ca ne te dit rien ? Reagan, qui dénonce l’Etat providence, exprime qu’il faut moins d’Etat, plus de libéralisation économique, fait exploser la dette des USA en 8 ans. Tu étais au courant ? Ah, oui, les budgets étaient réduits pourtant…

    Mais il y a des alternatives. TIA : Récupérer le fric qui nous est volé par ceux qui profitent des superbes infrastructures payées par nos impôt pour faire un maximum de blé qu’ils mettent au chaud dans des paradis fiscaux, entre autres. Et faire payer les « gros » autant que les petits ». Arrêter de faire des cadeaux à ceux qui n’en font pas et détruisent le tissu industriel, social du pays.

    C’est simplement du bon sens. Ca n’a rien d’idéologique. Même un gouvernement de droite pourrait le faire. Sachant que le rapport de la cour donné dans l’article ci-dessus, qui dénonce exactement ce que je dénonce, a été effectué par…un élu de droite !

    Répondre
    • wagaf dit :
      1 juillet 2012 à 17 h 23 min

      Ce n’est pas ce que je dis.

      En effet, un état endetté est une bonne chose, comme tu le mentionne on a besoin d’investir pour l’avenir, pour développer un réseau fibre etc.

      Oui, c’est aussi vrai, c’est mieux d’emprunter à l’intérieur qu’aux chinois.

      C’est aussi vrai que réduire les dépenses publiques n’a pas vraiment un effet positif sur l’économie.

      Mais comme je le dis plus haut, le problème n’est pas là mais dans le fait que depuis plusieurs décennies, au lieu de rembourser nos dettes quand les retours sur investissement arrivent (car c’est le principe d’une dette), on s’en sert pour maintenir notre économie un peu plus sous perfusion, cet à dire pour payer nos dépenses courantes. Tout ça à un coût. Les intérêts de la dette sont le second poste de dépense de l’État (derrière l’éducation). Et la dette continue à augmenter chaque année.

      Des comptes sains, ça ne veux pas dire 0 dette, mais simplement une dette qui ne se creuse pas systèmiquement d’année en année à grande vitesse.

      Le choix on l’avait à l’époque ou notre dette était à un niveau raisonnable et supportable pour notre économie. Sous Jospin par ex. la dette a été réduite significativement. d’ailleurs les gouvernements de droite ont volontiers creusés dans la dette souvent plus que la gauche pour éviter d’augmenter les impôts.

      Aujourd’hui, étant donnée notre situation, dans tous les cas de figure on devra diminuer le train de vie de l’État (qu’on choisisse de rembourser ou de faire défaut). Ça ne sera rien d’autre qu’à un retour à un niveau de vie correspondant à la richesse qu’on créé.

      D’ailleurs si le PS avait eu le choix je ne pense pas qu’ils auraient choisi la solution de la rigueur juste pour nous montrer à quel point ils sont diaboliques.

      Pour les exemples asiatiques renseignez vous sur la manière dont les divers pays non endettés ont réagit à la crise. Le cas extrême étant Singapour (bien entendu peu comparable à la France), qui avait une réserve publique d’urgence en cas de crise. En 2008 cette réserve à été utilisée et l’économie locale n’a tout simplement pas ressentie la crise malgré une forte dépendance à l’exportation. La Chine (dont 50% de l’économie est encore publique) s’en est très bien tirée aussi car ils ont pus injecter des sommes délirantes sans s’endetter, également malgré leur dépendance envers la demande occidentale.

      Répondre
      • Yovan Menkevick dit :
        1 juillet 2012 à 18 h 37 min

        On peut se tutoyer, hein.
        Le PS n’est pas diabolique, juste très orienté. Et un peu con et sans-couilles aussi.

        Pour l’Asie, tu devrais vraiment aller voir la crise asiatique de 1997. La Chine, leur dépendance est très relative (c’est l’Occident qui est devenu totalement dépendant de leur production). Et la Chine commence de toute manière à avoir un gros problème structurel, j’en parlerai prochainement.

        Si tu lis plus bas le manifeste des économistes américains, dont un est prix nobel de l’économie, tu comprendras que CE N’EST PAS LE TRAIN DE VIE DE l’ETAT qui est en cause.

        Notre dette actuelle a explosé, mais pas sous le coup de soudaines dépenses de l’Etat (surtout avec le gouvernement Sarkozy, excuse moi du peu).

        C’est donc ailleurs qu’il faut regarder. Entre autres sur la contraction de l’économie par la rigueur budgétaire, ce qui est expliqué de partout, même par des membres du FMI (qui disent bien que leur étude n’engage pas la politique du FMI :-)

        Une étude sur 173 pays : pour se rendre compte que la rigueur budgétaire, avec une crise économique, c’est le pire.

        Do You Understand ?

        Je retourne boire un rhum de plus. Je ne sais pas si demain je pourrai m’en payer encore…

        Répondre
        • wagaf dit :
          1 juillet 2012 à 19 h 16 min

          J’imagine que tu ne prétends pas que les chiffres du Monde sont faux ?

          L’État a bien 90 milliards à emprunter chaque année pour financer 350 milliards de dépenses.

          L’augmentation continue de la dette n’est pas un phénomène récent. Encore une fois je suis assez d’accord, et c’est vrai que l’idéal serait de pouvoir emprunter en ces temps de crise, pour pouvoir rembourser en des jours meilleurs. Sauf que quand les jours étaient meilleurs on a quand même empruntés massivement et encore plus pendant la crise et qu’aujourd’hui on est pris à la gorge.

          Emprunter à l’infini sans jamais rembourser n’est assez évidemment pas la solution à suivre.

          Bref même si on emprunte aujourd’hui spontanément pour répondre à la crise, il faudra forcément à moyen terme trouver une manière d’arriver à réduire la dette existante, qui est là qu’on le veille ou non… et indépendamment du fait qu’en ce moment ce n’est pas vraiment ce dont on aurait besoin.

          Répondre
    • wagaf dit :
      1 juillet 2012 à 17 h 33 min

      J’ajoute que je suis tout à fait d’accord que les paradis fiscaux doivent être combattus, les revenus du capital devraient être imposés comme ceux du travail etc.

      C’est juste un autre problème.

      Répondre
    • wagaf dit :
      1 juillet 2012 à 18 h 06 min

      Citation d’un article du Monde d’aujourd’hui:

      L’Etat, qui dépense environ 350 milliards d’euros par an, sur une dépense publique totale d’un millier de milliards, est responsable de la quasi-totalité du déficit public, avec un besoin de financement de 90 milliards d’euros l’an dernier. Il est endetté de presque 1 400 milliards d’euros, sur une dette publique totale de près de 1 800 milliards fin mars, le reste de la dette étant contracté par la Sécurité sociale et les collectivités locales. Avec un endettement public supérieur à 89 % du PIB, la France a atteint le niveau à partir duquel des études statistiques montrent que l’activité économique d’un pays est freinée.

      http://lemonde.fr/politique/article/2012/07/01/la-gauche-s-engage-sur-le-chemin-de-la-rigueur_1727576_823448.html

      Répondre
      • Yovan Menkevick dit :
        1 juillet 2012 à 18 h 39 min

        Non, mais attends…Le Monde !
        Tu n’es pas sérieux sur ce coup là quand même ?
        Tu sais qui est actionnaire et qui écris dans Le Monde ?
        Surtout sur ce sujet…c’est suicidaire de les citer…

        Répondre
        • Madouf dit :
          1 juillet 2012 à 19 h 09 min

          http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_le_Monde#Actionnariat

          le seul criticable de la liste serait lagardere (enfin c’est celui qui me vient à l’esprit).
          Malgré tout je ne vois aucun actionnaire qui serait de nature à mentir sur la nouvelle indiqué ci-avant.
          Il me semblerait par ailleurs plus honnete de dire en quoi c’est faux, plutot de pointer du doigt l’actionnaire sans explication.

          Genre, quelle est la source du « monde » ?

          Répondre
          • Yovan Menkevick dit :
            1 juillet 2012 à 19 h 24 min

            « Après avoir répondu correctement à la crise dans un premier temps, pendant sa phase aiguë, les politiques ont pris, au nom du « bon sens », un mauvais tournant. Elles se sont concentrées sur les déficits publics, qui résultent principalement d’une chute des recettes provoquée par la crise des revenus ; elles font valoir que le secteur public doit tenter de réduire ses dettes de conserve avec le secteur privé.
            En conséquence, au lieu de jouer un rôle stabilisateur, la politique budgétaire a fini par renforcer les effets récessifs des réductions des dépenses du secteur privé. »

            Cet extrait des deux signataires économiste de la pétition, est assez clair. Et la plupart des membres des observateurs économiques sur la planète les suivent…

            Donc, les simplifications du Monde sont simplement…des simplifications. Qui arrangent ceux qui n’ont pas envie de se faire chier à réfléchir sur l’économie. Ca donne : Etat dépensier = moins de dépenses d’Etat = résolution de la crise.

            Franchement, on nage en pleine connerie… Le problème n’est pas la dépense mais les recettes. Entre autres. L’Etat français ne dépense pas plus qu’avant. Et ce n’est pas en réduisant son budget que la dette va diminuer, c’est exactement le contraire. Vous n’avez toujours pas compris la réalité macro-économique de ce qu’il se passe ?

            Allez lire les économiste sérieux qui tentent depuis des années d’expliquer les causes, les réponses le plus judicieuses à cette « crise », au lieu de vous contenter d’un article du « Monde » qui conforte simplement tout le monde que, ah, ben oui, on dépense trop…

            Non, mais franchement…

  14. Yovan Menkevick dit :
    1 juillet 2012 à 10 h 29 min

    Tiens l’article de @PadTunes, sur la pétition des économistes (USA) conforte parfaitement ce que je m’évertue à répéter. Extrait :  »

    De nombreux décideurs politiques répètent que la crise a été provoquée par des emprunts publics irresponsables. A quelques rares exceptions près – autres que la Grèce –, c’est faux. Les conditions de crise ont été créées par des emprunts et les prêts excessifs au sein du secteur privé, notamment par les banques.

    L’explosion de cette bulle a conduit à une chute massive de la production et donc des recettes fiscales. Les déficits publics importants auxquels nous assistons aujourd’hui sont la conséquence de la crise, pas sa cause. »

    Les deux signataires du texte sont :

    le prix Nobel américain de l’économie Paul Krugman, professeur à Princeton et chroniqueur au New York Times ;
    Richard Layard, économiste anglais, fondateur du Centre for economic performance à la London School of Economics.

    Mais les jeunes gens du PP dont tu fais partie (non ?) ont peut-être plus de pertinence et de capacité d’analyse économique que ces gens là ?

    Une couche de plus :

    « Après avoir répondu correctement à la crise dans un premier temps, pendant sa phase aiguë, les politiques ont pris, au nom du « bon sens », un mauvais tournant. Elles se sont concentrées sur les déficits publics, qui résultent principalement d’une chute des recettes provoquée par la crise des revenus ; elles font valoir que le secteur public doit tenter de réduire ses dettes de conserve avec le secteur privé.

    En conséquence, au lieu de jouer un rôle stabilisateur, la politique budgétaire a fini par renforcer les effets récessifs des réductions des dépenses du secteur privé. »

    Maintenant, tu peux aller monter ton Think thank pour la rigueur budgétaire et l’aide aux générations futures. Sauf qu’avec tes idées de serrage du budget, il n’y aura plus de dette à rembourser dans 25 ans, parce qu’il n’y aura plus d’économie…donc ils boufferont des racines à 4 pattes tes mômes. Ou bien ils seront dans un grand bidonville surveillés par une armée privée.

    Répondre
  15. Faro dit :
    1 juillet 2012 à 13 h 13 min

    Je vais rebondir un peu sur ce que dit Yovan, je me demande si le Japon est, économiquement, un exemple a étudier (j’aime pas les exemple « à suivre », rien n’est parfait, on a toujours des choses a corriger).

    Personnellement je compte m’engager en politique. Pas pour donner des leçons, je sais que de toute façon cela n’apporte rien, mais pour voir si mes idées et principe résisterait a ce que les politiques utilisent comme excuse pour n’avoir rien fait, le célèbre « principe de réalité ».

    On verra bien :)

    Répondre
  16. Yovan Menkevick dit :
    1 juillet 2012 à 14 h 35 min

    Cette fiche wikipedia est très pointue sur ce qu’est une dette souveraine :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Sp%C3%A9culation_sur_les_dettes_souveraines_europ%C3%A9ennes

    Les choix politiques ont été faits :

    Créanciers de l’État

    Part des non-résidents dans la dette négociable de l’État, France, 1993-2011 (%)
    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d5/Dette_non-resid-France_1993-2011.jpg/220px-Dette_non-resid-France_1993-2011.jpg

    Au deuxième trimestre 2011, 56 % de la dette négociable de l’État français était détenue par des non-résidents (c’est-à-dire des institutions financières, ménages, entreprises, etc. non résidentes en France, ou d’autres États).

    14 % est détenu par les établissements de crédit considérés comme résidents et 21 % à des compagnies d’assurance considérées aussi comme résidentes.

    Fin 1999, la part détenue par les non-résidents s’élevait à 28 % (nouvelle série), pour atteindre 71,4 % fin juin 2010 et se réduire ensuite.

    D’après le Journal Le Monde, les trois plus gros pays étrangers détenteurs de dette Française sont : les îles Caïmans, le Luxembourg et le Royaume Uni pour un montant total s’élevant à 66 %.

    Au 2e trimestre 2007, 58 % des OAT émises par l’État étaient détenues par des non-résidents (entreprises et ménages étrangers) ; au sein des 42 % restants, détenues par des entreprises ou des ménages français, 60 % étaient détenues au sein de contrats d’assurance (comme les contrats d’assurance-vie), 20 % par des établissements de crédit, et 17 % par le biais d’OPCVM.

    Donc, le Japon a fait d’autres choix. Mais comment dire…il y a du travail en France pour suivre leur exemple. L’économie japonaise, sur la gestion de la dette, est proche de celle que nous avions avant 1973, au passage…(pour faire simple). Ils ont tout bonnement évité de se jeter dans l’emprunt sur les marchés, en conservant leur banque centrale, le financement national et l’emprunt par l’épargne des citoyens.

    Ils se cognent donc des agences de notation. Il faut quand même rappeler que j’usqu’à la fin des années 90 notre dette était majoritairement en emprunts nationaux. Nous étions donc tranquilles, si l’on peut dire, pas trop sous pression. C’est les duos Chirac-Raffarin, Chirac-Villepin qui ont ouvert la dette aux prêteurs étrangers, puis N.S, bien entendu…et là…c’est le début des gros ennuis. Mais DSK avec Jospin avait commencé le travail…ils voulaient même faire rentrer les fonds de pension dans le système de retraite…

    http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2011/05/07/le-profil-d%E2%80%99economiste-de-dsk-1/

    Répondre
  17. Yovan Menkevick dit :
    1 juillet 2012 à 19 h 56 min

    jane8re : Rien à fout’ je bois mon 5ème rhum (hips), et refuse que la mauvaise foi des commentateurs viennent corrompre en 3 phrases des travaux de longue haleine de toute une clique de gens. Pas faire chier non plus. Et puis je ne sais pas utiliser ce système de commentaires, je l’ai déjà dit, je m’emballe, je réponds, les gens m’agacent, c’est infernal, si ça continue je bascule dans la presse écrite papier : là au moins personne ne te fait chier : tu écris tes articles, et les gens se démerdent avec, (hips). Au plaisir :-)

    Répondre
  18. cdg dit :
    1 juillet 2012 à 20 h 33 min

    Je crois que Yovan melange 2 choses : le deficit de l etat et les coupes dans les depenses de santé.
    Evidement l un est lié a l autre mais dire que l etat peut indefiniment depenser plus qu il ne gagne est faux. Contrairement a une personne l etat ne meurt pas certes mais il lui faut quand meme rembourser un jour ce qu il a emprunte (et les interets) quitte a emprunter de nouveau. par ex avec 10 % d interet on a j emprunte 100 et au moment de rembourser 110 j emprunte 110 et au moment de rembourser 110 j emprunte 121 …. donc a un moment il se trouve devant un mur: il ne peut plus emprunter car plus personne ne croit qu il va rembourser (comme en grece)
    Donc 2 solutions: l inflation (la planche a billets) ou le defaut (on rembourse pas le creancier. c est pour ca que le roi de france a fait griller les templiers. depuis on est plus civilisés mais l idee reste la meme)
    Dans le cas d une inflation massive, on est en gros comme le Zimbawe (personne ne travaille ou ne vend quoi que ce soit car personne ne veut etre paye en monnaie de singe).

    Dans le cas du defaut, c est le creancier qui est ruiné. Autrement dit, on envoie au tapis les banques/assurances et une partie des retraites (retraites par capitalisation mais aussi par repartition car si l economie s effondre avec les banques, il faut pas croire que les cotisations sociales vont rester au meme niveau et comme on ne peut plus emprunter, ca va faire mal aussi a pepe)

    Sur le point des depenses medicales, j ignore comment le gouvernement compte s y prendre. mais probablement comme d habitude en rajoutant une couche de bureaucratie. ce qui va etre en effet inefficace. Service moins bon mais aussi couteux qu avant

    Par contre dire qu il n y a pas d economie possible dans le domaine de la sante est quand meme fare prueve de mauvaise foi.

    Les economies ne sont pas forcement sur l hopital mais sur tout ce qui est a cote. par exemple, on rembourse toujours les vacances au frais de la secu (ie les cures). On pourrait aussi se poser la question sur les transport en ambulance (la fraude classique des ambulanciers consistant a grouper les malades mais a facturer a chaque fois un transport individuel)
    Quand on voit qu en France on se pose la question de savoir si la securite sociale doit rembourser des medicaments inefficaces (dont le fameux mediator) ou les femmes qui se sont fait agrandir les seins avec des protheses PIP, on se dit qu il y a quand meme des endroits ou on peut faire des economies

    Répondre
    • wagaf dit :
      2 juillet 2012 à 13 h 31 min

      Oui c’est clair.

      La planche à billet pose le problème qu’il faut que la BCE soit d’accord (donc se mettre d’accord avec les autres pays pour que la pression soit suffisante, la BCE étant en théorie indépendante). L’effet de l’inflation est de faire mécaniquement baisser les salaires et la dette (les deux valant mécaniquement moins, étant exprimés en euro), ce qui nous rend immédiatement plus compétitifs. Évidemment du coup c’est mal vu par les autres pays ^^

      Répondre
      • Yovan Menkevick dit :
        3 juillet 2012 à 11 h 11 min

        C’est drôle, on ne vous entend pas sur cet article qui est une réponse à ce débat : http://reflets.info/eurocrise-ofce-vs-brainwashing-mediatique/

        Répondre
  19. Draekonyss dit :
    2 juillet 2012 à 8 h 36 min

    Faudrait surtout pas mal baissé le prix des chirurgiens dans le public. Parce que bon, OK, les mecs ont des années d’études, mais bon, quand tu vois les salaires mirobolant d’un Chirurgien, tu te dis qu’avec sa paye (rien que le fixe, sans compter le supplément pour chaque opération), le mec se fait des couilles en or, en le baissant rien qu’un peu, on pourrais engager plus de monde, plus de personnel. De toute façon, si y a bien un domaine dans lequel l’État ne doit pas être en équilibre, c’est la santé et l’éducation. Mais bon, revoir les salaires de certaines personnes, aiderais un peu (ça réglera pas le problème tout seul évidemment)

    Répondre
    • Vince dit :
      2 juillet 2012 à 9 h 19 min

      Est-ce que tu as une idée du montant des assurances de ces chirurgiens « bien trop payés » ?
      Que des gens soient payés des millions pour courir après une baballe, personne ne conteste. Que le préz’ de la SACEM se fasse un appareil génital en or 18carats, y’en a qui trouvent ça logique également. Que l’Assemblée Nationale coûte plus d’un milliard et demi par mandat, normal…

      Dès qu’il s’agit de personnes utiles aux autres, du genre qui sauvent des vies, qui gardent une personne à peu près en état, ça gueule.

      Franchement, je ne comprends pas mes contemporains…

      Répondre
  20. Yovan Menkevick dit :
    2 juillet 2012 à 9 h 35 min

    +42

    Répondre
    • wagaf dit :
      2 juillet 2012 à 13 h 33 min

      À lire: interview de Didier Migaud sur le rapport de la CdC:

      http://lemonde.fr/politique/article/2012/07/02/didier-migaud-il-faut-trouver-de-l-ordre-de-33-milliards-d-euros-pour-2013_1727703_823448.html

      Répondre

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